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 THEO&NASTASIA ♦ my love's a revoler. my sex is a killer. do you wanna die happy ?

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MessageSujet: THEO&NASTASIA ♦ my love's a revoler. my sex is a killer. do you wanna die happy ?   Dim 8 Aoû - 15:25


« MALHEUR A CELUI QUI, AU MILIEU DE LA JEUNESSE,
S'ABANDONNE A UN AMOUR SANS ESPOIR.
»

2008, ROME, HOTEL HILTON, 22H00

« La vie d’une danseuse étoile n’est pas aussi colorée que l’imagine la plus part des gens vous savez. Et même si ma vie me convient telle quelle est, il ne faut jamais penser que tout est facile, un tel niveau d’excellence, de perfection s’obtient après des années et des années d’entrainement. Rien n’est jamais facile dans ce milieu. Rien ne s’obtient sans sacrifice, il faut travailler, travailler encore. »

Avouais-je un jour à une journaliste après une représentation du Lac des cygnes. Je crois que dans toute ma carrière ce fut la seule fois où je me laissais allée à une réflexion sur les sacrifices que me demandais ma vie. Je devais avoir à peine dix sept ans à l’époque et pourtant déjà j’étais à bout de souffle. Ce n’était déjà plus pareil. A vingt ans la situation ne s’était pas arrangée pour moi. Je travaillais, encore et encore, pour ne pas être rattrapée par plus jeunes, par plus en formes, par des filles qui n’avaient pas encore épuisées leur capitale santé, qui n’avait pas encore besoin de vomir pour rentrer dans leurs costumes. La vie était dure. Et elle n’avait été allé qu’en durcissant au fur et à mesure des années. Je ne connaissais plus le repos, je ne savais plus ce qu’était le bonheur. Tout n’était plus qu’acharnement et dégoût. Comment en étais-je venue à être cette femme ? Cette jeune femme de vingt ans promise a un homme qu’elle n’était pas sur d’aimer, dansant mécaniquement sans aucune âme. Comment étais-je devenue cette femme ? J’avais suivie ma bonne étoile et j’avais atterris ici. Il n’y avait pas d’explication à tout cela. Aucun chemin à suivre qui m’aurait permis de rebrousser chemin. La jeune fille rêveuse et unique d’autrefois avait disparue, ne restait plus que cette femme froide et dégoûtée d’elle-même. Cette créature que je croisais dans le miroir à chaque battement de jambe, a chaque pas de deux, cette femme que je ne reconnaissais pas, cet être éteint. Je ne me reconnaissais plus. Qui étais-je vraiment ? M’en rappelais-je encore ? Je ne m’étais pas sentie vivante depuis plus de six ans. Je n’étais qu’une coquille vide, un pantin dont ma mère tirait les ficelles à chaque instant. Autrefois la danse avait été la porte de mon salut, la danse avait été ma porte d’entrée dans la vie de ma mère, à présent elle était la cage dorée qui me maintenait prisonnière et m’étouffais un peu plus chaque jours. Je n’étais plus moi-même. Je m’étais perdue, sans aucune chance de retour. Je pensais à cela alors qu’il se tenait devant moi, agenouillé, dans sa main un écrin de satin. Je savais ce que l’on attendait de moi. Je savais ce que j’aurais du dire. Je savais ce que je devais dire. Je le savais. Pourtant, les mots ne franchissaient pas mes lèvres. Je sentais quelque chose remuer en moi, quelque chose que je n’avais pas ressentie depuis des années. J’avais vingt ans, j’étais jeune et déjà terriblement blessée par la vie, par mon propre comportement. Je m’étais enterré sous les convenances, j’avais étouffée tout ce qui se rebellait en moi pour devenir celle que ma mère avait envie de voir. Je m’étais tuée. J’avais commis mon propre meurtre pour avoir le droit à l’amour d’une mère. Et je savais ce que je devais faire pour que ma vie continue à graviter près de la sienne. Dire oui. Simplement oui. Mais, je me taisais, sentant le regard de tout les convives peser sur moi, mon cœur se rebellait dans ma cage thoracique, mon souffle s’était accéléré, ma respiration s’était fait heurtée. Quelque chose griffait lentement mes intestins se rebellant en moi, déchiquetant méticuleusement mon être de l’intérieur, m’avertissant de son refus de se plier à cette nouvelle exigence. Un oiseau en cage battant douloureusement de ses ailles contre les barreaux, cherchant à s’envoler. Je savais quelles conséquences auraient les deux choix qui s’offraient à moi. J’avais une chance de m’en sortir, de me reconstruire. Les yeux plongés dans les deux perles océans qui me fixaient, pleines de douceur et d’amour, je sentis ma bouche s’ouvrir, ma main droite se tendre, et je m’entendis très clairement articulée

« Oui. »

Les applaudissements, et les félicitations et ses yeux qui ne quittent pas les miens lorsqu’il sort l’anneau sertit d’un solitaire de son écrin, la sensation de l’or sur mon doigt, le poids énorme qui se dépose sur mes épaules, reflet surmultiplié du poids étrangement dérangeant de la bague sur mon annulaire. Il sourit, heureux. Et le monstre dans mon estomac se déchaine, tentant de creuser un trou dans ma peau pour s’échapper. Je lui souris. Parce que c’est ce qu’on attend de moi. Parce que je suis incapable de me libérer. J’en ai conscience. Je suis incapable de quitter ma prison sans une aide extérieure. Je le sais. Et je me sens plus minable encore. Je suis incapable de le quitter, je suis incapable de briser ma carrière, seule, je ne suis rien. J’ai besoin d’eux. De leur présence, sans eux je ne suis rien, mais avec eux je ne suis rien de bien plus. Je suis là. Vide. Je ne suis pas moi. Mais, cela leur suffit. Moi ? Ca ne me suffit pas. Mais qui prête attention à ce que je désire ? Personne. Lui ? Non, pas même lui, il est trop aveuglé par son propre bonheur, par le reflet parfais que je lui renvois. Il ne voit rien de ma détresse si je ne la laisse pas exploser sous ses prunelles, pourtant il m’aime. Il ne voit que la marée haute, il ne me voit jamais à marée basse, et s’il le voit il ne s’en formalise pas. Les nuits passées dans la salle de bain à vomir, les nombreuses nuits à faire l’amour dans le noir sans lumière pour que je n’aie pas à supporter la vision de ce corps qui me dégoûte. Il croit que son amour arrivera à me guérir mais, il se trompe. Personne ne peut me réparer, je ne suis pas une voiture que l’on peu récupérer neuve après un passage au garage. Je suis cassée. Quelque chose en moi ne va pas. Je suis seule entourée de milliers de gens. Seule. Rien ne trouve grâce à mes yeux. Rien ne me remplit de joie. La vie a perdue ses couleurs. Alors, autant faire leur bonheur, autant faire ce que l’on attend de moi. Moi la jolie blonde aux yeux clairs, la danseuse gracieuse et talentueuse, la ballerine aux traits de poupée de porcelaine. Faire la pluie et le beau temps. Mentir. Vivre. Ou survivre.

2010, ROME, QUARTIER CHIC, 6H00

« Grosse vache. »

Ainsi commençait ma journée. Par une insulte lancée au miroir avant de plaquer un sourire façon publicité pour le dentifrice sur mes lèvres. Etre souriante et avoir l’air bien portante en camouflant l’hideux corps qui est le mien sous des tee-shirts amples et de haute de couture. Encore un jour se lèvre sur la planète Nastasia, un nouveau jour durant lequel je perfectionnerais l’art du faux semblant, du mensonge, de la dissimulation, faire semblant est devenu un art. Il dort encore lorsque je me penche au dessus de lui pour déposer un tendre baiser sur ses lèvres. Et comme toujours il me retient, posant sa main sur ma nuque. Il a ce don pour se sortir du réveil instantanément lorsque je l’embrasse, et pour me retenir. Parfois il m’arrive de me dire qu’il pourrait arriver a me guérir et puis se je sens sa main caresser sa peau et cela me dégoûte, comment peut-il caresser ce tas que je suis devenu, ne sent-il pas la graisse de la boite de churros que je me suis envoyée la veille parce que la répétition m’avait contrariée ? Comment peut-il m’aimer ? Moi ? Je ne le mérite pas.

« Je vais être en retard. » Le repoussais-je d’une phrase en me dégageant en douceur. « Dors, il est encore tôt mon amour. » Mon amour, mensonge supplémentaire, pour aimer il faut déjà s’aimer soit même. L’aimer pour de vraie n’est pas possible, je le sais. Pas tant que je me détesterais.
« Tu as repensés a la conversation que nous avons eut la semaine dernière ? » Me demande t-il alors que j’enfile une paire de Miu-Miu pour parfaire ma tenue de fashionata. Oui, j’y ai repensée. J’ai aussi pensée à la réaction de ma mère. Aux conséquences qu’aurait ce choix. Et curieusement j’ai pensée à Théo. Et c’est en pensant à sa propre réaction que j’ai pris la mienne.
« Oui. » Je me tourne vers lui souris. « Je ne suis pas encore prête à être maman. »
« D’accord. » Répond t-il en se laissant retomber dans les oreillers. Il n’est pas contrarié, ne cherche pas a discuter. Je ne le mérite pas. Je ne suis pas assez bien pour lui. Je ne suis pas assez bien pour qui que se soit. Je pense à un autre alors qu’il s’agit de décider si je désire un enfant de l’homme que je m’apprête à épouser. Je me dégoute. Plus encore que lorsque je me regarde dans le miroir.

2010, ROME, OPERA NATIONAL, 15H00

Je m’effondre. Littéralement. Sur le parquet ciré de la scène. Tout le monde s’alarme, et s’agite autour de moi. Huit heures de répétition et tout le monde s’étonne que je m’effondre comme une poupée à laquelle on aurait brisée les jambes. L’hypocrisie de ce milieu m’étonne parfois même après toutes ses années. Ma mère affirme que ce n’est rien, qu’il me faut juste une pose alors que chaque muscle de mon corps me donne envie de hurler tellement ils sont tétanisés. Ce n’est rien. Il me faut juste une petite pose. Les crises sont de plus en plus fréquentes. Epuisement, fatigue chronique, alimentation bien trop irrégulière. Je sais tout cela. Pourtant je me redresse sans la moindre aide, et je fais face une fois de plus. La porte refermée je m’effondre une fois de plus. Incapable de maintenir une minute de plus le masque. Mon corps me fait mal. Et j’ai faim. Mon dieu j’ai faim. Comme je n’ai jamais eut faim de toute ma vie. Je n’ai bu qu’un peu d’eau depuis hier soir. Un goût salé sur mes lèvres me fait prendre conscience que je pleure silencieusement. Je pense avec un certain retard que mon maquillage ne survivra pas à une crise de larmes intempestive. Mais je m’en fiche. Je m’effondre. Quelques secondes. Avant de me ressaisir, j’efface les traces de mon craquage lorsque la porte s’ouvre.

« Je suis sur scène dans cinq minutes. »
Informais-je l’assistant surement venu me chercher.
« Ça m’étonnerais. Je vous déclare officiellement en congé Mademoiselle Zaccagnino. » Je sursaute et me retourne. Et je souris. C’est plus fort que moi. « Je t’enlève. » M’informe t-il. « C’est finit pour aujourd’hui. Maintenant c’est l’heure de la récréation pour les grands enfants. » Il me tend la main et son sourire me fait fondre. Théodoric Francesci, mes amis.
« D’accord. » M’entendis-je répondre alors qu’il me jette son blouson de cuir sur les épaules. J’ai l’air tout droit sortie d’un clip avec mon justaucorps chaire et mon tutu en tulle et ma veste de cuir, j’enfile des boots par-dessus mes collants. Et il me sourit. « Où est ce qu’on va ? »

2010, ROME, QUELQUE PART, 15H10

A dos de Vespa, le vent dans mes cheveux, mes Rayban visée sur le visage, je ris aux éclats. Libre.

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