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 he's gonna paint me green so I can stand in a corner and be a plant.

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Carolina B. Di Brolese
« ils s'instruisent pour vaincre »

AGE : 23 ans
MESSAGES : 281
ARRIVÉE LE : 08/03/2011
EMPLOI : universitaire sur-diplomée et pilleuse de tombes.
ADRESSE : 6 via di sant'erasmo - monti, esquilino
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AVATAR : daria werbowy
POINTS : 224

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STATUT: Libertin(e)
DISPO POUR UN SUJET ?: et ta soeur ?

MessageSujet: he's gonna paint me green so I can stand in a corner and be a plant.   Ven 25 Mar - 3:29

Lupinacci Fausto


"Monsieur Faust", cartomancie, taromancie, divination, numerologie, karma, thème astral pour seulement 2€35 la minute hors forfait, du vendredi au mardi, de 14h à 19h. Fausto, ou plus communément, Faust, 24 ans, c'est la voix mystérieuse qui vous répond qu'un homme important va bientôt entrer dans votre vie, qu'il le voit dans les cartes, alors que tout ce qu'il voit en cet instant, c'est la grosse tache de mayonnaise qui vient de tomber de son sandwich, directement sur son futal pendant qu'il jouait à Call of Duty d'une main, sur le canap' de son petit appartement. En vrai, Faust est musicien, mais ça gagne pas assez pour payer le loyer, alors il fait le guignol au téléphone pendant ses heures creuses à grand renfort de voix d'outre tombe. Insouciant et inconstant, il semble être resté coincé à l'adolescence niveau responsabilité. Rien n'est jamais grave, et il a toujours une solution pour tout... pas forcément très morale, la solution, mais tant pis. Sarcastique et insolent, il a un don certain pour charmer la gente féminine. C'est pas très dur. Sans attache, ou presque, il vit dans le présent, et pour cause : Son passé n'a rien de réjouissant.

NATURE DU LIEN.
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« Quand je sera grand, j’t’épousera. » Glissa-t-il à son oreille alors que, pelotonné sous les draps rêches, ils ne formaient qu’une minuscule boule. Les yeux grands ouverts, la petite fille observait cette cloison blanche et s’imaginait qu’au-delà il pouvait y avoir un monde totalement différent. Ce soir ils n’étaient plus les prisonniers d’un monde adulte et ecclésiastique, ils étaient des enfants choyés et aimés par des parents adorés. Sous les draps, ils pouvaient être n’importe qui, n’importe quoi.
« C’est pas possible. » Chuchota-t-elle à son tour. « Quand je sera grande, je sera mariée avec Napoléon. » Le garçon se gratta le crâne en tentant de se remémorer la rare vidéo que Sœur Angela leur avait passé durant l’heure d’Histoire. Habituellement, ils se contentaient de dates tracées à la craie blanche sur le tableau noir, mais aujourd’hui, ils avaient eu l’immense privilège d’observer un vieux reportage en noir et blanc sur le petit poste vieillot de l’institut. Daniele n’était pas très attentif en classe mais il lui semblait bien se souvenir que le type en question avait vécu y a genre très longtemps.
« Tu peux pas. » Lui répondit-il alors, après un moment de réflexion, ses sourcils formant toujours un arc au-dessus de ses yeux.
« Si ! » Trancha l’enfant comme s’il venait de la mettre au défi d’épouser l’empereur, comme s’il doutait de sa capacité à le faire.
« Mais non… Il est mort. » Insista-t-il. La petite fille qui s’apprêtait à lui répondre, s’immobilisa, ses grands yeux fixés sur lui se bordèrent de larmes tandis que menton et lèvre inférieure se mettaient à trembler de concert.
« Tu mens !! » Cria-t-elle en abattant son poing contre sa cage thoracique. « C’est même pas vrai qu’il est mort ! Tu dis ça rien que pour m’embêter ! J’te déteste ! » Poursuivit-elle en augmentant le volume sonore, oubliant totalement où elle se trouvait et ce qu’elle risquait en se montrant aussi peu discrète. Il ne lui fallut guère longtemps pour réaliser sa bourde. Quelques secondes suffirent à ce que la porte du dortoir s’ouvre dans ce grincement significatif qui la fit se figer contre Daniele, ses bras encerclant son corps frêle, tandis qu’il faisait de même. Alors ils ne formèrent plus qu’une boule compacte, un ensemble de deux petits corps enchevêtrés qui s’enroulaient l’un dans l’autre à mesure que les bruits de pas s’approchaient. Lorsque les sandales de Sœur Virginia eurent finit de marteler le dallage inégal, les enfants fermèrent les yeux, comme si le simple fait de ne pas voir l’ennemi empêcherait l’ennemi de les voir eux. Mais lorsque le drap quitta leurs corps, ils ne purent ignorer la fraîcheur soudaine, ni le sentiment brusque de ne plus être protégés, d’être à découvert. Une main froide enserra le haut du bras de l’enfant, et l’arracha à l’étreinte du garçon. Ils eurent beau lutter tant qu’ils purent, ils n’avaient pas encore la force de rivaliser avec les adultes. La petite fille se retrouva projetée en arrière, le bras toujours accroché à cette main, tandis que ses pieds ne touchaient pas le sol. Elle vit des dizaines de têtes émerger de sous les draps et lui jeter des regards compatissants. Ils savaient tous ce qui l’attendait, ils savaient tous qu’il n’y avait probablement rien de pire, mais après tout, elle avait pris le risque, elle prenait toujours le risque. Ses longues boucles blondes tournoyèrent autour d’elle tandis qu’on la secouait sans ménagement, puis la voix grave et hostile de Sœur Virginia siffla l’air.
« Ca suffit ! » Eructa-t-elle en repoussant le petit garçon qui tentait de s’approcher de la fillette. « Combien de fois devrais-je vous récupérer dans ce lit, Miss Eugenia ? Combien de fois encore ? N’avez-vous point conscience du fait que le Seigneur vous observe, qu’Il vous juge, et que bientôt Son courroux s’abattra sur vous ? » La Sœur hurlait presque, personne ne pouvait l’ignorer, personne ne pouvait prétendre dormir encore, et pourtant, personne n’osa sortir réellement de sous les draps. Seules quelques touffes de cheveux, des paires d’yeux émergeaient de temps à autre, rien d’autre, ils avaient trop peur que sa colère ne rejaillisse sur eux. Alors, les dizaines de lits qui se faisaient face de part et d’autre du dortoir restèrent paisibles tandis qu’on tirait la fillette hors de ces lieux, qu’on la trainait par le bras, ses petites jambes cavalant difficilement à la cadence imposée par les sandales cléricales. Elle entendait Daniele l’appeler, mais elle ne pouvait lui répondre que par des sanglots étouffés. Elle aussi savait ce qui l’attendait, elle appréhendait à l’avance chacun des coups qui allaient s’abattre sur son dos encore meurtris de l’avant-veille. Elle savait, en s’aventurant, seule, en pleine nuit, dans les couloirs de l’institut, pour rejoindre le dortoir des garçons et se glisser dans le lit de Daniele, que si elle se faisait prendre, elle ne pourrait échapper à la punition préférée des sœurs. Elle le savait pour l’avoir vécu à de très nombreuses reprises. Mais qu’importe, elle ne supportait pas plus son petit lit froid et austère, elle préférait mille fois la chaleur rassurante et protectrice du garçon. Ils ne faisaient rien de mal, comment pourrait-on faire quelque chose de mal à six et sept ans ? Elle savait que Dieu ne pourrait pas lui en vouloir pour ça, Il devait même trouver les sévices corporels injustes et odieux. Aussi, lorsque Sœur Virginia jeta l’enfant sur son lit, et que le bruit terrifiant de la ceinture qu’elle décrochait de sa taille grasse se fit entendre, la petite Eugenia tourna ses deux prunelles azur dans sa direction, et avec un calme déconcertant, lui souffla :
« Dieu vous observe aussi, ma sœur. »


Une légère grimace lui échappa lorsque son dos entra en contact avec le bois dur du banc sur lequel elle venait de s’installer. Si ce brusque sursaut aurait pu passer inaperçu aux yeux de tous, il y avait un regard qu’elle ne parvenait à tromper, et immédiatement, le jeune homme à ses côtés fronça les sourcils avec sévérité. Une sévérité qui ne lui était pas destinée, une sévérité qu’il ne manquerait pas de retourner envers les véritables responsables, des responsables intouchables. C’était un cercle vicieux, plus il la vengeait, et plus elle subissait, les sœurs ayant depuis longtemps compris que les coups, sur lui, n’avaient aucun effet. Alors que lorsque c’était sur elle, qu’elles frappaient, c’était lui qu’elles punissaient. Eugenia soupira légèrement et tenta un sourire rassurant, espérant de cette manière désamorcer toutes tentatives kamikazes de son ami. Qu’est-ce qu’il pouvait bien faire, de toute manière ? Frapper de vieilles dames en robes de bure ? Plongeant dans sa Bible pour tenter d’oublier la douleur cuisante de son dos, elle s’appliqua à réciter les prières en même temps que les autres, mais son esprit était ailleurs. Elle se rêvait libre, indépendante, à des années lumières de ces hauts murs de pierre où tout était si… impersonnel. Ici, elle n’avait même pas de nom de famille, juste un prénom, qu’elle détestait. Eugenia. Une fois, elle avait demandé qui avait eu l’audace de la nommer ainsi, espérant secrètement qu’on lui répondait qu’il s’agirait de ses parents, mais tout ce qu’elle avait récolté c’était de nouveaux coups de ceinturon. Eugenia. C’était certainement l’œuvre des sœurs. Daniele non plus n’aimait pas particulièrement son prénom, et tout comme elle, il n’avait pas de nom. Depuis l’enfance, ils imaginaient qu’ils pourraient avoir le même, qu’ils étaient surement les enfants cachés d’un homme très gentil, très puissant et très riche, qui aurait été obligé de les abandonner pour leur propre sécurité, mais qu’il reviendrait un jour les chercher. Mais les mois avaient défilés, puis les années, et personne n’était jamais venu les sortir de cet enfer. Un enfer catholique, jugez plutôt de l’ironie. Quelques couples avaient bien été intéressé par l’un ou l’autre, mais vu la crise qui succédait l’annonce d’une éventuelle séparation, les sœurs avaient fini par prendre l’habitude de ne même pas les présenter à l’adoption. Et puis, passé un certain âge, on n’intéresse plus personne. Qui voudrait adopter un adolescent ? Réponse : Personne. Voilà pourquoi, à bientôt 16 ans, après toute une vie passée dans un orphelinat catholique qui avait le snobisme de se faire appeler « institut », Eugenia et Daniele siégeaient comme chaque dimanche matin au fond de la petite chapelle austère. Dans un peu plus de deux ans, ils pourraient choisir de rester ou de partir, rester et entrer dans les Ordres, ou partir et s’aventurer seuls dans un monde hostile dont ils ne connaissaient rien. C’est pour cette raison que beaucoup d’orphelins finissaient par rejoindre les frères et les sœurs de l’ordre bénédictin, par peur de l’extérieur, parce qu’ils n’avaient jamais rien connu d’autre, parce qu’on les avait formaté pour ne rien connaître d’autres, ne rien espérer d’autres, ne rien espérer tout court. Les sœurs y étaient bien parvenues vu le nombre de zombies et autres adorateurs du Christ qui se pressaient dans les premières rangées de la chapelle, mais Eugenia et Daniele étaient différents. Ils n’étaient pas seuls, ils étaient ensemble, et ça faisait toute la différence. Dès les 18 ans d’Eugenia, Daniele, de quatre mois sont ainé, reviendrait la chercher, et ils partiraient ensemble dans la vraie vie, la vie dont on les avait privé si longtemps. Mais deux ans, c’est long, surtout lorsqu’on est un esprit libre dans une prison doctrinale. Les rares moments d’évasion étaient les livres de la bibliothèque dans lesquels la jeune fille se perdait pendant des heures, et la classe de musique qui représentait un excellent défouloir pour le jeune homme. Plus tard, lorsqu’ils seraient libres, Daniele serait musicien, il deviendrait vite célèbre et gagnera beaucoup d’argent, alors qu’Eugenia, elle, pourrait voyager et découvrir ce monde qu’elle ne connaissait qu’à travers les pages jaunies de livres d’un autre temps. Elle partirait sur les traces de Napoléon, cette obsession qui ne l’avait pas lâchée depuis ses six ans. Mais pour cela il lui faudrait encore attendre. Deux ans. Deux longues années d’insolence et de coups qui s’ensuivaient. Elle ferma les yeux, démoralisée à cette simple idée, et lorsqu’elle les rouvrit, un morceau de l’évangile de Saint Matthieu se trouvait glissé dans sa propre Bible ouverte entre ses mains. Sur la page arrachée, un simple mot : « ce soir on part » de cette écriture qu’elle aurait été capable de reconnaître entre mille. Rangeant une mèche claire derrière son oreille, elle tourna un regard interrogateur vers son ami, mais, l’air de rien, ne prêtant pas du tout attention à elle, il semblait suivre la messe avec une ferveur rarement observée chez lui. Voir jamais, en fait. Elle récupéra un stylo et griffonna à son tour sur le récit de l’apôtre « comment ? on ne peut pas. » avant de le glisser discrètement sur l’espace vide entre eux deux. Quelques secondes et deux Amen plus tard, elle avait sa réponse. « les portes sont faites pour être traversées. ». « on n’a pas l’âge !!! ». « t’en as la preuve ? si ça se trouve t’as 57 ans et tu le sais même pas. ». « crétin ! » Un sourire effleura ses lèvres. Voilà pourquoi ils étaient si différents des autres, eux ils avaient l’espoir et l’envie.

Elle attendait fébrilement dans son petit lit, le même depuis près de dix ans, un lit si petit que ses pieds dépassaient allégrement du matelas depuis de nombreuses années. Le régime alimentaire pauvre en protéines n’avait pas eu de prise sur elle, et contrairement aux autres orphelines qui peuplaient les lieux, elle était longue et fine comme une liane. A 13 ans elle dépassait déjà la plupart des sœurs, et à 16 ans elle dépassait finalement tout le monde. Lorsqu’on la raillait, elle se plaisait à dire qu’elle préférait ne pas respirer le même air que tout le monde. Les membres souples et finement musclés, elle était belle, pas tout simplement mignonne ou jolie, non elle était belle, très belle. Mais pour le savoir, il aurait fallu qu’elle fréquente des personnes s'intéressant à autre chose que la beauté intérieure, ou feignant ne s’intéresser qu’à cela. Autour d’elle, dans les lits alignés tels les barreaux d’une prison, tout n’était plus que sommeil et ronflement. Tendant l’oreille, elle attendait le signal du départ, et lorsque le premier des onze coups tonna depuis le clocher voisin, elle repoussa les draps de son corps entièrement vêtu. Alors que les autres avaient enfilés la longue chemise blanche que toutes les filles devaient porter pour la nuit, Eugenia avait gardé le jean et le pull qui lui servait à aller en ville à l’occasion de rares sorties lorsque les sœurs avaient besoin d’aide pour vendre les récoltes du potager au marché local. Elle tira de sous son lit le sac à dos contenant toute sa vie, à savoir quelques sous-vêtements, quelques livres, une photo et un rosaire, et après un dernier regard sur son lit défait, un lit qu’elle n’avait jamais aimé, préférant de loin celui de Daniele, elle s’élança sur la pointe des pieds dans l’allée centrale, s’immobilisant à chaque mouvement involontaire d’une des endormies. Si on la prenait maintenant, vu sa tenue et le sac jeté sur son épaule, il y avait fort à parier que les coups de ceinturon seraient le cadet de ses soucis. Le plus dur était maintenant, entourée de tout ces suppôts du Christ qui ne manqueraient pas de donner l’alarme persuadés que cela leur ferait gagner des points auprès du Seigneur. Eugenia n’était pas très aimée de ses « camarades ». Trop belle, trop insolente, trop différente. On saluait la mansuétude dont faisaient preuve les sœurs en gardant cette brebis égarée au sein de la communauté, mais jamais personne ne saluait la mansuétude dont faisait preuve Eugenia en ne rendant pas coup pour coup ceux qu’elle recevait depuis qu’elle était en âge de s’en souvenir. Passé le dortoir, il lui faudrait encore rejoindre l’entrée, et pour ce faire, passer devant la cellule de la mère supérieure et celle de la surveillante croisée bouledogue. La porte à double battant du dortoir étant toujours entrouverte, la jeune fille n’eut aucun mal à s’y faufiler pour pénétrer dans le couloir. Son cœur battait à un rythme effréné en traversant ce dernier. Elle comptait les fenêtres la séparant de la sortie, se félicitant intérieurement à chaque fois qu’elle en dépassait une. Plus que dix. Plus que neuf. Plus que cinq. Plus que trois. Est-ce qu’elle croyait à cette fuite ? Une partie d’elle seulement, une infime partie d’elle pour être exacte, alors que la plus forte partie se disait qu’il ne s’agissait que d’un jeu, un objectif pour se redonner l’espoir et tenir bon, un peu d’excitation dans ce monde atone. Mais plus elle progressait vers la porte, et plus son anxiété la surprenait. Pourquoi, si tout cela n’était qu’un jeu et qu’elle savait qu’elle regagnerait son lit avant le matin, pourquoi son cœur battait-il si fort, pourquoi avait-elle envie de croire que tout ceci était possible ? Plus que deux. Plus qu’une. Au 7ème coup, elle poussa la lourde porte d’entrée du bâtiment. Au 8ème coup elle se mit à courir comme une folle à travers la large cour pavée. Au 9ème coup elle atteignit le petit bois entourant les bâtisses. Est-ce que Daniele sera là ? Est-ce qu’il tiendrait parole ? Est-ce qu’il ne se moquait pas d’elle avec toute cette histoire juste pour avoir le plaisir d’en rire le lendemain à la messe ? Au 10ème coup elle commença à distinguer le mur d’enceinte, celui en pierre de taille, celui qui était si haut qu’il semblait vouloir rivaliser avec Babel. Au 11ème coup elle vit sa silhouette haute se détacher dans la pénombre, les rayons de lune projetant un double de lui sur le mur, une ombre gigantesque capable de défier Goliath. Le dernier coup, tel un gong, faisait encore trembler les bois avoisinants lorsqu’elle se jeta dans les bras écartés à son attention, et ce ne fut que lorsque le silence sembla reprendre ses droits créant une ambiance aphone et perturbante, qu’elle se rendit compte que ses joues étaient ravagées de larmes que le jeune homme tentait d’assécher de mieux qu’il pouvait. Pourquoi si tout cela n’était qu’une utopie ? Tout simplement parce qu’elle y croyait, parce qu’elle le voulait de toutes ses forces, elle voulait que ce jour marque la fin et le commencement. Elle se détacha de lui, chercha à retrouver un soupçon de contrôle et de lui montrer un visage déterminé et fort, alors qu’il tirait de sa poche une liasse de papier plié en quatre. Il avait tenu parole, il ne plaisantait pas, ils iraient jusqu’au bout. Elle lui rendit son sourire, et glissa sa main dans la sienne alors qu’il l’entrainait vers une porte en bois vermoulu, trou de souris au milieu de ces remparts infranchissables. Les sœurs faisaient tellement l’apologie de la vie monastique et décrivaient tant le monde extérieur comme l’un des sept cercles de l’Enfer, qu’une clé n’était pas nécessaire, personne dans leur armée de doux agneaux lobotomisés n’aurait l’idée de franchir l’enceinte pour rejoindre la dégénérescence d’un monde en ruine. Pourtant, ces ruines, c’est justement de ça dont rêvaient les deux évadés.

U.C

Déjà, merci d'avoir pris la peine de cliquer sur ce lien, et d'être venu à bout de la lecture. Comme vous avez pu le constater, l'histoire est assez tordue, et si vous n'avez pas tout compris, c'est assez normal et surtout pas très grave, je pourrais venir à bout de vos éventuelles questions par MP. J'attends du joueur qui prendra le scénario qu'il soit réellement intéressé, ça va de soi, présent et actif, ça va de soi aussi, et qu'il souhaite réellement s'investir dans le personnage et le forum. Si c'est pour que mon scénario se transforme en membre fantôme ou passe de main en main, c'est pas la peine, vraiment. Je demande pas mal de lignes. Le minimum du forum est de 20 lignes, mais je vais bien au-delà, et j'attends de mon scénario qu'il en fasse de même. Je peux facilement faire 8000 mots, mais je n'en attends pas autant, 3000 ou 4000 m'iront amplement. Toutefois, si c'est moins, ça peut le faire aussi, du moment que ce ne soit pas une page word ou quatre pages de meublage intensif (vous voyez ce que je veux dire ?). J'aime l'orthographe aussi. Je ne suis pas une tortionnaire, les fautes ça arrive, mais si on pouvait éviter les conjugaisons désastreuses et les tortures linguistiques. Pour ce qui est de l'avatar, il est négociable, mais devra me convenir aussi. Donc avant de changer, merci de me poser la question afin que je ne me retrouve pas avec Justin Bieber en scénario, ce qui risquerait de provoquer une petite guerre mondiale dans mon crâne. Maintenant, si vous vous sentez tout de même le courage de prendre mon scénario, je vous en remercie, et sachez qu'en vrai, je suis plutôt sympa comme fille. x)
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