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 One, and one, and one is three. (PV. Savannah)

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MessageSujet: One, and one, and one is three. (PV. Savannah)   Jeu 14 Jan - 4:05

You and I ; Just a story without end


    « Le temps passe. Et chaque fois qu'il y a du temps qui passe, il y a quelque chose qui s'efface. » disait Jules Romain. Le temps avait bel et bien passé, tantôt lentement, tantôt rapidement. Pourtant, rien ne semblait s'être effacé, rien. Si la vie américaine avait été une aventure enrichissante sous tous points de vue, il n'en était pas moins que l'esprit de Samuel était demeuré encré à Rome, avec son fils Matteo. Samuel n'avait jamais auparavant eu de réel sentiment d'attachement envers un endroit, de réel sentiment d'appartenance, mais à présent, rien n'était plus évident pour lui qu'il en avait un. Sa vie était changée. Au fond, c'était peut-être l'innocence et l'insouciante d'autrefois qui s'étaient effacée de lui. Le temps avait peut-être finalement vraiment fait son œuvre.

    Le cinéma continuait d'être la passion première du Jenkins, un peu comme son oxygène. Acter avait toujours fait partie de sa vie à cent-quinze pour cent, mais il n'avait pu s'en rendre compte qu'une fois ayant tenté de s'en détacher. C'était quelque chose qui faisait qui il était, qui le rendait meilleur en un sens et qui lui donnait de la valeur, une sensation d'utilité. Chaque personne a un talent ou un don caché, dans le cas de Samuel, il s'agit de la comédie. Même s'il avait souhaité le renier, il n'aurait jamais pu le faire sans brimer ce qu'il était fondamentalement. Il était difficile de dire si ce talent, cette passion, lui venait de son père qui l'avait plongé tête première dans ce monde à la fois merveilleux et également sans pitié ou si c'était vraiment inné chez lui. Quoi qu'il en soit, il n'y avait aucun moyen d'enlever ça de lui. Le rôle qu'il avait obtenu et surtout tenu ces derniers mois avait été une opportunité en or, une occasion toute spéciale de faire valoir à nouveau ses talents de de relancer la brillante carrière qu'il avait volontairement mise en pause pour retourner à Rome, chez lui. Cela avait fonctionné aussi plus - même mieux - qu'escompté et les propositions de scénarios fusaient de tous les sens, offrant une possibilité d'emploi grandissante à Samuel. Samuel Jenkins, un nom qui commençait d'ailleurs à être de plus en plus connu et respecté... Jenkins, un nom qui ne venait de toute façon pas juste d'apparaître dans le monde du cinéma.

    Le tournage et tout ce qui l'accompagnait avait duré cinq mois. Bien du temps lorsqu'on se trouve à être aussi loin de quelque chose, de quelqu'un, qui nous tient à coeur, et bien peu de temps à la fois lorsqu'on est plongé au beau milieu de son rêve le plus cher, dans l'univers où l'on se sent chez soi. C'était ainsi que s'était senti Samuel durant toute la durée de son séjour hollywoodien, déchiré entre la satisfaction et le plaisir qu'il avait éprouvé à se trouver là où il s'était trouvé en faisant ce qu'il faisait, et le manque chaque jour grandissant de la personne qui comptait désormais le plus pour lui, qui était la plus chère à son coeur... Son fils, Matteo. Il fallait de plus ajouter à cela Savannah, bien sûr, avec qui les choses demeuraient plutôt ambigüe. Elle lui avait manqué, terriblement manqué, malgré quelques appels téléphoniques occasionnels. Et Cath, non la moindre !, qu'il avait eu la chance d'avoir auprès de lui durant deux semaines et demi deux mois avant son retour à Rome.

    FLASHBACK
    Hollywood, la ville de lumière, la ville des Stars.
    Trois semaines depuis son arrivée, deux semaines depuis que le tournage était commencé. Les journées de congé se faisaient rares, spécialement pour le premier mois où sa présence était requise presque continuellement, mais les compensations étaient bien réconfortantes ; une suite luxueuse à sa disposition, des invitations pour les plus grandes soirées et les plus jolis restaurants, un salaire exorbitant... Équipé de ses superbes lunettes fumées et simplement vêtu, Samuel marchait le long de la plage accompagné de son père, ce dernier portant un chapeau ridicule et des vers fumés encore plus imposants que ceux du jeune acteur. Il fallait dire que monsieur Jenkins avait toute une réputation par ici et qu'il faisait son possible pour garder l'anonymat lorsqu'il se trouvait dans des endroits publics afin de ne pas être dérangé inutilement.
    « Tu n'as rien perdu depuis. Je suis persuadé que tu pourrais vivre de l'acting, Samuel, si tu restais. »
    « Non. Je retournerai à Rome. Rien ne pourra m'en empêcher, même si... j'aimerais parfois pouvoir emmener Rome ici. »
    Fin du flashback

    Les rues italiennes avaient une allure sombre à côté d'Hollywood, bien qu'elles étaient pourtant beaucoup plus accueillantes et chaleureuses, authentiques. Il y avait une trace d'amertume en le jeune homme qui se sentait à la fois réconforté et à la fois dépaysé. C'était pourtant ici qu'il avait grandi... Ici qu'il avait été heureux. Samuel avait cette tranquillité, à la fois qu'elle l'agaçait. La célébrité ne le rejoignait pas jusqu'ici où il était libre et anonyme. La tranquillité, aucun autre mot ne pouvait mieux décrire ce que c'était. Il était arrivé il y avait deux jours, mais il avait passé son temps en solitaire à se ré-acclimater à la ville. Ce n'était qu'une simple question de temps, il était persuadé que tout pourrait... redevenir comme ça l'avait été. N'empêche, quelque chose avait changé. Des centaines de choses avaient changé. Le jeune homme supportait difficilement de rester longtemps dans son appartement ; trop petit, trop vide. Il avait fait le tour des pubs romains tout en faisant halte à divers endroits ; il était allé au cinéma à trois ou quatre reprises déjà. Sa soif de ce monde était devenue grandissante, presque impossible à rassasier. Il brûlait d'envie d'appeler Catherine et d'aller la rejoindre. Après les quelques disputes et réconciliations qu'ils avaient vécu intensément à Hollywood, il mourait de la revoir et de préciser certaines choses, de faire le point. Tôt ou tard, il savait qu'il le ferrait, alors valait sans doute mieux tôt ? Pourtant, une autre envie, encore plus irrésistible, le tenaillait. Il fallait qu'il aille chez Savannah.

    FLASHBACK
    Samuel attendait dans le salon de l'appartement de Savannah. La jeune maman était partie chercher leur fiston à l'école et elle allait revenir avec lui d'un instant à l'autre. Le jeune homme avait fermé les yeux, le visage empreint d'une certaine anxiété. Comment pouvait-on annoncer une telle nouvelle à un enfant, comment pouvait-on éviter de le blesser ? Puis, la porte s'ouvrit et une petite tornade entra, se précipitant vers Samuel qui ne put que sourire, attendri.
    « Papaaa ! Tu sais ce que j'ai fait à l'école ? C'est moi qui ait eu le meilleur résultat en maths ! Maman a dit qu'on pourrait fêter ça en allant manger des hamburgers ! Tu veux venir manger des hamburgers ? Maman, papa peut venir, hein ? Il peut ? »
    Samuel félicita le bonhomme, envoya discrètement un coup d'oeil à Savannah qui semblait tendue. Le moment tant attendu arrivait. Il le fallait.
    « Écoute bonhomme... Papa va devoir partir un moment... »
    « Partir ? »
    « Oui. En voyages, pour le travail. Cela va durer quelques mois, mais je vais revenir le plus vite que je le pourrai. Ça, c'est promis. »
    Dans le regard de Matteo, on pouvait lire une certaine incompréhension. Toutefois, il y avait également une immense admiration du bambin envers son père, sachant qu'il pourrait voir ce dernier sur un écran de cinéma. Tous les papas ne faisaient pas ce genre de chose, il en était certain ! Dans les yeux de Savannah, par contre, il y avait quelque chose de brisé.
    Fin du flashback

    Les escaliers qui menaient chez Savannah semblaient interminables, mais ce n'était que le fruit de son imagination. Samuel avait l'impression que ses jambes étaient plus lourdes que de raison, quelque chose l'empêchait de monter avec une aisance toute naturelle. La vérité était qu'il redoutait plus ou moins ces retrouvailles. Il ne pouvait les éviter et savait qu'elles finiraient par être là. D'ailleurs, il ne désirait rien aussi fort que cela, mais ... Mais. Son téléphone portable se mit à sonner, ce qui le fit sursauter. Il le sortit et l'ouvrit afin de regarder de qui était l'appel. Un nom s'afficha alors ; Catherine Metcalfe. Sur le petit écran de son téléphone, Samuel vit apparaître une photo représentative de ce contact, soit une photo de lui et de Catherine, souriants de toutes leurs dents, heureux. Il éteignit son téléphone, se jurant de la rappeler aussitôt allait-il en avoir terminé ici. La jeune femme savait qu'il était de retour, il avait eu une conversation téléphonique plutôt troublante avec elle quelques jours avant son départ de Rome. Mais enfin, pour l'heure, il allait se concentrer sur autre chose. Le jeune homme parvint finalement jusqu'à la porte de l'appartement de Savannah et il s'arrêta quelques instants, redoutant ce qui allait se passer à présent. Ce n'était pas qu'aujourd'hui, c'était tout son avenir qui était en jeu.

    FLASHBACK
    « Je t'en prie, Sav'... Ça ne peut pas lui faire de mal que je lui parle quelques minutes, ça ne peut que nous faire du bien à tous... »
    Samuel était dans la chambre de sa suite de luxe, seul pour le moment. Catherine, qui restait avec lui pour encore quelques jours, était sortie leur chercher quelque chose à manger. Il en avait profiter pour passer un coup de fil à Savannah, mais ce n'était pas le premier depuis le début de son absence.
    « On en a déjà parlé. Je crois qu'il est préférable pour Matteo qu'il ne te parle pas pendant que tu n'es pas là, ça ne peut que lui faire du mal ! T'entendre, mais ne pas te voir. Il a déjà suffisamment souffert de ton absence comme ça, Samuel ! De toute façon, tu reviens dans deux mois, pas vrai ? »
    Le jeune homme soupira profondément, en colère, mais surtout en proie à une grande déception. Son fils lui manquait terriblement, il aurait tellement voulu pouvoir lui parler ne serait-ce qu'une minute pour prendre de ses nouvelles.
    « Je vais revenir. Ça n'empêche pas de lui parler. » Murmura-t-il.
    « Oui, je te crois, Samuel. Seulement, tu m'as souvent donné des raisons de douter. Je ne veux pas qu'il souffre encore ! »
    En arrière, on pouvait entendre une voix d'enfant.
    « Maman ? C'est papa ? Je veux lui parler ! »
    « Allez Sav', déconne pas s'teuplaît. Juste une minute, ça ne va pas te tuer... »
    « Ça lui fera du mal de n'avoir droit qu'à ta voix, Samuel ! Pas encore ! Matteo ne vivra plus ça, jamais. »
    « Voyons Savannah ! ... Est-ce qu'on parle de toi, là, ou de Matteo ? »
    Il y eut un silence, puis la ligne fut coupée. Samuel fronça les sourcils, puis jura.
    Fin du flashback

    Toc-toc-toc. Voilà, c'était fait. Impossible à présent de reculer devant cet entretien. Ça n'avait pas toujours été comme ça entre Savannah et lui durant leurs échanges téléphoniques. Durant le premier mois où Samuel avait été absent, il avait appelé la belle presque tous les jours, tenant avec elle de longues conversations remplies de tous les moindres petits détails de ce qui se passait dans leur vie respective, même à distance. Savannah l'avait tenu au courant de comment allait Matteo et Samuel lui avait fait part de tout ce qu'il vivait, en quelque part également pour la rassurer qu'il ne fréquentait pas une autre femme, qu'il se tenait tranquille en dehors de ses obligations et de son travail. Bref, ils avaient agit comme s'ils étaient toujours ensemble, comme si Catherine n'existait pas, comme si tout ce sujet là n'existait plus... Sans doute pour, l'un comme l'autre, combler du mieux possible le vide que créait leur éloignement. Puis, était venu le sujet de dispute majeur ; Samuel avait demandé à pouvoir parler à Matteo. D'abord réticente, Savannah avait fini par être catégoriquement en désaccord avec cette idée. Cette conversation-là avait été une des dernières qu'ils avaient eue. Samuel l'avait rappelée deux fois ensuite, une pour tenter de s'excuser, mais il n'avait obtenu comme réponse qu'un " On verra ça à ton retour " et finalement, pour la prévenir qu'il rentrait. Cette fois-là, par contre, il était tombé sur le répondeur... quoi qu'il soupçonnait que ce soit volontaire. Bref.

    Et la porte s'ouvrit finalement.
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MessageSujet: Re: One, and one, and one is three. (PV. Savannah)   Sam 16 Jan - 2:00

    [Je me rattraperais au prochain, désolé... No C'est bof]

    Flash Back
    « Voyons Savannah ! ... Est-ce qu'on parle de toi, là, ou de Matteo ? » A l’entente de ces quelques mots, cette simple question, Savannah se figea. Surprise par le sous-entendu fait par Samuel, elle se terra dans un profond silence. Ne sachant pas quoi lui répondre, elle préféra raccrocher, et ce, sans le moindre mot. Il l’avait blessé, sans même s’en rendre compte, tout ça en lui mettant sous le nez ce qui pouvait être une vérité, si ce n’est même une évidence quand on étudiait la situation de plus près. Pourquoi refuser une conversation entre Matteo et son père, si ce n’est pour se préserver aussi. Quelque part, elle avait bien conscience que le temps passé avec lui au téléphone, que ces longues conversations, et tout ce qui en découlait, avait fait renaître une certaine forme de complicité entre eux, et l’avait donc irrémédiablement rapproché de lui. Ce qu’elle avait d’ailleurs eu envie de l’embrasser sur le pallier de la porte, au bas de l’immeuble, quand il l’avait raccompagné après leur dîner express agrémenté d’aveux en tout genre. Cependant, par respect, et afin de se montrer raisonnable, elle ne l’avait pas fait, se contentant d’un petit baiser, déposé sur sa joue… Et tout cela, cette situation assez étrange, cette relation ambiguë, son ressentit lui faisaient peur… Tout simplement car elle n’avait pas perdu de vue l’existence d’une autre jeune femme dans sa vie ; un amer souvenir qui refusait de quitter l’esprit de la miss depuis le départ de Sam’ pour les Etats-Unis.

    Savannah déposa le téléphone sur le plan de travail de sa cuisine, et se dirigea vers la plaque sur laquelle chauffait sa bouilloire. Elle s’en empara, et versa de l’eau chaude dans sa tasse, d’un geste mécanique. Elle avait l’esprit totalement ailleurs, les derniers mots de Samuel résonnant dans sa tête, encore et encore… Et sans qu’elle n’ait le temps d’en prendre conscience, des larmes roulèrent sur ses joues rosées. Sa vue se brouilla, et elle finit par renverser de l’eau par maladresse, se brûlant on ne sait trop comment le poignet. Elle en lâcha la bouilloire, et la tasse vint s’écraser sur le sol dans un énorme fracas. Savannah serra les dents sous l’effet de la douleur, et s’empressa de passer sa main sous l’eau froide. Matteo, qui était parti bouder dans sa chambre, accouru aussitôt, alerté par le bruit.

    « Maman ? Qu’est-ce qui se passe ? L’enfant ne manqua pas de remarquer les larmes de sa mère. Maman ? Tu pleures ?
    - Non… Non, t’en fais pas…
    - T’es triste ? C’est papa ?
    - Non mon cœur… Je me suis fais mal, c’est tout… »
    Matteo déposa un baiser sur la joue de sa mère, et cette dernière lui demanda de filer, de peur qu’il ne se blesse avec un éclat des restes de la tasse qui jonchaient le sol.
    Fin du Flash Back

    Le temps avait été long... Si long... Mais à présent, Savannah pressentait que les retrouvailles n'allaient pas tarder à pointer le bout de leur nez. Face au miroir de la salle de bain, la blondinette fixait son reflet. Son regard souligné de cernes bleutées n'étaient que le simple résultat de la nuit dernière, qui s'était avérée être très mauvaise. Impossible de fermer l'oeil, réfléchissant un peu trop, et se prenant la tête pour un rien. S'emparant de son fond de teint, elle tenta de corriger ce petit détail. Ne pas avoir bonne mine allait à l'encontre de la bonne humeur et de l'optimisme. Or, elle en avait sacrément besoin ! Perdue, elle avait besoin de repères, besoin de se reposer sur quelque chose, et il n'y avait rien d'autre que l'espoir et le sourire qu'elle pouvait afficher... Plus les jours s'écoulaient, plus le petit Matteo était difficile à gérer. Son père lui avait énormément manqué. Enfin, si ça n'avait été qu'à lui ! On sonna alors à la porte, la sortant de ses pensées.
    « J'arrive S’exclama-t-elle, rangeant aussitôt ses affaires, et passant une main dans ses cheveux... Une petite seconde ! » Elle jeta un dernier regard dans le miroir et soupira doucement.

    Flash Back
    « Maman… Il revient quand papa ? Matteo, de ses grands yeux clairs fixait sa mère avec un air des plus interrogateur. Comment résister face à cette bouille si angélique ? Difficile. Alors que faire ? Le protéger quitte à s’aventurer dans l’annonce de l’incertitude d’un retour ? Ou… Non pas d’autres possibilités pour la jeune mère. Et puis Samuel l’avait promis, alors, elle espérait ne pas prendre trop de risques.
    - Bientôt mon chéri… Viens par là ! »

    Elle l’entraîna dans la cuisine, et le bambin se planta devant le calendrier, sur lequel il avait déjà fait un nombre incroyable de petites croix, sur chaque jour qui s’étaient écoulés depuis le départ de son père. Savannah lui désigna ceux qui restaient encore, et cela fit apparaître un large sourire sur les lèvres de l’enfant. Ce qu’il pouvait avoir hâte de le revoir ! Tout ce temps passé loin de lui, alors qu’il l’avait tout juste retrouver…
    « Mais c’est trop bien ! S’exclama-t-il, tout en commençant à sautiller dans tous les sens, excité à cette simple idée. C’est méga top cool !
    - Hey ! Doucement jeune homme ! »

    Fin du Flash Back

    Et là, elle ouvrit la porte, et se retrouva face à Samuel. Soudain, un mélange de sentiments s’empara d’elle, entre le soulagement de le voir sur le palier de sa porte, et l’angoisse de ne pas savoir quoi dire. Depuis leur dernière conversation téléphonique, elle avait préféré jouer à la muette, refusant de décrocher quand il appelait, et laissant tourner le répondeur à plein régime. Gênée, ayant comme l’impression qu’il lui suffisait de la regarder quelques instants pour finir par lire en elle ce qu’elle s’efforçait de cacher. Et puis elle avait pour ainsi dire honte de sa réaction…
    « Salut… - Elle ouvrit la davantage la porte, et lui fit signe qu’il pouvait entrer. Puis elle détourna le regard et appela Matteo. Une petite tornade aux cheveux clairs débarqua aussitôt dans le salon, emportant tout sur son passage. Il faut dire que la jeune maman avait eu bien du mal à canaliser l’énergie du bambin, et ce dernier l’exprimait désormais sans la moindre difficulté et le plus naturellement du monde. Il libérait ce trop plein d’énergie de d’excitation.
    - Papaaaaa ! Et hop ! Il se jeta dans les bras de Samuel, avec un large sourire scotché aux lèvres.
    - Matteo ! reprit Savannah, lui demandant alors de se calmer.
    - Ca va papa ? Dis, dis, dis… C’était bien l’amérique ? » A cette simple question, Sav’ ne pu s’empêcher de sourire. Il lui en avait tellement parlé, qu’elle voyait venir la cascade d’interrogations du petit homme. Il en avait en stock, puisqu’à chaque fois qu’il s’était adressé à elle, elle lui avait répondu qu’il lui suffirait de questionner son père pour le savoir, une fois ce dernier de retour à Rome. Les yeux rivés sur Samuel et Matteo, la blondinette se sentait comme happer par tous ses désirs, ses espérances, ses sentiments. Elle ne savait pas trop où se mettre, étant quelque peu mal à l’aise vis-à-vis de Samuel. Elle avait l’impression d’être dans la peau de l’adolescente un peu paumée, mais amoureuse, qu’elle avait été par le passé ; littéralement bercée par cette vision si romantique du couple, par la personne qu’était Sam’, par une certaine ambiance. Et ses précédentes réactions n’avaient été que le reflet de ses doutes, de ses craintes. Protéger son fils était une priorité, et pour cela elle devait elle aussi se préserver…
    « Je… Je vais nous faire du café.
    - Ne te brûle pas comme la dernière fois, m’man ! »
    Savannah sourit doucement et lui adressa un petit clin d’œil complice, et fila dans la cuisine, cherchant sans doutes et inconsciemment plus à fuir qu’autre chose.
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MessageSujet: Re: One, and one, and one is three. (PV. Savannah)   Mar 19 Jan - 7:15

    Ce moment était arrivé. Enfin. Il était toujours plus long et plus pénible de se casser la tête afin de tenter de deviner comment est-ce que les choses allaient se passer. Pourtant, quand la réalité frappait à la porte, tout se déroulait toujours plus rapidement que prévu et surtout, très différemment. La porte s'était ouverte sur Savannah qui, durant un instant, paru vaguement surprise de voir Samuel, puis le salua en le laissant ensuite entrer. C'était en quelque part d'un certain réconfort, de voir qu'elle le laissait bel et bien entrer et qu'elle ne le jetait pas à la porte, seulement qu'elle ait ouvert. D'un autre côté, Samuel se doutait que ce n'était pas spécialement pour lui qu'elle agissait ainsi, mais bien parce qu'elle n'avait pas le choix. Il y avait Matteo dans cette histoire, celui qui les avait à la fois séparé autrefois, puis réunis aujourd'hui encore. Mais enfin, bien sûr, il n'était pour rien dans tout ce qui s'était passé. La faute ne revenait qu'aux deux jeunes parents, principalement à Samuel, il fallait bien l'admettre. Sans mot. C'était ainsi que Samuel se sentait, il ne pouvait pas faire autrement. Le jeune homme entra en silence, puis regarda Savannah avec une certaine désolation alors que cette dernière appelait leur fils. Il avait bien entendu remarqué les cernes qu'elle avait sous les yeux, cet épuisement qui semblait sans fin.

    Rapidement, une petite tornade débarqua dans le salon, ce qui eu l'effet immédiat de faire apparaître un sourire sur les lèvres du jeune papa. Il était bien là, en chair et en os. À présent, Samuel n'avait plus besoin de se soucier d'entendre la voix de son fils ; son fils étaient là, juste à côté, dans la même pièce que lui. Avant même qu'il n'ait eu le temps de s'en rendre compte, le petit monstre s'était jeté dans ses bras et on pouvait entendre Savannah en arrière qui lui demandait de se calmer. Samuel regarda la jeune femme d'un air qui signifiait « Laisse tomber », mais il ne sentait pas non plus qu'il avait véritablement son mot à dire quant à ce qu'elle pouvait ou non demander à leur fils de faire. Matteo l'interrogea à propos de l'Amérique et Sam, s'asseyant sur le canapé pour être plus à l'aise, lui servit un large sourire. « C'était super. C'est énorme, tu sais ? J'ai pris plein de photos que pour toi, je te montrerai tout ça. » Si seulement Matteo pouvait imaginer à quel point c'était bien l'Amérique, oui. Pendant un bref moment, Samuel eut cette curieuse impression que son fils lui ressemblait plus qu'il ne le pensait. Un jour, peut-être, Matteo aura-t-il autant soif de liberté que ce qu'il pouvait lui-même ressentir. Le jeune papa fronça les sourcils en entendant le garçon recommander à sa mère de ne pas se brûler « comme la dernière fois. » Sam attendit que Savannah soit sortie du salon pour interroger son fils. « Comment ça, est-ce qu'elle va bien ta maman ? »

    Une vague de culpabilité envahit le jeune homme malgré lui. Il connaissait déjà la réponse à cette question et il savait de toute façon que son fils n'était pas en position de l'informer autant qu'il le souhaitait. Il allait falloir qu'il parle directement à Savannah, tôt ou tard. Enfin, un large sourire reprit place sur son visage. Il avait envie de savourer cet instant magique autant que possible, de ne pas le laisser ruiner par tout le reste, même si le reste comptait tout autant et qu'il allait lui falloir y faire face.

    Flashback
    « Tu aimerais l'hôtel, je pense. C'est magnifique. De la fenêtre, j'ai vue sur la ville. » Murmura Samuel dans le combiné, se tenant devant une large fenêtre voilé d'un rideau luxueux. Dehors, il faisait noir, la nuit était tombée depuis longtemps. Le jeune homme était seul dans la pénombre de la pièce, mais il ne se sentait pas seul. Depuis plus d'une heure, il discutait tranquillement au téléphone avec Savannah.
    « Ça doit être magnifique, oui... »
    « J'aimerais que tu puisses voir. »[/color]
    « J'aimerais être là pour voir. »
    Il y eut un bref silence vaguement gênant et Samuel ne put s'empêcher de sourire.
    « Bon... Enfin, je crois que je devrais te laisser. Ça va te goûter cher, c'est un très longue-distance. »
    Samuel ne put que rire, allant s'asseoir sur l'énorme lit, vide.
    [b]« Et qu'importe ? Comme si c'était un problème. »[/color]
    « C'est vrai, j'oubliais que tu étais millionnaire.»
    [b]« Pas encore, mais ça va venir. »
    Blagua-t-il.
    Fin du Flashback
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MessageSujet: Re: One, and one, and one is three. (PV. Savannah)   Dim 24 Jan - 1:53

    Matteo ne s’était pas fait prier pour ramener sa petite bouille d’ange dans le salon ! Lui qui mettait d’ordinaire bien plus de temps pour obéir, n’avait mis que quelques secondes pour apparaître et sauter dans les bras de son père. Un large sourire illuminait les traits fins de l’enfant, tan il était heureux de le retrouver. Le temps lui avait paru si long, et cette absence s’était avérée très pesante. En effet, le débarquement de son père dans sa vie avait été en soit un tel changement pour le petit bonhomme, un tel bonheur même, que le voir repartir avait été difficile. Certes, on lui avait assuré que ça n’était que temporaire, que d’ici quelques mois il serait de retour, mais Matteo avait tout de même eu du mal. Mais à ce moment même, le moindre doute, la moindre crainte s’était envolée. Le bambin entamait son interrogatoire. Il avait tout un tas de questions à poser à son père, désirant tout savoir de ce voyage, dans le moindre détail. Ce qu’il y avait vu, ce qu’il y avait vécu, ce qui avait fait son quotidien… D’après Samuel, ce voyage avait été super, et il avait même pris des photos.
    « Trop cool ! J’ai hâte de les voir ! » Alors que Savannah quittait la pièce pour aller préparer deux tasses de café, il demanda à cette dernière de faire attention. Il ne voulait pas qu’elle se brûle à nouveau. Une fois la jeune femme dans la cuisine, Samuel interrogea le petit.
    « Oui, ça va… La dernière fois elle n’a pas fait attention, et s’est brûlée. Mais elle m’a dit que tout allait bien, et que je pouvais retourner jouer. Cette fois je lui demande de faire attention, comme ça elle ne pleurera pas. » Il ponctua sa phrase par un haussement des épaules, et reporta son attention sur son père.

    Savannah, quand à elle, s’appliquait à faire couler un café sans le moindre incident, ce qui n’était pas une mince affaire. Ses mains tremblotaient, et elle faisait tout son possible pour se calmer. Elle savait qu’elle devait à tout prix se ressaisir et dissimuler ce qui pouvait à ce point la troubler. Peut-être que dans un sens, elle n’avait jamais tellement cru au retour de Samuel. Son inconscient avait dû s’efforcer de faire vivre l’éventualité qu’il s’agisse là d’un nouveau départ définitif. Comme si sa passion l’avait rappelé, littéralement enlevé… Elle avait souhaité qu’il rentre bien sûre, mais n’avait pas dû y croire suffisamment pour se préparer à ces retrouvailles. D’où cette gêne, leur dernière conversation ayant été rapidement coupée par la jeune femme. Une fois le café passé, la blondinette fit couler ce noir liquide dans deux grandes tasses, qu’elle déposa sur un plateau qui contenait déjà du sucre et des cuillères. Puis elle s’empara du dit plateau, et regagna le salon. Son regard se posa directement sur Matteo et son père, visiblement complices. Voir son fils si souriant était un vrai soulagement pour elle, car les premiers temps il avait été très loin tout à fait cette mine joyeuse.

    Flash Back
    Savannah s’essuya les pieds sur le paillasson avant de franchir le seuil de la porte. Sa mère venait de lui ouvrir, laissant passé Matteo devant elle, le petit se frayant un chemin à toute vitesse pour rejoindre son grand-père adoré. Elle la débarrassa de son manteau, et les deux femmes se dirigèrent dans la grande cuisine familiale.

    « Tu as l’air épuisée ma puce… Ca va ? Tu as une petite mine…
    - Je n’ai pas beaucoup dormi…
    - Ne me dis pas que…
    - Non maman… J’ai veillé sur Matteo.
    - Matteo ? Pourquoi ? Le petit est malade ?
    Elle lança automatiquement un regard en direction de son petit fils, qui jouait à présent dans le salon avec Tobby, le golden retriever des Leoni. Il va très bien ce gosse !
    - Il a eu une nuit assez… agitée.
    - Comment ça ?
    Savannah soupira doucement, et passa une main dans ses cheveux en les ramenant en arrière, avant de s’asseoir sur le banc, face à la lourde et imposante table de bois.
    - Il a fait des cauchemars… Il avait peur que je disparaisse, que je l’abandonne…
    - Tout ça à cause de…
    - Stop, maman. Je n’ai pas envie de me prendre la tête avec toi aujourd’hui…
    - Mais reconnais-le voyons !
    - Non. Samuel va revenir ! Matteo n’a pas de raison de s’en faire !
    - Regardes-toi ma chérie… Tu as plus peur que ton fils… »

    Fin Flash Back

    Savannah secoua doucement la tête, chassant ce souvenir de son esprit, et vint déposer le plateau sur la table basse. Elle esquissa un ravissant sourire, que Matteo lui rendit instantanément !

    « Papa va me montrer tout plein de photos !
    - Oh ! Quelle chance !
    - On les montrera à maman, hein ? Dis, on les lui montrera ! Tu veux les voir m’man ?
    - Bien sûr ! D’après ce que ton père a pu me raconter, c’était super ! Je veux avoir des images ! »
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MessageSujet: Re: One, and one, and one is three. (PV. Savannah)   Dim 28 Fév - 7:16

[Pardonne-moi pour le retard ! Je suis vraiment navré, c'est tellement difficile de tout gérer...]

    Samuel écouta son fils lui raconter ce qui s'était passé avec sa mère, l'histoire de sa brûlure, avec une mine grave, mais il s'efforça de sourire ensuite, considérant qu'il valait mieux ne pas inquiéter le petit inutilement. Néanmoins, dans l'esprit de Samuel, tout un paquet de choses s'embrouillaient. Il avait véritablement besoin d'avoir une conversation sérieuse avec Savannah, mais il ne pouvait pas tout faire en même temps. Comme on le dit si bien ; chaque chose en son temps.

    Le jeune homme n'eut de toute façon pas vraiment plus de temps d'interroger Matteo à propos de ce qui s'était passé que la jeune maman revint au salon. Il leva la tête vers elle doucement et lui adressa un mince sourire. Il la voyait se démener ainsi, il éprouvait une certaine vague de culpabilité et de dégoût envers lui-même. Cela faisait longtemps à présent, depuis qu'il l'avait abandonnée enceinte et impuissante, mais il ne pouvait pas faire autrement que de ressentir encore cette culpabilité plus ou moins régulièrement. Samuel fit de son mieux pour reprendre un air détendu et en plein contrôle de la situation. Il afficha un grand sourire et répondit avec enthousiasme au jeune garçon qui débordait de joie à l'idée de pouvoir voir les photos du voyage de son père. Il fallait bien dire que Samuel savait jouer la comédie.

    Il sortit donc de son sac un paquet de photos qu'il avait soigneusement triées pour Matteo. Disons que durant son séjour en Amérique, il avait pris une tonne de photos et elles n'étaient pas toutes intéressantes à regarder pour un gamin de cinq ans. Samuel lui montra alors ses photos les unes après les autres ; certaines le montraient lui entourées de quelques autres acteurs, mais on le voyait aussi devant des bâtiments incroyables, de vues magnifiques, sur la plage. Puis, il arrive à une photo de lui et de son père. « Ça, Matteo, c'est mon père à moi. » Par conséquent, c'était bien entendu son grand-père, mais le jeune homme avait choisi d'éviter cette formulation puisque ce dernier n'avait jamais vraiment cherché à s'impliquer dans la vie de son petit-fils. C'était une conversation qu'ils avaient eu durant le voyage de Samuel, mais il allait d'abord devoir avoir une discussion avec Savannah avant d'avancer quoi que ce soit.

    « Oh, c'est vrai. J'ai quelque chose juste pour toi !» Samuel sortit autre chose de son sac. Il s'agissait d'une grande photo de Samuel en compagnie de l'acteur qui jouait Spiderman. Il y avait un autographe ainsi qu'un petit message, écrit par l'acteur pour Matteo : « Cher Matteo, ne joue surtout pas avec les grosses araignées si tu en vois une par hasard, à moins que tu aies envie de devenir mon acolyte ! Amicalement, Spiderman. » Samuel eut un large sourire et haussa les épaules. C'était bien chouette d'être l'ami de spiderman, non ?

    Le jeune homme leva les yeux vers Savannah d'un air inquiet pendant que le petit garçon continuait de regarder les photos avec admiration en plaçant un commentaire à chacune d'entre elle. Il soupira doucement, Savannah semblait avoir un regard plus ou moins fuyant. Elle était là, devant lui, mais elle paraissait si loin à la fois. Il détestait le fait de ne rien pouvoir faire pour elle, pour changer quelque chose et mettre un sourire sur ses lèvres.
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MessageSujet: Re: One, and one, and one is three. (PV. Savannah)   Dim 7 Mar - 19:21

    Oui elle voulait des images, mais espérait aussi qu'un tri avait été préalablement fait. Pourquoi ? Simplement pour échapper à des clichés qu'il pouvait garder pour lui. La présence d'une autre femme dans sa vie n'était pas inconnue à Savannah, et elle n'avait rien contre le fait qu'il lui épargne la vue de ces larges sourires de bonheur qui devaient se dessiner sur les lèvres de cette fille. Egoïste ? Peut-être... Tout ça parce qu'une part de jalousie l'habitait et qu'elle ne parvenait pas à la contrôler. Elle s'en voulait, réellement, ne supportant pas ces sentiments, comme si elle avait été la seule à demeurer à ce point mort, ne parvenant pas à aller de l'avant. L'oublier relevait de l'impossible ; tout comme leur histoire demeurait présente dans son esprit, dont les souvenirs se ravivaient toujours plus intensément à chaque fois qu'ils se voyaient. Elle avait dû faire un incroyable effort pour ne pas se laisser déstabiliser par le léger sourire que lui avait décroché Samuel. Elle se concentrait et agissait machinalement, se refusant de partir dans diverses réflexions et rêveries, ou encore de bien lourdes interrogations. Aucun accident ne pouvait être accepté aujourd'hui, surtout pas devant lui.

    Doucement et avec précaution elle s'empara de sa propre tasse, alors que Samuel sortait ses photos pour les montrer à un petit Mattéo sur-excité. Il ne tenait pas en place, et voulait voir l'Amérique à travers les yeux de son père... Le petit s'installa tout près de son père, observant les photographies, posant quelques questions pour avoir des explications et des détails. Parfois, il s'emparait délicatement d'un cliché et s'avançait vers sa mère pour le lui montrer, répétant au mot près ce que lui avait dit son père quelques instants plus tôt, faisant sourire Savannah. Le voir ainsi lui mettait du baume au coeur, la soulageant de retrouver son petit bonhomme plein d'assurance et de joie de vivre, sans inquiétude quelconque qu'un enfant de son âge ne devrait pas avoir.

    « Maman... T'as vu le papa de papa...? Tu le connais ? -Savannah regarda la photo, relevant le regard quelques secondes en direction de Samuel, puis se tourna vers Mattéo.
    - Oui, un peu... Mais ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu.
    - Je le verrais un jour, moi ?
    - Euh... »
    Elle adressa un nouveau regard à Samuel. Ca n'était pas à elle de répondre, bien qu'un "non" se serait volontiers échapper d'entre ses lèvres.

    Du père de Samuel, ils passèrent à un tout autre sujet, puisque le jeune homme annonça qu'il avait un cadeau pour son fils. Inutile de préciser qu'il s'était empressé de regagner sa place près de lui, sous le regard attendri de sa mère. Quand il découvrit de quoi il s'agissait, on entendit instantanément la surprise mêlée à la joie dans ce qui ressemblait être un :

    « Wouuuuuah ! Mais c'est trop génial ! Tu l'as vu ?! En vrai ?! Maman, regarde ça !
    - Oh ! "...Amicalement, Spiderman". Quelle chance ! Va la ranger sur ton bureau, on l'encadrera. »

    Aussitôt dit, aussitôt fait. Mattéo avait filé dans sa chambre, pour déposer son précieux cliché. Savannah, encore gênée, était aller se cacher derrière sa tasse, buvant un longue gorgée de café, qu'elle aurait voulu interminable. Elle sentait le regard de Samuel posé sur elle, et faisait tout son possible pour le suivre. Quand Mattéo revint dans la pièce, elle sembla se détendre davantage, comme si le petit bout la rassurait. Elle savait très bien que devant lui, ils n'auraient pas à parler sérieusement, et en quelque sorte elle s'en servait comme d'un échappatoire. Malheureusement la conversation était inévitable et elle le savait bien. Le petit s'était replongé dans la contemplation des photos, et Savannah décida de prendre son courage à deux mains. Elle fit mine de débarrasser la table, alors que les tasses étaient loin d'être terminée.
    « Samuel... Tu... Peux m'aider à la cuisine, s'il te plait ? »
    Le regard qu'elle lui adressa en disait long. Elle finit par se mordre l'intérieur de sa joue, regrettant déjà ce qu'elle venait de dire. Tant pis, c'était trop tard. Elle prit le plateau et se dirigea vers la cuisine, demandant à Mattéo de rester dans le salon, bien sage. Le petit approuva, alors que ses parents allaient discuter, face à face. Oh... Pas moyen de raccrocher cette fois-ci. Oup's !
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MessageSujet: Re: One, and one, and one is three. (PV. Savannah)   Lun 15 Mar - 18:05

    Samuel s'était bien attendu à ce que cette phrase arrive à un moment ou à un autre, c'était inévitable. Peut-être pas cette phrase tout particulière, mais quelque chose qui l'aurait inévitablement conduit à se retrouver seul avec Savannah. Il acquiesça d'un simple signe de la tête lorsque la jeune femme lui demanda de venir l'aider à la cuisine. Il était vrai que c'était pile le bon moment ; Matteo était si obnubilé par sa photographie signée par spiderman lui-même qu'il les laisserait discuter un peu sans problème. Le jeune homme ébouriffa d'un geste rapide les cheveux de son fils, souriant à ce dernier lorsqu'il protesta avec entrain, puis suivit la maman jusqu'à la cuisine. Aussitôt furent-ils arrivés dans cette nouvelle pièce que l'ambiance changea. Il était impossible de nier le malaise qui planait au dessus d'eux, c'en était même dérangeant.

    Savannah était dos à lui, à côté du comptoir. Il jeta un bref coup d'oeil aux alentours, coup d'oeil qui lui confirma qu'il n'y avait rien à faire ici et que c'était vraisemblablement pour discuter qu'elle lui avait demandé de venir avec elle. Par où commencer ? Y avait-il seulement quelque chose à dire ? Samuel fit quelques pas dans sa direction et murmura doucement :

    « Matteo dit que tu t'es brûlée l'autre jour. »

    Certes, ce n'était peut-être pas l'évènement le plus important du siècle, mais c'était un point de départ. Ce qui intéressait Samuel, ce n'était pas de faire expliquer Savannah le pourquoi de la chose, mais il s'agissait plutôt d'une manière toute simple de les mettre sur le même pied de départ : elle n'allait pas bien, quelle qu'en soit la raison. Pouvait-il d'ailleurs être cette même raison ? D'une part, il savait que oui. Sans être le centre de l'univers de Savannah, son retour dans sa vie était un trouble dérangeant et ce qui s'était passé entre eux - même par téléphone - durant son absence avait sans doute compliqué les choses. Pour lui même, elles étaient devenues bien compliquées. Néanmoins, peut-être y avait-il donc autre chose qui perturbait la jeune femme. Avant toute chose, et surtout pour qu'ils puissent se parler en toute franchise pour une fois, il fallait qu'elle lui dise où en étaient ces choses. Il fallait qu'ils sachent tous les deux ce qui se passaient dans la tête de l'autre.

    Être là, comme ça, lui faisait bizarre. Quelques pas à peine le séparait de Savannah, si belle comme toujours. C'était une tentation à éviter, il ne fallait pas jeter de l'huile sur le feu. Il la regardait doucement, savourant en quelque part cette beauté qu'il avait tant aimée. Qu'il aimait encore, quoi qu'il fasse et dise. Il n'avait pas l'impression d'être un salaud, c'était simplement que ses sentiments le tourmentaient sans relâche et le tiraillaient d'un côté et de l'autre. Pourtant, en toute objectivité, il se serait aisément considéré tout comme à jouer ainsi sans pouvoir se décider. Pour le moment, il valait mieux faire preuve de retenue. Il ne valait pas seulement mieux, c'était impératif pour ne pas tout gâcher... une inième fois.
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MessageSujet: Re: One, and one, and one is three. (PV. Savannah)   Sam 3 Avr - 0:59

    [J'suis méga désolée pour l'attente... Trop de boulot... Pardon, pardon, pardon !]

    Une excuse complètement fausse, mais un bon moyen pour les isoler... C'est tout ce que Savannah avait trouvé pour pouvoir discuter avec Samuel tout en tenant Mattéo à l'écart, loin de ces conversation d'adultes. Elle était suffisamment mal elle-même pour ajouter des tourments sur les frêles épaules de son fils. Bichette... Il n'avait rien demandé lui ! Il se faisait bien assez de soucis pour sa mère, surtout pour son jeune âge, et c'était déjà trop. Ca n'était pas son rôle, il n'avait pas à veiller sur sa maman... C'était donc pour cela que Savannah désirait mettre les choses au clair, du moins essayer de se sentir mieux en ayant cette inévitable discussion. Elle était nécessaire, elle se devait d'être, pour le bien être de la jeune femme... Elle avait beau se le répéter, une fois appuyée contre le plan de travail de la cuisine, tournant le dos à Samuel, elle avait un mal fou à prendre son courage à deux mains afin de se retourner et de lui faire face. Elle fixait un point, le regard perdu dans la vague, concentrée sur ses pensées qui se bousculaient dans sa tête. Comment commencer ? Que pouvait-elle lui dire ? Devait-elle y aller franchement, le plus simplement possible en lui déballant tout ce qu'elle ressentait, ou était-il préférable qu'elle laisse les choses venir d'elles-même, ou bien encore le laisser guider cette conversation en amenant lui même le sujet ? Elle n'en savait trop rien, et la réplique de Samuel la laissa opter pour le second choix, qui semblait être le meilleur. Machinalement, par réflexe, elle passa sa main sur la très légère trace laissée par ce petit accident et bredouilla quelques mots.
    « Oui... Mais ce n'est rien. Je suis étourdie et maladroite c'est tout... »

    Savannah se décida finalement à se retourner. Le second challenge était désormais de pouvoir le fixer sans détourner le regard, sans se sentir si stupide et gênée, comme si on pouvait lire sur son front, en lettres capitales et rouges, que ses sentiments à son égard ne s'étaient toujours pas effacés, et pire encore, que le temps les avait peut-être même renforcé. Nerveusement, elle vint replacer une mèche de ses cheveux, nouvellement blond, derrière son oreille, puis releva la tête, pour parvenir finalement à plonger son regard dans le sien. Elle se voulait hésitante, presque intimidée... C'était un vrai paradoxe... Elle avait l'impression de le connaître depuis toujours mais cependant, depuis qu'il était de retour dans sa vie, elle se sentait comme une jeune femme troublée par ses sentiments, troublée par cet homme, et impressionnée. La surprise de redécouvrir ces sentiments, restés durant de longues années cachés sous une étrange colère, au fin fond de son coeur, était déroutant.
    « Je... Je voulais qu'on parle de... Enfin l'autre fois je n'ai pas été très cool en raccrochant et... » Elle ne tenait pas et devait le amener dans le vif du sujet. Elle se sentait de plus en plus mal à l'aise, et sentir son regard ainsi posé sur elle, insistant, ne l'aidait pas à garder le peu de raison qui lui restait à cet instant précis, se retrouvant seule avec lui. D'une plus petite voix, aussi douce et basse que l'aurait voulu un murmure, elle ajouta :
    « Ne me regarde pas comme ça, Sam'... » Elle ponctua ses quelques mots par un sourire en coin, quelque peu amusé et gêné, ses joues rosissant légèrement.
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MessageSujet: Re: One, and one, and one is three. (PV. Savannah)   Mer 7 Avr - 3:54

HJ : Nul besoin de t'excuser ! Je suis moi-même plutôt lent dans mes réponses...

    Maladroite et étourdie ? Peut-être, mais Samuel doutait énormément de la sincérité de ces paroles. En fait, c'était seulement que ça ne pouvait pas être l'unique raison de ce qui s'était passé, il ne voulait pas y croire. N'allez pas penser qu'il cherchait absolument à l'entendre dire qu'elle était troublée - ou l'avait été - par sa faute, que ce qui s'était passé durant son absence l'avait affecté d'une quelconque façon. C'était simplement qu'il savait que c'était la vérité, que ça l'avait été durant un certain temps tout au moins, et qu'ils étaient là tous les deux debout dans cette cuisine pour justement en parler. Samuel la regardait doucement, ce regard que Savannah lui reprochait justement, et il se surprenait à songer qu'il ne voulait pas la perdre. Tout était trop contradictoire, il ne pouvait continuer d'être si incertain pour le restant de ses jours. Forcément, il devait cesser de jouer avec les émotions des autres, bien que cela n'ait jamais été son objectif tout formulé de la sorte.

    « Comment ? », demanda-t-il avec un petit sourire. Il n'avait pas pu s'en empêcher, cette simple remarque de la part de la jeune maman avait donné une certaine saveur de leur ancienne complicité, c'était à la fois réconfortant et carrément insupportable.

    Le vif du sujet avait déjà été abordé. Il y avait quelque chose de fortement ironique à cette conversation, un peu comme s'ils devaient faire un discours ou quelque chose d'autre de la sorte. Le jeune acteur n'avait plus l'habitude de se sentir à ce point dépassé par les évènements. La plupart du temps, il se montrait en public et il était confiant. Jouer devant une caméra, tenir tête à d'autres acteurs capricieux ou à des réalisateurs à l'égo démesuré, il savait le faire sans problème et avec un certain talent, dois-je dire. Néanmoins, affronter la réalité et avoir une discussion comme celle-ci avec son ex, une personne pour qui il avait encore des sentiments, était largement un cran de difficulté plus élevé. Dans une pareille situation, le charisme ne comptait plus. Il n'y avait que le coeur, il fallait le laisser parler.

    Samuel s'approcha doucement d'elle, peut-être trop. Il était parfaitement conscient qu'il jouait à un jeu dangereux, mais il prenait la décision d'assumer cette décision au lieu de faire semblant d'autre chose. Il sourit un peu, resta silencieux pendant un moment, puis dit : « Le blond te va bien. » Encore une fois, il y avait une certaine ironie tout à fait involontaire puisque Catherine avait de longs cheveux blonds un peu comme ceux de Savannah fraîchement teints.

    Flashback
    Savannah était à son casier, seule dans les couloirs du lycée. Elle cherchait son livre de biologie qui, visiblement, ne voulait pas se montrer. La jeune fille poussa un soupir agacé, puis une voix la fit sursauter.
    « C'est ça que tu cherches ? » lança Samuel adolescent, moqueur comme toujours. Il lui rendit le manuel qu'elle cherchait depuis un moment déjà. « Tu me l'avais prêté pour que je transcrive les notes, tu as oublié ?»
    La jeune femme sourit, puis répliqua avec le même air moqueur : « Ouh, c'est vrai. Monsieur était parti en tournage ce jour là, je me souviens maintenant. »
    « Jalouse ? »
    Samuel se pencha et l'embrassa tendrement sur les lèvres. Il la serra dans ses bras. Lorsqu'ils rompirent le baiser, le jeune homme poussa d'une main la porte du casier de Savannah.
    « Regarde la fille là-bas, je crois qu'elle te fait de l'oeil. »
    Inévitablement, le jeune homme releva la tête pour regarder, puis une fois qu'il eut repérer la demoiselle dont sa copine lui parlait, il haussa les épaules, indifférent.
    « Si ça peut lui faire plaisir, mais elle serait déçue d'apprendre que c'est toi que j'aime. »
    « C'est bien vrai, c'est moi la femme de ta vie. »
    Il sourit, tendrement. « Je sais. »
    Fin du Flashback


    Le jeune homme se pencha doucement et embrassa Savannah. Ce n'était peut-être pas la bonne chose à faire, peut-être aurait-il dû davantage se concentrer à prouver qu'il pouvait être un bon père pour Matteo et un bon ami pour elle, mais il ne pouvait pas s'y résigner. Pas maintenant, alors qu'ils étaient l'un en face de l'autre dans cette cuisine, plongés au milieu d'un silence des plus déroutants qui faisait monter en eux, en lui en tout cas, toutes sortes de souvenirs de leur jeunesse à deux. Ce n'était pas si loin... Les sentiments, eux, n'étaient vraiment pas si loin.
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MessageSujet: Re: One, and one, and one is three. (PV. Savannah)   Sam 10 Avr - 23:30

    Savannah sentait son regard posé sur elle, à la fois doux et insistant, ce qui avait le don de la mettre quelque peu mal à l'aise. Non pas qu'elle se sentait mal en sa présence, mais simplement que la gêne prenait le dessus, et faisait rosir ses joues. Elle lui demandait d'arrêter de la regarder ainsi, et il semblait s'en amuser, lui demandant alors de lui décrire la manière avec laquelle il la fixait. Elle leva les yeux au ciel, son sourire s'accentuant instantanément, se faisant plus franc, plus spontané. Elle ne le retenait plus... Leurs attitudes la replongeait dans le passé, apportant alors un étrange sentiment de sécurité, paradoxalement effrayant. La conversation qu'elle avait volontairement lancé la gardait dans cette réalité, ce présent, et tout ce qui en découlait. Elle lui rappelait ce qu'il était advenu de leur couple, de leur bonheur passé, et de ce qu'elle allait sans doute lui confier dans les quelques instants à venir. Un peu plus et elle était à deux doigts de rester tétanisée par la trouille, muette et faible. Car confrontée à ses sentiments, la jolie miss était ainsi : faible et fragile. Cette peur et ces doutes n'avaient pas toujours habités Savannah, qui par le passé s'était montrée sûre d'elle et ambitieuse, rêveuse et amoureuse...

    Flash Back

    « Tu m'aimes...? » - demanda l'adolescente, en passant ses bras autour du cou de son petit ami. Samuel releva le regard, esquissant un de ces sourires craquants, dont il avait le secret, et haussa les épaules. Il restait silencieux, et ce dans le simple but de jouer avec les nerfs de la jeune femme. Il connaissait Savannah par coeur, et se doutait bien qu'elle allait réagir à cette petite provocation. En effet, elle venait d'ouvrir de grands yeux étonnés. « Hey ! -reprit-elle. Tu pourrais me répondre ! » Elle fit mine de lui donner une petite tape sur la joue, mimant la gifle, alors qu'un large sourire amusé se dessinait à son tour sur ses fines lèvres rosées.
    « Alors ? ...Tu m'aimes ?
    - Eum... Je ne sais pas trop...
    - Dis-moi que tu m'aimes...
    - En quel honneur mademoiselle Leoni ? »

    Doucement, Savannah se rapprocha de lui. Elle qui était installée à califourchon sur ses genoux, lui même assis sur un canapé, elle fit en sorte de réduire au maximum la distance qui séparait encore leur deux corps, venant se blottir tout contre lui. Avec cette même douceur, ses lèvres vinrent effleurer les siennes, et dans un murmure elle répéta :
    « Dis-moi que tu m'aimes...
    - Je t'aime. »
    -finit-t-il par souffler, cédant face à la belle. Elle sourit de nouveau et l'en remercia par un tendre baiser.
    Fin Flash Back

    Cette fois-ci c'était Samuel qui s'était rapproché, réduisant de beaucoup la distance qui les séparait et qui jusqu'à présent avait comme rassuré la jeune maman, y voyant là la meilleure solution pour ne pas céder à l'irrémédiable envie de fondre dans une étreinte et de se perdre dans un baiser volé. Il lui faisait face, la complimentait, et elle ne savait plus quoi dire. Merci ? Même ça, elle en était incapable. Samuel avait un tel effet sur elle...
    « Comme ça... » répliqua-t-elle dans un murmure. Il lui était difficile de mettre des mots sur ce regard, si bien qu'il allait devoir se contenter de cette réponse. De toute façon elle se doutait qu'il savait très bien ce qu'elle sous entendait. C'est alors qu'il se pencha, alors que pour sa part elle relevait la tête, afin de croiser son regard. Il s'était rapproché et avait pris possession de ses lèvres. Un frisson la traversa de part en part, au simple contact chaud et doux de sa bouche contre la sienne, se noyant dans un soupçon de timidité et de sensualité. L'espace de quelques secondes, Savannah resta figée, surprise, mais très vite elle laissa tomber sa garde et se laissa aller. Une de ses mains vint caresser la joue du jeune homme, alors qu'elle répondait à son baiser, lui donnant de ce fait un second souffle, un peu plus de vie et de passion. Voilà de quoi elle voulait lui parler... De ce fichu coeur qui tambourinait dans sa poitrine, et qui semblait l'appeler.
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MessageSujet: Re: One, and one, and one is three. (PV. Savannah)   Mar 27 Avr - 6:32

HJ : Je suis carrément impardonnable.

    C'était une folie, une triste folie. Une folie des plus douces cependant, des plus désirées. Combien de fois s'était-il imaginé cesser de se retenir de faire une pareille chose lorsqu'il la voyait ? Combien de fois s'était-il imaginé que leur passé n'était pas si loin derrière et qu'en étirant la main, il pourrait le saisir tout simplement... Trop de fois, sans doute. Ça avait été la fois de trop, celle qui n'avait pas pu tenir le coup. Il y a de ces moments dans la vie ou céder a une saveur de plaisir, de désire... de bonheur. Mais il n'est pas facile de contenir tout un paquet de sentiments, de doutes, d'espoirs.. Alors que leurs lèvres se joignaient en un baiser comme ils n'en avaient plus partagés depuis longtemps, Samuel sentait qu'il perdait peu à peu le contrôle de lui-même et il se surprit à une brusquerie imprévue. Sans doute que le mot ne convenait pas, on pourrait davantage parler de passion... Il avait glissé ses mains contre les hanches de la jeune femme, dans un grand respect et sans la moindre provocation, mais la danse exécutée par leur corps était déjà allée trop loin. Ils étaient trop près, trop liés, trop... tout. Il rompit le baiser en premier, détournant la tête mais ne la laissant pas quitter ses bras de si tôt. Le jeune homme garda les yeux fermés, écouta simplement leur deux coeur qui battaient encore la chamade... comme deux adolescents s'adonnant à de premiers ébats.

    « Je me sens comme un criminel. » Murmura-t-il doucement, soudainement, rompant le silence qui, au fond, n'existait pas. On pouvait de la cuisine entendre Matteo qui jouait dans le salon. Le petit n'était pas ce qu'on pouvait appelé très tranquille, il savait faire sentir aux gens qu'il se trouvait non loin. Mais dans l'esprit de Samuel, il y avait comme eu un arrêt complet du temps. Il y avait eu un arrêt de tout et seuls lui et Savannah avaient existé durant quelques secondes. Il releva un peu la tête et la regarda droit dans les yeux. Dans cette proximité nouvelle, il y avait comme un vent propice aux confidences, aux aveux. « Tu devrais me dire non » poursuivit-il encore plus bas, d'une voix complètement éteinte.

    Un criminel parce qu'il désirait la maman d'un petit bout de chou de cinq ans, son ex, la femme qu'il avait mise enceinte et abandonnée. Parce qu'il n'était pas même en mesure de lui offrir quoi que ce soit, parce qu'il avait une copine, parce qu'il revenait d'un voyage sur un autre continent qui avait duré plus de six mois. Parce qu'il n'était pas bien pour elle, parce qu'il ne pourrait jamais plus être avec elle comme avant, parce qu'il ne s'autoriserait jamais à la blesser de nouveau, parce qu'il le faisait tout de même... et parce que malgré tout ça, elle était la femme de sa vie et il le savait. Elle le serait toujours, quoi qui se passe, qui que ce soit qui partage son lit, sa vie, son appartement ou son coeur.

    Matteo les appela du salon, se plaignant qu'il avait faim. Samuel se mordit la lèvre, un sourire ... mal à l'aise peut-être, inconfortable. Le genre de sourire qui veut dire : La vie est cruelle, mais qui n'ose pas le clamer plus fort parce que la vie, elle est aussi ce qu'il y a de plus merveilleux. Il se détache doucement de la jeune femme et lui tourne le dos en regardant vers la porte. C'est évident que cette conversation - si elle doit se poursuivre - ne pourra pas se faire ici même, en ces circonstances. Il est au confus, au fond de son être, il ne se peut plus de ne pas savoir. C'est lourd.
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MessageSujet: Re: One, and one, and one is three. (PV. Savannah)   Jeu 29 Avr - 0:23

    [Pas pour moi, je te pardonne ! <3]

    C'était indescriptible... Savannah venait de perdre littéralement pieds, se déconnectant de la réalité au simple contact de sa bouche. Ses lèvres se pressant tout contre les siennes, avec tendresse et pourtant ce semblant de passion, faisait naître chez elle un sentiment qu'elle avait bien du mal à cerner. Une douce chaleur venait de la traverser de part en part, ce baiser l'électrisant comme jamais. Oubliant gêne et hésitation, comme si Samuel venait de lui insuffler une bonne dose d'assurance, la jolie blonde vint poser sa main sur sa joue, la caressant du bout des doigts. Elle ne parvenait pas à se stopper, ou ne serait-ce que s'apaiser. Une irrémédiable attraction l'habitait, la poussant toujours plus vers lui, l'empêchant de se raisonner et de se ressaisir. Le goût de ses lèvres faisait ressurgir à la surface de sa mémoire de nombreux souvenirs, éveillant en elle comme une sensation de manque, qu'elle se devait de combler. Elle se donnait l'impression d'être telle une petite junkie que l'on aurait tenté de sevrer, et qui venait de replonger brutalement. Sa drogue était sa tendresse, qui même des années plus tard ne lui semblait pas si éloignée. Devait-elle lui dire qu'elle se sentait ainsi alors qu'il s'avouait être comme un criminel ? Samuel venait de mettre un terme à cet élan de douceur, détournant la tête pour quitter ses lèvres. La jeune femme, quand à elle, s'était contentée de baisser la tête, un peu gênée, se mordant légèrement la lèvre inférieure.

    Ils pouvaient entendre Mattéo de la cuisine ; le petit bambin faisant un sacré boucan. Elle en esquissa un sourire en coin, avant de sentir à nouveau le torse de Samuel se soulever, émettant une légère et quasi indescriptible pression sur sa propre poitrine tant ils étaient proches. Immédiatement, elle releva la tête et pu plonger son regard dans le sien. Elle aurait pu s'y perdre... Selon lui, il était temps pour elle de le repousser, de lui dire non... Hors cela semblait bien trop difficile pour la petite blonde, si ce n'est même impossible. Elle ne parvenait pas imaginer qu'elle était capable de le rejeter. Elle qui pourtant, s'était toujours jurée de le faire, rancunière comme jamais, blessée le jour où il s'était éclipsé pour ne plus jamais réapparaitre, l'abandonnant avec leur enfant. Doucement, elle posa ses mains sur son torse, alors qu'elle sentait toujours les siennes sur sa taille.

    « Tu m'en demandes beaucoup trop là... » -murmura-t-elle, dans un souffle. Elle en aurait voulu toujours plus, mais elle avait malheureusement bien conscience que ça n'allait pas être possible. Il suffisait de voir le coup de frein qu'il venait de mettre pour les stopper net.

    Le petit les appela, annonçant alors qu'il avait faim... Ah ça, ça n'était pas étonnant ! Savannah soupira doucement, tout en conservant son léger sourire. Son petit homme était un sacré numéro ! Elle lança un regard dans la direction de Samuel, lui retourna ce sourire empli de gêne, et passa finalement une main dans ses cheveux, comme pour reprendre de l'assurance et un certain détachement, pour finalement répondre à son fils :

    « Je vais te faire des pâtes, poussin... Ok ?
    - Des spaghettiiiiiiiiis ! »

    On ne pouvait pas nier les origines de ce petit ! 100% le petit bout ! Et ça arrangeait bien sa mère, puisque faire cuire un plat de pâtes n'avait rien de bien compliqué. Après ce semblant de dîner, elle irait finalement le coucher, ou laisserait même Samuel le faire, pour le plus grand bonheur de leur fils. Peut-être qu'alors, ils auraient enfin le temps de parler calmement sans être dérangés, sans tomber dans les bras l'un de l'autre. Quoiqu'elle ne redemandait que ça! Secouant aussitôt la tête pour chasser ces envies de son esprit, elle s'occupa de faire bouillir de l'eau, n'osant pas prononcer le moindre mot. Quelques minutes de cuisson plus tard, l'assiette du petit prince était fin prête, et elle allait la lui servait. Pour ne pas éveiller les soupçons de Mattéo, ce dernier remarquant le moindre petit détail, elle décida de rester avec lui dans le salon, invitant d'un simple regard Samuel à en faire de même.
    « Vous ne mangez pas ?
    - Euh... Je n'ai pas très faim... Mais peut-être que... Papa a faim, lui ? »

    Elle releva le regard vers lui, ce dernier se voulant pour le moins interrogateur. Elle pouvait très bien lui servir une assiette si l'envie lui prenait, il lui suffisait de demander. C'était vraiment difficile de faire comme si de rien n'était, comme s'ils ne venaient pas de s'embrasser, cachés dans cette cuisine, à l'abri du regard de leur propre enfant. Il ne fallait pas que Mattéo se fasse des films et espère quoique ce soit, puisque ses parents eux-même ne savaient pas où ils allaient comme ça. Passant une main dans les cheveux de son petit bout, alors que ce dernier savourait ses pâtes au ketchup (pas le temps de faire une sauce ! Oh ! xD), elle ne parvenait pas à détacher son regard de Samuel, alors que ses lèvres rosées semblaient lui brûler, réclamant celles du jeune homme dans le plus grand silence qui soit.
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MessageSujet: Re: One, and one, and one is three. (PV. Savannah)   Dim 6 Juin - 5:21

    Samuel avait de la difficulté à reprendre ses esprits et à se comporter comme il se devait de le faire. Il ne pouvait pas se permettre, pas plus que Savannah, de laisser leurs histoires personnelles venir entraver le bonheur de leur enfant. Matteo respirait le bonheur et il n'y avait rien de plus réconfortant au monde, il ne voulait pas gâcher cela malgré le fait que ça faisait des mois qu'il attendait enfin le moment où il pourrait revoir la jeune femme et lui parler, des années depuis qu'ils n'avaient pas été... ainsi, vous voyez.

    Samuel fut même attendri à vrai dire, alors que Savannah lui proposait de faire des pâtes. Elle avait un don, peut-être aussi était-ce ainsi que toutes les mamans du monde devaient agir et apprenaient à le faire. Les souvenirs qu'il avait de sa propre mère n'étaient pas du tout comme cela, ils en étaient même bien loin. La cuisson fut rapide, heureusement, et Samuel se chargea d'aller tenir compagnie au bambin tout en commentant de nouveau les photos de son voyage, celles qu'ils n'avaient pas encore regardées tous les deux. Il était touché par son fils, toute l'intelligence qui dégageait de lui. Matteo était curieux et avait toujours des questions à poser, des commentaires à passer sur tel ou tel sujet. Les détails ne lui échappaient jamais et cela amusait Samuel. Bientôt, Savannah lui servit à manger. Matteo s'interrogea à savoir pourquoi est-ce que ses parents ne mangeaient pas eux aussi. Samuel regarda la jeune femme durant quelques secondes, attendant de voir ce qu'elle allait dire et faire, puis lorsqu'il se rendit compte que Matteo était pour manger seul, il lança avec un large sourire :

    « J'en prendrais bien moi aussi ! »

    Pour dire la plus pure vérité, Samuel n'avait pas extrêmement faim parce qu'il avait mangé avant de venir, mais il ne voulait pas que son fils se sente seul ou à part. Ce qui comptait le plus au coeur de Samuel était de se sentir comme une famille. Il n'avait jamais véritablement eu ce sentiment et Savannah et Matteo le lui offrait comme jamais. C'était ce qu'il y avait de plus précieux à ses yeux, sans le moindre doute. Il ne pouvait nier le malaise qu'il ressentait vis à vis du fait qu'il se mourait d'être seul à seul avec Savannah, que quelque chose était resté en suspens entre eux, mais il voulait à la fois profiter au maximum du bonheur que lui procurait .. sa famille, la sienne.

    Alors Savannah lui servit une assiette à lui aussi. Inutile de dire que la jeune femme cuisinait merveilleusement bien, Samuel en avait le souvenir et le constatait avec joie une fois de plus. Ils s'installèrent tous les trois, même s'ils n'étaient que deux à manger, et la tension sembla diminuer un peu l'instant du repas. Matteo occupait la plus grande partie de la conversation et c'était franchement mieux ainsi. Lorsqu'ils eurent terminé, Savannah s'approcha pour ramasser les assiettes et Samuel intervint aussitôt.

    « Laisse, je vais m'en occuper. »

    Il ramassa l'assiette de Matteo tout en frôlant la main de Savannah au passage, leur regard se croisèrent et il eut l'impression que le temps s'arrêta quelques secondes. Il eut un mince sourire, puis s'éloigna avec les deux assiettes vers la cuisine alors qu'il entendit Savannah dire au jeune garçon qu'il allait être temps de se coucher ; il y avait cours demain à 8h00 am. Samuel ouvrit l'eau du robinet et commença à faire le peu de vaisselle qu'ils avaient utilisé pour le repas. Lorsqu'il eut terminé, il rejoignit la charmante maman et Matteo qui étaient dans la chambre du garçon, occupés à lui enfiler un pyjama spider man qui fit drôlement sourire Samuel. Il s'accota dans le cadre de la porte et observa la scène en silence, un sourire franc sur les lèvres. C'était un bonheur si simple et pourtant, il avait passé à côté pendant tellement longtemps. Savannah s'occupa de mettre au lit Matteo et ce dernier réclama son père juste avant de dormir. Samuel alla près de lui et lui donna un bisou avant de quitter la chambre avec la jeune femme. Ils retournèrent dans le salon désormais plus calme.

    « Peut-être que je devrais rentrer, il se fait tard. » dit-il doucement après un moment de silence.

    Il regarda Savannah dans les yeux. À vrai dire, il n'avait pas le moindrement envie de partir maintenant, mais sa présence ici avait quelque chose d'ambigu et même de gênant. Il était confus, y avait-il quelque chose de plus à dire que ce qui avait déjà été dit, que ce qu'ils savaient tous les deux déjà ? Il la regardait doucement dans les yeux, se tenant debout juste devant elle à quelques pas. Il lui fallait tant de maîtrise pour ne pas céder de nouveau, pour ne pas perdre la tête et... il ne voulait pas y penser, il ne voulait pas risquer de lui faire du mal une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: One, and one, and one is three. (PV. Savannah)   Mar 6 Juil - 0:13

    Mattéo observait ses parents de son air discret. Il connaissait sa mère par coeur tant leur complicité était sans fin, et percevait très bien qu'il y avait une sorte de léger malaise chez elle. Elle n'agissait pas comme à son habitude, et malgré tous ses efforts pour le dissimuler, il la sentait quelque peu tendue, si ce n'est troublée. Il ne l'expliquait que par la présence de son père, mais ne le comprenait pas pour autant. En effet, Savannah avait toujours pris soin que le petit ai une bonne image de son père. Malgré ses élans de colère quand tout allait mal pour eux, ses larmes et sa peine, jamais elle n'en avait fait part au petit. Hors de question ! Il avait eu droit à un super papa, même si ce dernier avait été absent. Rares n'avaient pas été les fois où sa propre mère lui avait conseillé de dire toute la vérité à Mattéo, afin qu'il ne se fasse pas de film à son sujet. Mais la grand-mère se voulait sans doute plus rancunière que sa fille, blessée d'avoir vu cette dernière si mal en point après le départ du jeune papa. Abattue, elle avait paniqué et s'était terrée pendant un moment dans un épais nuage d'angoisses. Jusqu'à ce qu'elle finisse par relever la tête et se battre pour ce petit bout qui grandissait en elle. Ce petit bout qui désormais dévorait son plat de pâtes avec un sérieux appétit. D'ailleurs il se sentait un peu seul, et fut ravi d'entendre son père accepter une assiette.

    Savannah partit le servir, et revint avec une assiette et une carafe d'eau fraîche. Elle déposa le tout sur la table basse, face au jeune homme, et se réinstalla sur le canapé. Elle les observa, silencieuse, priant pour que la sauce soit au goût de Samuel, elle qui avait deux mains gauches pour la cuisine. Son dernier plat ? Il avait fini dans la poubelle, et une pizza l'avait remplacé. Avec le travail, ses horaires effrayantes, et ses soucis, elle avait perdu la main et au final réussissait une fois ce qu'elle espérait lorsqu'elle se mettait derrière les fourneaux. Cette fois-ci tout semblait convenir... Et Mattéo ne se plaignait pas. Il animait leur conversation, racontant ses exploits à l'école, et tout ce qui lui passait par la tête. Il était fier de partager tout ça avec son père, sous le regard attendri de sa mère, qui s'apprêtait d'ailleurs à débarrasser. Samuel la devançant, effleurant sa main, et lui adressant un léger sourire. S'il continuait ainsi, Savannah allait avoir bien du mal à ne pas se jeter sur ses lèvres pour reprendre leurs précédentes « explications » dans la cuisine.

    Elle le laissa filer, débarrassant leur deux assiettes, et reporta son attention sur son petit bout de chou, qui admirait avec cette même étincelle dans le regard les clichés apportés par Samuel. Son père était devenu en peu de temps son super héros. Il dépassait de loin Spiderman et sa bande de grands costauds, et cela même sans pouvoirs ni extraordinaires performances physiques. Il s'agissait de cette admiration enfantine que tout petit garçon peut ressentir à l'égard de son père... A tel point que ce soir Mattéo n'avait pas la moindre envie d'aller se coucher et donc de dire au revoir à son papa. Il râlait, mais ce n'était pas pour autant que Savannah cédait. Il était l'heure d'aller se coucher, car sa petite bouille allait avoir bien du mal à rester éveillée le lendemain. Et en tant que maman protectrice, elle entendait d'ici les réflexions de l'institutrice concernant la manière avec laquelle elle pouvait élever son fils. Une fois dans la chambre, elle changea le bambin et il se glissa sous ses draps, réclamant son père au passage. Savannah céda sa place à Samuel, appuyé depuis quelques instants contre l'encadrement de la porte, à les observer, souriant. Il vint déposer un baiser sur le front de son fils et quitta la chambre après lui avoir souhaiter de passer une bonne nuit, chargée de rêves.

    Les deux parents regagnèrent alors le salon, un peu gênés... Du moins Savannah sentait ce semblant de tension tant elle était palpable. Elle la détestait... Finalement, Samuel, d'une voix posée, jugea qu'il était temps pour lui de rentrer. La jolie blonde resta figée, quelques secondes à peine, silencieuse. Des instants bien courts, puisqu'elle se reprit bien vite.

    « Non ! » -s'empressa-t-elle de répliquer, spontanément, subitement, trahissant alors tout ce qu'elle se refusait à mi-mots. Il ne pouvait pas partir, pas maintenant, pas comme ça... Elle n'en avait pas la moindre envie. Mattéo les avait sans le savoir stoppé dans leur conversation, du moins ce qui y ressemblait, et Savannah ne pouvait pas rester ainsi. Elle allait s'en rendre malade s'il passait le seuil de la porte d'entrée maintenant.
    « Enfin... Ne pars pas... Je... » Elle se sentait terriblement idiote. Que devait-elle faire maintenant qu'elle l'avait stoppé ? Se jeter à son cou ? Pff ! Elle n'en serait que plus ridicule, non ? Doucement, elle s'avança et se posta juste devant lui. Son regard ancré dans le sien, il semblait lui dire tout ce qui ne parvenait pas à franchir la barrière de ses lèvres.
    « Reste... »
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