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 Giuliana ϟ Gingers do have souls !

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AuteurMessage

AGE : 22 ans
MESSAGES : 39
ARRIVÉE LE : 27/02/2011
EMPLOI : Etudiante en cinéma et serveuse dans un bar le soir.
ADRESSE : 20 via delle muratte - Trevi, Quirinale
QUOTE : I'm a looser baby, so why don't you kill me ?
AVATAR : Karen Gillan
POINTS : 37

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ARE U IN MY CELLPHONE:
STATUT: Entiché(e)
DISPO POUR UN SUJET ?: Pas vraiment non.

MessageSujet: Giuliana ϟ Gingers do have souls !   Ven 18 Mar - 1:40

Acciaro Giuliana Antea


TUMBLR.
FT. KAREN GILLAN


PRÉSENTE-TOI MON GARS. mon nom c'est Acciaro et Giuliana c'est l'intitulé qu'on m'a collé à ma naissance à Rome. J'ai 22 ans et je suis une célibataire endurcie. Vous avez entendu parler de mes parents ? Normal ! Ils sont ... attendez, non vous en avez jamais entendu parler, ils sont trop modestes ! Et quand à moi, je suis étudiante en cinéma et serveuse dans un bar, et je fais partie du groupe quirinale
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T'ES A ROME DEPUIS LONGTEMPS ? Alors ça oui ! Depuis des générations et d'ailleurs j'y suis née. Comment ça j'ai pas l'air d'une romaine ?! Mais je vais t'en foutre une moi ! ET NIVEAU SEXE OPPOSÉ, COMMENT ÇA SE PASSE ? Ca ne se passe pas du tout, en fait ou du moins très mal. Mes histoires d'amour ont été des plus pathétiques croyez moi, c'est affreux mais j'ai un don pour attirer les cas sociaux. Prince Charmant si tu m'entends, ramène tes fesses tout de suite et sauve moi de ce destin tragique ! Merci. Oh et si tu pouvais aussi être mon colocataire, ce serait génial ! ET LA FAMILLE, SISI BIEN OU QUOI ? Mes rapports avec ma famille sont compliqués mais en général ils sont bons. Ma mère est décédée il y a dix ans et j'ai appris seulement quelques temps avant que celui que je croyais être mon père, ne l'était en fait pas du tout. Mais cela ne change rien à mon attachement ni au sien, ou presque. Disons juste que ce n'est plus tout à fait la même chose. J'ai aussi un demi-frère et une demi-soeur, des faux-jumeaux, deux démons qui m'ont souvent rendu la vie impossible mais je les aime quand même. Après tout, c'est la famille ! Et puis il y a quelques temps j'ai rencontré mon vrai père, mais je n'ai absolument pas envie d'en parler. C'était une effroyable perte de temps, par contre maintenant, j'ai la nonna sur le dos ! ET TON RAPPORT AVEC LE FRIC ? Ma famille n'a jamais eu beaucoup d'argent même si on a jamais été pauvres mais je dois dire qu'à mon arrivée à Rome, j'ai vraiment failli toucher le fond. Mais depuis, j'ai enfin réussit à trouver un boulot, mal payé certes mais au moins je peux vivre plus ou moins ... convenablement ? Je sais pas vraiment si c'est le mot mais en tout cas j'arrive à me nourrir, à me loger et à m'habiller alors je crois que c'est déjà pas mal.
C'EST MON HISTOIRE.
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Look.
Exactly where you don't want to look, where you never want to look.
The corner of your eyes.
Look behind you.



« Ma ! Je te reconnais toi ! »
Giulana releva brusquement sa tête endormie du matin et pas toujours très belle à voir, en direction de la voix qui venait de s’élever distinctement entre toutes les autres, comme si elle lui avait été adressée à elle, et à elle seule. Mais ce n’était surement pas le cas, personne ne la connaissait ici ou plutôt personne n’aurait pu la reconnaître à moins qu’elle n’ait à faire à un de ses camarades de classe amnésique. Elle chercha du regard la source de cette exclamation et après quelques secondes de recherches actives, ses yeux se posèrent sur une vieille femme aux cheveux blancs, étincelant dans la lumière matinale, son sac en cuir noir vissé sur l’épaule et le visage éclairé de détermination et qui se dirigeait … droit sur elle. Ou en tout cas, elle en donnait fortement l’impression, avançant d’un pas décidé et impérieux. Et à mesure qu’elle approchait, Giuliana la reconnut. Ce n’était pas qu’elle la connaissait personellement ou qu’elle lui ait jamais parlé mais tout le monde ici ou plutôt tout habitant du quirinale qui se respectait un minimum, connaissait Simonetta autant qu’elle même connaissait tout le monde, ne serait-ce que de nom ou de vue ou grâce à un secret de famille ou une anecdote croustillante tombé par mégarde dans ses oreilles attentives. Cette femme savait toujours tout sur tout, c’était un peu la mascotte du coin, et personne ne pouvait la louper. Mais Giuliana n’y avait jamais eu à faire et elle ne voyait pas en quoi quelqu’un pouvait lui avoir raconté quelque chose d’intéressant à son propos étant donné qu’elle avait passé la majeure partie de son temps en Sardaigne et que depuis qu’elle était là, aucun événement n’avait marqué sa vie. Ou du moins, aucun évènement important. Elle tourna la tête à droite et à gauche afin de voir si elle ne s’adressait pas à quelqu’un d’autre mais apparemment, non. Les autres occupants du banc étaient tous plongés dans leur journaux, ou avaient le nez sur leurs téléphones portables. Elle semblait être la seule à l’avoir entendue, cette exclamation sortie tout droit de nulle part et maintenant que la vieille femme se retrouvait à seulement quelques pas d’elle, elle commençait à avoir peur. Elle n’avait rien à se reprocher n’est-ce pas ? Son « je te reconnais » était franchement inquiétant. Elle avait plus l’habitude d’entendre des trucs du genre … « Tu me rappelles quelqu’un ! » Oui voilà, plus quelque chose dans ce style là. Giuliana voulut répondre mais avant qu’elle ait eut le temps d’ouvrir la bouche, Simonetta lui avait déjà empoigné le visage d’une main forte, juste sous le menton, ses doigts effectuant une pression sur ses joues et l’obligeant à se rapprocher d’elle pour l’inspecter. Euh … « Ces yeux … et ce nez ! Mon dieu ce nez ! » s’exclama-t-elle d’un air concentré tout en relachant enfin son emprise. Giuliana porta immédiatement la main à son nez. Quoi ? Qu’est-ce qu’il avait son nez ? Il était très joli son nez. « Je … » commença Giuliana. « Ah chut ! Tais-toi il faut que je me concentre ! » l’interrompit la vieille femme qui la regardait d’un air mi-absent, mi-songeur. Pas étonnant que tout le quartier tremble devant ce petit bout de femme, Giuliana était véritablement pétrifiée. Et dire qu’elle voyait son bus tourner à l’angle de la rue … elle ne pouvait pas le manquer. « DIOS MIO ! J’AI TROUVE ! » s’écria Simonetta sur un ton victorieux qu’elle accompagna d’une grande tape sur le front. « Tu dois être la fille de cet écrivain … cet espèce de Casanova là … comment qui s’appelle déjà ? » demanda-t-elle en s’adressant à Giuliana qui était cependant bien incapable de lui répondre. La bouche grande ouverte elle hésitait entre le rire et les larmes. « Je vous demande pardon ? » réussit-elle tout de même à articulier bien qu’il lui semblait soudain être tout à fait étrangère à la situation, elle avait surement du louper un épisode. « Mais oui ! Tu sais cet écrivain là, il était à la télé hier … comment qui s’apelle … RENATO CIAMPI ! Voilà ! Mais tu devrais le savoir, c’est ton père ! » Non, vraiment, elle ne comprenait plus rien. « Je suis désolée Simonetta, vous devez faire erreur » dit-elle tout en se levant du banc tandis que le bus s’arrêtait devant elles et que les portes s’ouvraient laissant descendre une foule de gens. « Ah non ! Ca c’est pas possible, tu lui ressembles tellement ! Si tu n’es pas au courant tu dois surement être l’un de ses bâtards, je suis sure qu’il en a beaucoup surtout que … » Sans lui laisser le temps de dire quoique ce soit d’autre, la jeune fille lui lança un sourire désolé puis se rua à l’intérieur du véhicule sans jeter un regard en arrière, ne prêtant même pas attention à ce que la vieille femme baragouinait maintenant dans son dos. Les jambes quelque peu tremblantes elle se laissa tomber sur le premier siège libre à côté d’un homme d’âge moyen qui la reluqua des pieds à la tête avec un sourire assez déplaisant qu’elle tenta d’ignorer du mieux qu’elle put et inspira un grand coup. Ok, il fallait qu’elle fasse le point là et qu’elle se remette de ses émotions, parce que de ce côté là elle venait d’être servie. Elle était bien mignonne la Simonetta mais sur ce coup-là, elle délirait complètement. Tout ces médicaments qu’elle devait prendre, ça avait un effet néfaste à la longue … Non vraiment, ce qu’elle venait de lui dire était complètement impossible. Giuliana posa sa tête contre la vitre du bus tout en mettant ses écouteurs dans ses oreilles en espérant oublier toute cette histoire sitôt que le véhicule aurait tourné à l’angle de la rue. Oui vraiment, c’était impossible …

[...]

« Dis … » chuchota Giuliana tandis qu’elle posait son sac sur la petite table de la bibliothèque, en face d’Ernesto, son ami de toujours à la Scuola Nazionale di Cinematografia « tu te souviens quand tu m’as dis que je te rappelais quelqu’un ? » Il leva les yeux de son livre et lui lança un sourire radieux. « Evidemment ! D’ailleurs, ça m’agace ! J’ai toujours pas réussis à trouver … pourtant je suis certains que tu ressembles à quelqu’un. De connu en plus … » dit-il tout en se frottant la tête et en l’examinant avec attention. « Pourquoi, t’as trouvé ?! » s’exclama-t-il tout en continuant à chuchoter. « Bah non … enfin j’étais à l’arrêt de bus ce matin et Simo… une dame est venue vers moi et m’a aussi dit que je ressemblais à quelqu’un. »
« Ah ha ! Tu vois que je suis pas le seul à le dire … »
« Le truc c’est qu’elle a réussit à mettre un nom sur ce quelqu’un. Enfin c’est complètement stupide comme suggestion mais … » soupira-t-elle soudain très concentrée sur ses ongles. « Ah oui ? Qui ? Qui ? » dit-il avec empressement tout en se rapprochant d’elle. « Renato Ciampi, un écrivain. » lâcha-t-elle ses yeux toujours rivés sur ses ongles. Voyant qu’il ne semblait pas avoir de réaction, elle continua. « Enfin voilà, tu vois bien que c’est n’importe quoi … »
« PUTAIN DE MERDE ! » s’écria-t-il enfin provoquant ainsi la haine de tout les autres étudiants de la bibliothèque qui s’empréssèrent de le cribler de « chuuuut ! » venant de tout les côtés tandis que la bibliothécaire lui lançait un regard noir, un doigt contre sa bouche. Non mais il est fifou ç’ui là. « Pourquoi t’as gueulé comme ça ?! Me dis pas que tu trouves que c’est vrai ? » s’exclama Guliana qui avait enfin détacher son attention de ses ongles mais Ernesto ne lui répondit pas, son regard plongé dans l’écran de son macbook qu’il venait très certainement de sortir de sa botte magique puisqu’elle ne l’avait pas vu auparavant. « He oh ! Je peux savoir ce que tu fous ?! » Toujours pas de réponses. Elle s’apprêtait à se lever pour aller voir ce qu’il pouvait bien foutre quand d’un geste brusque il retourna son ordinateur afin que l’écran se retrouve en face d’elle. « REGARDE ! » chuchota-t-il du plus fort qu’il put. « Me dit pas que tu vois pas la ressemblance ? Hein ? » Une nouvelle fois Giuliana était incapable de répondre, mais cette fois elle était même incapable de dire quoique ce soit. Son visage impassible ne trahissait aucune émotion, pas même l’étonnement et pourtant à l’intérieur, ça bouillonnait, ça explosait, ça tourbillonait. Elle aurait eut du mal à mettre des mots sur ce qu’elle ressentait en ce moment même mais elle ne pouvait pas nier le fait que cet homme lui ressemblait, beaucoup. Ou plutôt qu’elle lui ressemblait … Effectivement, leurs nez, leurs yeux étaient identiques. Il y avait quelque chose. Voyait-elle vraiment son géniteur en ce moment-même, sur cet écran d’ordinateur, sur cette photo trouvé en quelques secondes sur Google Images ? Etait-ce vraiment l’homme dont sa mère lui avait révélé l’existence dix années auparavant – quelques mois seulement avant de mourir–, temps qu’elle avait utilisé afin d’oublier son existence persuadée que de toute façon, elle ne le retrouverait jamais, qu’il ne croiserait jamais sa route et qu’il valait mieux faire comme s’il n’avait jamais existé, comme si ce n’était pas un peu grâce à lui qu’elle était sur cette terre parce que pour elle, il n’aurait jamais rien de réel. Ce n’était même pas un souvenir, ce n’était rien de plus qu’une image, presque un concept qui avait fait s’effondrer ce qu’elle avait cru pendant onze ans, que l’homme qui l’avait élevé était comme on pouvait s’y attendre : son père. Quand ils l’avaient tout deux appris, quelque chose s’était cassé, quelque chose qui ne pouvait pas être réparé. La tendresse naturelle avait disparu laissant place à de la maladresse et une certaine forme de malaise qui rendait difficile tout contact. D’autant plus que durant des mois, après le décès de sa mère, Giuliana avait refusé de parler. Une frontière, un ravin, avait prit place entre eux et aucun d’eux n’avait réellement tenté de le franchir. Aujourd'hui, ils se contentaient de s’observer de loin, chacun sur son bout de terre, constatant en silence l'océan qui les séparait à présent et qui ne cessait jamais de s'élargir. Un jour, ils finiraient par ne même plus se voir du tout.

Ernesto la regardait avec un air triomphant mais qui commençait à se faire inquiet. Il attendait d’elle au moins une réaction de surprise et pourtant aucune émotion ne filtrait sur son visage constellé de taches de rousseur, ou alors peut-être une once de tristesse dans le vert émeraude de ses yeux, à peine perceptible. Elle ne l’avait jamais mis au courant de cette histoire avec son père, pour lui cette histoire de ressemblance s’arrêtait juste à une sorte de jeu, d’énigme à élucider. Mais à quelle célébrité Giuliana Acciaro ressemble-t-elle donc ? Ne pouvant se détacher de ce qu’elle avait sous les yeux, elle rassembla ses affaires tout en gardant son regard fixé sur l’écran puis enfin, quand elle eut passé son sac sur son épaule et enfiler sa jaquette, elle lança un sourire absent à son ami qui la regardait, incrédule. « Il y a un air de ressemblance, effectivement. » lâcha-t-elle faiblement avant de disparaître à grandes enjambées parmi les nombreuses étagères de la bibliothèque.




Il était là, tout près d’elle, son visage à seulement quelques centimètres du sien. Elle pouvait sentir son souffle sur sa peau, et il avait beau être d’une tiédeur agréable, elle ne pouvait s’empêcher de frissonner. Il la regardait droit dans les yeux, de ce regard assuré, à la fois envoutant et complètement déstabilisant dont seul lui semblait détenir le secret. Sur son visage à la beauté parfaite, régnait un léger sourire malicieux qu’il lui offrait à elle et à elle seule la faisant ainsi se sentir plus que privilégiée et d’un geste doux, il caressait sa joue. Elle n’arrivait pas à y croire, tout était tellement beau. Son visage commença alors lentement à se rapprocher du sien, elle inspira un grand coup et pria pour ne pas tomber dans les pommes afin de pouvoir profiter de chaque secondes de ce qui était sur le point de se produire. Elle attendait ce moment depuis … pfiiiiiou, des années. Ses lèvres effleurèrent les siennes et elle s’attendit à atteindre instantanément le nirvana alors que … non. Non vraiment ce n’était pas aussi agréable que ce à quoi elle s’était attendu, c’était mouillé … comme si elle était entrain de se faire lécher la figure par un chien. Oui c’était ça un chien … Attendez, quoi ? UN CHIEN ?! Brusquement et sans réellement sans rendre compte, ou du moins pas tout de suite, Giuliana ouvrit les yeux. Elle eut alors tout le loisir de se rendre compte que ce n’était qu’un rêve mais que surtout, l’énorme chien de son colocataire (accessoirement aussi héros de son fameux rêve) était entrain de lui lécher copieusement le visage. « AAAAAAAAAAAAAAAAARGH ! » s’écria-t-elle tout en s’efforçant d’éloigner la bête du mieux qu’elle put, peu préoccupée par le fait qu’elle venait surement de gagner le concours du « qu’est-ce qui fait le plus de bruit dans ce putain de rione à la con ? : la fontaine, les touristes ou Giuliana ? ». Aussitôt la porte de sa chambre s’ouvrit à la volée sur un Angelo, qui portait d’ailleurs divinement bien son prénom, en pyjama, visiblement inquiété par le cri monstrueux en provenance de la chambre de sa chère colocataire. Immédiatement, il se précipita sur l’immense chien, certainement un croisement entre un yorkshire et un âne, et le tira de toutes ses forces pour le faire sortir de la chambre tout en s’excusant pour la gêne occasionnée. « Tout va bien ? Il est un peu … excité ces derniers temps, je suis désolé. » dit-il après avoir en réussit à le faire sortir de la chambre. « Oui, oui ça va … »
« De toute façon, tu n’as pas à t’inquiéter, on ne t’embêtera plus très longtemps. » Oh non, oh non, non, non, non, non. Ca voulait dire quoi ça au juste ? Non parce qu’il ne pouvait pas quitter cet appart, pas après tout ce qu’ils avaient vécu ensemble à l’intérieur ! Bon, okay, c’était presque rien. Mais merde, il ne pouvait pas partir, elle n’avait même pas encore eu le temps de monter son numéro de charme pour lui faire comprendre à quel point elle était la femme de sa vie ! « On va partir en vacances au bord de mer, j’ai besoin de m’éloigner de la ville un moment … » dit-il apparemment plus pour lui et son chien que pour Giuliana qui se remit à respirer normalement. Ce n’était pas l’idéal mais c’était déjà mieux que l’idée qu’il disparaisse et lui échappe pour toujours. « Ah » dit-elle sur un ton qu’elle voulait neutre. « Tu reviens quand ? »
« Je sais pas, surement fin aout. Mais je te tiendrais au courant. De toute façon tu te débrouilleras très bien sans moi, n'est-ce pas ? » dit-il en lui adressant un clin d’œil. Oh ça, il n'y avait rien de moins sur. « J’ai préparé le petit-déjeuner, tu viens ? » Pourquoi devait-il toujours être aussi adorable et parfait ? Non mais franchement, ça devait être fatiguant à force, non ? Il devait bien avoir de temps en temps un moment de relâchement, ne serait-ce qu’une minute ou il ne serait rien d’autre que terriblement humain, non ? Ca lui arrivait jamais ça, d’être normal ?

Elle hocha timidement la tête puis attendit qu’il ait refermé la porte derrière lui pour se laisser retomber sur ses oreillers en poussant un long soupir avant de se mettre à gigoter bêtement dans son lit, le sourire aux lèvres. C’était généralement le genre de réactions qu’il déclenchait chez elle, réveillant son instinct d’ado pré-pubère inconnu au bataillon auparavant. A la minute même ou elle avait croisé son regard, elle avait su qu’il aurait un impact plus ou moins considérable sur sa vie, bon ou mauvais. Tout d’abord, il la sauvait d’un minable taudis en lui offrant la possibilité de partager avec lui un grand appartement sous les toits à Trevi. Ok, le quartier était bruyant et bondé à presque toute heure de la journée, mais une telle offre ne se refusait pas. Son charme, le mystère qu’il entretenait sur sa personne et sur ses activités, sa gentillesse et sa perfection avait fait le reste. Elle lui aurait vendu son âme s’il avait seulement bien voulu lui confier la sienne. Malheureusement aucun signe n’annonçait qu’il était en quoique ce soit intéressé par elle et d’ailleurs, vu le nombre inexistant de filles qu’il avait ramené à la maison depuis qu’elle habitait ici, elle commençait à se demander s’il n’était pas gay. Quoique même dans ce cas-là, il n’avait jamais ramené personne. Il semblait avoir pour seul passe-temps le fait de peindre, enfermé quelque part dans un coin de l’appartement et s’octroyait quelques fois une pause pendant laquelle il allait boire un verre au café du coin. Et même qu’une fois, il l’avait invité à venir avec lui mais c’était il y a longtemps et depuis ils se contentaient simplement de se comporter comme de sympathiques colocataires et peut-être que ce n’était pas plus mal que cela reste comme ça, non ? Hé merde, à vrai dire elle n’en savait strictement rien.

Après s’être débattu de nombreuses minutes aves ses couvertures, elle réussit enfin à s’en extirper et se leva de son lit marchant au radar pour atteindre la porte qu’elle ouvrit à la volée avant de se diriger d’une manière non moins incertaine jusqu’à la table du petit-déjeuner où était déjà disposé toutes sortes de viennoiseries, pains, boissons qu’elle s’empressa d’attaquer tandis qu’il buvait tranquillement son café à seulement quelques centimètres d’elle. « Tu as pris ta décision ? » Elle stoppa net le parcours de sa tartine de l’assiette à sa bouche et tourna son regard vers lui en affichant une mine surprise. Quelle décision ? « La décision d’aller rendre visite à ton père ? » Ah ouais ça, c’était encore un autre point de leur étrange relation. Elle ne pouvait pas s’empêcher de lui raconter sa vie. Il était au courant de tout les faits importants et elle ne savait jamais si c’était réellement une bonne idée de lui confier tout ça puisque lui ne lui racontait jamais rien. Elle se demandait même s’il ne se foutait pas un peu de sa gueule des fois mais elle avait une telle confiance en lui et ses conseils étaient tellement avisés qu’elle ne pouvait pas s’en empêcher. Elle reposa sa tartine dans son assiette et comme à chaque fois qu’elle était embarassée, elle regarda ses ongles. « Je sais pas trop … »
« Je pense que tu devrais y aller. »
« Ah bon ? Pourquoi ? »
« Parce que tu n’as rien à perdre. Si ça se passe mal, tu n’auras pas à regretter le fait de ne pas le connaître mieux. Et si ça se passe bien … tu auras gagner quelque chose. » Oui c’est sur que dit comme ça, ça avait l’air très simple. Mais si ça se trouvait, ce type n’était pas au courant de son existence, c’était même quasiment certain. Franchement, qu’est-ce qu’elle pouvait bien lui dire ? Et puis qu’est-ce qu’elle allait rechercher en allant là-bas ? Une vérité ? Un véritable père ? Elle n’était même pas sure que ce soit lui. « Je ne sais même pas ou il habite. » Aussitôt Angelo se leva et ouvrit l’un des tiroirs de la cuisine dont il retira un petit billet qu’il lui posa devant les yeux tout en se rasseyant. « Qu’est-ce que c’est ? » demanda Giuliana en prenant le billet entre ses doigts. Ca avait tout l’air d’être une adresse … « C’est là qu’il habite. Je l’avais noté au cas ou tu aurais envie de lui rendre visite. » expliqua-t-il avant de boire une gorgée de café. Elle n’arrivait pas à y croire, il avait vraiment fait ça ? « Mais comment … comment tu l’as eu ? »
« Oh tu sais, trouver l’adresse d’un type aussi connu, c’est vraiment pas difficile. »
Elle lui adressa un faible sourire puis reporta son attention sur le bout de papier qui allait peut-être changer sa vie. C’est fou comme sa vie semblait souvent être dans les mains de morceaux de papier. Tout d’abord le billet de train qui l’avait amené à Rome lui permettant un tout nouveau départ, ceux qui lui avait permis d’entrer à la Scuola et maintenant celui-là qui allait peut-être lui permettre de connaître ses origines. « Je vais y réfléchir … » dit-elle tout en portant enfin, sa tartine à ses lèvres. Après tout, c’était les vacances d’été, elle avait bien le temps de retourner mille fois la question dans sa tête.

[...]

La chaleur était réellement suffocante et Giuliana avait beau avoir passé dix-huit ans de sa vie en Sardaigne où il ne pleuvait que quarante jours par an et où les températures avoisinait très souvent les trente-cinq degrés voir beaucoup plus pendant une période de plusieurs mois, elle ne s’y était jamais faite ou plutôt, elle ne le supportait toujours pas. C’était à cause de ce physique à la con. Quel imbécile avait eu l’idée de foutre des cheveux roux et une peau plus que pâle à une italienne ?! Quelle injustice ! Surtout que d’après sa mère, il n’y avait jamais eu aucun roux dans sa famille. Encore un truc qui devait venir de son père, quoique lui même ne l’était pas, tout comme ses longues jambes interminables qui lui avait valu de nombreux surnom à l’école comme « la carotte » par exemple. Pas très original mais pour la rousse à échasse qu’elle était alors, ce n’était pas si mal trouvé.

La moindre exposition au soleil où elle n’était pas protégée par de la crème solaire à l’indice minimum de 50 lui valait des rougeurs. C’était insuportable … Surtout qu’avec toute cette foule, elle avait vraiment l’impression de se retrouver dans un four. Putain mais qui avait l’idée de vivre dans un quartier aussi touristique ? Tout ça à cause du malheureuse fontaine. Ok, elle était jolie mais pas de quoi en faire un monument ! Difficilement elle essayait de se frayer un chemin parmi la centaine de touristes qui se trouvait là, ne s’excusant pas le moins du monde des pieds qu’elle écrasait et des bousculades qu’elle provoquait. Elle avait bien essayé d’éviter ce coin mais la ruelle qu’elle avait voulu emprunter était fermée pour cause de travaux, ce qui voulait aussi dire : encore une raison d’être réveillée à cinq heures du mat ! Génial ! Déjà qu’elle avait passé trois heures chez elle à hésiter à sortir, en changeant d’avis toutes les cinq minutes la main sur la poignée de la porte, maintenant qu’elle s’était enfin décidée en prenant son courage à deux mains, on pouvait au moins lui faciliter la tâche. C’était la moindre des choses. A la prochaine contrariété je fais demi-tour, se dit-elle tandis qu’elle arrivait enfin à franchir la place. Vite ! Qu’on lui apporte une médaille ! Elle se dépêcha de remettre sa robe en place puis elle fila à travers les ruelles en direction du prochain arrêt d’autobus.

Voilà, c’était aujourd’hui qu’elle se décidait enfin à franchir le pas. Elle allait le faire, elle allait rencontrer son père alors qu’elle n’avait aucune preuve, aucune certitude que c’était lui juste son visage et une vague impression, un sentiment qui lui disait qu’elle était sur la bonne voie. Elle avait retourné la question dans sa tête non pas mille fois mais un million de fois, se demandant ce qu’elle avait à perdre, si cela valait vraiment la peine. Après tout elle avait passé vingt-deux ans de sa vie sans lui et elle se débroullait très bien, est-ce qu’elle avait vraiment besoin de le rencontrer ? Non surement pas. Mais quelque chose en elle la poussait à le faire, toute cette histoire avait piqué sa curiosité … elle avait besoin de mettre les choses au clair, une bonne fois pour toutes. Malgré tout, elle ne savait toujours pas ce qu’elle allait lui dire une fois qu’elle se retrouverait devant lui. « Salut papounet ! Je suis ta fille ! Tu ne te souviens pas de moi ? C’est normal, tu n’es pas au courant que j’existe ! Enfin, maintenant oui. Tu me laisses entrer qu’on discute un peu des souvenirs que nous n’avons pas ? »

A mesure qu’elle se rapprochait du but, la bille de plomb dans son estomac devenait de plus en plus lourde. Elle était terrifiée et chaque pied qu’elle mettait en avant lui semblait être un pas en arrière. Et s’il n’était pas là ? Et s’il ne lui ouvrait pas la porte ou pire et s’il la lui claquait au nez ? Et s’il s’enfoutait ? S’il se mettait à pleurer ? Oh pitié non, pas ça. Elle voulait juste … Putain mais elle voulait quoi au juste !? Voilà, elle le savait, elle n’aurait jamais du venir, elle aurait mieux fait de rester chez elle à monter son prochain film. Elle aurait mieux fait de rester dans le semblant de tranquilité qu’elle avait réussit à bâtir. Elle aurait mieux fait de ne jamais se poser de questions …

Elle s’apprêtait à faire demi-tour quand soudain, reprenant pied avec la réalité, elle se rendit compte qu’elle était en vérité arrivée à destination. Elle se retrouvait bel et bien devant le numéro 17 et y’avait pas à dire, c’était une sacré baraque. Entourée d’un immense muret fermé par un portail à interphone, la maison en imposait pas mal. Des murs blancs, des volets bleus et des fleurs à toutes les fenêtres, ce n’était pas tellement l’idée qu’elle s’était faite de la maison d’un célibataire coureur de jupons de … il avait quel âge au fait ? Quarante ans ? Elle n’avait même pas voulu lire l’article qui lui était dédié sur Wikipédia. Qui aurait envie de connaître son père grâce à internet ? En tout cas pas elle. Bon … elle faisait quoi maintenant ? Elle hésitait toujours entre s’enfuir en courant ou se jeter contre le portail et tambouriner sur l’interphone. Voyant qu’aucune des deux solutions ne semblait bonne, elle prit une longue inspiration et se décida à sonner calmement, tout son corps secoué de tremblements. C’était vraiment étrange comme situation, elle ne savait pas à quoi s’attendre.

La sonette retentit dans le silence de la ruelle et Giuliana laissa retomber sa main le long de son corps. Si personne ne répondait dans les cinq secondes, elle partait. 1…2…3…4…5… Et voilà ! Fini ! Comme c’est dommage, une prochaine fois peut-être hein ? Elle se retourna pour partir, une goutte de sueur perlant sur son front. Quand … « Oui ? Qui est là ? » annonça une voix de femme. La jeune femme se stoppa net, son sang venait de se glacer dans ses veines, l’empêchant d’effectuer tout mouvement. C’était qui cette femme ? La sienne ? « Hé ! Il y a quelqu’un ? » Giuliana était complètement figée. Qu’est-ce qu’elle était censée faire là ? « Ah mon dieu, c’est pas possible ces sales gosses. Ils n’ont rien de mieux à faire que de venir sonner aux portes à longueur de journée... » dit la voix qui se faisait déjà plus lointaine. « NON ! Attendez ! Je suis là ! » s’écria Giuliana en faisant volte-face. Elle était venue jusqu’ici, il fallait qu’elle termine ce qu’elle avait commencé sinon cela risquerait de la hanter pour le reste de son existence. Parce qu’elle ne le recommencerait pas deux fois, ça risquerait de lui causer un ulcère. « Qui est là ? »
« Je … j’aimerais parler à Renato Ciampi. »
« Qui est là ? Si c’est encore une de ses conquêtes, allez voir ailleurs si j’y suis ! On ne vous donnera rien et pas la peine de nous faire croire que vous êtes enceinte de lui. » Euh … ouais. « A vrai dire, je … » Allez dis-le. « Je suis sa fille. » Derrière l’interphone le silence se fit puis soudain, après quelques secondes de calme total, un grand éclat de rire résonna dans toute la ruelle. « Ahahaha, mais que tu es drôle ma petite ! Celle-là on me l’avait encore jamais faite ! »
« Je suis sérieuse … enfin je crois … » Elle était ridicule. Toute cette histoire était ridicule. Consciente qu’elle n’avait plus aucune chance de se faire entendre, elle fit demi-tour pour de bon cette fois avec pour seule envie de rentrer chez elle et de faire comme si tout cela n’avait jamais eu lieu. Pour une fois que les conseils d’Angelo n’étaient pas bons … Derrière elle, elle entendit la porte s’ouvrir mais elle n’y prêta pas attention. « Attends ! Petite ! Reviens ici ! » Quoi, c’était à elle qu’elle s’adressait ? Lentement Giuliana se retourna. A plusieurs mètres d’elle, perchée sur le haut des escaliers qui permettait d’accéder à la demeure, se tenait une femme. Une femme magnifique qui portait à merveille ses rides et ses cheveux gris sur sa peau bronzée. Elle se tenait droite et il se dégageait d’elle une formidable vitalité, quelque chose de foudroyant. A la vue du visage de Giuliana elle plissa les yeux et descendit quelques marches. Qui était elle ? Sa mère à lui et donc par extension sa ... « Approche ! » lui ordonna-t-elle de manière si autoritaire que les jambes de la jeune fille se mirent à bouger toute seule dans sa direction. Chacune de leur côté, elles s’avançèrent en direction du portail jusqu’à en arriver face à face seulement séparées par la grille en fer forgé. Elles s’observaient, se toisaient presque. Puis soudain, sans prévenir, sans aucun signe avant-coureur, le regard si sévère de cette femme qui lui faisait face s’attendrit et ses yeux parfaitement identiques aux siens se remplir de larmes tandis qu’elle portait une main à sa bouche. Oh non, pas ça ! Par pitié, par de gens qui pleurent, Giuliana détestait ça, elle qui était tellement incapable de le faire et pourtant dieu sait qu’elle l’aurait voulu en ce moment même. Lentement, la grille s’ouvrit ôtant ainsi cette frontière qui les séparait, cette frontière entre leurs deux mondes. Elles aussi se ressemblaient beaucoup, tellement que le doute n’était plus permis et que tout devenait soudain aussi clair que possible. Cette femme était sa grand-mère et le type qui était peut-être caché dans cette grande maison, était son père. Welcome home Giuliana. Tu veux peut-être t’asseoir pour te remettre de tes émotions ? Ouais ? Ca se comprend.


[...]
« Non mais d’ou elle sort cette gamine ?! »
« J’en ai aucune idée mais ce qui est sur c’est qu’c’est la tienne ! Alors maintenant tu vas aller dans cette cuisine, tu vas lui parler et tu vas être aimable parce que la pauvre, il lui en a fallu du courage pour venir jusqu’ici ! »
« Et qu’est-ce qui prouve que je suis son père ? » Franchement, il le saurait s’il avait une fille ! Bon, peut-être pas, mais quand même ! « Eh bah tu n’as qu’à aller voir par toi-même ! »
« Comment ça ? »
« Vas-y ! »
« Mais j’en ai rien à foutre moi de cette gosse ! » Ida se hissa sur la pointe des pieds pour asséner une grande tape sur la tête de son crétin de fils. Elle ne l’avait pas élevé comme ça pourtant ! « VA DANS CETTE CUISINE TOUT DE SUITE ! » s’écria-t-elle en le poussant contre la porte le jetant ainsi directement « dans la fosse aux lions ». Putain mais c’était quoi encore que ces conneries ?! Dix minutes plus tôt il était tranquillement installé dans son bureau, plongé sur son nouveau projet de scénario et là on le faisait sortir de force de son trou, ce qui était un véritable sacrilège, parce que sa prétendue fille dont il ignorait complètement l’existence jusque là, se trouvait dans sa cuisine ? Non mais il vivait dans quelle dimension là ?

Tranquillement assise sur la chaise ou l’avait faite asseoir Ida quelques minutes plus tôt, Giuliana gardait ses yeux fixés sur la table. Elle avait entendu toute la discussion et tout ce qu’elle voulait maintenant c’était fuir au plus vite. Quand elle entendit la porte de la cuisine s’ouvrir, elle ne put retenir un sursaut. Sa tête se tourna alors dans sa direction, simple réflexe, et leurs regards se croisèrent.

Bon. Il en avait peut-être pas grand chose à faire de cette fille mais il devait reconnaître que ça faisait quand même tout drôle de se reconnaître dans un autre visage que le sien. Ces yeux, ce nez, ce menton, même ces tâches de rousseurs qui chez lui s’étaient presque complètement estompées avec l’âge. Il se voyait, véritablement et apparemment sa vision lui faisait le même effet à elle. Mais qu’est-ce qu’elle venait chercher en venant ici ? Qu’est-ce qu’il était censé lui dire ? Non parce que là il n’avait vraiment strictement rien à lui dire ! Il fit quelques pas dans sa direction, porta plusieurs fois la main à son front. « D’ou tu sors ? » finit-il enfin par articuler après de longues minutes d’un silence pesant, apparemment cette question l'obsédait réellement. « »
« Qu’est-ce que tu viens faire là ? »
« »
« Et comment tu m’as retrouvé ? Hein ? »
« Je … »
« Tu veux de l’argent c’est ça ?! »
« Non ! Pas du tout ! A vrai dire je ne sais pas vraiment pourquoi je suis là mais … »
« Alors tu aurais peut-être mieux fait de t’abstenir ! Je sais pas d’ou tu sors et tu me ressembles peut-être un peu en effet, mais j’ai rien pour toi moi alors tire-toi et fous moi la paix ! »
Alors ça pour une giffle, c’était une sacré giffle. Non mais pour qui il se prenait ?! Il savait à quel point elle avait du se faire violence pour venir jusqu’ici ? A quel point elle s’était torturé l’esprit jour et nuit pour se décider à faire un pas ? Quel espèce de connard ! D’un geste rageur, Giuliana repoussa sa chaise et se leva d’un bond, elle ne savait pas vraiment pourquoi elle était là mais ce n'était certainement pas pour s'entendre dire ça, elle n'en avait absolument pas besoin de ce genre de remarques. « Oh mais avec plaisir ! » Elle ne s’attendait pas à des « retrouvailles » dans la joie et les larmes mais là c’était quand même un peu trop violent pour ses pauvres nerfs. « Vous n’entendrez plus jamais parler de moi, je vous le promets ! » s’écria-t-elle, verte de rage, tout en le bousculant pour atteindre la porte de cette fichue cuisine et sortie de cette maison le plus vite possible. Quelle idée de merde de se ramener ici ! Elle aurait du s’y attendre. Elle ouvrit la porte d’entrée à la volée et se précipita dehors tandis qu’Ida, après avoir foudroyé son fils du regard, tentait tant bien que mal de la suivre. « Attends ! Ne pars pas ! » Mais Giuliana ne voulait même plus l’écouter, elle voulait fuir au plus vite et tout oublier de cette journée, de cette rencontre, de cette monstrueuse perte de temps. Une fois en dehors de l’enceinte de la maison elle se mit à courir. « Ne pars pas ! Attends ! Je t’en supplie ! » Giuliana s’arrêta net. Son ton était tellement … suppliant et puis elle s’était quand même montrée particulièrement adorable une fois les premières minutes de surprise passées. Cependant la jeune fille ne fit aucun pas dans sa direction et attendit qu’elle vienne jusqu’à elle. Il était hors de questions qu’elle s’approche à nouveau de cette maison à moins de cinq mètres. « Mon fils est un imbécile ! » annonça Ida, quelque peu essoufflée, une fois arrivée près d’elle. « Un parfait idiot complètement bourru mais il n’est pas toujours comme ça, ça va lui passer. Et puis, ça fait des années que j’attends une … une petite fille comme toi. J’ai envie de te connaître alors s’il te plait reste, au moins un petit moment. On est pas obligées de retourner à l’intérieur, on peut faire tour si tu veux ou alors aller au café du coin, tout ce que tu voudras mais s’il te plait, ne pars pas alors que tu viens tout juste d’apparaître. Ca me ferait trop mal au cœur … » Giuliana respira un grand coup. Elle n’avait absolument aucune envie de lui faire mal au cœur et puis … et puis merde, ça n’allait pas la tuer d’aller boire un café non ? « D’accord. » Après tout, peut-être qu’elle n’avait pas complètement perdu son temps.


    YOU LIKE. I DON'T
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  • Parfum de Glace Préféré : Arf, je sais pas ... Pistache ? Bubble Gum ? Caramel ? Chocolat Menthe ? Non vraiment je ne pourrais pas me décider.
  • Odeur Préférée : Celle d'un parfum de Lancôme que ma mère portait.
  • Endroit Préféré : Rome ! Rome ! Rome et encore Rome. Quelle question !
  • Saison Préférée : Le printemps
  • Pays Préféré : Ma, t'es pas bien dans ta tête toi ou quoi ? C'est une question sérieuse ?
  • Other ? : Tes questions sont vraiment bêtes !

    Salut les gueux ! Mon prénom à moi c'est Turlututu, et Chapeau Pointu pour les intimes dont tu ne fais pas encore partie. J'ai atteins l'âge canonique de 2000 ans sans me faire renverser par un bus, ni mordre par une grand-mère. Je suis ici parce que ta mère m'y a conduit, et si je compte vous pourrir l'existence à peu près 7j/7 c'est parce qu'emmerder le monde, c'est une raison d'être. J'ai trouvé le super code qui est « Dignus est intrare » parce que je suis trop fort. Et maintenant, on dit quoi ?


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MessageSujet: Re: Giuliana ϟ Gingers do have souls !   Ven 18 Mar - 1:53

(re) bienvenue ! ^^



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MessageSujet: Re: Giuliana ϟ Gingers do have souls !   Ven 18 Mar - 2:02

    Merci, merci très chère !
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MessageSujet: Re: Giuliana ϟ Gingers do have souls !   Ven 18 Mar - 8:56

Re ?
Bon bah bienvenue tout de même au cas où ^^



    baby do you understand me now, sometimes i feel a little mad but don't you know that no one alive. can always be an angel when things go wrong i seem to be bad but i'm just a soul whose intentions are good oh lord please don't let me be misunderstood baby sometimes i'm so carefree with a joy that's hard to jude and sometimes it seems that all i have do is worry then you're bound to see my other side but i'm just a soul whose intentions are good. oh lord please don't let me be misunderstood.
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MessageSujet: Re: Giuliana ϟ Gingers do have souls !   Dim 20 Mar - 5:01

    Merci beaucoup ! Eh oui je suis la femme mystère, ne cherche pas à comprendre.
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MessageSujet: Re: Giuliana ϟ Gingers do have souls !   Jeu 31 Mar - 13:33

Bienvenu =)
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MessageSujet: Re: Giuliana ϟ Gingers do have souls !   Dim 3 Avr - 7:45

    J'ai - enfin - fini ma fiche !
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MessageSujet: Re: Giuliana ϟ Gingers do have souls !   Dim 3 Avr - 14:44

Bienvenue
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MessageSujet: Re: Giuliana ϟ Gingers do have souls !   Dim 3 Avr - 16:21

Et bien validée, Miss. N'oublie pas de recenser définitivement ton avatar, ni de faire ta demande de logement pour qu'on puisse t'attribuer une adresse et un groupe.



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