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 "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn

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MessageSujet: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Ven 27 Aoû - 14:59

    «  Chérie, tu veux bien accélérer un peu le mouvement, je veux pas être pris dans les bouchons du week-end à la sortie de Rome ! »

    Nathanael donna ses dernières recommandations à la nounou qui devait garder Sasha et Alessio pour le week-end en attendant que Karyn ai terminé de se préparer. Il prit un jumeau dans chaque bras et les embrassa l'un après l'autre sur le front en leur demanda d'être sage et de ne pas faire de bêtise pendant leur absence. Les garçons ne pouvaient pas encore comprendre ce qu'on leur disait, il n'était plus des nourrissons et avaient grandit mais ils ne savaient encore ni marcher, ni parler. C'était de jeunes bambins encore quadrupèdes, très actifs et curieux derrière lesquels Nate et Karyn ne cessaient de courir tout en les empêchant de mettre tout ce qu'ils trouvaient dans leur bouche. Karyn le rejoignit deux minutes plus tard, elle déposa son sac de week-end dans lequel il y avait des fringues pour tenir une bonne semaine et embrassa à son tour les jumeaux, répétant ce que leur père leur avait dit deux minutes plus tôt. Ils n'aimaient pas vraiment laisser leurs enfants à une nounou, d'habitude il sortaient simplement une soirée et appelaient des amis en qui ils avaient confiance pour garder les enfants mais ils ne pouvaient pas réquisitionner leurs amis tout un week end à s'occuper des jumeaux pour partir seuls en amoureux.
    Il faut dire que depuis qu'ils avaient acheté la maison, ils n'étaient pas retournés au lac Bracciano. Ils avaient des travaux à faire dans la maison : faire deux chambres séparés pour les enfants quant ils seront plus grand (autant le faire tout de suite), réaménager la salle de bain et la cuisine. Karyn se faisait aider par des artisans, son travail lui permettant de travailler à la maison elle pouvait également superviser les travaux. Nate prenait la relève le week end mais avec les heures qu'il faisait à l'hôpital, il était souvent épuisé.

    Il avait donc proposé à Karyn de faire une pause le temps d'un week-end et de partir en amoureux dans la résidence secondaire de ses parents sur le lac Bracciano, comme ils le faisaient souvent. Karyn avait saisit cette occasion de changer d'air et de partager enfin du temps avec son compagnon. Avant que Savannah ne tombe dans le coma, très peu après la naissance des jumeaux, la jeune femme avait donné à Nate l'adresse d'une nounou très compétente qui l'avait bien dépanné en gardant Mattéo pendant ses absences. Nathanael prit son sac, dit au revoir à la nounou tandis que Karyn lui demandait d'appeler en cas de problème. Le couple quitta la maison et prit la route en direction du lac Bracciano.

    On était vendredi soir, Nate avait trimé comme un dingue toute la semaine, enchaînant les permanences pour pouvoir avoir un week-end complet du vendredi soir au lundi matin. Le trajet dura une heure au lieu de trente minutes, la faute aux départs du week-end qui encombraient les routes. Ils arrivèrent en début de soirée, Nate monta les affaires du week-end dans leur chambre et redescendit allumer un feu de cheminée tandis que sa compagne se mettait au fourneaux pour leur préparer le dîner.
    La maison n'était pas toute neuve, c'était un vieux chalet en bois. Jusqu'à ce qu'il quitte la maison familiale à ses 17 ans, Nate y venait chaque été avec ses parents, son frère et sa soeur. Il n'y avait pas de chauffage central, juste une cheminée pour se réchauffer pendant les froides soirées d'hiver. En été, elle servait plus comme décoration et source de lumière naturelle que comme chauffage au sens propre. La maison n'était pas très grande et contrastait fortement avec la maison moderne des Lorisse à Rome, c'était pour eux le moyen de s'évader et de se dépayser sans vraiment quitter les alentours de Rome. Le rez-de-chaussée comprenait une cuisine qui donnait directement sur un petit salon rustique mais confortable avec une table ronde en bois et cinq chaises assorties, un canapé en tissus blanc placé face à la cheminée illuminait la pièce. Dans un coin se trouvait une grande bibliothèque bourrée de livre pour tenir un mois sans internet et sans télévision. A l'étage on trouvait trois chambres, l'une servait autrefois aux parents de Nate, les deux frères se partageaient une chambre et Alessia en avait une pour elle toute seule. La salle de bain était toute petite, comprenant les toilettes et l'eau chaude mettait du temps à arriver, mais elle était tout ce qu'il y a de plus propre et coquet.
    Nate resta un instant à contempler le feu crépiter dans l'âtre puis il se dirigea vers la cuisine dans laquelle Karyn était toujours occupée à leur préparer le dîner. Il arriva dans son dos et enlaça tendrement sa taille, lui déposant au passage un baiser dans le cou.

    « Enfin seuls. j'adore être en famille avec les jumeaux mais je t'avoues que j'avais besoin qu'on se retrouve rien que tout les deux un moment, sans être forcés de courir après les garçons. Nos têtes à têtes se font rares et ça me manque. »

    La jeune femme se retourna, son sourire était radieux, visiblement elle aussi avait besoin d'une pause et d'un week-end en amoureux. Il l'embrassa tendrement, sa main remontant jusqu'à caresser la base de la nuque de la jeune femme. Il la contempla quelques secondes en souriant. Le week-end s'annonçait bien, très bien même, et il y avait de la surprise dans l'air...


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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Ven 27 Aoû - 20:10

C'était tellement difficile de se dépêcher, même si elle comprenait parfaitement pourquoi Nate le lui demandait. Après tout, elle devait s'assurer qu'il ne manquait rien dans ses bagages, et que rien ne manquerait non plus et surtout ici, chez eux, alors qu'ils allaient laisser leurs deux petites merveilles aux soins d'une nourrice agréé. Bien sûr, c'était une professionnelle, et elle savait exactement quoi faire en cas de soucis, et puis, ce n'était pas faute d'avoir pris encore et encore leurs numéros de portable à tous deux, qu'elle avait eu la gentillesse d'accepter les 36 fois que Karyn avait jugé nécessaire de lui donner. La jeune femme stressait, angoissait, tout ce que vous vouliez, mais après tout, peut être y avait-il de quoi, ou pas. C'était simplement dur et compliqué pour elle de laisser Alessio et Sasha durant tout un week end aux soins d'une femme qui, certes, était très compétente et avait été recommandée à Nate par Savannah du temps où la malheureuse jeune femme n'était pas encore plongée dans le coma, mais une jeune femme que Karyn ne connaissait pas plus que cela. Cependant, elle avait hâte d'arriver au lac, parce qu'elle allait sûrement y passer un merveilleux week end en compagnie de l'homme qu'elle aimait, père de ses enfants. Cela faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient pas accordés de temps à eux, surtout parce que des jumeaux, ça occupe bien plus qu'un seul nourrisson. De plus, cela faisait encore plus longtemps qu'ils ne s'étaient pas accordés de temps à eux deux réunis. Il y avait toujours quelque chose qui les prenait, une visite de chantier, une réunion à la rédaction, 48 heures de garde, enfin, bref, tous leurs petits soucis quotidiens quoi. Ils avaient dû s'y prendre à l'avance pour s'organiser ce petit week end, du moins, la jeune femme avait bien volontiers laissé Nate se charger de la planification et du choix de la date. Elle, elle avait juste fait en sorte de remplir les placards de lait en poudre pour bébés, d'acheter assez de bouteilles d'eau pour abreuver tout le quartier ou presque, sans oublier l'armée de biberons qu'elle avait soigneusement alignés dans un autre placard de la cuisine. Elle avait également bouclé tous les articles qu'elle avait à boucler, presque à temps, car la nuit dernière, elle s'était relevée vers 3 heures pour apporter les dernières modifications. Elle avait aussi observé pendant longtemps leurs deux petits bouts endormis et si beaux à la lumière de la lune transparaissant à travers les rideaux.

« Et surtout, n'hésitez pas à appeler, au moindre souci, et ce même si vous n'êtes pas bien sûre qu'il s'agisse d'un problème ! Vous avez nos numéros ? »

La nourrice la poussa presque hors de la maison, histoire qu'elle suive Nate qui, de toute façon, ne s'en irait sûrement pas sans elle, avant d'ajouter que, oui, elle avait leurs numéros et saurait lire les post it collés un peu partout si soudainement elle les perdait. Le trajet pris plus longtemps qu'à la normale, la faute aux bouchons, et elle en profita pour fermer les yeux, après avoir enfilé des lunettes de soleil. Elle n'eut pas le temps de s'endormir cependant, ou alors, elle refusait juste d'admettre qu'elle avait piqué un somme, quoi qu'il en était, le couple arriva devant le chalet appartenant à la famille Lorisse. Elle aimait beaucoup venir ici, parce qu'on se croyait dans un tout autre monde alors qu'en réalité, Rome et sa vie de fou n'étaient pas si loin. Et puis, ici, c'était une part du passé de son homme, et elle aimait tellement l'imaginer courir partout, avec son frère et sa soeur. Elle sentait le lieu respirer de vie et de bonheur, et c'était un plaisir pour elle, qu'elle ne dissimulait jamais, que d'assister à ce retour aux sources pour Nate. Alors qu'il se chargeait de monter les bagages dans leur chambre, elle entreprit d'ouvrir les volets, pour faire entrer la lumière commençant déjà à décliner. Puis elle se mit à cuisiner, sortant de la glacière qu'elle avait amené les produits frais qu'elle comptait bien utiliser durant leur petit séjour. Tiens, il faudrait que Nate rebranche le frigo', la dernière fois qu'elle l'avait fait elle même, elle avait trouvé le moyen de se cogner la tête dans le mur, maladroite comme elle était. Elle avait vu les choses en grand, parce qu'elle se disait que ce premier week end en amoureux depuis si longtemps devait être célébré comme tel, mais ferait l'impasse sur les hors d'oeuvres, par manque de temps. Si Nate lui en voulait, elle trouverait bien un moyen de se faire pardonner.

Occupée à hacher menu du basilic, elle sentit les bras du jeune homme enserrés sa taille, et sourit en fermant les yeux, non sans immédiatement poser le couteau, au risque de se couper sinon. Tout était juste parfait avec Nate, comme à chaque fois : il avait fait du feu, et maintenant, c'était elle qui avait toute son attention, parfait ... Faisant en sorte de se lover le plus possible contre lui, elle ne retint pas un soupir de satisfaction à ses paroles, puis ré-ouvrit les yeux avant de se retourner, pour poser son regard bleu dans son regard à lui. Un grand sourire radieux barrait son visage, montant presque jusqu'au ciel. Elle sentit l'une de ses mains caresser sa nuque après que leurs lèvres aient fusionné. Oui, ça lui manquait à elle aussi tout ça, et elle le ressentait encore plus maintenant.

« Je suis parfaitement d'accord, et je dois dire que je t'en veux un peu d'avoir eu l'idée avant moi ! Il faut que je me ressaisisses, c'est quoi ça ?!
On a un peu trop oublié notre couple d'amoureux au profit de notre couple de parents ces derniers temps, alors qu'on est les deux en même temps. »


Cette fois ci, ce fut à elle de l'embrasser, doucement, mais avec infiniment de tendresse, l'une de ses mains posée tout contre le coeur du jeune homme. Elle le regarda avec amour, lui déposant un autre baiser sur les lèvres.

« Je t'aime ...
Tout sera bientôt prêt, j'espère que tu vas aimer. Attend, dis moi ce que tu en penses ! »


Se saisissant d'une cuillère, elle trempa celle ci dans la sauce faîte main qui était en train de chauffer, puis glissa prudemment son doigt le long de l'ustensile, pour y déposer de la sauce, en évitant de se brûler. Tendant son index en direction du jeune homme, elle l'encouragea d'un sourire à s'en saisir pour le porter à sa bouche et pouvoir apprécier, ou non, le met.
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Ven 27 Aoû - 22:40

    Se retrouver seuls tout les deux était comparable à une véritable bouffée d'oxygène pour les deux jeunes gens. Bien entendu, ils se prenaient des soirées en amoureux, mais ça ne durait que quelques heures et ils étaient rarement seuls que ce soit au théâtre, au cinéma ou au restaurant. Là ils avaient un week-end entier pour eux tout seuls, deux jours coupés du monde, rien que tout les deux sans s'inquiéter de rentrer trop tard pour le boulot le lendemain ou sans réfréner leur tendresse parce qu'ils se trouvaient dans un lieu public. Sasha et Alessio étaient entre de bonnes mains, ils seront heureux de les retrouver le dimanche soir en rentrant mais d'ici là ils auraient le temps de profiter l'un de l'autre sans se soucier d'autre chose.
    Karyn avait parfaitement raison lorsqu'elle disait qu'ils avaient privilégié leur couple de parents au détriment de leur couple d'amoureux. Karyn s'occupait beaucoup des enfants puisqu'elle rédigeait souvent ses articles à la maison, quant à Nate, lorsqu'il rentrait il se précipitait voir les jumeaux pour passer du temps avec eux. Il avait trop souffert de l'absence de son père lorsqu'il était petit, et il ne voulait surtout pas reproduire ce schéma avec ses propres enfants. Du coup, il restait très peu de temps aux deux jeunes gens pour profiter l'un de l'autre. En gros ils avaient juste le temps après avoir couché les jumeaux de manger, regarder un peu la la télévision ensemble et se livrer à leur activité nocturne favorite. Être parent ne devait pas signifier mettre leur couple entre parenthèse. Avoir moins de temps l'un pour l'autre était inévitable, mais ils devaient également savoir s'aménager du temps à eux et rien qu'à eux pour que leur couple demeure solide.

    Parfois il avait l'étrange impression qu'elle lui manquait alors qu'elle dormait juste à côté de lui dans le lit et qu'il la voyait tous les jours. Mais entre voir la personne et passer réellement du temps avec elle, il y a une différence. Oui, il avait toujours ses bras, ses lèvres et sa tendresse, mais leurs longues discussions autour d'un verre de vin lui manquait. Ils avaient toujours beaucoup discuté et échangé tout les deux et ces derniers temps la communication avait été réduite aux heures de repas, quant ils n'étaient pas coupés en plein milieux d'une conversation par les pleurs d'un des jumeaux. Ce week-end s'était imposé à lui comme une évidence, un besoin vital de se retrouver, comme avant.

    « Je t'aime aussi... » Il suça délicatement le doigt couvert de sauce que Karyn lui tendait et roula des yeux, signe chez lui de papilles gustative excitées et redemandeuses.« ..huum et j'adore ta sauce. Où est-ce que tu as appris à faire des sauces comme celles-là ? Il n'y a que ma mère qui en fait d'aussi bonnes ! »

    Dans la bouche de Nathanael Lorisse, italien élevé et nourri par une mama italienne aux dons de cuisinière quasi-inégalable, c'était un sacré beau compliment. Il faillit qu'il épouse cette femme et vite ! Il déposa un baiser sur son front, ouvrit un placard et un tiroir et rassembla couverts, vers et assiettes pour mettre la table. Karyn était dos à lui, toujours occupée à remuer la sauce. Un sourire espiègle se dessina sur le visage de Nate qui vint discrètement déposer une petite tape sur les fesses de sa compagne. Celle-ci se retourna, faussement outrée et avant qu'elle n'ai pu réagir, Nate récupéra les couverts et assiettes qu'il avait déposé sur le plan de travail à côté d'elle.

    « Ah non, bouges pas d'ici et surveille la sauce, il faut pas en perdre une seule goutte. Moi je vais mettre la table. »

    Et il sorti de la cuisine, arborant un sourire satisfait, il l'avait eu ! Il reprti son sérieux en tatonnant dans la poche de son pantalon. Il jeta un œil dans la cuisine, Karyn était toujours occupée à cuisiner. Il en sorti un petit écrin noir qu'il ouvrit, observant la bague qu'il avait choisit. Il souffla un instant pour évacuer le stress, si tout se passait bien, ce serait pour demain. Il referma l'écrin, traversa la pièce, jeta un coup d'œil derrière lui pour s'assurer que Karyn ne le voyait pas, puis il dissimula la bague dans la bibliothèque, tout en haut, là où Karyn ne pourrait pas l'atteindre ou du moins, pas sans utiliser une chaise. Pour être sûr qu'elle ne la découvrirait pas d'ici le lendemain, il la cacha tout au fond, derrière les livres. Il était quasi-sûr qu'elle ne la trouverait pas même en fouillant au hasard dans la bibliothèque.
    Quelques minutes plus tard, le plat dressé d'une sauce fumante à l'odeur exquise était posé sur la table du salon. Nate déboucha une bouteille de vin et remplit leur deux verres. Ils allaient pouvoir passer à table. Ils s'assirent l'un en face de levèrent leurs verres.

    « A nous et à ce week-end ensemble rien que toi et moi. »

    Ils trinquèrent, goutèrent le vin qui n'était pas mauvais du tout et Nate entreprit des les servir copieusement tout les deux. Le repas se révéla succulent, il connaissait la cuisine de Karyn, elle savait très bien s'y prendre mais il avait l'impression qu'elle était allé spécialement au marché pour acheter les meilleurs produits de Rome. Le jeune homme la félicita pour sa cuisine, il avait bien remarqué qu'elle s'était donné du mal pour faire quelque chose de spécial pour leur premier diner en amoureux depuis longtemps. Ce repas leur permit de discuter de tout et de rien, il restèrent une heure et demi à table. Le dessert était terminé depuis longtemps mais ils profitaient de ces instants pour enfin pouvoir discuter, sirotant verres de vin après verres de vin de sorte que bientôt la bouteille fût terminée. Les joues de Karyn commençaient à se rosir un petit peu, signe qu'elle était bien « pompette ».
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Sam 28 Aoû - 18:36

Avant de rencontrer Nate, la jeune femme avait déjà eu des histoires d'amour, ayant même été en couple officiel à plusieurs reprises. Mais elle était alors une toute autre personne, qui ne prêtait pas trop attention à ce qu'on pouvait dire de son enchaînement à certains moments incessants de garçons, les uns après les autres. Elle était jeune, assez jolie pour simplement à avoir à choisir ceux qui lui exprimaient leurs sentiments, et elle était riche. Elle vivait la vie à la Carpe Diem, en vivant chaque instant comme si c'était le dernier. Mais dans ce cas de figure là, elle ne cherchait pas un seul instant à se tracer un avenir stable et durable avec le même garçon. C'était à chaque fois elle qui rompait, parce que c'était ainsi et qu'elle savait arrêter les frais avant qu'il ne soit trop tard. Elle les choisissait rarement en fonction d'un profil type, parce qu'elle n'avait pas de profil préféré en particulier, et tant qu'ils n'étaient ni trop rasoirs ni trop machistes, cela lui allait parfaitement. Et puis un jour, elle avait rencontré Nate, et était plus ou moins restée comme un flan face à la perspective qui s'ouvrait à elle et couvait dans son esprit. Son type d'homme, c'était lui, et elle n'avait plus eu aucun doute là dessus. Cela avait peut être paru un peu cliché à ceux qui ne la connaissaient que de nom et de réputation quand ils l'avaient entendue dire que ce serait lui, lui et lui seul. Ceux qui la connaissaient excellemment bien avaient en revanche compris qu'elle s'engagerait à corps perdu dans cette relation, plus ou moins une grande première pour elle. Et aujourd'hui, ils étaient en couple, parents de deux adorables enfants, et étaient encore debout, malgré les tempêtes, les tourments et les orages qu'ils avaient rencontrés. Ils s'aimaient, c'était indéniable, et elle ne concevait toujours pas sa vie, elle qui avait commis de sacrées erreurs durant leur break, tout ça parce que, sans lui, elle perdait le sens de la raison et était complètement désorientée et perdue. Elle n'était pas demoiselle à dire sans cesse qu'elle était amoureuse, parce qu'elle trouvait les fatidiques 3 petits mots bien trop usés jusqu'à la corde et employés à tout bout de champ. Mais lorsqu'elle les prononçait, c'était qu'elle les pensait réellement.

« Disons qu'elle m'a transmis quelques uns de ses petits secrets, parce que, oui mon cher, quand je suis en compagnie de ton adorable mère, on ne passe pas seulement notre temps à regarder tes photos de bébé ! Même si tu étais autant aussi mignon que les p'tits bouts ! Mais ne comptes pas sur moi pour te les révéler, c'est secret d'état, au moins ! »

Lui adressant un sourire charmeur et un brin provocateur, elle se remit à touiller la sauce, parce que c'était là l'un des secrets évitant la formation de grumeaux, pas très bons en bouche, vous en conviendrez bien aisément. Elle se mordit doucement les lèvres, toujours en souriant, parce qu'il venait de l'embrasser sur le front et qu'elle ne pouvait s'empêcher de ressentir ces papillonnements en elle, comme au premier jour de leur rencontre. Concentrée sur sa cuisine, elle l'entendit farfouiller dans les placards, du moins, non. Lui, il allait directement là où se trouvaient les choses dont il avait besoin, alors qu'elle se prenait encore à devoir chercher un peu avant de trouver les choses, mais seulement un peu, et de moins en moins. Elle sursauta, ne l'ayant pas entendu revenir vers elle, mais aussi et surtout parce qu'il venait de gentiment lui déposer une tape sur les fesses. Quelques mois auparavant, elle en aurait pleuré, parce qu'elle était encore enceinte, que ses hormones la rendaient hypersensible et qu'elle était entrée en guerre franche contre son propre reflet dans le miroir. Mais depuis, cette hypersensibilité était passée, et Nate l'avait bien compris. Il en profitait même parfois ... Elle se retourna, plus ou moins armée de sa cuillère d'où dégoulinait un peu de sens, prenant un air faussement réprobateur et outré, mais avant qu'elle n'ai pu rétorquer quoi que ce soit, Nate avait déjà quitté l'espace cuisine en lui intimant l'ordre de ne pas bouger de son poste de travail, lui expliquant que lui allait se charger de dresser le couvert.

« Vous avez de la chance Monsieur Nathanael Lorisse, beaucoup de chance ! Je pourrais vous faire faire couper la tête rien que pour ça ! »

Brandissant un doigt faussement menaçant, elle réprima l'envie de lui tirer la langue. Elle était mère maintenant, et certaines choses se trouvaient être trop infantiles pour continuer à les faire. Elle se contenta alors de secouer la tête, en riant, avant de se plonger à nouveau dans sa cuisine. Elle tenait à ce qu'ils puissent manger avant le lendemain soir, de préférence quelque chose de comestible, alors elle se donnait tous les moyens pour y parvenir, refusant de se laisser distraire par quoi que ce soit d'autre, et bercée par les bruits de cuisson des différents aliments, et aussi un peu par le bruit du bois qui craquait sous la chaleur dans la cheminée.
Parce que les choses devant être consommées chaudes étaient toujours meilleures chaudes, elle servit déjà l'entrée, assez basique mais délicieuse, elle l'espérait, à savoir un plat de pâtes, chaudes, accompagnées de cette fameuse sauce, alors que ce qui n'était pas encore prêt continuait de cuire. Nate se chargea lui de leur déboucher une bouteille de vin, avant d'en verser dans leur verre à chacun. S'installant face à lui, elle porta son verre contre celui de Nate, en penchant légèrement la tête tout en souriant, des myriades de lueur dans le regard.

« A notre couple qui a réussi tellement de choses en si peu de temps. »

Elle lui adressa un clin d'oeil complice, avant de porter le verre à ses lèvres. Fermant un bref instant les yeux, elle adressa un sourire ravi à Nate : avait-il des dons cachés en sommellerie ? Ils dinèrent en amoureux, sans personne autour, chose qu'ils n'avaient pas faite depuis longtemps. Et le diner se révéla délicieux, en toute modestie. Cela les changeait des nombreux repas sur le pouce qu'ils prenaient, lorsqu'ils ne mangeaient pas en décalé parce que l'un d'eux avait dû se dévouer pour s'occuper de l'un des jumeaux qui leur signifiait un besoin ou un manque en se mettant à pleurer ou en devenant grognon. Elle le remercia par un baiser sur les lèvres lorsqu'il la félicita pour le dîner, puis ils continuèrent à discuter de tout un tas de choses, et la jeune femme ne ressentit qu'un petit pincement au coeur lorsqu'elle réalisa qu'ils n'avaient pas passé tout leur temps à parler des enfants. Elle ne réalisa pas dans l'immédiat que le dessert glacé qu'elle avait préparé avait disparu de leur assiette, bien trop plongée dans le regard de Nate, l'une de leurs mains liée à l'autre. Elle caressait délicatement du bout des doigts le bord de la main du jeune homme, alors que qu'elle n'était qu'en regards amoureux et tendres. Ils avaient fini par réussir à vider la bouteille, et la jeune femme sentait la chaleur s'emparer d'elle, alors que, pourtant, le feu de la cheminée n'avait soudainement pas décuplé en intensité. Elle retira ses chaussures et se mit à faire du pied au jeune homme, sans retenue aucune, mais tout en délicatesse, comme à son habitude. Elle sentait la chaleur lui rosir les joues, ce qui multipliait l'effet.

« Si tu savais que comme ça me fait du bien de savoir qu'on est là, que tous les deux, avec presque personne à la ronde, à part les animaux sauvages bien sûr ... Tu te rappeles de la première fois où tu m'as amenée ici ? On a pris un bain de minuit, du moins, tu m'as obligée. J'ai pas vraiment eu le choix, mais ça m'a beaucoup plu. Et toutes les autres soirées passés ici, où on s'allongeait au bord du lac, après y avoir nagé, et qu'on regardait le clair de lune, serrés l'un contre l'autre ... Ce que tu es sexy quand même quand tu ruisselles d'eau ... »

Elle partait dans ses souvenirs, mais ne se contentait pas de les énumérer et de les rappeler à Nate, elle les commentait même, physiquement. Accélérant la langueur de son pied le long de la jambe Nate, pied qu'elle remontait peu à peu, son regard partit quelque peu dans le vide, alors que lui revenait en mémoire toutes ces fois où elle admirait le torse musclé de son homme, torse sur lequel coulaient langoureusement des perles d'eau. Elle se mordit la lèvre, toute perdue dans ses pensées, son corps ne coupant cependant pas contact avec la proximité qu'il avait de celui de Nate.

« Si jamais un jour on a d'autres enfants, quand les jumeaux seront plus grands, c'est ici qu'on devrait concevoir le nouveau bébé ... Pas sur la table bien sûr, je crois pas que tes parents apprécieraient, et puis, c'est pas super confortable ... Non, je veux dire, ici, dans ce chalet, je suis sûre en plus que ça décuplerait le feu de notre passion ...
Désolée, je m'emballe et puis, je crois que j'ai un peu trop bu. Mais je risque rien avec toi, tu n'oserais pas profiter de mon état d'ébriété pour me forcer à faire des choses que je refuses de faire. Enfin, c'est pas comme si j'étais consentante pour à peu près tout avec toi ... »


Et voilà qu'elle recommençait, c'était tout de même quelque chose ça. Constatant encore une fois qu'elle laissait l'alcool et ses effluves avoir raison d'elle, elle se leva le plus doucement possible, sentant des fourmillements dans ses jambes et refusant de s'étaler comme la reine des imbéciles devant Nate. Elle fit le tour de la table avant de s'approcher de lui, avec la précaution de laisser une de ses mains suivre le meuble, histoire de s'y rattraper en cas de pépin.

« Je crois que je suis intenable dès que je commences à être ivre ! »
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Dim 29 Aoû - 13:04

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Nathanaël & Karyn


    Quand on s'appelle Karyn Moretto et Nathanaël Lorisse, il n'est pas simple d'avoir une vie de couple comme les autres. Ce n'est pas tant la pression des paparazzis et des journalistes de bas étages les dérangeant dans leur vie privée mais d'avantage le regard des gens qui les reconnaissaient dans la rue parfois. Les gens leur demandaient des nouvelles de jumeaux dans le plus agréables des cas et il leur arrivait même de sympathiser avec l'un d'entre eux et de boire un café, certains étaient même devenus des amis du couple. Il arrivait à Karyn qu'on lui demande un autographe comme une vraie star de cinéma alors qu'elle était journaliste et que la seule chose qui la reliait au milieu du show-bizz était d'être l'héritière d'un très riche entrepreneur. Les gens mélangeaient tout et pourvu qu'on ait un peu de notoriété on devenait source de curiosité sans l'avoir cherché. Parfois ça pouvait être très intrusif, voir même tordu, s'incrustant dans un moment privé, fort heureusement ça arrivait très rarement et avec un peu de recul, ils en riaient. De plus, l'arrivée des jumeaux avait fait comprendre aux gens que leur couple était vraiment stable et qu'il n'y aurait plus grand chose d'excitant à découvrir sur eux maintenant qu'ils étaient liés par deux enfants. Les bouilles de des jumeaux avaient déjà fait le tour de Rome à travers les journaux, mais pour l'instant la petite famille Lorisse-Moretto était relativement tranquille. Il n'empêche que le lac bracciano avait toujours été un lieu de calme et de d'apaisement, où ils pouvait « recharger les batteries » tranquillement.
    Lorsqu'on y pensait, avec tout ce qu'il se passait dans le milieux aisé de Rome, c'était quand même dingue qu'ils se soient un jour rencontrés et qu'après quatre ans ils soient toujours ensemble avec deux enfants en plus. Bon d'accord, les enfants avaient été des « accidents » et n'étaient pas prévus au programme aussi vite, à l'origine. Mais en quatre ans il s'en était passé des choses, des ruptures, des rabibochages, des embrassades, des déchirures. Au bout du compte, ce qui restait intact, c'était leur amour. Il avait fallu un peu de temps à Nate pour qu'il comprenne que Karyn était la femme de sa vie. Il s'était tant méfié du monde de la haute société, ayant côtoyé plus jeune pas mal de jeunes femmes pourries gâtées et à l'intellect limité, qu'il avait préféré prendre les choses avec du recul au tout début. Il était de notoriété publique que Karyn Moretto aimait papillonner d'hommes en hommes et il avait peur d'être un homme de plus sur la liste de la belle blonde. Et puis, il avait apprit à la connaître, et plus il passaient du temps ensemble, plus la certitude que c'était une femme spéciale, différente de toutes celles qu'il avait connu, s'était encré en lui. En à peine un mois, il avait su qu'elle était faite pour lui et que jamais il ne pourrait trouver une femme qui lui correspondrait à ce point.

    Le repas touchait à sa fin et sans qu'ils s'en rendent vraiment compte, le temps passait tandis qu'ils discutaient de tout et de rien et la bouteille de vin se vidait. Il sentit soudain quelques chose monter et descendre le long de sa jambe, il sursauta légèrement avant de comprendre que Karyn lui faisait du pied,. Il esquissa un petit sourire, la demoiselle commençait à se lâcher. Son sourire s'élargit lorsqu'elle se mit à se remémorer à voix haute les bons moments qu'ils avaient passé ici tous les deux. Elle n'avait rien oublié, elle avait mit tous ces moments dans un coin de sa tête et ceux-ci l'avaient marqué. Le regard de la jeune femme brillait plus que d'habitude, probablement à cause de l'alcool, mais tout ça ne suffisait pas à masquer la tendresse qu'il y avait dans ces yeux à l'évocation de ces souvenirs.

    « Tu te souviens de ce qu'on faisait après notre baignade et nos moments sur la plage... oui, enfin avant de faire autre chose. On se plaçait devant la cheminé, l'un contre l'autre, une couverture pour deux sur les épaules pour se réchauffer et un verre de vin à la main. On pouvait rester à discuter pendant des heures. Parfois tu grelottais de froid et alors je te serrais davantage contre moi pour te réchauffer... sauf que j'ai compris depuis ce temps que tu sais très bien faire semblant d'avoir froid pour obtenir ce que tu veux quand un simple et chaste câlin ne te suffit pas. »

    Karyn était vraiment craquante quant elle était pompette, elle qui était rêveuse de nature n'avait plus d'inhibition à ses pensées sous les effets de l'alcool. Il voyait bien à la façon dont elle se mordait la lèvre qu'elle se rappelait des souvenirs particulièrement agréables, son pied remontant de plus en plus haut le long de sa jambe. Elle en vint d'ailleurs à lui faire part de son souhait de concevoir un autre enfants ici même, dans quelques années. Nate ferma les yeux un instant pour ne pas succomber à l'envie de lui en faire un autre tout de suite sur le parquet du salon. Lorsqu'il les ré-ouvrit, ça allait mieux, il pouvait même sourire de façon détendue.

    « C'est une très bonne idée et ne sois surtout pas désolée d'avoir ce genre de pensée, pas avec moi. Et c'est vrai que je ne risque pas de profiter de ton état d'ébriété pour te pousser à faire des choses que tu ne veux pas faire puisqu'il y a peu de chose que tu ne veux pas faire avec moi... et je ne m'en plains pas, bien au contraire. »

    La jeune femme se leva et s'approcha de lui, une main sur la table pour se stabiliser. La vulnérabilité qu'avait Karyn lorsqu'elle était un peu pompette le faisait craquer. Il prit un air espiègle, profitant quand même un peu de cette vulnérabilité soudaine. Ses mains emprisonnèrent les hanches de Karyn et il l'incita doucement à s'asseoir sur ses genoux. Elle serait certainement mieux assise un petit moment.

    « Pourquoi crois-tu que je nous ai amené une bouteille de vin sinon parce que je sais que quant tu as un peu bu tu deviens une vraie tigresse. »

    Il laissa courir ses doigts le long de l'une de mèches de cheveux de la jeunes femme et vint capturer ses lèvres dans un baiser enflammé. Son bras passa dans le dos de la jeune femme et il l'entoura autour de sa taille afin de mieux la stabiliser tandis que son autre main se posait sur sa cuisse. Leur baiser gagna alors en intensité, leurs langues se cherchant et se caressant fiévreusement. Lorsque leur lèvres se séparèrent après ce long baiser, il fallut quelques secondes pour que Nathanaël reprenne ses esprits et que sa tête cesse de lui tourner. Il leva les yeux vers la pendule du salon qui indiquait l'heure, esquissa un sourire espiègle et posa le dos de sa main sur la joue de la jeune femme.

    « Mais dis-moi tu es brûlante, il va falloir te rafraîchir un peu ou bien tu ne vas pas tenir toute la nuit. »

    Ses bras se refermèrent sur la jeune femme et avant qu'elle n'est pu commencer à se débattre, son emprise était trop forte. Il la souleva, contractant ses muscles pour lui imposer sa force et sorti du chalet. Quelques secondes plus tard, il était sur la plage et s'enfonçait jusqu'à la taille dans les eaux sombres du lac, et un jean de trempé ! Il jeta Karyn à l'eau toute habillée et éclata d'un rire franc et communicatif lorsqu'il la vit sortir la tête de l'eau en lui lançant un regard noir.

    « Oups, désolé chérie, je croyais que tu aimais les bains de minuit, c'est ce que tu m'a dit tout à l'heure non ? Et bah il est minuit et maintenant que tes vêtements sont trempés je te suggère de t'en débarrasser. »
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Dim 29 Aoû - 20:17

Après l'incident du métro, dont elle s'était tirée avec plus que quelques égratignures, puisqu'elle avait fini béquillée pendant plusieurs semaines et que Nate avait dû changer pendant plusieurs jours les pansements apposés à plusieurs endroits de son corps, visant à cicatriser ses plaies, Karyn avait fait des cauchemars, très fréquent au début, cauchemars qui avaient cependant fini par s'estomper. Elle rêvait qu'on lui enlevait Nate, ou bien les jumeaux, dans le pire des cas, qu'on lui enlevait ses trois hommes. Un jour, elle s'était même réveillée en sursaut, émergeant d'un cauchemar dans lequel on avait enlevé les jumeaux et où on lui demandait de choisir entre eux, parce qu'un seul pourrait lui être rendu en vie. Elle avait réussi à réveiller Nate, ce dont elle n'était pas fière, et s'était immédiatement lovée tout contre lui, non sans d'abord avoir été vérifié que Sasha et Alessio étaient en pleine forme dans leur berceau. C'était noté : ne plus regarder The Life Before Her Eyes avant d'aller dormir, cela ne lui allait pas du tout. Nate lui avait été d'un grand soutien, et elle ne le remercierait jamais assez d'avoir été là pour elle durant cette dure période. Il lui avait tellement montré qu'il l'aimait qu'elle en était encore aujourd'hui toute retournée. Il était là, à ses côtés, et c'était une chose magnifique. Ils avaient, malgré les bouleversements dans leurs vies avec l'arrivée des jumeaux puis l'attentat du métro, réussi à garder des habitudes mignonnes comme tout. Ils passaient des soirées entières l'un contre l'autre dans le canapé, du moins, ils agissaient de la sorte entre deux coupures, parce que les jumeaux leur menaient la vie dure parfois, et ça les faisait rire en plus ! Elle lui demandait comment s'était passée sa journée, parce qu'elle se tenait informer de tout, sortant un peu moins qu'elle ne l'aurait voulu les premiers mois, à cause des jumeaux, et savait aussi qu'en sondant la température du jeune homme, elle saurait adapter son attitude et ses attentions envers lui de sorte à le rendre le plus heureux et apaisé possible.

Souriant en entendant Nate se lancer lui aussi sur la remémoration de leurs souvenirs communs ici, elle sentit ce petit quelque chose lui réchauffer le coeur. Il se souvenait tout aussi bien qu'elle de leurs fameux moments à deux aux chalets, et cela la comblait. Rien de mieux pour se sentir encore plus à l'aise et en confiance ! Oui, elle se souvenait elle aussi très bien de tout ça, de leurs bains de minuit, puis d'eux deux assis sur le canapé, effectivement serrés l'un contre l'autre. Parfois, lorsqu'ils n'étaient pas seuls au chalet, elle se prenait à se mordre les lèvres pour ne pas rire trop fort aux plaisanteries de celui qui était alors son petit ami, ou alors, elle décidait de l'embrasser, prétextant, lorsqu'il lui demandait en quelle faveur elle avait fait ça bien que ça ne lui déplaisait pas le moins du monde, qu'il parlait trop fort et qu'elle n'avait trouvé que cette solution là pour lui faire baisser le volume. Bien sûr, en même temps, cela le faisait taire, mais bon, dommage collatéral, rien de plus ...

« Peut être, mais des fois, j'avais froid quand même !
Et heureusement pour toi, je suis pas simulatrice jusqu'au bout des doigts ... Et c'est ta faute si je suis accro à tes câlins pas chastes ... »


Elle picorait du doigt les quelques miettes de pain éparpillées sur la table, ne pensant cependant pas un seul instant à faire le ménage. Non mais c'était tout à fait hors de propos ça, et puis elle n'était pas bien sûre que ses jambes accepteraient de la porter jusque là bas, à la cuisine. Et se priver de la compagnie de Nate, ne serait ce que pour quelques instants, c'était une idée bien stupide ! Ouais, elle préférait de loin lui confier vouloir concevoir leur potentiel futur enfant ici, dans ce chalet, et il était visiblement loin de désapprouver. Elle le dévora des yeux, avant de décider de se lever pour le rejoindre. Elle en était presque arrivée à mi parcours, ce qui ne représentait en réalité que quelques centimètres, quand elle sentit les mains du jeune homme se poser sur ses hanches, avant de l'amener à s'assoir sur ses genoux, l'emprisonnant de son étreinte, étreinte de laquelle elle n'avait aucune envie de partir. Elle s'apprêtait à lui répliquer quelque chose, ne serait ce que parce qu'il venait de reconnaître qu'il avait fait ça, sans doute, dans le but de l'enivrer, mais le jeune homme en avait décidé autrement. L'enserrant cette fois ci dans ses bras, Nate vint capturer de ses lèvres celles de la jeune femme. Karyn sentait ces foutus papillons tournées à l'intérieur d'elle, et embrasser Nate, c'était comme toujours plonger dans un bain infime de sensations extrêmes et si enivrantes. Elle ne comptait sûrement pas être en reste, et lui prouva qu'elle aussi savait y faire, si jamais il en doutait encore après tout ce temps. Lorsque leur baiser cessa, elle en resta toute tourbillonnée et posa ses mains sur les épaules du jeune homme, reprenant son souffle, doucement, et se retenant à lui comme pour ne pas chuter. La main posée par Nate tout contre sa joue était si fraiche, et elle se prit à vouloir s'en saisir pour la plaquer encore plus contre sa peau et ronronner.

Encore une fois, il la prenait de vitesse, et elle se retrouvait déjà fermement emprisonnée dans ses bras avant d'y comprendre quoi que ce soit. Pour la forme, elle tenta de se débattre, mais c'était comme chercher à bouger quand on était impossible de faire le moindre mouvement ... Comprenant ce qu'il s'apprêtait à faire, elle ouvrit des yeux ronds, comme soudainement dégrisée alors qu'elle restait pourtant bien enivrée. Le baiser d'il y avait un instant n'avait nullement diminué la sensation, bien au contraire. Elle poussa un cri en le sentant la jeter à l'eau, et aussitôt, elle se sentit prendre du poids, la faute à ses vêtements pompant l'eau à une vitesse éclaire. En redressant la tête, elle lui envoya un regard noir, faussement furieuse.

« Docteur Lorisse, vos méthodes de traitement sont bien déconcertantes ! Je vais en référer à la direction, tu vas voir ! »

Se rapprochant de lui, doucement, elle changea d'attitude et son regard se fit félin, luxureux, séduisant, bref, elle mettait tout en oeuvre pour le faire plonger, au sens propre comme figuré. Se déshabiller ? Ce serait si vite fait, elle qui ne portait qu'un petit short sous une assez longue tunique ! Elle se chargea déjà de s'occuper de son short, qui la quitta en un rien de temps.

« Tu dois faire pareil, c'est donnant donnant. Et puis, je veux voir ton corps, s'il te plait ... Un bain de minuit est un bain de minuit mon amour ... Besoin d'aide ? »

Passant ses mains sous le haut de Nate, elle pencha la tête de côté, sourcils haussés, interrogateurs, et moue charmeuse aux lèvres.
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Lun 30 Aoû - 17:26

    Malgré les efforts de Nate pour soutenir et rassurer Karyn, la jeune femme avait subit les conséquences de l'attentat du métro non pas par des séquelles physique mais par un choc psychologique post-traumatique. Bien sûr, elle avait eu quelques blessures physiques, mais de ce côté là elle avait eu beaucoup de chance, ça aurait pu être bien pire. Nate y pensait chaque fois qu'il voyait Savannah allongée dans ce lit d'hôpital, dans un coma profond. C'était autre choses pour les séquelles psychologiques et Nate s'était senti bien impuissant. Il était efficace pour soigner des blessures physiques mais il se sentait d'une inefficacité totale lorsqu'il s'agissait de soigner des problèmes psychologiques, ce n'était pas son champ d'expertise. Il avait proposé à Karyn d'aller voir un psy très compétent de l'hôpital qui l'avait aidé après la mort de Clara mais elle avait répondu qu'elle s'en sortirait bien toute seule, que ce serait difficile pendant quelques semaines mais que ça irait mieux. Inquiet, le jeune homme était tout de même allé en parler lui-même au psy en question, sans jamais mentionner le nom de Karyn, préférant dire qu'il s'agissait d'une amie. Le psy l'avait alors rassuré, il était fréquent que les victimes d'un traumatisme en subissent des séquelles, qu'elles se réveillent la nuit après un cauchemars, qu'elle semble parfois être absente, dans la lune et maladroite ou qu'elles se recroquevillent sur elles-même. Ca pouvait durer des jours, des semaines, ou des mois selon les personnes. Cela pouvait déboucher sur une dépression dans le pire des cas, mais il ne fallait surtout pas s'alarmer au bout deux semaines. Elle réagissait de façon tout à fait normal et le traitement le plus efficace restait de montrer à la personne qu'on était là pour elle, de la rassurer et de la soutenir. Ca prendrait le temps que ça prendrait mais dans la plupart des cas, ça finissait par s'arranger sans avoir recours aux antidépresseurs.
    Et ce fût le cas, les cauchemars se raréfièrent, elle retrouva son sourire. Le jeune homme fini par se détendre, s'en voulant presque de s'être tellement inquiété, il avait sous-estimé la force de Karyn. A force de trop vouloir la protéger, il en avait oublié qu'elle avait une force psychologique remarquable, ceci en grande partie dû à la perte de sa mère lorsqu'elle était encore adolescente. Nate se souvenait de l'endroit et de la façon dont il l'avait trouvé dans le métro, elle était avec un enfant, le petit Nino, qu'elle essayait de rassurer et de protéger. Inutile d'être psy pour comprendre que son instinct maternel avait prit le dessus sur tout le reste, sur sa propre survie. Elle avait projeté Sasha et Alessio sur le petit Nino, et elle voulait protéger ce petit au péril de sa vie, comme s'il s'agissait de son fils. Ca avait été très éprouvant pour elle, pour la première fois, elle avait ressentit ce qu'une mère peut ressentir quant la vie de ses enfants est en danger. Et toutes les mères du monde pouvaient comprendre pourquoi la convalescence de Karyn avait été difficile.

    Aujourd'hui, ceci était derrière eux, elle avait encore quelques cauchemars et cet incident resterait gravé en elle jusqu'à la fin de sa vie, mais elle avait dépassé le stade post-traumatique et elle allait beaucoup mieux. Son rire franc et joyeux, ses yeux pétillants et son sourire complice étaient autant de preuve de sa joie de vivre retrouvée.
    L'eau était plutôt bonne, plus fraîche qu'elle ne l'était généralement en journée mais elle était loin d'être froide en cette période de l'année. L'eau leur permit de se rafraîchir un peu et d'entamer un bain de minuit. Ils étaient tout habillés, et alors ? Les vêtements de Karyn étaient trempés, il allait bien falloir qu'elle s'en débarrasse pour ne pas avoir cette sensation collante et inconfortable sur la peau. Il faisait son malin, tout fier de l'avoir jeté à l'eau. Sauf qu'il n'avait pas prévu ce qui allait arriver, il n'avait pas prévu qu'elle allait changer à ce point son attitude, renversant les rôles de dominant et de dominés.
    En effet, la jeune femme se rapprocha de lui d'une démarche féline, une envie de luxure on ne peut plus claire visible dans ses yeux et sur ses lèvres. Elle enleva son short d'une façon presque négligente, laissant au soin de sa légère tunique de se coller à sa peau, laissant apparaître les courbure de son corps. Nate déglutit, il était totalement prit de court, sans pour autant pouvoir détourner les yeux de ce corps qui lui apparaissait sous la transparence des vêtements trempés de la jeune femme. Toute son assurance c'était envolée d'un coup. Lorsque Karyn lui demanda s'il avait de l'aide pour enlever ses vêtements, glissant par la même occasion ses mains sous son t-shirt, Nate répondit en bafouillant.

    « Heu... Non je... je peux y arriver tout seul. »

    Wahou. Il se sentait comme un gamin qui découvrait certains plaisirs de la vie pour la première fois. Il ressentait cette appréhension, cette peur de mal faire, cette timidité qu'on éprouvait lorsque l'on voyait pour la première fois une fille nue. Il était intimidé comme il est possible de l'être après une relation de quatre ans avec une femme. Elle lui faisait cet effet là assez souvent mais ce soir c'était spécial. A la lumière de la lune, l'eau ruisselant dans les cheveux, sur le visage et sur le corps de Karyn, tout semblait décuplé, comme mué d'un nouveau sens. Il eu un mouvement de recul, comme si elle était bien trop impressionnante et intimidante, comme si elle était trop sexy pour lui et qu'il ne se donnait pas le droit de toucher une telle beauté. Les dernières neurones de son cerveau capables de réflexion lui demandèrent d'enlever sa chemise ouverte et son t-shirt comme Karyn le lui intimait, mais c'était comme si ses bras refusaient d'obéir. Il était tout à la contemplation de cette Vénus sortant de l'eau, incapable de faire quoi que ce soit d'autre que de l'observer. Son regard se promenait partout sur son corps, avide d'en découvrir toujours plus. Il secoua la tête pour se reprendre et cesser d'avoir l'air d'un idiot ou d'un adolescent pré pubère. Il fallut tout de même un certain temps à sa bouche se remette à fonctionner et à articuler des mots.

    « En fait...hum... je veux bien un peu d'aide. »

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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Mar 31 Aoû - 0:59

A plusieurs reprises, Karyn s'était demandée pourquoi Diable Nate s'entêtait-il à rester en couple avec elle ? C'est vrai quoi, elle avait ce côté timbrée qui aurait dû le faire fuir, elle était maladroite, se comportait très étrangement parfois, avait des petites manies plus que flippantes, elle était jalouse et possessive dès qu'il s'agissait de lui, et, plus que tout, elle avait ce coté fragile qui en rebuterait plus d'un parce que pour la consoler et la rassurer, bien souvent, c'était loin d'être aisé, parce qu'en plus de ça, elle était bornée et tête de mule comme pas permis. Bien souvent aussi, elle s'était demandée qu'est ce qui en elle faisait que Nate l'aimait : elle lui avait caché sa grossesse pendant plus de trois mois, avait manqué de s'envoyer en l'air avec le père de Julian, et avait tout fait pour contrarier les préconisations du médecin quand à sa grossesse gémellaire, elle lui avait même hurlé dessus en lui interdisant de la toucher à l'avenir alors qu'elle était en train d'accoucher, et pourtant, Nate était encore là, fidèle au poste, la regardant toujours aussi amoureusement, si ce n'était plus. Ils avaient traversé énormément d'épreuves tous les deux, et tout ça avait commencé bien avant leur rencontre, mais pourtant, malgré tout, ils étaient encore ensemble, ou plutôt de nouveau ensemble, et tenaient à l'autre encore plus qu'au premier jour de leur rencontre. Il avait ce côté gamin parfois qui aurait pu lui taper sur les nerfs, mais avec lui, cela ne paraissait jamais ridicule ni même puéril à l'extrême, et elle devait bien l'avouer, c'était l'une des choses qui la faisait craquer pour lui. Prenez ce fameux bain de minuit improvisé. Elle aurait déjà tenté de couler puis de noyer un autre qui ce serait aventuré à tenter la même chose, mais là, c'était de lui dont il s'agissait, et cela changeait tellement tout. Et la seule chose dont elle avait envie, c'était de le défaire de ses fringues, tout comme elle avait commencé à le faire, et, au pire, à le voir se mettre à nu tout seul, sans son aide, même si elle avouait que cela lui ferait mal aux fesses que de ne pas participer à ce striptease en règle.

En tout cas, Monsieur Nathanael Lorisse ne devait bien être bien à l'aise, à l'entendre bafouiller de la sorte. En règle générale, il parlait sans trébucher sur les mots, et la jeune femme n'avait le droit à ce genre de choses que lorsqu'elle le troublait et jouait à fond la carte de la tentation doublée de celle de la séduction et de la luxure aussi parfois. Elle était trop saoule pour interpréter le mouvement de recul qu'il eut fasse à elle comme une peur de son apparence, mais pas assez pour ne pas le remarquer. Elle le mit donc dans la même case qui contenait toutes les réactions du même genre qu'il pouvait avoir en sa présence : quand elle se présentait devant lui vêtue d'une toute nouvelle tenue qui lui allait comme un gant, quand elle décorait les appart's pour les fêtes, anniversaires et autres du temps où ils vivaient encore à Zampino, quand elle couchait leurs fils en leur disant des mots d'amour en Polonais, bref, dans tous ces moments là, il avait ce même regard, ce même petit mouvement de recul, et cela ne faisait que lui réchauffer le coeur et amplifier son amour ainsi que son désir pour lui.

« J'en doute pas, c'est juste que tu sais à quel point j'aime tellement te déshabiller moi même ... »

Elle se mordilla la lèvre, tout en détachant l'élastique qui tenait quelque peu attachés ses cheveux. Elle n'en avait plus besoin, et le coup de la chevelure blonde éparpillée sur les épaules, ça marchait toujours. Passant l'objet autour de son poignet, elle essora quelque peu sa chevelure, sans jamais quitter Nate du regard. Elle saurait le faire plier et obtenir ce qu'elle voulait, comme toujours, mais ne pouvait pas garantir qu'il tarderait à lui faire goûter de sa propre médecine. C'était là une qualité indéniable de Nate pour elle : sa capacité et propension à réagir au quart de tour face à tous les pseudos tours qu'elle pouvait lui jouer, pour, au final, être le seul grand gagnant ou presque. Elle crevait tellement d'envie de voir l'eau ruisseler sur ses muscles parfaitement bien placés, là où il fallait, comme il fallait, c'était un spectacle tellement plaisant pour elle. Elle s'arrêtait parfois sur le pas de la porte, dans l'entrebâillement de la salle de bain, le regardant se coiffer, une serviette nouée autour de la taille alors que gouttaient dans son dos des perles d'eau, puisqu'il venait de sortir de la baignoire. C'était une chose qu'elle faisait de plus en plus souvent depuis qu'ils avaient leur propre maison, loin de tout coloc' risquant d'avoir les yeux crevés devant le spectacle de leurs corps entièrement nus. Oh oui, elle voulait tellement le voir se dessaper, pour elle ... Elle sentait ses yeux parcourir la moindre courbe de son corps, avant de le voir se reprendre quelque peu. L'aveu qu'il lui fit ne pu que la ravir.

« J'ai cru que tu allais jamais demander ... Je m'occupe de tout ou presque, t'es entre d'excellentes mains, même si je te garantis pas qu'elles soient pas un peu baladeuses ... »

Réduisant vite à néant la distance qui les séparait, elle eut tôt fait d'envoyer flotter plus loin la chemise du jeune homme, avant de poser ses mains sur son torse, parcourant les muscles sous le tissu du bout des doigts. Lui était nettement moins trempé qu'elle, c'était injuste, tout simplement injuste. Un sourire mutin se dessina sur ses lèvres alors qu'elle décida de lui déposer myriades de baisers un peu partout, le but étant de se coller le plus possible à lui et d'imbiber son T Shirt avec sa tunique à elle, trempée jusqu'à la corde ou presque. Mais bien sûr, ce n'était pas suffisant, elle avait besoin d'en voir plus. Se saisissant du fameux vêtement, elle entreprit de l'ôter, ce qu'elle fit sans aucune difficulté, Nate étant tout à fait partant et ne présentant pas de résistance. Yep, c'était pas une vierge farouche après tout ! Le haut rejoignit son comparse, alors que la jeune femme s'en prenait à présent au torse du jeune homme, le prenant sans doute pour une surface musclée toute prête à accueillir sa langue et sa bouche.

« Tout ça, c'est rien que pour moi, rien qu'à moi ... Peut être que je devrais y graver mon prénom, avec mes ongles ou un truc dans le genre. Ta peau, ça serait une pyrogravure ! »

Sans attendre la réponse du jeune homme, elle décida de lui sauter dessus, dans l'optique qu'il la prenne dans ses bras et qu'elle puisse lui enserrer la taille de ses jambes, histoire de vraiment, vraiment profiter de son homme.
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Mar 31 Aoû - 23:04

    Si Nate était convaincu d'une seule chose, c'était que Karyn était la femme qui lui convenait le mieux. Pas seulement parce qu'il l'aimait de tout son coeur, mais aussi parce que la facilité avec laquelle elle avait été acceptée dans la famille Lorisse était exceptionnelle. La seule qui avait eu droit à un tel accueil, c'était Esther, sa belle-soeur, la femme de son frère. C'était comme si Maria et Tomaso Lorisse avaient un sixième sens en ce qui concernait la femme qu'il fallait à leurs fils. Bien sûr, ils avaient toujours été accueillants et chaleureux envers les rares conquêtes que Nate leur avait présenté mais une fois qu'ils eurent rencontré Karyn, ils ne cessèrent d'en faire la louange, ce qu'ils n'avaient jamais fait pour quiconque auparavant. Maria ne cessait d'insister sur le fait que Nate devait vite « mettre la bague au doigts à cette princesse » avant qu'elle ne s'envole. Nate avait pourtant toujours présenté à ses parents ses petites amies lorsque leur relation était sérieuse, c'était en général des femmes intelligentes et bien éduquées et souvent très jolies. Il ne présentait jamais n'importe qui à ses parents, alors ça JAMAIS ! Mais Tomaso et Maria étaient tombés complètement sous le charme de Karyn, cette fille brillante, vive d'esprit et rayonnante, dotée d'une beauté d'ange et d'un sourire enjôleur. Quand Maria donnait ses impressions à son fils, elle parlait de cette jeune femme comme d'une fille « exquise », une « perle rare » ou encore « la crème de la crème ». Son frère Mattéo avait tout de suite accroché avec Karyn, il faut dire que la perte d'Alessia avait été très difficile pour lui aussi, et Karyn comblait un peu le vide qu'elle avait laissé : elle était drôle, enjouée et rayonnante. Nate n'aurait certainement pas pu vivre avec une femme qui ne s'entendait pas avec sa famille et s'il avait été obligé de choisir entre les deux, il aurait probablement choisit sa famille. Ce n'était pas vraiment de sa faute, depuis tout petit il avait éduqué ainsi, comme un bon italien. Pour Tomaso Lorisse, la famille était la priorité, il tenait ça de son père, qui lui même l'avait hérité de son père etc. Et bien évidemment, Tomaso avait transmis cette notion de la valeur de la famille à ses fils. Nate reproduirait sans doute le même schéma avec les siens. C'était une tradition ancestrale chez la famille Lorisse et chez les italiens en général. Mais le jeune homme avait vite été rassuré lorsqu'il avait vu que Karyn avait été très rapidement intégrée à la famille, oui intégrée et pas seulement acceptée ou tolérée. Elle était systématiquement invitée aux repas de famille des Lorisse, et pourtant dieu sait que les Lorisse aimaient rester entre eux et était très sélectifs quant aux invités qui n'en faisaient pas parti. Et oui, les Lorisse avaient beau être sympathiques et chaleureux, les repas de famille c'était sacré et on y invitait pas n'importe qui. Pourtant, Karyn s'était vite liée aux tantes et oncles de Nate, à ses cousins, à ses grands-parents encore en vie. Bref, elle faisait l'unanimité et tous furent très déçus et inquiets lorsque Nate arriva seul pour la première fois en trois ans au repas de famille annuel des Lorisse et qu'il annonça que lui et Karyn étaient séparés et avaient rompus leurs fiançailles.

    Ce soir pourtant, c'était la veille du grand jour, la veille du jour où leurs fiançailles seraient à nouveaux prononcées. Le lendemain, Karyn serait confronté à un choix et elle devrait formuler une réponse tenant en trois petite lettres : un OUI ou un NON. Trois petites lettres qui pouvaient changer le court de leur relation. Leur vie seraient à jamais liée maintenant qu'ils avaient des enfants, qu'ils se marient ou non, qu'ils restent ensemble ou qu'ils se séparent. Sasha et Alessio les liaient à jamais en tant que parents et jamais ils ne pourraient effacer l'autre de leur vie. Jamais ils ne le voudront d'ailleurs, parce que tout deux savaient que leurs enfants avaient besoin d'un père et d'une mère. Cette demande était plus une déclaration et une officialisation de leur amour qu'un engagement réel à se lier l'un à l'autre pour le reste de leur vie. Mais Nate avait besoin de cette reconnaissance par la loi de leur amour, et par dessus tout, il voulait que Karyn porte son nom et le même nom que leurs enfants, complété ou non par son propre nom de jeune fille, ça c'était à elle de voir.

    Pour l'heure, le jeune homme voulait juste oublier de penser et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il avait réussit. Tout à la contemplation de Karyn, sublime dans cette tunique mouillée lui collant à la peau, il était incapable de penser à autre chose qu'au désir qu'il éprouvait pour elle. Et elle semblait bien profiter de son état quasi-végétatif. Elle lui accorda volontiers son aide et lui enleva sa chemise, en rajoutant même une couche en venant se coller contre lui, lui déposant de nombreux baisers sur la peau. Nate sentit le corps frais de la jeune femme se serrer contre le sien chaud... très chaud même. La différence de température entre leurs deux corps le fit frissonner. Son t-shirt fût rapidement imprégné d'eau et elle l'en débarrassa en un clin d'oeil avant de s'occuper de son torse d'une façon délicieuse. Nate ferma les yeux pour mieux profiter du contact des lèvres de Karyn sur sa peau. Ses bras vinrent enlacer la taille de la jeune femme, qui en profita pour reprendre sa position favoriter, encerclant la taille du jeune homme de ses jambes. Nate posa les mains sous les fesses de la jeune femme pour la soutenir, mais l'eau l'aidait agréablement, portant une partie du poids de Karyn [mais non, Karyn n'est pas lourde, mais c'est quand même cool d'avoir de l'eau pour aider...xD]. Il releva la tête, maintenant qu'elle était plus « grande » que lui et plongea les yeux dans ceux de la jeune femme, il avait reprit ses esprits.

    « Je crois bien que tu n'as pas besoin d'en venir à de tels extrémités. Tu ne peux pas le voir et pourtant c'est ce qu'il y a de plus important, mais si ton nom n'est pas gravé sur ma peau, il l'est dans mon coeur. »

    L'une de ses main glissa vers la nuque de la jeune femme pour l'inciter à baisser la tête et à l'embrasser. Ils joignirent leurs lèvres dans un baiser tout en douceur et en tendresse. Il s'avança dans l'eau, l'entraînant avec lui, elle sembla surprise mais ne changea pas le moins du monde sa position. Il s'arrêta lorsque ses épaules furent dans l'eau. Il fit de nouveau quelques pas vers le rivage pour n'avoir de l'eau que jusqu'au nombril.

    « Tu voulais voir l'eau couler sur mon torse, alors mademoiselle est servie. Mais c'est un bain de minuit tu sais, alors tu devrais enlever le reste. Et pour le coup, je crois que je peux t'aider à mon tour. »

    Ses mains glissèrent sous les cuisses délicates de la jeune femme et saisir le tissu de sa tunique pour la lui retirer. Une fois que ce fût chose faite, ses lèvres se posèrent sur l'une de ses épaules dans un baiser très tendre.
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Mer 1 Sep - 16:55

Cerner en seulement quelques mots la personne qu'était Karyn se révélait être une tâche des plus ardues, surtout parce qu'elle même ne savait pas trop quoi répondre si on lui demandait qui elle était exactement. Elle aimait tellement profiter de la vie telle qu'elle venait, sans se soucier d'entrer ou non dans les codes de la société. Elle se fichait pas mal de savoir si elle se comportait comme elle devait le faire, elle, héritière d'une si grande fortune, et issue, par sa mère, de l'aristocratie Polonaise. Elle vivait simplement sa vie, et puis c'était tout ... Sérieusement, quel intérêt les gens avaient ils tellement à sans cesse vouloir faire rentrer tout le monde dans des cases, dans des catégories ? La vie était si terne si l'on se contentait de ne jouer que dans un seul registre, on passait à côté de tellement de choses, on perdait notre temps à nous tourner les pouces dans une vie qui nous laissait quelque peu, et on réalisait toujours trop tard notre erreur ... Ses parents lui avaient inculqué nombre de choses, et au milieu des valeurs assez traditionnelles, il y avait la valeur de joie. Il fallait toujours vivre la vie pour en tirer les meilleures choses et en demeurer heureux. Il fallait toujours chercher à atteindre cet état de satisfaction et ne jamais le penser acquis une fois trouvé. Mais il ne fallait jamais non plus être trop exigeant en ne sachant jamais se contenter de ce que l'on a trouvé. Chercher à avoir plus quand on a déjà trouvé notre état de plénitude, c'est se comporter en enfant gâté, et ce n'était absolument pas dans les valeurs de la jeune femme. Karyn était une mère, une femme éprise d'amour aussi, et puis, bien sûr, une riche héritière, mais pourquoi tant de personnes trouvaient que tout ceci était incompatible ? Non, ce n'était pas gâcher sa vie de couple que d'avoir des enfants à un âge si jeune. Non, ce n'était pas une honte pour elle que de préférer passer du temps avec les jumeaux plutôt que de laisser une gouvernante faire leur éducation. Non, ce n'était pas impossible de jouer son rôle de mère tout en jouant son rôle de petite amie, même si elle avouait sans aucune honte avoir un peu déséquilibrer la balance.

Il n'en demeurait pas moins que qui qu'elle puisse être, l'endroit où elle se sentait le mieux, c'était auprès de Nate, au mieux, dans ses bras, au pire, tout contre lui. Guère étonnant alors de comprendre pourquoi elle avait cherché à se hisser dans ses bras, Guère étonnant non plus de voir Nate l'y aider. Ils avaient ce quelque chose de si précieux et si rare, ce quelque chose qui faisait qu'ils semblaient si souvent être en symbiose. Elle était sienne, il était sien, c'était aussi simple que cela. Alors, elle ne put qu'opiner du chef en entendant la réponse formulée par son cher et tendre. Elle avait une parfaite confiance en lui, savait que jamais il ne lui serait infidèle sans évoquer avec elle avant un potentiel sentiment de naufrage de leur couple, ou un attrait pour une autre qu'elle. Le souci, c'était qu'elle était loin d'avoir en confiance dans toutes ces filles qui pouvaient entourer Nate. Elle ne pouvait s'empêcher de les jalouser parfois. Il y avait ces infirmières, qui travaillaient avec lui et qui le voyaient parfois plus souvent qu'elle dans une journée, et elle savait que même en étant dans le métier et en se séparant de nombre de clichés, certaines d'entre elles n'en demeuraient pas moins fantasmer sur les médecins, entre autres sur Nate, et cela mettait Karyn hors d'elle. Raison pour laquelle elle revendiquait Nate en temps que sien dès qu'elle se sentait trop menacée et qu'il la laissait faire, même si, parfois, c'était bien involontaire de la part de ce dernier.

« C'est mignon, je t'aime je t'aime je t'aime !
Mais ce sont les autres, elles te veulent toutes, et elles veulent ma mort, j'en suis sûre ! Et moi, ça, ça me rend folle ! Tu me rends folle ! »


Amoureuse et parano, il fallait le faire ! Elle avait légèrement fermé les yeux et avait collé sa bouche contre le front du jeune à chacun de ses mots d'amour. Mais ces baisers semblaient si chastes et enfantins comparés au baiser qui suivit, initié par Nate lui même. Il avait attiré son visage vers le sien, avant qu'ils ne s'embrassent, doucement, tendrement et amoureusement. Ils étaient capables de douceur et de passion, de tendresse et de fureur, balayant alors une large palette d'émotions, rien qu'en s'embrassant. Soudain, elle sentit sa tunique lui coller de nouveau à la peau, alors que le tissu avait certes à peine commencer à sécher, mais tout de même. Elle jeta un regard surprise à Nate, puis autour d'elle, mais ne s'insurgea nullement et ne voulant pour rien au monde qu'il ne la repose. Ils avançaient dans l'eau, du moins, il les y faisait progresser, et lorsqu'il eut de l'eau jusqu'à hauteur d'épaules, décida de se stopper. Une chose était sûre, elle, elle n'avait plus pieds, et nager, elle avait un peu la flemme ce soir, bien qu'elle sache le faire sans nul souci, étant même assez douée. Nate décida ensuite de rebrousser chemin, alors il réclamait en quelque sorte ce qui pouvait ressembler à un dû. Il avait raison dans le fond, non, il avait raison, tout simplement, raison pour laquelle elle ne présenta aucune résistance lorsqu'il la dévêtit de sa tunique, l'exposant en sous vêtements. Elle ne retint pas le frisson de désir qui lui parcourut l'échine en le sentant poser ses lèvres sur son épaule à présent nue, tout comme elle ne réprima pas ce soupir d'agonie.

« Nate ...
Tiens moi fort ou je vais tomber et me noyer ... »


Elle enroula ses bras autour du crâne de Nate, l'attirant encore plus qu'il ne l'était contre elle. Elle fourrageait dans ses cheveux courts, puis décida de laisser l'une de ses mains esquisser le torse nu et ruisselant d'eau du jeune homme. Elle laissa quelque instant la paume de sa main appuyée contre le torse de Nate, là où, sous l'épiderme et dans la cage thoracique se tenait le prisonnier le plus flamboyant, le coeur de l'homme qu'elle aimait. Elle le sentait battre, et esquissa un sourire ravi et amoureux.

« Il bat pour moi ! »
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Jeu 2 Sep - 13:55

    Avoir des enfants lorsqu'on travaillait comme futur médecin n'était pas facile. Il voyait Sasha et Alessio bien trop peu à son goût. Karyn retardait au maximum l'heure du coucher pour que leur père puisse un peu les voir mais les petits avaient aussi besoin de bien dormir. Il les voyait donc lorsqu'il finissait son service le matin après une garde éprouvante et également le dimanche dès qu'il n'était pas appelé. Le milieu médical était peut être un milieu de requin mais des aménagements étaient tout de même faits pour que les pères de famille puissent profiter d'un dimanche libre. En contrepartie, il travaillait plus tard le soir, lorsque les enfants dormaient. Malheureusement ces nouvelles horaires allaient plutôt à l'encontre de leur vie de couple, le soir étant le seul moment où ils pouvaient être seuls tous les deux. D'où la nécessite d'apprendre à laisser les jumeaux entre les mains d'une nounou pour passer du temps ensemble.
    Nate ne pouvait pas beaucoup s'occuper des jumeaux, heureusement, Karyn s'était révélée comme étant une mère exceptionnelle. Nate avait toujours su que si un jour ils avaient des enfants, Karyn serait une très bonne mère. Krystal était une mère fantastique, malheureusement, elle était morte trop tôt mais sa fille avait prit exemple sur elle pour l'éducation de ses propres enfants. Bien entendu, il était hors de question pour Nate d'en faire une femme au foyer. Karyn aurait détesté être dépendante d'un homme et ne pas avoir sa propre vie à côté de sa vie de famille et de sa vie de couple. Elle rédigeait la plupart de ses articles à la maison mais il lui fallait bien entendu se rendre aux réunions de la rédaction, s'entretenir avec des personnalités qu'elle jugeaient intéressantes ou tout simplement se rendre sur le terrain pour rédiger un article éclairé et cohérent. Nate devait tout de même bien avouer que le fait que Karyn travaille pas mal à la maison était bien pratique. Il pouvait continuer à travailler comme avant, sans qu'avoir des enfants ne ralentisse sa formation et sans que Sasha et Alessio soient élevés pas une Nounou. Il espérait simplement que Karyn n'était pas frustrée par cette situation qui l'obligeait à passer pas mal de temps à la maison, elle qui aimait sortir. Il lui arrivait souvent de culpabiliser et avait peur de faire passer sa carrière avant le bien-être de sa petite amie.

    « Allons Karyn, tu exagères, elles ne se retournent pas toutes sur mon passage et elles se jetent encore moins à mes pieds. Et quand bien même elles le feraient, elles ne pourraient rien faire sans mon consentement. Et il n'y a que toi qui l'as. »

    La jeune femme avait toujours eu la jalousie facile, mais Nate ne pouvait pas lui en vouloir, puisqu'il était comme elle. Et dieu sait qu'il s'était montré jaloux et possessif avec elle, surtout au début de leur histoire, lorsqu'il la connaissait peu. A sa décharge, Nate n'avait jamais été aussi amoureux et il ne voulait surtout pas qu'elle tombe dans les bras du premier Apollon venu. La perdre, surtout de cette façon, aurait été une véritable torture.
    Il reprit doucement l'effeuillage de Karyn, lui ôta sa tunique et déposa ses lèvres sur son épaule. Dieu qu'il aimait sa peau ! Il sourit à sa remarque et resserra docilement son étreinte autour de la jeune femme. Karyn savait parfaitement bien nager, ses mouvements étaient fluides et élégants. Il s'agissait encore d'une tactique à peine dissimulée pour qu'il la serre d'avantage contre son corps. Elle entama alors la redécouverte des reliefs de son corps avec ses mains, s'arrêtant sur sa poitrine, à l'endroit où se trouvait son coeur.

    « Ça, tu peux en être sûre »

    Ses lèvres se posèrent dans son cou, embrassant et mordillant la peau que lui offrait son amante. Elle sentait bon, son parfum l'envoûtait et embrouillait tous ses sens. Les mains du jeune homme remontèrent le long de son dos, dans une caresse sensuelle. Elles atteignirent finalement l'agrafe de son soutien gorge qu'il lui ôta en un mouvement. Il était tout fier de parvenir à les lui enlever en un seul essaie, il lui avait fallu du temps pour arriver à tous les enlever en un seul geste. A chaque fois qu'elle rachetait un soutien-gorge, il lui demandait si il pouvait l'enlever parce qu'il fallait qu'il s'entraîne sur ce nouveau modèle qu'il ne connaissait pas.

    « Fais attention, si tu restes là, tu risques de finir toute nue » Un sourire mutin se dessina sur ses lèvres tandis que ses mains se firent plus baladeuses à cette pensée. Elles coururent le long de son dos pour redescendre sur ses fesses et remonter jusqu'à sa poitrine. Il sentit les mains de la jeune femme sur sa ceinture et réagit.« Je reviens. » Il déposa un baiser sur les lèvres de Karyn et l'étreinte de ses cuisses se relâcha pour libérer sa taille. La moue boudeuse de la jeune femme n'y fit rien, il retourna sur la petite plage et ôta son jean. C'était quand même plus pratique que dans l'eau. Sans perdre de temps, il retourna à l'eau en simple boxer. Il se mit en position horizontale et s'enfonça sous l'eau, jusqu'à ce qu'il soit complètement dissimulé par les flots noirs. Il en ressorti juste devant Karyn, la soulevant pour qu'elle reprenne sa position favorite si elle le désirait.

    « J'espère ne pas avoir été trop long... mais mon jean me gênait ». Il posa sa main dans le creux du cou de Karyn. Il l'observa un instant sans rien dire. La seule chose qui lui vint à l'esprit et que sa bouche lui permit d'articuler fût un simple « Tu es belle ». Il avait tellement apprit à connaître et à apprécier tant de ses qualités qu'il en oubliait parfois de revenir à l'origine de son amour pour elle. Il avait été ébloui par sa beauté quelques minutes auparavant, comme si on lui avait asséner un coup sur la tête pour lui rappeler à quel point sa petite amie était belle. Ses yeux d'un bleu intense, ses cheveux blonds, la finesse de ses traits angéliques, le dessin de ses lèvres, les courbes de son corps, tout en elle était attirant. Et ce n'est pas les nombreux hommes qui se retournaient chaque jour sur son passage qui allaient dire le contraire. Oui, Karyn Moretto était une très belle femme.
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Jeu 2 Sep - 23:58

La vie de Karyn avait eu des airs de contes de fées, mais elle avait aussi eu la noirceur des pires cauchemars, ceux qu'on ne souhaite de vivre en vrai de vrai à personne, pas même à son pire ennemi. Elle était née avec une cuillère en or ans la bouche, et pas seulement plaquée or la cuillère, non non, complètement en or. Mais elle avait perdu sa mère, à 15 ans, elle avait alors dû s'assumer seule, parce que son père était un homme superbooké et qu'elle avait cette capacité d'indépendance en elle depuis longtemps. Elle vivait dans le milieu du luxe et de l'argent depuis toute petite, sans jamais s'y sentir réellement à sa place, dans le sens où elle se sentait tout autant bien auprès des gens issus de milieux plus modestes. Elle ne se sentait pas particulièrement typée fille de riches et riche, cependant, aux yeux du plus grand nombre, c'est ce qu'elle était. Ce qu'elle était aux yeux de tant aussi, c'était une jeune femme forte et déterminée, qui savait sans cesse ce qu'elle voulait et qui ne chutait pas. La réalité était toute autre, du moins, dans un sens. Elle était humaine, comme toutes les autres demoiselles de son âge, et comme elle, ouais, elle avait aussi des moments de faiblesse, de doute extrême, de peur aussi. Et dans ces moments là, elle pouvait compter sur un petit nombre d'amis très proches qui, elle le savait plus que bien, le la laisseraient jamais tomber. Mais, la crème de la crème, le must du must, cela restait encore et toujours Nate. Que ce soit dans ce lac, où ils s'apprêtaient tous deux à s'offrir un bain de minuit, ou chez eux, après une longue journée passée l'un sans l'autre, elle avait besoin de se sentir soutenue par lui, portée en cas de faiblesse, et, par dessus tout, aimée. Non, en fait, elle avait plus ou moins besoin de se sentir adulée et adorée, une pointe de narcissisme non réfutée. Elle avait besoin de savoir qu'en se jetant dans ses bras alors qu'il rentrait d'une dure et longue journée à l'hôpital, qu'en fourrant son nez contre son torse, et qu'en lui disant qu'il lui avait horriblement manqué à un tel point que cela lui devenait tout simplement insupportable, elle ne serait pas rabrouée et repoussée. Même lorsqu'il était crevé, Nate ne la repoussait jamais, et ne lui signifiait son état d'abattement qu'une fois qu'elle eut enfin décidée de se décoller de ses bras.

Des hommes comme lui, elle en avait rencontré peu, à vrai dire, trop peu, alors elle était parfaitement consciente de sa chance. Et en plus, il n'était pas con et était aussi canon qu'un dieu, à un point tel que leurs deux fils étaient tout simplement parfaits. D'ailleurs, elle ne trouvait de spectacle plus charmant que celui de Nate tenant dans ses bras l'un des jumeaux, et lui donnant le biberon. Ouais, ça et Nate, nu, dans la douche ... Damn, so sex ... Elle avait encore un petit pincement au coeur au sujet de ce changement pour les jumeaux : ceux ci étaient désormais nourris au biberon, et non plus aux seins. Elle n'allaitait plus, parce que les conditions de sa vie maintenant ne le lui permettait plus. Elle avait paniqué quand avaient eu lieu les premières utilisations du biberon, et elle avait confié ses craintes à Nate : elle avait tellement peur que leurs fils la détestent, ou que ce lien si fort entre eux soit coupé, rompu, pour toujours et à jamais. C'était ridicule, mais elle ne pouvait s'en empêcher. Son ventre et son coeur se serraient, alors que les larmes lui piquaient les yeux. Elle en était même presque devenue jalouse de ces fameux biberons. La jalousie était un problème chez elle, elle se battait pour la contrer pourtant ... Heureusement pour eux, à l'heure actuelle, dans ce lac, tous les gestes, toutes les caresses que lui prodiguaient le jeune venaient faire s'envoler toutes ses craintes, que ce soit celles concernant les autres femmes, que celles concernant leurs fils et leur vie quotidienne. Il fallait dire que Nate savait y faire, tout en la surprenant toujours. Elle était toujours incapable de dire ce que serait le prochain geste de son petit ami ...

Elle retenait sous son souffle autant qu'elle le pouvait, mais celui ci trouvait toujours le moyen, visiblement, de quitter ses poumons et de s'échapper entre ses lèvres en emmenant avec lui un soupir de plaisir, un gémissement de satisfaction, un petit cri de désir. Elle se trouva dépourvue de son soutien gorge en moins d'une seconde chrono, et non pas dépourvue d'argent comme la cigale. Bref ... Nate était passé pro dans ce domaine, et parfois, en plaisantant, elle lui disait qu'il devrait sérieusement lui expliquer comment il faisait, quand elle s'emmêlait encore parfois les doigts ! Mais il avait cette manie de s'entrainer encore et encore à la défaire des nouveaux sous vêtements qu'elle achetait, à son plus grand plaisir. Plongeant son regard dans le sien, elle résista à l'envie de fermer les yeux et de rejeter la tête en arrière lorsqu'elle sentit les mains de Nate caresser la cambrure de ses reins, puis remonter vers sa poitrine. Elle avait perdu en taille de bonnet et en tour de poitrine depuis son accouchement, mais avait cependant une poitrine plus volumineuse comparée à sa période d'avant grossesse. Nate ne s'en était pas plaint, mais était-ce vraiment étrange ?!

« Qui te dis que c'est pas ce que je veux ? »

Elle se mordit les lèvres après lui avoir décoché une oeillade séductrice et charmeuse, avant de faire descendre ses mains vers la boucle de ceinture de Nate. Bah quoi ? Elle ne portait à présent plus sur elle que son boxer taillé très prêt du corps et féminin, alors que lui avait encore et son pantalon, et son boxer, injuste de chez injuste, situation à laquelle il fallait remédier au plus vite, et remède qu'elle ne refusait pas le moins du monde de prendre en charge ! Mais voilà que Monsieur Nathanael Lorisse en décidait autrement. Un baiser sur les lèvres, et elle se retrouvait les deux pieds dans l'eau. Sa moue boudeuse ne fit pas changer d'avis Nate, et elle ne comprit pas immédiatement l'action du jeune homme. Il fallait dire que son esprit était encore embrumé d'alcool, et que son regard se porta vite sur le ciel étoilé. Elle sourit, comme elle le faisait à sa mère, se souvenant que celle ci lui disait, petite, que l'âme de ceux qui nous ont quitté se place dans le ciel, formant ainsi une nouvelle étoile. Elle entendit à peine revenir Nate, mais se hissa sans se faire prier dans ses bras. Elle s'y sentait tellement bien ...

« Si ça se trouve, je t'en veux ... Je sais pas encore en fait, j'ai pas décidé ... Je te pardonne que si tu m'avoues que garder plus longtemps ton Jeans t'était devenu insupportable par ma faute ! »

Une moue mutine éclaira ses lèvres, jusqu'à ses yeux, alors que leurs regards se plongèrent l'un dans l'autre. Il était tellement beau ... Et lorsqu'il lui souffla ses mots, comme à bout de souffle, elle sentit une chaleur se propager en elle, et son coeur battre à tout rompre dans sa poitrine. Elle ne savait trop quoi dire, pas parce qu'elle n'avait rien à lui répondre, mais parce qu'elle trouvait tous les mots qui lui venaient tellement dérisoires, tellement à côté de la plaque et minimal par rapport à ce qu'elle ressentait pour lui. Alors, pour toute réponse, elle l'embrassa, tendrement, laissant l'une de ses mains posées contre son coeur, et l'autre s'étant enroulée autour de son cou. Bientôt, se sachant bien tenue, elle laissa vagabonder cette dernière main vers la courbe des reins du jeune homme, en bas du dos, main qui entreprit de défaire le jeune homme de son boxer. Cela lui semblait tellement naturel, et elle était tellement prête à jurer sur la vie de ses deux fils que si Nate ne lui faisait pas l'amour dans la minute, elle en mourrait. Relâchant ses lèvres une fraction de seconde, elle vint nicher sa bouche tout contre l'oreille du jeune homme.

« S'il te plait ... »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Sam 4 Sep - 12:03

    7h27 – Nate se réveilla doucement, jetant un œil inquiet sur le réveil qu'il n'avait pas osé enclenché de peur que Karyn ne se réveille en même temps que lui. Il s'était réveillé à temps, tout allait bien se passer, normalement il aurait le temps de tout préparer avant le réveil de la jeune femme. Il ôta doucement ses bras de la taille de la jeune femme et se détacha d'elle, elle changea de position se mettant dos à lui, Nate retint sa respiration... mais elle ne se réveilla pas. Il l'observa un instant, elle était nue sous les draps, le drap était remonté de sorte de cacher sa poitrine mais pas ses épaules. Elle semblait totalement détendue, Nate posa sa main sur l'une des épaules de la jeune femme et déposa au même endroit un baiser tendre et discret tout en songeant qu'il voulait se réveiller tous les matins à ses côtés, jusqu'à la fin de ses jours. Il serait fixé là dessus dans un petit moment. Il se leva et fila dans la salle de bain pour prendre une douche et se laver les dents, il en ressorti un quart d'heure plus tard habillé d'un simple polo noir et d'un jean foncé. Il descendit dans la cuisine et se fit un café qu'il but en une minute à peine. Il récupéra ensuite les objets qui allaient servir à la mettre en conditions pour la surprise de taille qu'il lui réservait : sa demande en mariage. Il lui fallut un peu moins d'heure heure pour tout préparer : placer, écrire, vérifier. Il voulait que tout soit parfait, que cette surprise retrace l'histoire de leur couple à travers ces quatre années, rappeler les bons moments, ce pourquoi ils devaient passer leur vie ensemble. Il prit le temps de souffler et de stresser un peu, beaucoup même. A vrai dire, il était mort de trouille, jusqu'à aujourd'hui, il n'avait jamais vraiment douté qu'elle puisse dire oui. Mais plus l'heure approchait, plus il avait peur d'essuyer un refus. Il n'avait pas montré le meilleur aspect de lui pendant des mois, il lui avait montré qu'il pouvait se montrer distant, froid et désagréable. Il avait été invivable, et l'avait plus au moins forcée à rompre leurs fiançailles. Elle ne le montrait peut être pas mais il avait peur que cette période douloureuse ai laissé des traces en elle. Des séquelles qui pouvait la faire hésiter à s'engager avec lui pour le reste de sa vie.
    Son esprit dériva finalement sur la veille, dans ce lac, un sourire coquin se dessina alors sur son visage. Ils avaient fait l'amour de manière à la fois tendre et passionnée. En quatre ans et même pendant leur pause, Nate avait eu le temps de découvrir qu'il avait un besoin viscéral du corps de la jeune femme. Il avait constamment besoin de lui prouver de manière physique qu'il l'aimait. Il n'était pourtant pas un « chaud lapin » comme avait pu l'être Julian à l'époque pré-Sara, il aimait le sexe oui, mais jamais il n'avait eu autant envie de faire l'amour qu'avec Karyn. Le pire, c'est qu'il ne pouvait même pas pas l'expliquer, ce n'était plus juste passer du bons temps et se faire du bien, c'était un véritable besoin. Il n'éprouvait pas le moins du monde l'envie d'aller voir ailleurs, il était bien avec Karyn et sur tous les points. Il comptait bien le lui prouver aujourd'hui.

    Il se dirigea vers la fin du parcours. Dans une clairière au milieu des bois, si tout se passait bien, c'est là qu'il la demanderait en mariage, mais en attendant, elle devrait faire un petit parcours spécial, une sorte de chasse au trésor. Nate adorait ça lorsqu'il était petit et dans ce cas là, ça prenait tout son sens, rappeler leurs bons moments ensemble, pour amener le plus naturellement du monde à lui demander de devenir sa femme pour en partager d'autres. Ce trajet devait lui montrer de façon matérielle, qu'ils étaient fais pour être ensemble, que leur vie ensemble était belle depuis ces quatre années malgré les difficultés, et que ça pourrait être ainsi pour le reste de leur vie.
    Elle se réveillerait et découvrirait une flèche au pied du lit qui lui indiquerait la douche, puis la cuisine, histoire de se sentir prête et de prendre des forces pour le parcours qui l'attendait. Puis,d'autres flèches dessinées sur de simples feuilles de papier la conduirait dehors où elle découvrirait le premier objet : un paquet de café accompagné d'un gobelet en carton. Si tout se passait comme il le voulait, elle se rappellerait immédiatement de leur rencontre.

    Flashback

    Nate sortait à peine de ses cours à la faculté de médecine et se rendait tout droit à la bibliothèque pour faire ce que les étudiants en médecine ne cessait de faire : potasser ses cours et ses bouquins. Il marchait d'une allure décontractée, appréciant le doux soleil de printemps, retardant au maximum le moment où il allait s'enfermer dans une bibliothèque pendant des heures. Soudain, au détour d'une rue, il sentit un choc sur sa poitrine et quelque chose de chaud et de liquide sur sa chemise. Instinctivement il recula, une grosse tâche de café maculait sa chemise. Mais il s'inquiéta d'avantage de la personne qui venait de le percuter, espérant qu'elle ne s'était pas fait mal. La jeune femme qui venait de renverser son café sur lui releva la tête, un air désolé et paniqué sur le visage. Nate fût immédiatement frappé par sa beauté, comme happé par ses beaux yeux bleus. La jeune femme qui se trouvait devant lui avait les cheveux blonds comme les blés, des traits d'une finesse qu'il n'avait jamais vu. Elle était petite et svelte mais il se dégageait d'elle quelque chose de plus grand que Nate n'aurait su exactement décrire. C'était une femme très belle, il avait l'impression de l'avoir déjà vu quelque part mais il ne se rappelait plus où.

      Nate – « Ça va mademoiselle, vous vous êtes fais mal ? »
      Karyn – « Non... non,ça va merci. Je suis vraiment désolée je ne vous avais pas vu, quelle maladroite ! Je ne vous ai pas brûlé au moins. »
      Nate – « Non, tout va bien je vous rassure. Mais ma chemise, elle, elle aurait besoin d'un bon lavage. »
      Karyn – « Oh... oh écoutez, si vous voulez je vous en paie une nouvelle, du café noir comme ça sur une chemise blanche ça ne partira jamais complètement. Tout est ma faute, je ne fais jamais attention où je met les pieds... vraiment, je suis désolée. »
      Nate - « Non, ce n'est pas la peine, ne vous en faites pas, il n'y a pas eu de blessé, tout va bien. Ca peut arriver à tout le monde et ce n'est pas grave. »
      Karyn – « J'insiste j'ai l'habitude de réparer mes bêtises. Voilà je...je vais vous donner mon nom et mon numéro de téléphone. Vous n'avez qu'à passer dans une boutique de vêtement Noteglia, vous en choisir une nouvelle et me passer la vendeuse quand vous m'aurez au téléphone. C'est assez compliqué mais vous aurez une chemise neuve sans avoir à la payer. »
      Nate allait refuser, après tout ce n'était pas bien grave et sa chemise blanche d'étudiant ne valait certainement pas le prix d'une chemise de qualité signé Noteglia. Il se ravisa au dernier moment, la voyant sortir son calepin pour y noter son nom et son numéro de téléphone. Après tout, il aurait ainsi l'occasion de l'appeler et pourquoi pas de la revoir. Son petit sourire timide le faisait fondre littéralement, elle était belle, charmante, bien élevée et la façon avec laquelle elle s'exprimait tendait à prouver qu'elle en avait dans la tête... après tout, pourquoi pas ?
      Nate – « Merci, c'est très gentil de votre part...Karyn. » Dit-il en jetant un oeil sur la feuille de papier qu'elle lui avait donné. Un silence gêné s'installa entre les deux jeunes gens. Nate n'avait pas envie de laisser partir cette femme, pourtant il n'allait pas rester comme un idiot devant elle. « Bon et bien je... je vais y aller. Je vais par là, et vous ? »
      Karyn – De l'autre côté. Alors... au revoir
      Nate – Au revoir


    La gêne était palpable, et leurs sourires intimidés en disait long sur ce qu'il se passait déjà entre eux. Ils se gênèrent mutuellement pour passer, allant du même côté que l'autre sans le vouloir. Finalement, ils se séparèrent et Nate rangea précieusement le bout de papier qu'elle lui avait tendu.
    Il l'avait rappelé une semaine plus tard, et prétextant que comme il n'avait pas trouvé de chemise à son goût, elle lui devait au moins un verre pour se rattraper. Il faut dire que durant toute la semaine, ses yeux bleus et son visage angélique avaient occupé ses rêves.
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Dim 5 Sep - 1:39

Il n'y avait pas de repos plus agréable pour la jeune femme que celui que l'on surnommait communément, et assez machistement, il fallait le dire, « repos du guerrier ». Mais, oui, après tout, Nate et elle se faisaient toujours plus ou moins la guerre lorsqu'ils s'aimaient, cherchant sans cesse à prendre l'ascendant, à passer de dominé à dominant. C'était sans cesse une sorte de jeu de rebond entre eux, ils se renvoyaient la balle, inversaient perpétuellement et cycliquement les rôles, et au final, il n'y avait jamais ni dominé ni dominant, rien que deux jeunes gens qui s'aimaient fort, très fort même, mais non moins tendrement et amoureusement, passionnément aussi. Bref, lorsqu'ils faisaient l'amour, ils passaient toujours par une palette de sensations, d'émotions, et elle n'avait jamais connu cela aussi intensément avant lui. Elle était même persuadée qu'il n'y aurait jamais qu'avec lui que cela fonctionnerait ainsi. Ils étaient en symbiose, et c'était tellement magique ... Cependant, après, elle s'endormait assez vite, non pas parce que discuter un peu avec Nate était chiant à en crever, mais plutôt parce qu'elle puisait toujours au maximum de ses forces pendant l'acte et qu'il arrivait toujours un moment où elle sentait ses yeux se fermer, une fois que tous les deux s'étaient apaisés, et que Nate la tenait serrée tout contre lui. Avant même d'ouvrir un oeil, et avant même de chercher à évaluer la durée de son sommeil, elle fit quelque peu la moue : Nate n'était pas à ses côtés, elle le sentait, premièrement parce qu'elle ne se sentait pas nichée au creux de ses bras, qu'elle ne sentait pas leurs peaux l'une contre l'autre, sa chaleur, son souffle contre sa nuque, son parfum aussi, deuxièmement, parce qu'elle ne sentait pas ses doigts dessiner des arabesques sur son épiderme. Rien que pour cela, elle voulait se lever le plus vite possible histoire de le retrouver sans trop tarder. Après avoir manqué de s'affaler par terre, la faute à ce lit un peu plus élevé que le leur, et à ses deux jambes ne semblant pas encore trop décidées à supporter son poids, elle posa enfin les deux pieds par terre, se drapant du drap, un peu à la mode romaine, drap qu'elle avait embarqué dans son mouvement. Le truc, maintenant, c'était de ne pas se prendre les pieds dedans, vu qu'en plus elle ne savait pas encore où se trouvait Nate. Peut être était il parti leur acheter les croissants ! Un flèche, au pied du lit, attira son attention, et elle sourit en reconnaissant la marque de fabrique de Nate. Son homme était joueur, et elle ne refusait jamais d'entrer dans le jeu elle aussi ! Après avoir pris une douche un peu plus longue qu'elle n'aurait pu la faire, histoire de se venger un peu de Nate qui l'avait abandonnée dans le lit, et parce que c'était la direction indiquée par cette première flèche, elle suivit toujours cette dernière, qui lui indiquait cette fois ci le chemin de la cuisine.

Il faisait déjà chaud dehors, alors, elle avait opté pour une petite robe tout ce qu'il y avait de plus simple, avec des sandales plates, se lassant autour de la jambe, un peu comme à l'époque antique. Piochant dans la corbeille de fruits, elle se versa dans un grand mug du café chaud, signe que Nate était passé par là puisque la cafetière était vide hier soir et que là, elle maintenant le précieux breuvage au chaud. Son petit déjeuner fut assez frugal, parce qu'elle avait tellement hâte d'en comprendre un peu plus sur le petit jeu de son homme. Cependant, elle prit tout de même la peine de laver les ustensiles qu'elle avait utilisé, et de vérifier son portable, histoire de bien s'assurer que la nourrice n'avait pas appelé. Elle résista, durement, il fallait le dire, à l'envie d'appeler cette dernière histoire d'être bien sûre qu'il n'y avait aucun problème avec les jumeaux, et qu'Alessio et Sasha allaient bien. Nate l'attendait, elle devait se bouger, avant qu'il ne pense qu'elle refusait de jouer avec lui et aille se noyer dans le lac, par désespoir ... Oui, bon bah on sait jamais hein !! Elle suivait les quelques flèches apposées à même le sol, avant de se retrouver dehors, où l'attendait, sur la table en bois de dehors, un paquet de café ainsi qu'un gobelet en carton. Un large sourire s'épanouit sur ses lèvres, alors qu'elle se saisissait des deux objets, un dans chaque main, et qu'elle s'entendait son coeur s'emballer dans sa poitrine, son esprit dérivant, piochant des souvenirs s'étant déroulés plusieurs années auparavant, mais qui semblaient s'être passés la veille.



flashback

Portable dernier cri dans une main, gobelet de café dans l'autre, Karyn avançait d'un pas décidé, et faisait, comme à son habitude, 36 000 trucs à la fois. Toute occupée à dialoguer par sms avec son père, encore parti bosser à l'autre bout du monde, et pas prêt de revenir se poser ne serait ce que quelques instants en Italie, elle marchait droit devant elle sans se soucier de ce qui pouvait bien se trouver sur son chemin. C'est qu'elle était concentrée, non mais dîtes donc, si elle s'avisait d'oublier une lettre, elle aurait encore le droit à une petite pique bien sentie mais pas vexante du tout de la part de son paternel. Et puis, elle connaissait tout de même ce coin là de Rome comme sa poche, savait éviter le lampadaire situé devant ce marchand de fleurs, cette poubelle sans cesse éventrée par des chats errants et débordant parce que les gens ne savaient pas viser et que les gars de la municipalité avaient un poil dans la main, cet kiosque à journaux, cet devanture de fruits et légumes bouffant pas mal de trottoir, e tutti quanti. Cependant, elle n'avait nullement envisager l'hypothèse que quelqu'un pouvait venir en sens inverse sans la voir, aussi ubuesque et étonnant que cela puisse paraître. Nate était déjà si canon à l'époque ... Habituellement, elle n'aurait pas donné son numéro comme ça, pas plus que son nom, mais elle aurait tout de même offert au jeune homme qu'elle aurait percuté la possibilité d'avoir en dédommagement de cet accident caféiné un nouvel ensemble, à choisir chez Noteglia, en précisant bien à la vendeuse un certain code, histoire que celle ci sache que c'était la maison qui régalait, sur ordre express de la fille du grand patron. Mais là, c'était tout autre chose. Ce jeune homme était bon à en tomber, un vrai canon, tel David qui aurait soudainement pris vie. Elle s'était sentie vibrer de la tête aux pieds rien que par la tessiture de sa voix, si grave, si frissonnante ... Elle avait agi sur un coup de tête, comme à son habitude, et lorsque leurs doigts entrèrent en contact, au moment où ce papier déchiré de son calepin changeait de possesseur, elle s'était retenue de se saisir brusquement de sa main pour la porter à ses lèvres, puis la poser sur son coeur, histoire qu'elle sache que le jeune homme était parfaitement au courant de l'effet qu'il lui faisait. Mais cela ne se faisait pas, on n'était pas dans une dimension parallèle où ce genre de choses pourrait être tenté sans pour autant qu'elle ne passe pour une timbrée ! Oui, elle se souvenait comme si c'était hier de leur rencontre, encore et toujours.

Mais ce paquet de café lui rappelait également autre chose, quelque chose de tout aussi fort et puissant pour elle, quelque chose dont elle se souviendrait également pour le restant de sa vie. C'était la première fois qu'elle entrait chez lui sans y être invitée, à 4 heures et demi du matin, vieille cafetière italienne à la main. Elle y avait été au feeling la veille au soir, en demandant à un concierge tout distrait par le match de foot passant à la télé un double des clefs de l'appart Lorisse-Visconti. L'homme ne lui avait même pas adressé un regard, lui tentant le trousseau entier, sans plus regarder de qui il s'agissait et s'il était logique que quelqu'un ne vivant pas dans le dit appart' souhaite en avoir une clef. Heureusement pour elle, il y avait le numéro de l'appart' sur chacune des clefs, et le matin, donc, elle s'était faufilée chez Nate. Ils étaient ensemble depuis quelques jours déjà, mais pour le moment, les choses n'en étaient pas encore rendues trop loin. Elle savait qu'il se levait dans une petite demi heure, voire un peu plus, travaillant du matin à l'hôpital. Alors, elle s'était dit qu'il serait heureux de boire un bon café chaud. Elle avait vite repéré la cuisine la dernière fois qu'elle était venue, et se mit à son petit ouvrage, sauf qu'avec elle, les choses ne se passaient jamais comme prévu, et qu'elle finit par le tirer du lit, avant que le réveil ne sonne. Il fallait dire qu'elle s'était pris elle ne savait trop quoi sur la tête en cherchant le café, et qu'elle avait laissé l'eau trop chauffer dans la cafetière italienne.

Nate – « Karyn ?! Mais qu'est ce que tu fais ? »
Karyn – « Hum, à la base, j'essayais de faire du café, mais là, je fais du bruit ... »
Nate – « Mais ... »
Karyn – « Je suis désolée, je voulais pas te réveiller et tout, je voulais juste faire du café, sauf que je sais plus trop me servir de cette cafetière là, j'ai l'habitude avec l'électrique mais fallait débrancher et tout, alors je me suis dit, tiens, pourquoi pas prendre celle là. »
Nate - « C'est gentil, mais tu sais, on a une cafetière ici aussi. Et puis il est quand même tôt ... »
Karyn – « Oh ça c'est pas grave, je dormirais mieux ce soir, sauf si tu as prévu quelque chose bien sûr. Mais faut pas te sentir obligé hein, après tout, tu vas bosser dur aujourd'hui et on est ensemble depuis pas longtemps et ...»
Nate – « C'est charmant Karyn, vraiment, mais t'aurais pas dû tu sais ... »
Karyn – « Mais j'avais envie ... J'ai vu une émission sur la caféine, ça aide à tenir le coup en cas de dure journée il parait ... Tu m'en veux pas ? »
Nate – « Bien sûr que non ! Pas pour du café et un peu de bruit ! Sybille dort comme un loir, et moi, j'allais pas tarder à me lever. Maintenant que tu es là ... Je te garde pour le p'tit déj' ! »
Karyn – « C'est une prise d'otage ? »
Nate – « Pas quand l'otage est consentante ! »

Croyez le ou non, mais cela avait été leur premier petit déjeuner en tant que couple, et sûrement pas le dernier. Et Nate avait été en retard, la faute à Karyn qui, au dernier moment, s'était retrouvée enfermée hors de la résidence, en nuisette, après avoir absolument voulu accompagné Nate jusqu'au parking ...

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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Dim 5 Sep - 23:07

    Nate s'était toujours dit que lorsqu'il rencontrerait la femme de sa vie, il saurait immédiatement que c'était la bonne. Il avait une vision des choses un peu idéalisée, comme dans les films, pourtant c'était à peu de chose près ce qu'il s'était passé avec Karyn. Il avait tout de même fallut qu'il passe un peu de temps avec elle pour qu'il se rende réellement compte qu'il ne s'agissait pas d'une simple amourette, qu'elle lui plaisait vraiment. Pourtant au bout de quelques jours seulement, ses sentiments pour elle se développaient, son coeur s'emballait lorsque ses bras venaient s'enrouler autour de son cou et que ses lèvres se posaient sur les siennes. Et l'effet qu'elle produisait sur lui ne s'était pas estompé au fil des mois, puis au fil des années. C'était ce qui le surprenait le plus dans cette histoire, en quatre années, elle le faisait toujours frissonner comme aux premiers jours de leur idylle. Il avait l'impression de la connaître depuis toujours mais il se sentait tout chose à chaque fois qu'elle cherchait à le déstabiliser en usant de ses charmes. Il n'avait pas le moins développé d'effet d'accoutumance à sa peau, aux courbes de son corps et à ses baisers passionnés, il n'y résistait pas mieux que quatre ans auparavant.
    Lorsqu'il avait cru l'avoir perdu à jamais, sa vie s'était écroulée. Elle était son équilibre, son point d'encrage, la seule chose à laquelle il pouvait encore se raccrocher. Il s'était montré odieux envers elle, il lui avait caché ses problèmes, il s'était éloigné de la seule personne qui pouvait l'aider et lui avait dit de le laisser tranquille. Il avait refusé l'aide qu'elle pouvait lui apporter et il s'était enfermé dans un mutisme destructeur pour leur couple. Que ce soit clair, Nate n'avait jamais cessé d'aimer Karyn, il refusait toute aide de quiconque parce qu'aller mieux aurait été trahir la personne dont il était responsable de la mort. Sauf qu'à force de s'entêter à vouloir rester seul, il était devenu égoïste, il n'avait pas vu qu'il n'était pas le seul à souffrir, mais qu'il faisait du mal sa fiancée en se comportant ainsi. Peut être que quelque part, il estimait qu'il ne méritait plus son amour, comme si la mort de Clara avait fait qu'il n'avait plus le droit d'être aimé par personne, surtout pas d'un amour aussi fort que celui de Karyn. Et puis, la voir dans les bras d'un autre l'avait complètement retourné. C'était comme une décharge électrique qui le mettait face à toutes ses erreurs, à toutes ces choses qu'il avait faites – ou plutôt qu'il n'avait pas faites- pour en arriver là. Nate ne le lui avait pas montré pendant des mois, mais il était fou d'elle, et qu'est-ce qui peut être plus douloureux que de voir la femme que l'on aime dans les bras d'un autre ? Il lui en avait voulu, oh que oui, car même si Dante et elle n'étaient pas allé jusqu'au bout, elle l'avait trahi. Mais il s'en était encore plus voulu à lui-même de l'avoir laissé partir, de l'avoir abandonné, d'avoir fait qu'elle ne se sentait plus désirée, qu'elle ne se sentait plus femme, au point d'inviter un autre homme dans son lit. Avec le recul, il se disait pourtant que même si ça lui avait fait beaucoup de mal, ça lui avait fait aussi beaucoup de bien. Cette nuit avait été le déclencheur de leurs retrouvailles, cette nuit lui avait fait comprendre ce qu'il risquait de perdre s'il continuait de se comporter comme un idiot.

    Aujourd'hui il se sentait tellement minable de lui avoir fait autant de mal. Comment avait-il pu la blesser ainsi, alors qu'elle avait toujours été là pour le soutenir, qu'elle se tenait prête à l'aider à remonter la pente s'il acceptait de lui parler ne serait-ce qu'un peu ? Il savait que Karyn l'aimait, ce n'était pas la question, mais était-il digne de l'avoir pour femme après lui avoir fait endurer tout cela ? Après tout ce qu'il lui avait fait subir, il était parfaitement compréhensible qu'elle hésite, qu'elle ait besoin de plus de temps. Cela ne remettrait pas leur amour en cause bien sûr, ce serait un coup dur pour Nate, mais comment pourrait-il lui en vouloir de refuser de s'engager tout de suite avec un homme qui l'avait abandonné déjà une fois ? Il espérait qu'il ne s'était pas précipité, mais il était tellement bien avec elle depuis leur retrouvailles. Elle était son âme soeur, ils formaient dors et déjà une famille avec leurs deux fils, elle était une excellente mère, ils étaient très amoureux l'un de l'autre et ils s'entendaient à merveille sans pour autant être d'accord sur tout ou s'enferrer dans un plan-plan quotidien. Il avait jugé que c'était le moment parce qu'il était heureux avec elle et leurs enfants, mais peut-être lui fallait-il encore un peu de temps. De toutes manières, il le saurait bien assez tôt puisque si tout ce passait bien, Karyn devrait maintenant arriver au second objet qui lui permettrait de retracer dans les grands lignes, l'histoire de leur couple : un CD des Maroon 5.

    Flashback

    Il était tard, l'heure de se quitter. Karyn l'avait invité chez elle pour une soirée en tête à tête. Cela faisait à peine une semaine qu'ils étaient ensemble et pourtant, il se dégageait déjà de leur couple une tendre complicité. Karyn le raccompagna à la porte, sans détacher ses lèvres des siennes, leurs baisers se faisaient de plus en plus fiévreux, de plus en plus passionnés. Plus leurs sentiments se renforçaient et plus ils se lâchaient dans cet exercice amoureux. Si Nate n'avait pas décidé de se comporter en gentleman avec elle, il lui aurait déjà fait l'amour, et ce n'était pas le désir brûlant qu'il éprouvait pour elle qui l'aurait retenu. Mais voilà, elle n'était pas comme les autres, il ne voulait pas précipiter les choses, il ne voulait rien gâcher en se montrant trop hâtif. Il sentait pourtant qu'elle n'aurait rien eu contre une nuit d'amour si il s'était montré plus entreprenant, mais certaines choses le retenait : la peur d'aller trop vite et peut être la peur de la décevoir dans la performance en elle-même. Il ne se sentait pas toujours de taille face à elle, alors il avait peur en quelques sortes. Et puis, il voulait se montrer respectueux, elle n'était et ne serait pas un coup d'un soir, il voulait juste que ce soit bien, pour tout les deux, quitte à prendre leur temps. Il embrassa Karyn une dernière fois, la ferveur de son baiser trahissant la difficulté qu'il avait de la quitter.
    Elle referma la porte derrière lui et il rentra gentiment chez lui, ce fût en moment de poser ses clefs qu'il réalisa qu'il avait oublié le nouvel album de Maroon 5 chez la jeune femme. Ils l'avaient écouté chez elle en arrière fond durant leur discussions de la soirée. Il poussa un juron, ressorti et toqua à la porte de Karyn. Celle-ci sembla visiblement le prendre pour quelqu'un d'autre, probablement sa colocataire, Janaly qui rentrait plus tôt et avait pour la énième fois oublié ses clés dans l'appartement.


      Karyn – « Il faut que je te raconte, c'était génial, parce contre je suis frustrée, j'avais mis mon plus beau soutien gorge, mais il n'a rien tent... »
      Elle avait parlé de l'intérieur de l'appartement et jusqu'à ce qu'elle ai ouvert la porte, elle ne savait pas de qui il s'agissait, persuadée que c'était sa coloc' à qui elle confiait tout sur tout. Le rouge lui monta immédiatement aux joues, la rendant complètement craquante. Il faut dire, il y avait de quoi, la jeune femme était en simple soutien-gorge. Un très jolie soutien-gorge noire en dentelles fines, qui mettait sa belle poitrine en valeur. Le regard du jeune homme s'y attarda et lorsqu'il réalisa que son regard était bloqué sur cette jolie paire de seins, il releva les yeux en se traitant intérieurement d'idiot. Gêné, il se racla la george, mais visiblement, c'était elle le plus mal-à-l'aise des deux.
      Karyn - « Je... je suis désolée, j'allais prendre une douche, je ne savais pas que c'était toi, je croyais...hum...je vais enfiler quelque chose tout de suite, je reviens. »
      Nate – « Non... enfin je veux dire, j'en ai pas pour longtemps. Je veux juste récupérer mon CD, je l'ai oublié chez toi. »
      Karyn - « Oh...heu, tiens, il est là »


    La jeune femme lui tendit le CD, mais au lieu de s'en saisir, Nate posa sa main sur le poignet de la jeune femme. Il l'attira à lui, et déposa ses lèvres sur les siennes dans un baiser fiévreux, elle fut surprise, mais lui céda rapidement, lâchant le CD qui s'écrasa sur le sol, pour enrouler ses bras autour du cou du jeune homme. Les bras de Nate emprisonnèrent la taille de Karyn tandis que sa langue caressait la sienne. Ses mains se firent baladeuses, et elle en redemandait, intensifiant encore d'avantage leurs baisers. Il referma la porte à l'aide de son pied et ses lèvres glissèrent dans le cou de la jeune femme, elle se mordit la lèvre et le défit rapidement de son t-shirt. Leurs respirations étaient devenues haletantes de désir, et ce n'était que le début. Cette nuit là, ils firent l'amour pour la première fois, et ce fût tout simplement magique. Nate n'avait jamais connu pareil plaisir et jamais il n'avait eu autant envie d'en donner. Le lendemain, ils passèrent la matinée au lit, et lorsqu'il fût temps pour Nate de repartir à l'hôpital, il oublia une nouvelle fois le CD chez elle. Elle le lui rapporta le soir même et, bizarrement, il se produisit la même chose que la veille...
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Lun 6 Sep - 23:59

Ouvrant le paquet de café, Karyn en approcha son nez et sentit l'odeur du café, si caractéristique. Elle adorait cette senteur, parce qu'elle lui rappelait des tas de souvenirs, celui de leur rencontre à Nate et elle, celui de ce premier petit déjeuner ensemble, ainsi que des tas d'autres. Et puis, elle ne savait pas exactement comment expliquer ça, mais elle aimait cette odeur depuis toujours, harcelant même sa mère lorsqu'elle préparait le café pour qu'elle la laisse rester dans la cuisine, à genoux sur une chaise, face à la cafetière fumante. La senteur était exaltée par la chaleur, et cela faisait sourire jusqu'aux anges la toute petite fille qu'était alors Karyn. C'est donc avec un petit pincement au coeur qu'elle reposa le paquet sur la table. Nate l'attendait, et, encore une fois, c'est cette idée là qui la fit se bouger un peu plus vite les fesses. Son petit ami était un jeune homme ingénieux, et elle était sûre qu'elle serait tout autant agréablement surprise par la suite s'il advenait que ce café n'était pas le seul objet que Nate avait égrainé sur son passage, tel le Petit Poucet, sauf qu'il ne s'agirait sûrement jamais là de miettes de pain ou de petits cailloux. C'était pas plutôt d'abord les petits cailloux et après les miettes de pain ? Ce n'était de toute façon pas là le sujet, et personne ne viendrait lui faire passer un questionnaire 100% contes pour enfants ! Les jumeaux étaient encore trop petits pour qu'on leur raconte des histoires d'ogres dévoreurs d'enfants qui n'avaient rien fait et rien demandé ! Et elle avait dernièrement remarqué que leur lire le dernier magazine spécialisé sur les voitures et motos, ça les calmait et les apaisait tout autant qu'un bon conte polonais pour enfants ! Elle n'avait rien eu d'autre sous la main ce soir là, et c'était le magazine de Nate qui avait fait office de livre de lecture !

Reposant donc les deux objets, elle entreprit de poursuivre son petit périple, toujours en suivant les flèches de Nate. Cazzo, il avait tout prévu à l'avance le bougre, et cette simple pensée en allumait des centaines d'autres dans l'esprit de la jeune femme. Peut être n'était ce pas là un simple petit jeu ... Elle avait tendance à se réjouir pour toutes les surprises qu'il lui concoctait, y compris pour le pseudo simple bouquet de fleurs, enfilé dans un vase lui même posé sur la commode de leur chambre. Elle était encore toute souriante de ces souvenirs ramenés à la surface rien qu'à la vision des deux précédents objets lorsqu'elle aperçut une lueur, un peu plus loin devant elle. Intriguée, et se disant que c'était dans l'axe de la flèche, elle s'approcha de la lueur, et son sourire s'épanouit encore plus : le soleil réverbérait dans le plastique de la boîte contenant le CD de Maroon 5. Son coeur manqua un battement en reconnaissant la jaquette, et l'album tout entier. C'était un groupe qu'elle avait toujours aimé, et certaines de leurs chansons lui parlaient vraiment. Il y avait bien sûr She will be loved. A cette époque, Karyn sortait d'une relation amoureuse difficile, mouvementée et musclée. Elle avait 16 ans, et elle aussi avait le sourire fané, en partie à cause de sa rupture, en partie parce que sa mère était morte un an avant. Quand elle avait rencontré Nate, et découvert que lui aussi appréciait beaucoup ce groupe, cela n'avait fait que la rassurer : Nate était fait pour elle, du moins, il y avait de grandes chances pour que cela soit vrai.



flashback

Cela procurait un bien fou que de parler d'un groupe de musique passionnément avec quelqu'un, d'évoquer les paroles sans jamais se tromper et se faire rabattre le caquet parce que notre accent craignait à mort. De toute façon, c'était loin d'être son cas, elle parlait tout un tas de langues à la perfection, sans accent aucun, merci Maman ! Cela procurait un bien fou d'être en compagnie de quelqu'un qui appréciait autant que nous un groupe de musique à sa juste valeur, sans de suite prétendre que ce ne pouvait être que de la soupe commerciale et rien d'autre. Elle n'était pas apparue folle aux yeux de Nate, ou alors, il avait bien caché ce qu'il pensait d'elle. Mais elle savait qu'il était honnête avec elle, elle le sentait. Et puis, Krystal ne lui avait-elle pas toujours dit que les yeux et le regard étaient les miroirs de l'âme, et que tout bon menteur que l'on pouvait être, ils nous trahissaient toujours ? Dans le regard de Nate, elle avait vu un tas de choses, mais sûrement pas de moquerie, de mensonge, ou d'envie furieuse de quitter l'appart' en courant pour traverser le couloir à toute vitesse et rentrer chez soi ! Cela faisait du bien d'entendre Maroon 5 en fond sonore quand on passait la soirée avec l'homme dont on se sentait chaque seconde un peu plus tombée éperdument amoureuse. Elle avait résisté mille fois à la tentation de lui sauter au cou et de lui demander le plus tendrement possible de lui faire l'amour, et pourtant, ce n'était pas l'envie qui lui en avait manqué, juste le manque de tact on va dire. Elle l'avait finalement laissé rentrer chez lui, à regret, regrets qui se sentaient clairement dans son baiser, et qu'elle imaginait partagés à en voir l'attitude du jeune homme. Mais il avait finalement quitté l'appartement, et elle s'était décidée, avec toute la flemme du monde, à fermer la porte derrière lui. Elle s'était appuyée contre le bois, en laissant son souffle reprendre de l'importance. C'était une sorte de soupir, à la fois de regrets, mais aussi de soulagement, parce qu'elle n'était pas passée pour l'une de ces filles qui vous sautent dessus très vite. La première chose à faire fut de virer son haut, car elle avait bien trop chaud, et s'apprêtait à prendre une douche, histoire de la calmer un peu, et de lui changer les idées, quoi que, elle s'était d'ores et déjà grandement mis à douter de l'efficacité de la méthode. Mais qui ne tente rien ne sait rien ! S'arrêtant devant le miroir du couloir menant à la salle de bain, entre autres, elle contempla son reflet.

Karyn – « Tu commences sérieusement à dérailler Karyn ... Si maintenant, tu n'es même plus capable de te retenir quand tu es en présence de ton petit ami ... Mon petit ami, ça sonne bien quand même ! Pourquoi je me plains moi ?! Il est beau, intelligent et ... Pas trop entreprenant non plus, c'est pas un vicieux ni un obsédé sexuel, parce que si c'était le cas, ma cocotte, tu serais passée à la casserole dès le premier jour de votre histoire, que tu l'ai voulu ou non ! N'empêche, je sais, t'avais tout prévu, mais, non, c'est un gars bien. Ouais, c'est un gars génial, mais n'empêche, j'aurais sûrement pas dit non moi ... Pfioo, t'es trop paradoxale Darling ! »

On toqua à la porte, et elle leva les yeux au ciel. A tous les coups, elle avait fermé derrière Nate, à clefs, et Janaly rentrait, mais elle, sans ses clefs. Quelle tête en l'air celle là, toujours à agir comme elle l'aurait fait, tss, on vous jure, les meilleures amies, parfois, ça fait peur tellement ça semble être votre soeur jumelle cachée ! Quand il fallait y aller, il fallait y aller, parce que sa meilleure amie était bien capable d'appuyer comme une détraquée sur la sonnette tant que Karyn ne venait pas lui ouvrir, puis de lui faire un concerto en mode mineur si la jeune femme ne se décidait vraiment pas à lui ouvrir ! Pour que les voisins sortent tous et assistent à la scène, merci bien ! Quoi que, ce n'était pas comme si elle détestait qui que ce soit à cet étage. Bizarre quand même qu'elle n'ai pas remarqué Nate plus tôt ! La vie est effrayante de machiavélisme parfois !

Karyn – « Il faut que je te raconte, c'était génial, parce contre je suis frustrée, j'avais mis mon plus beau soutien gorge, mais il n'a rien tent ... »

Là, face à elle, se tenait Nate, Nathanael Lorisse, habitant de l'appart' à l'autre bout du couloir, et petit ami de ... Bah d'elle en fait ! Oui, il serait sûrement amené à la voir des tas de fois en soutien gorge, mais bon, cela ne faisait que quelques jours qu'ils étaient ensemble, et c'était une grande première, la première fois quoi. Et elle, elle était là, rougissant comme une tomate en plein soleil. Et lui, il ... lui reluquait le décolleté, le soutien gorge se trouvant être en dentelle noire, fine mais surtout, il se trouvait être pigeonnant ! Cela ne fit que la mettre encore plus mal à l'aise, parce que, tout de même, pour qui et quoi elle passait là ? Elle ne savait plus trop quoi dire, quoi faire, quoi penser aussi, parce que là, oulala, tout se mélangeait dans sa tête. Tout partait en free style : sa réaction, ses mots aussi sûrement, tout quoi ! Jusqu'à ce que Nate y remette de l'ordre, d'une façon toute personnelle dont Karyn faisait la rencontre pour la première fois. La suite de la nuit ? Sachez qu'elle fut longue, tendre, passionnée et très, très nirvanesque ...


fin du flashback


Sans s'en rendre compte elle embarqua l'album avec elle, poursuivant son chemin en suivant les flèches, bien décidée à accélérer le pas. Son coeur battait de plus en plus vite, à la fois à cause de l'augmentation de son taux d'adrénaline, mais aussi parce que tous ces souvenirs étaient bien émoustillants et tendres aussi. Elle observait partout, ne sachant pas très bien si le prochain objet allait être volumineux ou, au contraire, très passe partout. Heureusement pour elle, Nate avait eu l'amabilité de lui déposer une flèche en direction d'un arbre, histoire qu'elle ne manque pas l'objet, parce que pour être petit et discret, il l'était. Il avait également eu la gentillesse extrême de ne pas l'attacher à une trop autre branche. Son bracelet d'hospitalisation !



flashback

Plus jamais courir dans le salon quand Janaly y était, assise par terre, à tenter de nouvelles illustrations pour ses études de graphisme, et laissait trainer ses crayons ! Ou alors, on glissait dessus, tombait en arrière en se tapant la tête par terre, et s'ensuivaient moult soucis et problèmes. Tout ceci la conduisit à l'hôpital, aux urgences plus précisément. Elle, elle n'avait pas voulu y aller, mais Janaly, en vraie mère poule casse pieds, avait décidé que ce serait les urgences, un point c'est tout. Okay, elle avait mal partout, et avait été vomir quelques secondes après sa chute, mais rien de grave, ça saignait pas, enfin, pour le moment, elle n'avait constaté aucun saignement. Et elle avait encore toutes ces capacités mentales, la preuve, elle avait exigé d'avoir pour soignant Nate, et personne d'autre. A peine avait-elle accepté les anti douleurs qu'on lui avait déposé dans la main, au cas où. Certes, elle verrait Nate, mais elle préférait que ce soit ce soir, ou un truc dans le genre, dans l'un de leurs apparts, mais pas ici ...

Nate – « Karyn ?! Qu'est ce qui t'es arrivé ?! »
Karyn – « Janaly dessinait, ou peignait, je sais même plus, et ça trainait par terre, j'ai pas vu et ... Paf ... »
Nate – « On m'a dit que tu as eu des vomissements ... »
Karyn – « Une fois, c'est tout ... Faut pas que tu penses que j'ai fais ça dans le but de te voir hein ... Pas comme la dernière fois, c'était pas vrai la dernière fois ... »
Nate – « Tu peux retirer ton haut ? »
Karyn – « Mon haut ? Pourquoi ?! »
Nate – « Je dois vérifier ton dos et tes flancs, pour vérifier s'il n'y a pas d'ecchymoses, ou d'os cassés, ce genre de choses. Faut pas paniquer, je t'ai déjà vue nue ! »
Karyn – « Oui, mais imagines que ce soit tout violet et tout moche ... »
Nate – « Karyn ... Tu me fais confiance, n'est ce pas ? »
Karyn – « J'ai pas envie que tu ... Que ... Oui, je te fais confiance, bien sûr, je veux juste pas te perdre ... »
Nate – « Me perdre, parce que tu as des risques d'être amochée ? Oui, Janaly a eut raison de t'emmener, y a des soucis au niveau de tes capacités cognitives et réflexives là ! »

Il s'était très bien occupé d'elle, même si elle s'était sentie anxieuse dès qu'il avait commencé à l'examiner, parce que, positionné comme il était, elle ne pouvait pas voir son regard. Un bel hématome, plusieurs autres blessures, et surtout, une bonne migraine, mais rien de bien affolant. Mais quand il lui faisait son petit rapport d'analyse, elle, elle n'avait d'yeux que pour son regard, dans lequel il lisait des tas de choses, engageantes et très rassurantes. Oui, c'était la première fois qu'elle s'était entièrement remise à lui, et qu'il avait eut toute sa confiance dans ses mains, et tout s'était parfaitement bien déroulé ...
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Mar 14 Sep - 18:02

    En déposant le bracelet d'hôpital, Nate avait eu un petit sourire : ce souvenir là aussi était très important. C'était la première fois qu'elle s'en était remise à lui, une sorte d'évènement qui avait testé leur confiance mutuelle l'un en l'autre. Tout s'était très bien passé, il l'avait prit soin d'elle et lui avait prouvé par la même qu'elle pouvait se fier totalement à lui, qu'il serait toujours là en cas de pépin. Ce jour là, ça avait été une blessure, quelque chose de très concret, mais il en était ressorti quelque chose de beaucoup plus important : Nate serait toujours là pour Karyn, quoi qu'il arrive, il ne la laisserait pas tomber. L'avenir a ensuite malheureusement mit en doute cette affirmation... le bal Black and White précisément, vu la façon dont il s'était conduit envers elle.
    Au départ, il devait bien l'avouer, il avait cru qu'il s'agissait d'une blague, elle ici qui le réclamait lui parce qu'elle s'était blessée ? Et en deux secondes il avait comprit que ce n'en était pas une, d'abord parce que Karyn n'aurait jamais fait semblant de s'être fait mal à onze heures du soir un samedi alors que les urgences sont souvent bondées par ceux qui avaient un peu trop titillé la bouteille et qu'elle ne se serait jamais pointée à l'hôpital si ça pouvait attendre ou qu'elle pouvait se soigner elle-même. L'inquiétude avait donc vite prit le pas sur la surprise et il s'était précipité vers elle. L'anxiété ne transparaissait ni sur son visage, ni dans sa voix, il avait prit l'habitude de gérer toutes sortes de situations et de ne pas montrer ses émotions pour éviter que les patients ou leur famille ne paniquent. Il semblait parfaitement professionnel, neutre et calme, et pourtant son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine et il avait l'impression de respirer plus difficilement qu'à l'ordinaire.Et si il lui était arrivé quelque chose de grave ? Finalement, ça ne l'était pas, il fallait soigner ça rapidement et proprement pour que tout cicatrise normalement mais la jeune femme allait bien et elle allait vite s'en remettre. Quelques hématomes, mais rien de grave, les vomissement qu'elle lui avait avoué avoir eu étaient le symptôme du choc mais d'aucun traumatisme crânien. Il n'empêche que ce soir là, Nate avait découvert à quel point il pouvait s'inquiéter pour elle, à quel point il tenait à elle. Il ne voulait que son bien-être, elle était devenue indispensable à sa vie et il la voulait heureuse et en bonne santé. Karyn était devenue la personne la plus précieuse dans sa vie, il en avait prit conscience de cette manière, l'idée qu'elle ai pu se blesser gravement lui était tout simplement insupportable. Il allait prendre soin d'elle, des petits bobos comme des blessures plus graves. C'était elle maintenant qui comptait plus que tout le reste à ses yeux.
    En retrouvant ce bracelet d'hôpital, il avait immédiatement repenser à un autre souvenir commun, un souvenir qui témoignait à Karyn de l'extrême confiance en elle qu'avait son petit ami : la première fois qu'il l'avait amené ici, au lac Bracciano. Et pour mettre la jeune femme sur la voie, il avait déposé un bandeau noir.

    Flashback

      Karyn - « Tu veux toujours pas me dire où on va ? »
      Nate - « Non, c'est une surprise, si je te le disais, ce n'en serait plus une. Laisse-moi attacher ce bandeau autour de tes yeux et ne t'en fais pas, on en a pas pour longtemps. »
      Karyn - « Pas pour longtemps ? On va pas à Thaiti alors ? »
      Le jeune homme éclata de rire, la fausse moue boudeuse et innocente de Karyn faisait toujours mouche sur lui.
      Nate - « Non, mais quand je serai chirurgien et que j'aurai le droit de prendre des vacances, je te promet qu'on ira. »
      Karyn - « Fais attention, c'est le genre de promesse qui restera gravée dans ma p'tite tête. »
      Nate - « Je sais, et tu sais que je suis un homme qui tient ses promesses. Aller, en route »


    Il aida Karyn à monter dans la voiture, elle qui avait les yeux bandés et s'installa au volant. Ils roulèrent une bonne demi-heure, une fois arrivés, Nate sorti de la voiture et aida sa compagne à faire de même.

      Nate - « Puisque tu as été sage, je crois qu'on va pouvoir t'enlever ce bandeau »


    Comme il l'avait prévu, ils étaient arrivés pour le couché du soleil, le ciel était marbré de mauve, de orange et de rouge, l'eau scintillait et reflétait la couleur orangée du ciel. Il n'y avait pas besoin d'aller à Thaiti pour voir de superbes paysages. La main de Nate vint chercher celle de Karyn, entrelaçant leurs doigts face à ce spectacle.

      Nate - « Magnifique n'est-ce pas ? Je t'ai déjà parlé du lac Bracciano, et bien nous y sommes. Mon père a acheté cette maison quand j'étais bébé, la première fois que j'y suis venu j'avais à peine quelques mois et c'est ici que j'ai fais mes premiers pas. On y venait tous les étés et souvent les week ends. Mattéo, Alessia et moi on était comme des fous, c'était la campagne, on pouvait courir partout, faire du vélo, nager comme on voulait. On faisait des parties de cache-cache et des chasses au trésor qui pouvaient durer des heures. On avait même construit une cabane et on jouait au cow boys et aux indiens. C'est un endroit très important pour moi, et c'est également important que tu y viennes parce qu'ici j'ai vécu une partie de mon enfance et de mon passé, mais l'avenir je veux le construire avec toi. Et j'aimerais qu'on vienne ici tout les deux de temps en temps, pendant encore longtemps. Ca fait longtemps que je n'étais pas revenu, tout simplement parce que je n'avais trouvé personne pour partager des moments ici avec moi, mais aujourd'hui je sais que cette personne c'est toi. »


    Nate n'emmenait pas n'importe qui au Lac Bracciano, à vrai dire, Karyn était la première, et il espérait bien qu'elle serait également la dernière. Ils étaient ensemble depuis quelques mois maintenant et bien qu'il ai eu d'autres relations amoureuses de la même duré, jamais il ne s'était sentit assez en confiance pour les amener ici. Il savait dors et déjà que Karyn Moretto était la bonne, qu'elle était celle auprès de laquelle il se voyait un long et heureux avenir.

    [Navré mais il faut que je raccourcisse mes rp, je ne vais pas avoir le temps de faire des rps vraiment longs.]
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Sam 18 Sep - 21:31

De l'avis même de la jeune femme, sans forcément être l'unique ciment dans le couple, l'existence d'une confiance portée et accordée l'un à l'autre était essentielle. Sans cela, l'histoire d'amour a très peu de chance de durer à moyen terme, ne serait ce que quelques mois, et plus aucune chance à long terme. Elle avait eu quelques difficultés au début, à accorder sa confiance, à se laisser entre les mains du jeune homme, pas parce qu'il ne prêtait pas à ce qu'elle le fasse, mais surtout parce que, jusqu'alors, elle avait toujours vécu des histoires d'amour assez chaotiques, quand elle n'était carrément pas en couple pour le sexe sans aucun réel sentiment amoureux derrière. Oui, elle avait changé avec le temps, au contact de Nate, et tous ceux qui la connaissaient d'avant l'époque Nate ne pouvaient que lui confirmer que c'était là une bonne chose. Mais il y avait eu ce petit incident, qui l'avait précipitée dans sa décision de lui faire confiance. Cependant, une fois cette première fois effectuée, tout était allé tout seul, sans qu'elle n'y pense plus trop par la suite. Comme quoi, en se jetant à l'eau une première fois, on peut en venir à ne plus vouloir en sortir, histoire de rester désormais pour toujours à nager dans cet océan. Sauf que des fois, on se sent boire la tasse. Cela leur était arrivé, malheureusement, mais aujourd'hui, c'était de l'histoire ancienne. Elle poursuivit son petit périple, en sentant naître à chaque pas, au fond d'elle, un besoin crucial de retrouver son homme, histoire de lui dire à quel point elle l'aimait, histoire aussi de le revoir en chair et en os et pas que dans tous ces souvenirs absolument tous chargés d'émotion et de signification. Et puis, alors qu'elle imaginait déjà ce qu'elle ferait en le voyant, son regard fut attiré par ce bandeau flottant quelque peu sous la force de la légère brise. Son coeur eut un petit raté, alors qu'un lumineux sourire se dessina sur ses lèvres. Portant les doigts à l'objet, elle ne put s'empêcher de le serrer tout contre elle.

« Nate ... »

Oui, parler toute seule n'était sûrement pas la symbolique même de la jeune femme saine d'esprit, mais à ce qu'elle en savait, elle était seule, et, en tout cas, si Nate ne devait pas être loin, jamais il ne viendrait la juger, sachant très bien ce que ce bandeau signifiait pour elle. Elle avait littéralement été subjuguée par le lac la première fois que Nate l'y avait emmenée, et c'était quelque peu trouvée stupide de ne jamais y avoir mis les pieds auparavant. C'est vrai, elle était tout à fait en mesure de vous parler de tous ces lieux exotiques où vous ne mettrez pas forcément les pieds ne serait ce qu'une fois dans votre vie, et elle était tout à fait incapable de savoir qu'il y avait aussi des petites merveilles à deux pas ou presque de Rome. Nate avait ôté le bandeau de ses yeux, et elle s'était sentie saisie au coeur devant le paysage qui lui était donné de voir. Elle avait cependant tout écouté de ce que lui avait dit Nate, et son coeur ne s'en était trouvé que gonflé à nouveau à bloc d'amour et de passion. Elle saisissait parfaitement qu'ils venaient tous deux de franchir une nouvelle étape dans leur couple, et cela la mettait tellement en joie ! Elle n'avait rien su lui dire, les mots n'arrivaient pas à sortir en ordre de ses lèvres, alors elle avait préféré ne rien dire, histoire de ne pas se ridiculiser en bafouillant. Elle avait cependant décidé de lui ravir ses lèvres de multitudes de baisers, avant de l'embrasser tendrement. Elle était encore prête à vous jurer aujourd'hui que leur baiser avait duré 5 bonnes minutes, et qu'elle l'avait achevé en répondant à Nate qu'elle l'aimait, qu'elle voulait ce futur avec lui à ses côtés ...

Elle en était encore toute songeuse et transportée face à ce souvenir quand elle approcha de l'objet suivant qu'elle manqua de l'écraser sous ses pieds. Heureusement pour elle, elle reprit pied à la réalité pile au bon moment, lorsqu'il le fallait, et avant que toute catastrophe ne soit commise. Elle se pencha avant de saisir cette étoile de mer séchée, alors qu'une nouvelle fois, elle ne pouvait empêcher son coeur de s'emballer, ce sourire de rester sur ses lèvres, et ses pensées de vagabonder vers Nate. Il la connaissait tellement bien pour savoir lui rappeler grâce à un simple objet toutes ces étapes dans leur couple, dans leur histoire, dans leur amour. Pour le coup, il s'agissait là d'un souvenir qui avait un peu plus pied de son côté que du sien, mais qui, au final, était propre à eux deux.


flashback

Elle avait tellement stressé jusqu'à ce que ce jour arrive, à partir du moment où son père lui avait dit passer en coup de vent en Italie et tenir absolument à ce qu'elle lui organise une rencontre avec ce fameux Nate qu'il avait jusqu'alors seulement vu en photo mais dont il entendait parler à longueur de temps. Son père comptait tant pour elle, elle qui n'avait plus que lui en tant que parent, elle qui était sa seule fille, sa petite princesse chérie, elle qui s'était toujours sentie si aimer par Fabián, même quand celui ci était à des dizaines de milliers de kilomètres d'elle. Il ne manquait jamais de l'appeler pour son anniversaire, à l'heure pile de sa naissance, quelque soit le décalage horaire entre eux. Et de l'autre côté, il y avait Nate, qu'elle aimait avec une force et une passion incroyable. Autrement dire qu'elle redoutait la rencontre des deux hommes de sa vie comme la peste ou presque. Si jamais cela se passait mal entre eux, elle en aurait le coeur brisé, à coup sûr. La rencontre avait été organisée par ses soins à Naples, dans la villa familiale qu'y possédait les Moretto, donnant vue panoramique sur la baie de Naples, disons sur le bon côté de la baie, là où on ne voyait pas les détritus et autres déchets laissés en guise de souvenir par tous ceux qui marchaient dans le sable, le long des grandes plages. Le déjeuner s'était bien passé, Fabián et Nate s'entendaient assez bien pour discuter sans en être encore arrivés à se prendre le bec, mais la jeune femme ne pouvait s'empêcher de voir dans chacun des gestes de son père et dans chacune de ses paroles une sorte de retenue, de réserve aussi, doublées d'une pointe de méfiance, ce qui n'arrangeait pas du tout sa situation. Elle s'était absentée quelques minutes pour faire du café, les laissant tous les deux seuls au salon, avec toutes les craintes et tout le soulagement du monde. Peut être son père allait-il en profiter pour tuer Nate, allez savoir ... Mais dans le même temps, se couper quelques secondes de eux deux, ça lui faisait du bien. Elle pouvait quelque peu relâcher la pression, ce qui fit qu'elle était un peu plus détendue qu'en partant lorsqu'elle revint, portant dans ses mains un grand plateau avec cafetière, sucres et tasses, accompagnées de cuillères bien sûr, ainsi que d'un peu de lait. S'installant face à Nate, et à côté de son père, elle sentit son coeur s'emballer en entendant Fabián parler.

Fabián -« Je vous aime bien Nate. Vous avez de la répartie, de la maturité sans en avoir trop non plus, et, surtout, vous êtes en couple avec Karyn depuis assez longtemps pour me faire dire que vous savez comme la gérer ! Et vous n'êtes pas con comme un balai ! »
Karyn – « Fabián ! »
Fabián -« Quoi ?! Je dis simplement à Nate ce que je pense de lui, il n'y a rien de mal à ça à ce que j'en sache ! »
Nate – « Je suis très touché, merci Monsieur Moretto. »
Fabián -« Appelez moi Fabián, Monsieur Moretto ça fait trop distant ... Quoi qu'il en soit, même si vous n'en avez pas besoin, parce que Karyn ne me laissera jamais diriger sa vie amoureuse, vous avez mon feu vert pour être en couple avec elle, l'épouser, lui faire des enfants, enfin tout ça quoi ! »
Karyn – « Papa ! »
Fabián -« Ne recraches pas ton café chérie, c'est très malpoli ... Et toi aussi, tu dois m'appeler Fabián ! »
Nate – « Je saurais m'en souvenir Monsi ... Heu, Fabián ! »

Oui, cela avait été une journée riche en émotions, parce qu'il y avait eu cette rencontre, queNate et Fabián ne s'étaient pas revus pendant longtemps, et rien qu'en coup de vent à chaque fois, et parce que c'était surtout la première fois que la jeune femme qu'était Karyn avait pensé à l'hypothèse d'avoir des enfants avec lui. Bien sûr, la mère de Nate lui en avait déjà maintes fois fait l'appel du pied, mais là, c'était tellement différent pour elle. Dans son esprit, une mère attend toujours avec impatience que son fils lui donne des petits enfants, alors qu'un père aura toujours plus de réticence à ce sujet, surtout lorsqu'il s'agit de sa fille. Alors, entendre son père parler ainsi, évoquer de telles choses, cela lui avait fait tout bizarre. Ce jour là, elle avait parfaitement compris que Nate venait d'être pleinement intégré aux Moretto, rien qu'en passant la rencontre test avec le patriarche du clan, et qu'en plus, elle n'était plus forcément sa petite fille, mais bel et bien sa grande et belle fille, adulte et sur la voie de bâtir quelque chose d'aussi solide et magnifique que lui avait pu bâtir avec Krystal. Cela avait été une journée essentielle pour elle, pour leur couple à Nate et elle surtout ...

* aucun souci Mister ♥ *
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Sam 25 Sep - 21:26

    Nate avait toujours beaucoup appréhendé la rencontre avec Fabian Moretto, tout d'abord parce qu'il est toujours assez stressant de rencontrer son futur beau père et deuxièmement et bien parce qu'il était tout simplement Fabian Moretto : un homme riche et puissant avec l'orgueil et la méfiance naturelle qui vont avec. L'homme s'était montré courtois mais avec une certaine distance, comme si il jaugeait et évaluait le compagnon de sa fille. Nate s'était senti affreusement mal à l'aise et pas du tout à la hauteur, même si comme à son, habitude il n'avait rien laissé transparaître. Il n'avait pas pour habitude de se laisser intimider et pourtant cet homme avait une telle prestance, une telle classe et un tel charisme qu'il était difficile de ne pas paraître fade et totalement effacé à côté de lui. Nate avait pourtant fait de son mieux pour ne pas se faire avoir, il avait deviné que Fabian le testait, jugeait s'il avait assez de répartie et de caractère pour ne pas se laisser dominer par un homme tel que lui. Le jeune interne avait su donner le change et ce même s'il s'était sentit complètement dépassé par la présence et la force de caractère qui se dégageait de cet homme. Il avait déployé tous ses efforts pour ne pas laisser Fabian dominer totalement la conversation, pour ne pas le laisser prendre le dessus sur lui lorsqu'il s'étaient lancés dans un débat sur la thèse de l'incapacité industrielle de l'Etat. Cet homme était à lui seul un puit sans fond de culture, et il était dur de lui tenir tête, surtout quand on ne possédait pas la moitié des connaissances de cet homme. Mais il s'était préparé, il fréquentait Karyn depuis assez longtemps maintenant pour avoir compris la façon dont elle avait été éduquée en fonction de ses valeurs, des choses qui lui tenaient à coeur, de ses révoltes. Cela lui avait permit de dresser un portrait à peu près réaliste de l'homme qui avait élevé la jeune femme.

    Fabian n'avait eu de cesse de le tester pendant ce dîner à Naples, si bien que Karyn avait finit par fuir le salon pour faire du café, tendue et mal-à-l'aise. Pourtant, même si Nate se savait évalué et que Fabian avait parfaitement comprit que son interlocuteur avait tilté que ce dîner était l'occasion pour lui de le jauger, la conversation était restée parfaitement courtoise, comme si de rien n'était. Même si la méfiance mutuelle pointait en arrière plan constant. Nate n'avait jamais tenu rigueur à Fabian; il s'était même senti honoré qu'un homme aussi occupé que lui ai prit le temps de l'inviter à dîner dans la maison familiale des Moretto à Naples. Karyn ne lui présentait certainement pas n'importe quel guignol, elle n'aurait pas fait perdre du temps à son père si Nate ne représentait pas quelque chose de spécial pour elle, une personne très importante. Aujourd'hui, les deux hommes avaient appris à se connaître et s'entendaient très bien, même si cela n'avait pas été facile lorsque Nate et Karyn s'étaient remis en couple, le côté protecteur de Fabian était ressortit et il s'était de nouveau méfié de celui qui avait fait souffrir sa fille. Fort heureusement, Karyn avait mit les choses à plat entre eux trois et maintenant tout allait beaucoup mieux. Nate avait découvert sous cette apparence sévère et méfiante un homme droit, juste et très amical, qui était prêt à vous rendre n'importe quel service en cas de besoin. Et Fabian se révélait être un grand-père disponible, prenant du temps pour voir ses petits fils dès qu'il en avait l'occasion, visiblement déterminé à profiter des « deux plus beaux cadeaux que sa fille et son futur gendre pouvaient lui offrir. »

    Et voici la suite du parcours, Nate se doutait que Karyn commencerait à s'impatienter à ce niveau du parcours, c'est pourquoi il ne restait que peu d'objets avant leurs retrouvailles. Après l'étoile de mer séchée, la jeune femme trouverait un masque de carnaval.

    Flashback

    Ils étaient tombés en plein carnaval de Venise, les rues étaient bondées, les gens festoyaient, buvaient, hurlaient, tout ça dans une ambiance bon enfant sans qu'un quelconque incident de vienne gâcher les festivités. Nate y avait emmené Karyn pour un week end, un week end très spécial. Ils avaient assistés à de nombreuses parades, rencontré beaucoup de gens et avaient décidé de participer à une soirée dansante pour leur dernier week end dans la capitale italienne du romantisme. Ils étaient bien entendus, arrivés costumés et masqués mais pas ensemble, le but à la fin de la soirée étant de retrouver son/sa partenaire. Pour ne rien fausser, hommes et femmes ne devaient échanger aucune parole, il aurait été trop simple de reconnaître son élu(e) par le timbre de la voix. Privés de parole, les jeunes gens ne pouvaient se reconnaître qu'à travers la danse, dans la façon de se mouvoir, la texture de la peau d'une main ou la façon qu'avait telle ou telle personne de vous toucher. Inutile de préciser qu'il fallait donc drôlement bien se connaître pour se reconnaître parmi la cinquantaine d'invités. Quelques demoiselles étaient passées au bras de Nate mais il avait rapidement comprit qu'aucune d'entre elles n'était Karyn. Il ne reconnaissait en elles pas la douceur de la peau de la jeune femme, sa grâce naturelle, la façon qu'elle avait de se mouvoir. Karyn était unique et spéciale, aucune femme ne lui ressemblait, il la connaissait bien et il saurait la reconnaître n'importe où, elle était unique. Et ce fût le cas, quelques minutes plus tard, il se retrouva face à une jeune femme entièrement masquée. Pourtant, avant même de commencer à danser, au simple contact de sa main dans la sienne, il la reconnu. C'était étrange, on aurait dit que tout deux étaient connectés, il n'y avait qu'elle qui avait le pouvoir d'accélérer les battements de son coeur simplement en glissant sa main dans la sienne ou en le frôlant du bout des doigts. Elle le fixait de ses magnifiques yeux bleus qui n'appartenaient qu'à elle, et il su qu'elle aussi l'avait reconnu. Il laissa néanmoins la musique commencer, il aurait été dommage d'écourter ce moment et de ne pas danser tous les deux. Posant sa main dans le creux de ses reins, il la fit alternativement tournoyer et la ramenait contre lui dès que possible. Il n'avait plus aucun doute, une telle fluidité dans ses mouvements n'appartenait qu'à celle qui faisait battre son coeur. C'est pourquoi à la fin du morceau, il posa doucement ses mains sous son masques. Les yeux de la jeunes femmes se firent rieurs et elle imita son geste. Ils retirèrent doucement leurs masques.

      Nate - « Bonsoir belle inconnue, on ne se serait pas déjà vu quelque part ? »
      Karyn - « Oui, il nous nous sommes déjà rencontrés je crois, je n'oublierai pas un tel visage »
      Nate - « Nous pourrions peut être nous éclipser pour faire plus ample connaissance... »
      Karyn - « Avec plaisir... »


    Il sourit et se saisit de sa main, l'entraînant à travers la foule pour sortir du bâtiment. Il longèrent l'un des fameux canaux de Venise et s'arrêtèrent sur un petit ponton en bois, un peu isolé, qui s'avançait sur la lagune vénitienne. La lune en forme de croissant, se reflétait sur l'eau noir, les lumières de la villes éclairaient quelques peu le tableau. Nate n'hésita pas à attirer la jeune femme contre lui, entourant sa taille de ses bras pour l'embrasser d'un baiser emprunt de passion et de tendresse.

      Nate - « Je savais que j'allais tout de suite te reconnaître, tu es trop spéciale pour qu'on puisse passer à côté de toi sans te voir. »
      Karyn - « Tu vas arrêter avec tes compliments, tu ne fais que ça depuis quelques jours, ça me touche, mais tu sais que ça me met mal à l'aise. »
      Nate - « C'est peut être parce que j'ai quelque chose à te demander. »
      Karyn - «  Tu sais que je suis prête à tout pour toi, tu n'as pas besoin de me noyer sous les compliments. Alors vas-y, je t'écoute. »


    Le jeune homme sourit, mais ce fût un sourire tendu qui s'afficha sur son visage, il était stressé et ça se voyait. Il aurait voulu qu'elle ne puisse rien voir d'autre que sa certitude, que sa détermination. Mais ce n'était pas qu'il n'était pas sûr de lui – au contraire, ce qu'il allait lui demander, il en rêvait depuis des mois maintenant, il n'avait jamais été aussi sûr de ce qu'il voulait- , il n'était simplement pas sûr de ce qu'elle, elle voulait. Il s'agenouilla doucement, récupéra un écrin dans sa poche, l'ouvrit et tendit à l'élue de son coeur une bague à la fois simple, belle et élégante, tout ce que la jeune femme était.

      Nate - « Karyn, veux-tu m'épouser ? »
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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Sam 2 Oct - 21:02

Karyn avait beau être une femme assez forte et indépendante, il n'en demeurait pas moins qu'elle n'avait rien d'une héroïne devant être adulée par tous, et elle n'avait rien non plus de la puissante déesse qui n'a peur de rien ni de personne. Elle restait humaine, avec ses défauts, ses faiblesses, et tout ce que cela entrainait. De fait, comme tout le monde, elle avait balisé en présentant pour la première fois Nate à son père, parce que, malgré tout ce que les gens pouvaient croire sur elle, malgré ce côté indépendante et pas du tout aussi fille à papa que d'autres demoiselles issues du même milieu qu'elle, du moins, elle ne l'était pas de la même façon qu'elles, il n'en demeurait pas moins que son père, c'était son père, et qu'elle le savait assez papa ours pour dévorer tout cru le premier gigolo qui aurait fait fleurir dans son coeur un amour que lui aurait deviné loin d'être véritable. Bien sûr, ce n'était pas comme si Nate était de ces imbéciles là, parce que, même si elle en était folle amoureuse, elle n'en avait pas pour autant totalement perdu le sens de la vision, mais, quand même, ce n'était pas n'importe quelle étape. Oui, elle restait humaine, et éprouvait les mêmes émotions et sentiments que toutes les autres personnes vivants sur cette terre, certes, pas forcément au même moment parce que les étapes dans notre vie ne surgissent pas toutes au même moment chez tout le monde, mais elle aussi éprouvait toutes ces petites choses qui vous font vous sentir vivre, qui vous font vous sentir vivant. Pour la énième fois depuis le début de ce qui pouvait s'apparenter à une chasse aux trésors, elle sentit son coeur se serrer dans sa poitrine en posant les doigts sur le nouvel objet laissé derrière lui par Nate, volontairement. Mais il ne s'agissait pas là d'une mauvaise douleur au coeur, causée par de la peine, de la tristesse ou encore du désarroi. Non, cette petite réaction de son palpitant n'était due qu'à de la joie, si l'on pouvait dire ça comme ça. Parce que, ce n'est un secret pour personne, certaines émotions sont bien mal traduites par les mots, et quoi que l'on dise, quelques soient les emboitements de mots que l'on trouvait pour former nos phrases, on ne se trouvait que déçu du résultat qui était bien loin de retranscrire très précisément ce que l'on ressentait à l'instant même. Mais de toute façon, la jeune femme se trouvait présentement inondée d'une multitudes d'émotions qui l'auraient empêché de bien tout formuler de ce qu'elle ressentait, et ce même si soudainement de nouveaux mots capables de tout bien retranscrire de ce que l'on ressentait étaient inventés. Nate savait décidément y faire avec elle, il n'y avait pas à dire. Elle en arriverait presque à croire qu'il tentait en réalité de la tuer en lui provoquant une crise cardiaque, son coeur ne supportant soudainement plus toutes ces émotions, tous ces souvenirs. S'il cherchait juste à avoir l'occasion de lui faire du bouche à bouche plus dans le but de l'embrasser que de la réanimer, alors il était bien stupide de penser qu'il avait besoin d'une raison pour joindre leurs lèvres dans un baiser tendre et passionné !

Le masque de carnaval qu'il ou elle avait porté, plongée dans les souvenirs de cette magnifique nuit à Venise elle ne cherchait pas vraiment à analyser plus que cela l'objet qu'elle tenait ... Quelqu'un qui arriverait soudainement à côté d'elle ne réaliserait pas bien ce qui se passait, et la prendrait pour une jeune femme très émotive, capable de commencer à respirer comme pour apaiser son coeur et retenir son envie de pleurer, tout ça pour un masque. La réalité était toute autre, même si, oui, Karyn avait des tendances émotives assez importantes, mais ce n'était rien comparé à toutes ces fois où elle avait vraiment éclater en sanglots pour rien, du temps où elle était encore enceinte des jumeaux et où ses hormones lui tournaient la tête la rendant complètement chèvre ! Mais elle n'était pas au bord des larmes rien qu'à cause d'un masque, même si, oui, bien sûr, vu de l'extérieur, c'était la sensation qui ressortait. Ce week end passé tous les deux à Venise avec Nate avait été magique, inoubliable, et à bien des égards. Il y avait eu, entre autres grands souvenirs, la certitude de savoir qu'elle était capable de reconnaître Nate dans toute une foule, et ce même s'il était déguisé et avait le visage caché par un masque typique du carnaval de Venise. Il y avait eu aussi cette exaltation en le cherchant, et même après, en le laissant la mener là où il le désirait, une exaltation toujours aussi forte après toutes ces années, et qui à l'époque était toujours aussi semblable à celle qu'elle avait, par exemple, ressenti la première fois qu'elle s'était rendue à un rendez vous amoureux avec lui. Oui, la passion entre eux n'était déjà pas usée à l'époque, et elle était même prête à jurer qu'elle était même plus forte qu'au tout début. Et cette sensation ne s'était pas atténuées avec le temps, la preuve, aujourd'hui, elle l'aimait encore plus qu'hier et l'aimerait encore plus demain, son homme. Elle eu un petit pincement au coeur lorsque, inconsciemment, son regard se posa sur son annulaire gauche. Il n'y avait rien à cet endroit, du moins, il n'y avait plus rien, et cela la rendait encore plus nostalgique. Il l'avait demandé en mariage, à Venise, durant ce même carnaval, sur l'un des petits pontons de bois typiques de la Cité des Doges. Elle n'avait rien vu venir, du moins, presque, parce que, bien sûr, lorsqu'ils s'étaient stoppées dans leur petite fuite dans les rues de Venise, elle avait bien remarqué qu'il était quelque peu différent. Et il lui avait lui même confié avoir quelque chose à lui demander. Sur le coup, elle devait bien avouer qu'elle n'avait pas songer un seul instant que ce serait une demande en mariage. Peut être qu'elle s'était dit que c'était bien trop beau pour elle, et des tas de petites autres choses aussi, mais, non, cela ne lui avait pas traversé l'esprit. Même quand il s'était agenouillé, elle avait fait comme un blocage sur la potentielle idée que ce serait pour respecter ce petit protocole cher à pas mal de jeunes hommes, encore aujourd'hui, lorsqu'il s'agissait de demander une demoiselle en mariage. C'était la raison pour laquelle elle était restée quelque peu interdite lorsqu'il lui avait posé la fatidique question. Elle avait dû avoir l'air bien cruche et décérébrée, ou quelque chose dans le même genre. Elle avait même été sur le point de lui demander de répéter, comme si elle avait mal entendu, ou pas entendu du tout. Mais finalement, elle avait senti son souffle se couper en plongeant alternativement le regard dans le reflet de la bague, puis dans le regard de Nate, et elle s'était dit que si elle voulait répondre, c'était maintenant ou jamais, car après, elle n'était pas bien sûre de pouvoir prendre une autre respiration ! Elle lui avait dit oui, bien sûr, non sans ajouter qu'elle voulait que ce soit lui et lui seul qui fasse d'elle la femme la plus heureuse au monde. Comme si elle ne l'était déjà pas à l'époque, enfin, bref ! Elle avait tenté de ne pas trop trembler lorsqu'il lui avait sourit et prit la main gauche, pour y glisser la dite bague.

Elle ne put réprimer un petit soupir, non pas parce qu'elle était déçue, enfin, si, un peu, mais seulement de ne plus porter à son doigt cette bague, qui en soit, lui importait peu, mais dont elle avait longtemps chéri la symbolique. Elle se mit à caresser les traits du masque, tout en continuant son petit chemin, même si elle sentait les larmes poindre à ses yeux, de par ce souvenir évoqué en elle, de par aussi son impatience de retrouver Nate et de l'embrasser, encore et encore, de juste le sentir contre elle, tout contre elle, chaud, puissant et là, tout simplement. Elle ignorait combien d'objets elle devait encore trouver, tout comme elle ignorait également si elle n'en avait pas loupé en court de route, ni même si elle avait bien interprété à chaque reprise le symbole caché derrière chacun des objets qu'elle avait trouvé. Droit devant elle, elle apercevait un peu plus de lumière, sans doute parce que le ciel faisait à cet endroit une percée dans les arbres et que ceux ci étaient un peu plus absents. Elle distinguait de mieux en mieux la lumière, tout comme elle pouvait de plus en plus jurer qu'il s'agissait d'une clairière. Peut être la connaissait même-t-elle, elle qui aimait se balader ici dès qu'ils venaient, mais elle était bien trop retournée par toutes ces émotions pour réellement se lancer dans une reconnaissance mémorielle et visuelle de cette clairière. Alors qu'elle franchissait un petit banc de bois installé là par elle ne savait trop qui, elle remarqua un petit flacon. Elle avait visiblement pris le pli d'observer un peu partout. S'emparant du flacon, un éclat de rire lui échappa, en même temps qu'une larme solitaire qui glissa le long de sa joue.



flashback

Nate – « Mon amour ? T'es sûre que c'était bien de l'eau de rose que tu voulais ? Tu voulais pas plutôt du talc ? »
Karyn – « Oui, de l'eau de rose Chéri, pas du talc. Le talc, c'est pas super bon pour leurs petites peaux fragiles, tu devrais le savoir, c'est toi le docteur ! »
Nate – « Ouais mais de l'eau de rose ... »
Karyn – « Ecoutes, c'est ce que ma mère utilisait, et j'en porte pas les cicatrices. Et à ce que j'en sais, ta mère aussi a utilisé ça pour Alessia, Matteo et toi. Seulement, tu t'en souviens pas, ce qui est logique, t'étais aussi minuscule qu'eux ... »
Nate – « Très bien, très bien, je me range à ton avis, mais seulement parce que tu as accouché y a même pas un jour et que tu es encore crevée ... »
Karyn – « Mais oui, je te crois ... Viens donc par là plutôt, j'ai besoin d'affection, ils vont les emmener en salle des préma' dans quelques minutes. »

C'était leur début en tant que parents, et la jeune femme avait très rapidement ressenti le besoin de combler les petits manques dont personne ne s'était encore occupé, puisque la naissance des jumeaux n'était pas exactement prévue pour tout de suite. C'était là les petites choses peu volumineuses, celles que l'on zappe par distraction aussi. Elle avait demandé à Nate d'aller lui chercher de l'eau de rose, quelque peu par caprice, il fallait bien le dire. Elle avait besoin de sentir l'odeur du dit liquide le plus rapidement possible, parce que l'odeur allait lui rappeler sa mère, et la plongeait dans un état d'intense bonheur, la note parfaite au chef d'oeuvre. C'était la première fois depuis la naissance d'Alessio et de Sasha que Nate les avait quitté, eux et leur mère, aussi longtemps, et c'était là aussi la première fois que la jeune femme avait réellement réaliser qu'elle venait d'offrir le plus beau des présents au jeune homme, et que celui ci était prêt à tout pour elle et afin d'être aux petits soins, pour elle, mais aussi pour leurs fils, pour les jumeaux. Ils étaient une famille, et elle ne voulait pour rien au monde que quoi que ce soit vienne troubler sa quiétude, son bonheur, sa joie de savoir que tout allait bien, que les jumeaux étaient en bonne santé, que Nate lui était revenu. Une nouvelle vie débutait pour eux, qui, de 2 étaient passés à 4. Ce n'était tout de même pas rien.


fin du flashback


Elle n'hésita pas longtemps à s'engager dans la clairière, et fut un bref instant éblouie. Elle avait marché dans le sous bois, où la pénombre régnait quelque peu, la luminosité du soleil étant dissimulée derrière les feuilles denses des arbres, cependant, pas totalement non plus. Il fallait un peu de temps pour que sa pupille se réhabitue à la lumière, et cela l'amena à ne plus trop voir quoi que ce soit. Mettant la main devant ses yeux, par réflexe, elle tentait de chercher Nate, sûre et certaine de sa présence ici.

« Nate ? »

Sa voix tremblait quelque peu, à la fois par l'émotion et l'inquiétude, elle qui n'y voyait pas grand chose et qui, ne sachant pas Nate juste derrière elle, avait quelque frayeur au coeur. Sa pupille diminuait peu à peu de diamètre, permettant à la jeune femme d'y voir plus clair, et de clairement pouvoir témoigner que le jeune homme n'était pas devant elle.

« Nate ?!!! »

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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Sam 9 Oct - 21:36

    Décidément, tout deux n'avaient rien fait dans les normes. Nate et Karyn avaient eu des enfants avant même d'être mariés ou fiancés. C'était arrivé comme ça, c'était un accident, quelque chose qui avait bouleversé leur vie, qui leur avait fait très peur. Nate avait même fuit un temps devant la paternité. Tout se compliquait d'un coup sans qu'il puisse y comprendre quoi que ce soit, alors que quelques mois plus tôt ils nageaient dans le bonheur, les voilà séparés avec des bébés en route. Nate n'était pas très fier de la réaction qu'il avait eu , le fait de la laisser tomber de cette façon, au moment où elle avait le plus besoin de lui lui faisait honte. Il ne lui avait jamais demandé d'avorter, tout simplement parce que, sans savoir s'ils allaient un jour se remettre ensemble, il savait qu'il reviendrait vers elle pour assumer son rôle de père. Il lui fallait du temps, c'était tout. Mais jamais il n'avait songé une seule seconde à fuir et à ne pas assumer son rôle de père, cet enfant, il l'aimait déjà. Après tout, il (puisqu'à l'époque il pensait qu'il n'y en avait qu'un) était le leur, et même si tout deux étaient aujourd'hui séparés, il représentait cet amour si fort qu'il y avait eu entre eux. Il ne l'aurait jamais avoué à cette époque là mais quelque part, il était heureux et fier d'avoir un enfant avec la femme qu'il aimait. C'était un accident oui, mais c'était la femme qu'il aimait qu'il avait mise enceinte, pas n'importe quelle greluche avec laquelle il aurait couché pour s'amuser. Il savait qu'avec Karyn, il y aurait toujours un moyen d'arranger les choses, de voir son enfant, d'assumer son rôle. Elle ne le repousserait jamais car il était l'homme qu'elle avait aimé, elle aimait leur enfant, et elle le laisserait être à ses côtés. Alors, non, ils n'avaient rien fait comme les autres couples, mais après tout ce qu'ils avaient traversé, pouvait-on vraiment dire que Karyn Moretto et Nathanaël Lorisse formaient un couple comme les autres ?

    Aujourd'hui, ce n'était pas un engagement puisqu'ils étaient déjà liés à vie par Sasha et Alessio. Quoi qu'il puisse arriver à l'avenir, même s'ils devaient se séparer, ils seraient toujours des parents et aucun des deux ne pourrait jamais sortir de la vie de l'autre. Ils aimaient trop leurs enfants pour les couper un jour de leur père ou de leur mère si un jour entre eux cela tournait au vinaigre. Ce mariage serait donc plus une concrétisation de leur amour, quelque chose de plus formel, de plus officiel. De plus, leurs parents étaient de la vieille école et le mariage était important pour eux, surtout lorsqu'on avait des enfants, en principe, ça se faisait même avant. Nate ne demandait pas Karyn en mariage pour faire plaisir à ses parents, mais cela avait quand même un rôle à jouer. Ce mariage était une façon de dire à tout le monde qu'ils formaient désormais une famille et qu'une longue vie commune les attendait. Et puis bon, ça risque de gâcher un peu l'aspect romantique d'un tel acte mais avoir un régime commun des biens serait beaucoup plus facile pour faire face aux dépenses nouvelles engendrées par les enfants et le remboursement de la maison. Quoi qu'il en soit, ils avaient 1000 bonnes raisons de se marier mais la seule importante c'était qu'ils s'aimaient et qu'ils voulaient vivre ensemble encore de longues années. Et puis, Nate et Karyn restaient encore sur le goût amère de la rupture de leur fiançailles et Nate avait besoin d'avancer, de laisser ça derrière lui une bonne fois pour toute. Un mariage était le moyen d'enterrer définitivement cette période si douloureuse de leur relation.

    Nate fût tiré de ses rêveries par de bruits de pas, des craquements de feuilles. Il tourna la tête dans la direction d'où venait le bruit et vit apparaître une chevelure blonde, puis Karyn dans toute sa splendeur. Son coeur se mit à battre la chamade, dans quelques secondes, il allait la demander en mariage. Mettez-vous dans la tête d'un homme qui est sur le point de se jeter à l'eau, de prendre le risque d'ouvrir son coeur et de se voir rejeté. Vous me direz, avec ce qu'il vit avec Karyn, le jeune homme avait peu de chances d'essuyer un refus, mais dans ces moments là le faible pourcentage de chance d'entre un « non, je suis désolé » prend une ampleur considérable. Il était mort de trac, il n'avait pas vraiment préparé de discours, il avait peur non seulement de ne pas savoir quoi dire, comment le dire, mais en plus de s'empêtrer dans les mots, de bafouiller, de les mettre dans un silence gênant qui gâcherait cette demande et tous les efforts qu'il avait fait jusque là dans sa petite mise en scène. Il voulait que tout soit parfait, mais il voulait aussi de la spontanéité, il ne voulait pas d'un discours. Il voulait que comme à sa première demande, les choses se fasse naturellement, sans chercher de mots grandiloquents ou d'un romantisme mièvre qui tournerait la chose au ridicule. Du romantisme, les souvenirs raccrochés aux objets qu'il avait éparpillé sur le parcours de la jeune femme n'en manquaient pas, il ne voulait pas en faire trop, ni la mettre mal à l'aise en faisant une demande en mariage « tarte à la crème ». Il voulait que ce moment si important soit à l'image de leur couple, romantique, beau, tendre mais aussi simple et spontané. C'est ainsi et pas autrement qu'il imaginait demander à Karyn sa main. Il comptait également faire les choses bien et demander la main de Karyn à son père, mais jamais il n'aurait eu l'indélicatesse de le faire avant de faire sa demande à Karyn. Il savait à quel point elle était indépendante, à quel point elle aimait prendre sa vie en main et prendre ses propres décisions. Elle n'aurait jamais supporté, et c'est ce qu'il aimait chez elle, qu'elle laisse son père décider pour elle ou simplement que Fabian accepte avant qu'elle même, la principale intéressée, l'ait fait. Il demanderait tout de même à Fabian pour la forme, comme son père l'avait fait pour sa mère, mais ça n'empêcherait en rien leur union. C'était une femme moderne et Nate se félicitait d'avoir trouvé une femme de caractère, une femme forte, courageuse, déterminée pour partager sa vie. Il savait qu'il pouvait se reposer sur elle, qu'elle était capable de prendre des décisions seule, sans chercher sans cesse l' approbation de son homme, et qu'elle pourrait trouver des solutions à leurs éventuels problèmes.

    Ils étaient déjà venus dans cette clairière pour se balader. Ils avaient passé du temps à discuter en ce lieu, à se découvrir de toutes les façons possibles, parlant, jouant et faisant d'autres choses que la retenue m'empêchera de nommer ici. Ils avaient vécu beaucoup de choses dans des lieux différents, mais le lac Bracciano était toujours synonymes de week-end en amoureux, de balades interminables la main dans la main, de soirées au coin du feu, de longues discussions, de jeux aquatiques et de bains de minuit. C'était le seul endroit qu'ils consacrait exclusivement à leur couple et où personne ne pouvait venir les déloger ou les déranger.
    Karyn était resplendissante, sa robe légère mettait en valeur ses formes, il ne pouvait la voir que de dos mais déjà, il était éblouie. Elle l'appela, ayant comprit que le parcours était arrivé à son terme. En guise de réponse, il frôla son bras du bout des doigts. Elle se retourna face à lui et il lui sembla soudainement être retombé en enfance, il lui arrivait parfois d'être totalement intimidé, subjugué par la beauté, le charme et la grâce de la jeune femme. Il prit doucement la main gauche de la jeune femme dans sa main droite. Ses yeux laissaient transparaître la confiance, la sincérité de ce qu'il allait dire et laissaient comprendre qu'il était sûr de son choix. Il avait imaginé ce moment des centaines de fois déjà et il s'était même retourné la tête pour trouver ce qui en ferait l'instant parfait, passant parfois des heures à y songer dans son lit tandis qu'elle dormait. Mais il ne comprenait que maintenant qu'il n'avait pas besoin de se donner tout ce mal. Le simple fait d'être avec elle, avec la perspective de partager une longue vie commune avec cette femme si extraordinaire, suffisait à rendre cet instant parfait.

    « Tu es magnifique Karyn. J'espère que ce petit parcours t'as plu. Je voulais que tu te rappelles tous ces beaux souvenirs pour que tu comprennes à quel point je t'aime et à quel point je suis bien avec toi. Je vais m'arrêter là parce que je n'ai pas envie de faire un long discours, tous les mots qui me viennent à l'esprit me semblent dérisoires par rapport à ce que je ressens pour toi. Je n'en ai que quelques-un à dire. »

    Il s'agenouilla comme le voulait la tradition et pour la seconde fois depuis qu'ils se connaissaient, il sorti de sa poche un petit écrin noir, l'ouvrit et en sorti une bague sertie d'un diamant. C'était la même que la première fois, cette bague qu'elle avait porté pendant une année. Ce n'était pas une question d'argent, Nate aurait tout à fait eu les moyens d'en acheter une nouvelle, surtout que sa famille était propriétaire de la plus grande marque de montres et de bijoux de luxe d'Italie, rivalisant avec panache avec les enseignes françaises les plus prestigieuses. Mais cette bague, c'était Karyn : belle, lumineuse, brillante mais aussi simple et dépossédée de toute superficialité. Il avait flashé dès qu'il l'avait vu peu avant sa première demande il y avait maintenant plus de deux ans, et il ne s'était pas trompé, Karyn l'avait adoré. D'ailleurs, il l'avait retrouvé dans le tiroir où la jeune femme déposait les objets qu'elle avait de plus précieux au monde : les bijoux de sa mère, ses albums de familles, les lettres que son père lui écrivait. Cela l'avait frappé de retrouver cette bague ici, non pas qu'il pensait qu'elle n'y tenait pas, mais il se retrouvait là, à côté des objets ayant appartenu à Krystal, à Fabian, aux demi-frères de la jeune femme... il avait comprit qu'il faisait partie de sa famille.

    « Karyn Moretto, tu ferais de moi un homme comblé si tu acceptais de devenir ma femme. »

    Il glissa doucement la bague à l'annulaire de Karyn, les dés étaient jetés.


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MessageSujet: Re: "Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn   Lun 1 Nov - 20:28

On a tous besoin d'un havre de paix sur Terre, d'un quelque part où l'on pourrait tout simplement se poser sans plus rien craindre ni redouter. Un lieu où l'on pourrait s'allonger et fermer les yeux sans avoir à redouter quoi que ce soit, sans que la pensée d'une potentielle personne en profitant pour abuser de nous ne nous vienne à l'esprit. Un lieu où l'on pouvait simplement être soi, soi et en accord avec notre plus profond, en accord avec nous même, avec notre âme. Un endroit où on entendait juste les battements de notre cœur qui résonnaient dans notre cage thoracique, un endroit où on entendrait notre âme nous murmurer à l'oreille des petits indices, histoire qu'on se comprenne nous même un peu plus. Cet endroit pouvait se situer n'importe tout, tant qu'on savait le reconnaitre et s'y donner à fond, tant que l'on prenait le temps dans nos vies mouvementés de s'y reposer ne serait ce qu'une fraction de seconde. Malheureusement, plus le temps passait, plus on se disait qu'on n'avait décidément pas le temps, et qu'en plus, ça ne valait pas la peine, persuadés par on ne savait trop qui que si ça n'allait vraiment pas dans notre vie, et bien tant pis pour nous, on n'avait qu'à faire mieux avant. Oui, lorsque certaines choses entraient avec fracas dans nos vies, elles étaient là pour de bon, ou pas, mais en tout cas, oui, certaines choses laissaient en nous et sur nous des traces indélébiles, et dans ces cas là, oui, ce qui était fait était fait, on ne pouvait revenir en arrière. A peine pouvait-on gommer et estomper quelque peu les marques, sans qu'elles ne puissent jamais totalement disparaitre. Et puis, nous, on serait conscient de leur présence et alors là, c'était foutu. Certes. Mais il y avait tant d'autres choses qui ne se trouvaient pas en mesure d'avoir des côtés irréversibles, tant de choses qui n'étaient qu'éphémères, changeables, réparables. Mais nous étions bien trop convaincu que l'exemple affirmait une règle puérile et ce sans jamais prendre le temps de trouver l'un des multiples contre-exemples en mesure de nous prouver que rien n'était écrit, et que rien n'était sans cesse semblable au reste.

Karyn ne savait pas trop si elle avait trouvé cet endroit précis. Tout ce qu'elle savait, c'était que depuis le début, et presque tout au long des semaines et des mois passés en compagnie de Nate, elle ne s'était jamais sentie mieux nul part que dans ses bras. C'était peut être cliché et assez simpliste, mais qu'y pouvait-elle, c'était ainsi, ainsi et pas autrement. A quoi non chercherait-elle la petite bête ? Elle se sentait tellement bien dans les bras de Nate que cette certitude lui suffisait amplement. Elle se blottissait contre lui, ou bien le laissait la prendre tout contre lui pour la plaquer plus ou moins fort contre son torse, et aussitôt elle se sentait tellement mieux. Sans nul doute possible et permis, c'était là la chose qui lui avait le plus manqué quand Nate et elle s'étaient trouvés en break, et puis, après, jusqu'à ce qu'ils se retrouvent et se ré-apprivoisent. C'était aussi la chose qui lui avait fait le plus mal, qui l'avait fait le plus souffrir. Elle n'avait jamais été inconscient du fait qu'elle avait besoin des bras de son homme et de son homme tout entier auprès d'elle, mais elle avait un peu trop sous estimé ce besoin. Cela lui était devenu vital sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte, et elle dépérissait chaque jour un peu plus, un peu comme une fleur qui manquait d'eau, de soleil, de tout ce qui lui était nécessaire pour garder la tête haute et les couleurs aux pétales en fait. Inutile de dire qu'elle s'était sentie tellement mieux une fois leurs soucis quelque peu mis à plat, et ce même si à l'époque, ils n'étaient pas encore de nouveau ensemble. Le simple fait de sentir Nate la masser la détendait et la relaxait mais, plus que cela, cela la faisait de nouveau se sentir en vie, protégée et en sécurité. Et c'était là une chose qu'elle avait attendu de sentir à nouveau depuis si longtemps à ses yeux ...

Faisant volte face en sentant des doigts effleurés son bras, elle ne se sentit pas un seul instant en danger. C'est bizarre, ou peut être pas du tout au final, mais elle savait qu'il s'agissait de Nate, de lui et de personne d'autre, comme si le contact de leur peau l'une contre l'autre l'amenait à pouvoir reconnaître son toucher entre mille. Cependant, bien sûr, ne l'ayant ni vu ni entendu venir, elle avait été surprise, et un soupçon de peur effleura son regard, rien de bien préoccupant sans nul doute, et puis, Nate ne disait-il pas qu'elle restait si craquante quand elle avait cette lueur là dans les yeux ? Elle lui adressa son plus magnifique sourire, d'autant plus que son coeur battait toujours plus fort qu'à la normale dans sa cage thoracique. On ne redescend définitivement pas d'un petit jeu de chasse au trésor comme ça, en un claquement de doigt, surtout que son palpitant avait tendance à accélérer sa cadence quand la jeune femme se trouvait à côté du jeune homme. Elle le laissa se saisir de sa main gauche, s'approchant un peu plus de lui dans la foulée, de son propre chef, et parce qu'elle voulait plonger encore plus leurs regards l'un dans l'autre. Lorsqu'il prit la parole, elle manqua de retenir sa respiration sous le coup de l'émotion. Il fallait dire qu'elle planait réellement depuis le réveil, et que là, clairement, il ne faisait rien pour désaccentuer les choses. Mais pouvait-elle réellement lui en vouloir ? Elle se sentait rougir, alors qu'elle ne pouvait retenir de pencher quelque peu la tête, l'un de ses tics sans nul doute. Elle avait bien peur de comprendre ce dont il retournait, et ses hypothèses furent confirmées lorsqu'elle le vit descendre d'un étage, s'agenouillant devant elle. Elle tentait de retenir cette respiration qui voulait comme se saccader, parce qu'il ne voulait sûrement pas tout arrêter là sous prétexte qu'elle lui faisait une crise respiratoire, ou quelque chose dans le genre. Mais c'était vraiment dur, surtout qu'elle sentait sa main tremblée dans celle de Nate, et qu'elle voulait garder contenance. Elle avait reconnu l'écrin, et son coeur s'emballa d'autant plus lorsqu'elle reconnut la bague, sa bague. Les premières larmes menaçaient de sombrer le long de ses joues lorsque le jeune homme lui glissa l'anneau au doigt. Et lorsqu'il laissa les mots fatidiques franchir le seuil de ses lèvres, elle ne put retenir ses sanglots de joie.

« Oui. Oui, je veux t'épouser, je veux devenir ta femme et m'appeler comme toi. Je veux t'avoir rien que pour moi le reste de ma vie et pouvoir tous les jours d'entendre m'appeler Lorisse. Je veux t'épouser Nate ! Oui. Oui ! Oui !!! »

Cherchant à le hisser de nouveau à son niveau, une fois que cela fut chose faîte, elle ne perdit pas une seule seconde pour s'emparer de ses lèvres. Elle se moquait bien de savoir si elle était trop sensible. Elle vivait son histoire, elle vivait cet amour qui avait défié bien des fois toutes les règles de la logique et de la normalité, et elle refusait de se restreindre sous prétexte que telle réaction pouvait déplaire à certains. Et puis, Nate ne s'était jamais plaint de cette facette d'elle, et il n'y avait que lui avec elle. S'agrippant à lui comme pour le retenir si jamais il ne s'avérait être qu'un mirage, elle murmurait le fatidique petit mot positif, et ce dès qu'elle le pouvait, comme pour sceller à jamais cet instant.

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"Ô temps ! suspends ton vol" || Nate & Karyn

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