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 Don't you know ? (PV. Cath)

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MessageSujet: Don't you know ? (PV. Cath)   Jeu 14 Jan - 4:32

Don't you know that I love you ?

Only lies, lies, lies...


    Et dire qu'il y avait un peu plus de cinq mois de cela, Samuel s'était tenu dans cette même chambre d'hôtel avec Catherine, tous les deux empreints à une certaine tristesse, à une certaine passion pourtant. Cela s'était passé après l'annonce de son départ, ce qui avait malencontreusement été le même jour que celui où ils s'étaient mis ensemble tous les deux, où ils avaient communément cru en leur avenir à deux. C'était dans cette même chambre de leurs échanges avaient été les plus langoureux, les plus enflammés. Comme jamais auparavant, peut-être comme plus jamais à présent.

    La dernière fois que Samuel et Catherine s'étaient parlé remontait à un peu moins d'une semaine, alors qu'il était sur le point de quitter Hollywood pour rentrer à Rome. Leur échange téléphonique avait été brève, puis il lui avait envoyé un message-texte pour la prévenir qu'il était en ville, ce à quoi elle avait répondu par un appel qu'il avait ignoré, étant devant la porte de l'appartement de Savannah, s'apprêtant à faire une visite à cette dernière et à son fils, Matteo. À présent, il ne pouvait plus supporter l'idée de ne pas la voir et de ne pas enfin mettre les choses au clair. Il était bien vrai que leur séjour ensemble à Hollywood avait été des plus dérangeants. Agréable, mais pourtant insupportable à la fois. Catherine était venue le rejoindre pour deux semaines et demi deux mois avant la fin de son tournage, deux semaines qu'il avait divisées entre le temps passé au boulot et celui avec elle. D'ailleurs, Catherine connaissant mieux que personne d'autre ce milieu, elle avait pu venir en sa compagnie. Il fallait dire que son père étant le producteur du film en question, il n'y avait pas grand chose qu'il était impossible de faire lorsque cela plaisait à monsieur Jenkins et voilà, Catherine plaisait à monsieur Jenkins.

    FLASHBACK
    On était en train d'arranger les cheveux de Samuel pour la scène qu'il s'apprêtait à tourner. Monsieur Jenkins arriva tout près de son fils, le regard arrêté sur la compagne du jeune homme, non loin de là, occupée à rigoler avec un des caméraman qui lui montrait diverses options sur la caméra de studios en attendant que le tournage ne reprenne.
    « C'est une chouette fille. Une bonne actrice d'ailleurs. Elle n'a pas envie de reprendre le boulot ? Comme tu sors avec elle, il n'y aurait pas de mal à ce que vous restiez tous les deux ici. Je pourrais lui trouver de bons rôles, elle n'aurait pas de difficulté à percer. Toi non plus, Sam'.»
    Samuel jeta un coup d'oeil vers Cath qui, au même moment, éclata d'un grand rire avec le technicien. C'était quelque chose qui ne cessait jamais de le frapper ; combien elle était belle et rayonnante. Il regarda son père :
    « Non. Personne ne va rester ici après ce film, tu m'emmerdes, arrête avec ça. De toute façon, elle n'a plus envie d'être actrice. Ne t'aventure surtout pas à aller lui faire des propositions.»
    « C'est plutôt toi qui ne veut pas. Je vois, encore cette histoire, alors. »
    « De quoi tu parles ? »
    « Cette fille. Savannah. Et son rejeton. »
    Samuel regarda son père pendant un bref instant, puis roula les yeux.
    « C'est bizarre. Y'a de ces fois où j'ai l'impression que quelque chose te rentre enfin dans la tête et le moment d'après, je me rend compte que c'était qu'une illusion. »
    Samuel se leva, attirant le regard de Catherine et des autres, puis s'éloigna, laissant derrière lui son père - the big boss -, la coiffeuse sur les talons.
    Fin du flashback

    Cette fameuse chambre était donc leur lieu de rendez-vous, parce qu'étrangement, ils avaient tous les deux sembler un peu mal à l'aise à l'idée d'aller chez un ou chez l'autre. Leur relation était dans un espèce de creux étrange, sans que ce ne soit la catastrophe, il leur fallait un terrain neutre pour ces "retrouvailles". Du même coup, Samuel était en quelque sorte en train de se faire subir une désintoxication de la vie hollywoodienne. Son appartement, il l'évitait autant que possible et une chambre d'hôtel était un peu plus près de ce qu'il avait connu que son chez-lui. Catherine était sans doute sur le point d'arriver. Le jeune homme balayait la salle du regard. Honnêtement, il aimait cet endroit. Il s'allongea doucement sur le lit, plongé dans ses pensées et dans ses souvenirs.

    FLASHBACK
    Hollywood, suite luxueuse de Samuel durant toute la durée du tournage.
    Le jeune homme était couché sur le grand lit environ de cette même façon. Il tenait son téléphone portable dans sa main. Cath était assise sur le bord du lit, les yeux rougis. Ils venaient de se disputer, juste après un coup de fil que Samuel avait passé à Savannah dans l'espoir de parler à son fils.
    « Je croyais que c'était terminé avec elle. » Murmura-t-elle doucement. Si Samuel ne s'était pas trouvé dans un tel état d'abattement vu la conclusion qu'avait eue sa conversation avec Savannah, il aurait probablement tout fait pour réconforter Catherine et pour lui expliquer la réalité.
    « Tu n'as pas le droit de me reprocher de me faire du souci, bordel, Sam, on est séparé depuis des mois et ce que j'apprends, c'est que tu l'appelles encore tous les jours. Tu m'avais dit que c'était terminé ! »
    Samuel se redressa d'un bond, vaguement furieux.
    « Fini ? Oui, ce l'est. Mais c'est la mère de mon gamin, comment espères-tu que je ne garde pas contact avec elle ? Je peux savoir où est le mal, Cath ! Réfléchis un peu, ce que tu me demandes n'a aucun sens ! »[/color]
    Elle se retourna vivement vers lui, choquée.
    « Aucun sens ? Comment expliques-tu le fait que tu l'appelles tous les jours alors que moi, tu m'as dis que tu avais à peine le temps de me passer un coup de fil toutes les semaines. Me prends-tu pour une idiote ? J'en ai marre d'être là à désespérer parce que tu me manques ! Alors que toi... tu... »
    [b]« Mais tu me manques aussi ! »

    Toute la tension se figea d'un coup sec, puis se relâcha. Visiblement, Catherine ne s'était pas attendue à ce genre de réponse. Et ce fut comme un élan incontrôlable, bientôt, leurs lèvres vinrent se rejoindre et toute la distance qui avait blessé leurs liens venaient de disparaître. Ils ne faisaient plus qu'un.
    Fin du flashback

    La vérité était que Samuel se sentait confus, mais ne l'était pas tant à la fois. Il connaissait la nature de ses sentiments envers Catherine et il n'en doutait pas une seule seconde. Le problème était qu'il y avait une part de son passé qui refusait de s'en aller, qu'il refusait lui-même de laisser partir et qu'il savait que ce serait toujours ainsi que les choses allaient être. Et ça, Cath ne pouvait pas le comprendre. Du moins, elle pouvait essayer, mais les chances qu'elle y parvienne un jour restaient plutôt minces. Ce n'était pas de sa faute, mais c'était ainsi quand même.

    On cogna à la porte de la chambre d'hôtel. Samuel se redressa, puis se leva, pour finalement se diriger jusqu'à la porte qu'il ouvrit aussitôt. Devant lui, Cath. Elle était magnifique, comme toujours finalement. Malgré tout, il ne put s'empêcher d'avoir un simple petit sourire sur les lèvres. Un petit, mais un vrai. Le jeune homme se tassa afin de lui laisser la place pour entrer. Il y avait comme un silence, mais un silence rassurant entre eux. Il y avait une certaine paix dans la pièce, comme si le fait de se retrouver enfin pour de vrai était rassurant, réconfortant.
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MessageSujet: Re: Don't you know ? (PV. Cath)   Mar 19 Jan - 0:55

    C’est pas aussi bien que je l’avais espéré, désolée. Je me rattraperai ! Mais c’est un record établi ! Pratiquement quatre pages Word et plus de deux heures à écrire ! Razz Je ne pense pas rester à la première personne, parce que je trouve ça bizarre la différence des deux personnes dans un RP.

    Depuis que l’on m’avait annoncé que Samuel partait pour les Etats-Unis, je ne m’étais plus jamais sentie à ma place. Rien de ce que j’avais pu faire pendant son absence n’avait paru à la hauteur de mes espérances. Tout semblait aigri, tout semblait vieilli. Les choses pour lesquelles je portais un réel intérêt m’importait moins, mes loisirs semblaient plus m’ennuyer qu’autre chose, mes endroits préférés semblaient moins beaux et mes plats préférés moins bons. Les couleurs semblaient moins vives, les gens moins beaux et les programmes télé bien moins intéressants. Depuis son départ, ma vie avait été d’un ennui mortel, si bien que j’avais l’impression de ne plus avoir à faire dans cette ville. Comme si j’avais déjà tout vu. Comme si j’avais déjà tout vécu. Les études – qui n’étaient déjà pas ma principale occupation – devinrent une véritable corvée pour moi. J’étais coincée dans une vie qui n’était pas la mienne. Ou du moins, qui ne l’était plus. Où étais-je ? Qui étais-je ? Que faisais-je ? Plus rien n’avait aucun sens. Le monde semblait s’être retourné, et m’avait laissée là, spectatrice, à tout regarder s’effondrer, ou au contraire, à tout regarder se construire, pendant que j’étais là, seule. Un jour, quelqu’un m’avait dit « si tu ne décides pas de tes propres actions, alors tu auras l’impression que le monde tourne sans toi » et c’était seulement à ce moment que je réalisais l’ampleur des mots, et je ne pouvais qu’être on ne peut plus d’accord avec cette phrase. Car oui, à présent, j’avais l’impression que le monde ne m’avait pas attendue pour continuer à tourner, alors que j’étais restée comme figée, incapable d’avancer et de continuer le cours de ma vie comme il l’aurait normalement fallu.

    Seulement voilà, les choses s’apprêtaient à changer. Je le savais. Je le sentais. Samuel était de retour en ville. Mêmes si elles ne prendraient pas la tournure que j’aurais espérée, au moins, elles changeraient, et c’était déjà un bon point comparé à ce que j’avais vécu ces cinq derniers mois. Notre dernier appel téléphonique remontait à environ une semaine. Bien qu’il eut été bref, j’essayai d’imprégner chaque conversation dans ma tête afin de ne rien oublier – ce qui constituait plus un moyen pour tenir jusqu’au prochain appel plutôt qu’autre choses. Et Samuel m’avait prévenue de son retour par message-texte, qui s’était suivi d’un appel auquel il n’avait pas daigné répondre. Dans ce message était également indiqué le lieu de notre rendez-vous, parce qu’on ne savait pourquoi, il était plus aisé pour nous de nous retrouver dans un endroit autre que nos appartements respectifs, peut-être semblait-il pour ne pas trancher en faveur de l’un, ou de l’autre.

    J’avais passé toute la journée à me préparer – aussi bien mentalement que physiquement – à ce moment que j’attendais – et redoutais par la même occasion – tant. Je n’avais pas revu Samuel depuis mon départ d’Hollywood à la fin de mes congés, et nos derniers instants ensembles avaient été quelque peu houleux. Mais heureusement, ni l’un ni l’autre ne voulant se quitter sur un conflit, nous nous étions temporairement pardonnés par de chaleureuses retrouvailles. Mon séjour avec lui avaient frôlé le désastre. Bien sûr, nos moments passés ensemble avaient été formidables, malgré les disputes fréquentes, mais il avait eu malheureusement peu de temps à m’accorder, entre les tournages interminables et les soirées qui s’éternisaient et nos disputes incessantes, et nous n’avions finalement pas beaucoup passé de temps rien que tous les deux. Et il fallait bien avouer que lorsqu’il était sur le plateau, mes journées à l’hôtel ou dans les rues étaient d’un ennui incroyable. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir sur ce côté-là, car ayant moi-même été dans ce genre de situation, je ne pouvais que comprendre ce qu’il traversait. Le jour convenu de notre rendez-vous, la nuit m’avait semblée insoutenable tant elle m’avait paru longue. Et c’est comme ça que j’avais passé le reste de la journée, à tourner en rond, à regarder l’horloge fixement en pensant fermement que si je la défiais du regard, elle se décidera peut-être à aller plus vite.

    Le moment était enfin arrivé. J’étais si pressée d’arriver à l’endroit convenu, de pouvoir enfin le revoir, lui parler et le toucher, que l’attente en devenait presque impossible. Pourtant, je n’avais absolument aucune idée de comment nos « retrouvailles » allaient se passer, si elles seraient plutôt agréables, ou si encore une fois, elles se termineraient sur une dispute. Peut-être un peu des deux, comme lorsque j’avais revu Samuel pour la première fois depuis qu’il était revenu à Rome après qu’il m’ait quittée à Hollywood sans la moindre explication, voilà maintenant deux ans. Je ne savais pas non plus si je devais encore être en colère contre lui sur le fait qu’il avait téléphoné tous les jours à Savannah, l’autre femme de sa vie, alors qu’il avait prétendu n’avoir que peu de temps à m’accorder ! Ou si, au contraire, je devrais lui pardonner, tant il m’avait manqué, et tant son absence m’avait semblée cruelle. Tellement bouleversée par l’anxiété qui s’était emparée de moi, je ne me rendis pas compte que j’étais devant la porte de la chambre d’hôtel n°309. Mes pensées se stoppèrent, plus par automatisme qu’autre chose, et je me retrouvais soudainement vide, légère, ne pensant à rien. J’inspirai un bon coup, puis cognais quelques coups à la porte.

    Cette même porte s’ouvrit quelques instants plus tard, laissant deviner dans l’entrebâillement qui s’agrandissait au fil des secondes une silhouette que je connaissais particulièrement bien. Un sourire apparut presque immédiatement sur mon visage. Un sourire qui se voulait franc, sincère, rassuré. Puis j’entrai dans la pièce, sans un mot, alimentant ainsi le silence qui s’installait. Un rapide coup d’œil aux alentours, et tout me revint en mémoire.

    Flashback.
    Cinq mois auparavant, Samuel venait d’annoncer à Catherine qu’il partait pour les Etats-Unis, et c’est dans cette même chambre qu’ils s’étaient retrouvés. Tous deux étaient allongés sur le lit, discutant de tout et de rien – mais surtout pas de ce nouveau sujet qui se voulait gênant. Mais ni l’un ni l’autre ne pouvait s’empêcher d’en parler. C’était comme un besoin vital, un besoin de s’expliquer, de tout organiser et tout planifier, pour que cette énorme distance ne parvienne tout de même pas à les séparer.

    - Sam’, tu es sûr de devoir partir à la fin de la semaine ?
    - Je n’ai pas le choix, le tournage commencera au début de la semaine prochaine.
    - Et ils ont absolument besoin de toi dès la première scène qu’ils vont tourner ?
    - Ce n’est pas comme ça que ça marche Cath’, tu le sais bien pourtant.
    - Oui je sais, mais, c’est juste que… j’aimerai que tu restes avec moi un peu plus longtemps, c’est tout. On vient juste de se retrouver qu’il faut déjà que tu repartes loin de moi ? Moi je dis qu’il y a quelque chose d’injuste là-dedans !
    - Je suis désolé, je sais que j’aurai dû prendre mon temps pour réfléchir, mais c’est vraiment une grosse opportunité, tu entends ? Ce film pourrait bien propulser ma carrière tout en haut. Mais si je pouvais trouver un moyen pour que tu restes avec moi, je le ferai sans hésiter un instant, tu sais…

    Et c’est là-dessus qu’ils s’embrassèrent, d’abord tendrement, puis avec toute la ferveur dont ils étaient capables, chacun n’étant plus adepte à continuer le débat plus longtemps…
    Fin du flashback


    Chacune de ces minutes passées dans cette chambre me revint en mémoire comme une claque – plutôt agréable, il fallait l’avouer – qui me frappait en plein visage. Je me retournai subitement alors que Samuel refermait la porte, et n’attendis pas une seconde de plus pour lui sauter au cou, le sentant vaciller sous mon poids mais certainement par la surprise également.

      « Tu m’as tellement manqué, Sam’ ! »
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MessageSujet: Re: Don't you know ? (PV. Cath)   Lun 15 Fév - 6:16

[Milles excuses pour le retard, je suis impardonnable.]

    Catherine me sauta au coup, je n'eus qu'à peine le temps de réagir. Je sentais mon coeur battre plus rapidement que de coutume, je n'avais pas cru que ces retrouvailles me feraient cet effet-là. Enfin si, je m'en étais douté parce qu'elle m'avait terriblement manquée bien sûr, mais c'est toujours impossible d'imaginer le "à quel point". C'est une bien drôle de chose, je trouve, parce que les gens qui nous manquent, avec le temps, finissent toujours par nous manquer d'une façon un peu moins insupportable ou du moins, on range ce sentiment bien profondément pour ne le laisser ressortir qu'au moment des retrouvailles justement. C'est précisément comme ça que je me sentais. Mon sentiment de manque avait été plus intellectuel que passionnel ces derniers temps et maintenant que je la retrouvais, je sentais monter en moi une vague de passion, d'inspiration, de sensations surtout. Impossible de faire autrement, tout simplement impossible. Je ne comprenais pas ce qui m'avait tant fait tarder à l'appeler, je m'en voulais même. La joie était à un sommet tel que je songeais que j'avais tant eu besoin d'elle sans même m'en rendre véritablement compte. Je peux parfois être le dernier des imbéciles, j'en ai la preuve.

    « À moi aussi. » Dis-je doucement, mais j'ai la sensation dérangeante que les mots ne peuvent pas suffirent à le dire, à exprimer combien oui, elle m'a manqué. Je suis un homme, je sais que je suis parfois maladroit et que je l'ai été dans cette situation là en tout cas. J'ai envie d'elle. Pas au sens que vous imaginez, enfin si un peu, j'ai soif de cette proximité, mais ce n'est pas du tout ça. J'ai envie de toute sa personne, tout d'elle me manque. Son sourire, sa façon de plaisanter et même de bouder, nos longues conversations, sa main dans la mienne, ses baisers, ... Elle est décidément encore plus magnifique à chaque instant.

    « Comment tu vas ? » C'est une question stupide. Non pas au sens où la réponse qui suit est sans intérêt, au contraire, mais seulement parce que je sais que ce n'est qu'une formalité et qu'elle ne me dira sans doute pas que ça ne va pas bien, même si ce serait le cas par exemple. Je n'aime pas ces blocages, mais je sais que nous avons un million de choses à nous dire et que la chose la plus difficile sera de commencer. Par où commencer, justement ? J'ai envie de lui raconter les moindres de détails de ce que j'ai vécu à Hollywood pendant son absence, j'ai envie de lui parler du film et du succès monstre que ça a eu, des contrats qu'on m'a proposés et que j'ai décliné pour le moment, parce que je voulais vraiment revenir à Rome. J'ai envie de lui parler de mon père et de sa grande gueule, du fait qu'il est revenu à Rome en même temps que moi et qu'il cherche sans doute un moyen de me convaincre de repartir, qu'il essaiera peut-être de l'embarquer dans cette histoire... J'ai envie de lui parler de Savannah et de Matteo. C'est un peu comme si je voulais lui ouvrir mon coeur et mon esprit, lui faire tout savoir de moi, de ce qui me préoccupait. Je savais pourtant que c'était impossible et que ça ne fonctionnait pas comme ça. Il me fallait me montrer raisonnable.

    Je m'assis sur le lit et je tiens sa main, elle me rejoint donc. Je m'approche un peu plus d'elle et je pose un baiser sur sa joue. Ce n'est pas de la timidité, c'est comme un bonjour formulé sans le moindre mot. Elle se tourne vers moi et je lui vole doucement un baiser, glissant ma main dans ses cheveux. Puis, le front accoté contre le sien, j'ajoute : « Viens vivre avec moi. » C'est spontané, peut-être même précipité, mais je ne veux plus m'éloigner d'elle. Je ne veux surtout pas ruiner ce qui peut encore marcher dans le meilleur des mondes, c'est tout ce qui compte dans le moment.

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MessageSujet: Re: Don't you know ? (PV. Cath)   Dim 21 Fév - 23:10

Naan je t'assures, c'est rien, t'en fais pas. (;

    Soudain, c’était comme si toute la pression s’était envolée. Comme si plus rien n’avait d’importance. Un flot de joie montait en moi depuis mon estomac et s’emparait de tout mon être, tout comme une étrange sensation de soulagement, comme si le retour de Samuel à Rome était la promesse que désormais, tout irait bien. Je ne parvenais pas à identifier toutes les émotions que j’éprouvais, mais à présent, j’avais du mal à tenir en place. J’avais l’impression d’être une enfant, à sautiller sur place un peu bêtement, trépignant d’impatience. Oui, je n’en pouvais plus d’attendre. Il m’avait tellement manqué ! J’avais envie de rattraper le temps perdu, de rattraper la moindre petite seconde où j’avais été forcée de m’éloigner de lui. J’avais envie qu’il me serre dans ses bras, de le savoir près de moi, de l’embrasser. Mais d’un autre côté, je voulais également tout savoir sur son voyage. Les seules fois où nous nous étions vus, nous n’avions pas passé ces rares moments de retrouvailles à nous raconter ce que nous avions pu vivre l’un de l’autre. Mon cœur s’était subitement emballé, et j’avais ce sourire qu’il m’était impossible d’effacer.

    A présent toujours restée timidement dans l’entrée, je me laissais emporter sur le bout du lit, tout en commençant à enlever les accoutrements dans lesquels je m’étais emmitouflée. La tiédeur de la pièce faisait contraste avec la froideur de ma peau ainsi que celle de la ville toute entière prise d’assaut par l’hiver – et de ce fait, je sentais mes joues rosir quelque peu au contact de ce chaud et froid, bien que je pensais que ce n’était pas seulement dû à ce fait. « Eh bien… Ca va. » dis-je tout en prenant ses mains, avant de reprendre, dans un sourire : « On ne peut mieux maintenant. » Je baissais doucement la tête, n’ayant pas réellement l’envie de m’étendre sur le sujet. Mes angoisses étaient surtout penchées sur le fait de nos retrouvailles, sur nos disputes d’antan et sur le fait de ne pas savoir comment nous allions nous débrouiller à présent, puisqu’à part ça, ma vie semblait des plus monotones. Je recentrais de nouveau mon attention sur lui, l’air impatiente. « Et toi alors ? Je veux tout savoir ! Il paraît que le film a été un succès ? J’ai hâte qu’il sorte en Italie pour le voir une fois terminé ! » J’avais l’impression d’être aussi hâtive que si c’était moi qui avait fait le voyage et tourné un film. Il était vrai que j’avais assisté à quelques journées de tournage, mais j’étais catégorique sur le sujet : rien n’avait plus d’importance que de voir le résultat obtenu. Jouer à l’aide décors, dans un endroit entouré de projecteurs et caméras, c’était une expérience peu commune qui se devait d’être vécue, mais voir le résultat du travail et des efforts fournis à l’écran, là où la magie de la comédie opérait, rien ne semblait plus merveilleux. Et bien que j’avais une opinion arrêtée sur le sujet, jamais je n’avais eu l’envie de visionner les films dans lesquels j’avais pu jouer, d’une part parce que je me trouvais plutôt horrible à l’écran, mais aussi car je pensais que seules les personnes narcissiques et imbues d’elles-mêmes pouvaient regarder leurs productions une fois terminées par simple et pur plaisir.

    Mes mains dans les siennes, front contre front. Un baiser volé. Des regards malicieux. « Quoi ? », m’écriais-je presque, reculant soudainement, les yeux écarquillés. Bon d’accord, j’avais peut-être eu une réaction légèrement exagérée, mais ce n’était rien comparé à la surprise que je ressentais en l’instant même. Inconsciemment, j’avais senti instantanément mon cœur battre plus fort, si fort que j’avais l’impression qu’il allait exploser tant il tambourinait à l’intérieur de ma poitrine. J’avais peur d’avoir mal entendu. Peur que, finalement, ce ne soit qu’une blague de mauvais goût, bien que je jugeais Samuel incapable d’une telle chose. Je revins à ma position initiale, les mains soudainement moites. « Je… Tu… Enfin… C’est sérieux ? », demandais-je alors dans un souffle, baissant le regard, dénuée de toute confiance en moi. « Enfin je veux dire… Tu es sûr de toi ? » repris-je enfin, après quelques secondes de silence quelque peu gênant, alors que je me perdais à nouveau dans ses yeux.
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MessageSujet: Re: Don't you know ? (PV. Cath)   Mar 27 Avr - 6:14

    « Du calme, du calme ! » Dit-il en rigolant. Toute l'énergie dont débordait Catherine lui faisait chaud au coeur, l'aidait à se sentir moins fatigué. C'était comme s'il avait but une demi-tonne de café, quelque chose s'éveillait en lui après tout ce temps de repos... Même s'il s'agit probablement d'un très mauvais choix de mot. « Je t'emmènerai le voir, c'est évident. Pour le reste, je préfère que tu juges par toi même quand tu le verras. » Ajouta-t-il en haussant les épaules. Pour ça en tout cas, il n'avait pas la tête enflée ou rien de tout cela. De toute manière, si le film auquel il avait participer avait été un succès, c'était surtout grâce au réalisateur extrêmement doué avec lequel il avait eu la chance de travailler. La frénésie du plateau de tournage lui manquait déjà un peu, c'était quelque chose de si difficile à oublier. « Ça ne te manque pas ? » Demanda-t-il à son oreille, suite à quoi il dévia quelques baisers dans le cou de la jeune fille.

    Samuel sourit doucement. Mais qu'est-ce qui lui avait pris de lui demander une telle chose comme ça, sur un coup de tête ? Il avait toujours eu le don de faire les choses un peu trop spontanément. Ça avait du bon et du moins bon, considérant qu'avoir du cran était une chose carrément nécessaire dans le milieu où il œuvrait. N'empêche, ça avait souvent des failles dans un domaine privé.

    « Peut-on être sur de quoi que ce soit ? » Dit-il doucement tout en caressant ses cheveux tendrement. Les regards qu'ils échangeaient étaient confus, confus de part et d'autre de cet échange. On pouvait lire dans les yeux de la jeune fille qu'elle cherchait à comprendre d'où lui venait une soudaine "inspiration", si c'était vrai et si ça pourrait marcher. De son côté, Samuel se demandait si cela n'était pas aller trop vite. Peut-être pas dans le sens de leur relation, il croyait vraiment qu'ils étaient rendus à quelque part par là, mais... Savannah existait toujours. Savannah était toujours là, dans son monde, dans sa vie, dans son coeur. Rien n'était simple, en tout plus maintenant. Tout compte fait, rien ne l'avait jamais été.

    Il demeura silencieux. Sans doute aurait-il fallu qu'il trouve les bons mots et qu'il la rassure, mais lui-même se questionnait beaucoup à propos de tout. Non, il avait été sincère en lui proposant cela. Il ne s'agissait pas d'une plaisanterie de mauvais goût, rien. Il avait seulement peur, mais la peur chez Samuel Jenkins ne se manifestait certainement pas de la même façon.

    « Je n'ai pas confiance en grand chose, l'avenir me semble incertain, tu sais ? Mais j'ai confiance en toi et en nous. » Il lui sourit doucement.
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