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 ⃘Rencontre avec le Partito Democratico - JS

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Carolina B. Di Brolese
« ils s'instruisent pour vaincre »

AGE : 23 ans
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MessageSujet: ⃘Rencontre avec le Partito Democratico - JS   Jeu 5 Mai - 16:09


“ PARTITO DEMOCRATICO „
en plus court ça donne quand même "P.D"

Je me demande encore ce qui m’a pris d’accepter. C’est pas que je manque de témérité ou quoique ce soit du style, mais faut être particulièrement timbrée pour accepter une invitation à diner de la part de Julian Spinelli tout en espérant qu’il comprendra qu’un diner peut tout à fait se contenter d’être un simple diner. Je sais à quoi m’en tenir avec lui, déjà parce que les tabloïds sont suffisamment loquaces à son propos, mais avant tout parce que je bosse avec sa... Cousine ? Soeur ? On ne sait jamais trop à quoi s’en tenir. La blonde piquante avait longtemps parlé de lui en termes de « frangin », puis il y a quelques semaines, elle était passée au « cousin » accompagné d’une grimace, et depuis quelques jours, elle ne parlait plus du tout de lui, évitant le sujet comme elle pouvait, et lorsqu’elle ne pouvait pas, se contentant d’un « lui » qui sonnait comme une insulte entre ses lèvres. Je suis parfaitement au courant de ce qu’il se trame, elle avait été suffisamment bavarde à ce sujet avant de devenir totalement muette en comprenant qu’il ne s’agissait pas d’une folie passagère. Les fiançailles. C’était ça qui tuait la blonde, les fiançailles dudit cousin avec cette fille sortie de nulle part, des fiançailles auxquelles Thalie ne croyait pas le moins du monde. Elle ne semblait pas être la seule dans ce cas, l’Osservatore y allant de son petit commentaire à ce propos. Ce que j’en pense, moi ? Absolument rien à secouer. Si ce qu’il prétendait était vrai et qu’il s’était réellement assagit dans les bras de son amour d’enfance, alors il resterait sage ce soir, et n’envisagerait pas ce diner comme une sorte de préliminaire. J’ai juste besoin d’assouvir une sorte de curiosité malsaine, comme s’il était une bête de foire que j’avais envie de voir de plus près. Et puis je n’ai rien de mieux à faire ce soir, alors. Ecrasant ma cigarette dans le cendrier, je me remet une touche de gloss sur les lèvres avant de récupérer mon verre de vin et de me diriger vers mon armoire en ondulant au son de Kicca. Comment on s’habille pour sortir avec un prédateur sexuel ? Le col roulé ou la soutane doivent être de mise, mais malheureusement pas de saison. Un jean, valeur sûre, un chemise rien d’affriolant mais suffisamment jeune et décontracté pour que je ne ressemble pas à la bibliothécaire que beaucoup s’attendent à voir avant de me rencontrer, et des talons. Des talons c’est bien parce qu’ajoutés à ma taille il aura déjà moins envie de faire le malin, et en prime ça peut servir d’arme en cas d’entêtement du sujet d’étude. Oui, un sujet d’étude. J’ai toujours été très curieuse par nature, et ce n’est clairement pas aujourd’hui que j’allais changer ce petit détail de ma personnalité. Je veux savoir s’il est réellement celui qu’on m’a décrit, si ces fiançailles sont réellement bidons, et s’il sait aussi bien mentir qu’il le prétend. Et mes renseignements j’aime bien les obtenir à la source, sinon c’est pas drôle. 19h39 Un coup d’oeil au cadran digital du four tandis que je fais un check up de du maquillage de mon reflet dans sa porte, et j’entends la démarche d’hippo avant même que le bruit de la porte qui claque ne me parvienne. Faust ou la discrétion personnifiée.

« Tu sors ? » me lance-t-il en passant la tête par la porte de la cuisine.
« Non, je me maquille et m’habille toujours avant de me faire un plateau télé devant Desperate Housewives.» Je lui réponds en récupérant mon sac à main tout naturellement rangé dans le four micro-onde faute d’espace.
« Tu sors avec qui ?» me demande t’il sans tenir compte de mon sarcasme, en sautant par-dessus le dossier du canapé pour s’échouer devant la télé éteinte.
« Julian Spinelli. Qu’est-ce que tu fous là, Faust ?»
« Le minet politicien ?» Je ne réponds pas, continuant de le couver de mon regard impatient en attendant qu’il me donne les raisons de sa présence dans mon appartement dont je n’aurais jamais du lui donner les clefs, c’est un fait. « T’es tombée bien bas, Eugenia.»
« Ne m’appelle pas comme ça !» Je gueule, soudain agressive.
« Tout doux, dame Carolina.» Se rattrape-t-il conscient de son manque de tact. Il est le seul à connaître mon vrai prénom, le seul à savoir à quel point il m’indispose, à quel point il est synonyme d’une vie que je cherche à effacer du mieux que je peux.
« Qu’est-ce que tu fais là ?» Je réitère en retrouvant mon calme.
« Panne d’ordi, je viens squatter le tien.» me répond-il finalement en étendant le bras en direction de mon mac sur la table basse. Putain de geek ! 19h52. Je sors tous mes dossiers de mon sac besace afin de l’alléger et de ne pas me trimballer avec des dossiers confidentiels dans les rues de Rome, puis je dépose un baiser sur le crâne de mon no-life de pote, avant de claquer la porte à mon tour. Il me reste moins de 8 minutes pour traverser tout un rione. Moins de 8 minutes pour me remémorer les gestes qui sauvent. Ne pas le regarder dans les yeux, aucun contact visuel sous aucun prétexte, ne pas se laisser embarquer dans une conversation à double sens, et ne jamais accepter une danse. Sans oublier : éviter d’abuser de l’alcool. Gérable, moi je dis.

Vingt minutes plus tard j’étais devant ledit resto-bar tout en boiserie et atmosphère saturé de nicotine par des italiens qui considèrent la loi anti-tabac comme non applicable dans leur pays, et à la population allant du punk à crête multicolore et perfecto déchiré qui observe le mien avec un signe de tête approbateur, jusqu’au directeur de cabinet, clope au bec, adossé au mur de pierre défraichis, une jambe relevée, affichant un sourire de prédateur qui m’est directement destiné. Ca commence mal. Je m’approche de la démarche la plus assurée que j’ai en stock, et je lui tends la main afin de remettre les points sur les «i» et les barres aux «t». Et oui, coco, moi tu me baiseras pas, parce que moi pas avoir envie de toi. Je me rappelle le conseil de Thalie «évite son regard, ne le regarde surtout pas dans les yeux. En cas, involontaire, de contact visuel, rincer à grande eau avant de contacter un médecin, t’es foutue ma belle.» et je baisse les yeux que je fixe sur sa bouche au sourire qui n’a rien perdu de sa superbe malgré mon affront. Il récupère ma main, visiblement amusé, et y dépose ses lèvres dans un geste très vieille France. Deuxième affront, je reprends ma main dont j’essuie le revers sur mon jean. Oui, je sais, je suis une garce, vous ne m’apprenez rien.
« Désolée du retard, je...»
« Une femme sans retard n’est pas une femme.» Oh, mais la ferme, Don Juan ! Il n’allait donc m’éviter aucun cliché sur la séduction made in Italie ? Visiblement non puisqu’il prend mon silence comme un signe manifeste d'assentiment à sa flatterie, et campe une main experte dans ma cambrure de reins pour m’indiquer la direction à emprunter, des fois que je sois trop conne pour repérer la seule porte du bâtiment surplombée d’un néon clignotant « Picolo Romana » et ouvrant sur l’intérieur du restaurant. Oui, ça doit être mes 4 masters qui ont du l’induire en erreur, certainement. Alors je tente un sourire aimable et instaure une distance de sécurité entre mon corps et chaque partie du sien. Il allait devoir se rentrer dans le crâne que ces longues jambes gainées dans un jean qu’il juge joliment trop petit pour camoufler une bombe (encore un jeu de mots qu’il n’aura pas su saisir au vol) ne finiront jamais dans son lit.

Quatre heures plus tard, j’extirpe une de mes longues jambes dudit lit en grognant de mécontentement. « Ceci était une erreur, ça ne se reproduira plus jamais.» j’annonce en levant un index moralisateur, comme je le fais devant mes étudiants lorsqu’il est question de la naissance supposée du Christ un 25 décembre alors que les évangiles démontrent qu’il est né en mars ou avril, tout en insistant bien sur les deux derniers mots. Plus jamais. Je ne sais pas ce qui m’a prit. Tout allait bien, et puis la seconde d’après je perdais totalement le contrôle de la situation. Pour ma défense, je n’ai pas été chassée, seulement attendrit. Qu’est-ce que c’est con ce foutu instinct maternel couplé à un complexe de l’infirmière et une dose massive d’alcool. Mais à présent, je suis sûre d’une chose : l’Osservatore ne dit pas que des conneries. Son sourire de sale gosse et ses faux airs d’homme sûr de lui, ne sont que jolis pansements sur une plaie trop profonde pour être camouflée à qui sait regarder. Et moi je ne suis qu’une conne sentimentale qui ferait mieux d’utiliser ses neurones à autre chose que des tas d’os et de pierres, parfois.
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MessageSujet: Re: ⃘Rencontre avec le Partito Democratico - JS   Jeu 5 Mai - 23:40


“ REGLE NUMERO 6 „
pas de relation sexuelle entre nous

« Je croyais que ta seule proie en vue était Sara Giolitti ? » Commenta Athéna en le regardant tranquillement entrer complètement nu dans la douche, mieux valait en effet enlever ses vêtements avant si périlleux exercice, c’était plus prudent. Assise en tailleur sur la vasque du lavabo elle le détaillait d’un regard inexpressif. Athéna était l’une des rares femmes dont le regard ne s’allumait pas de convoitise lorsqu’il se tenait nu devant elle. Il ne se formalisa pas de ce détail, après tout leur accord était basé sur ceci, une couverture mutuelle, beaucoup d’affection mais pas de sexe.
« Serais-tu jalouse ? » Répliqua t-il en ouvrant le robinet d’eau froide au maximum. Athéna grimaça mais son compagnon ne tressaillit même pas, si elle prenait ses douches brûlantes Julian n’usait pas le ballon d’eau chaude pour sa part, il était adepte de la douche écossaise. Il étala dans la paume de sa main un peu de gel douche et se tourna vers elle, un sourire satisfait sur les lèvres. Elle secoua la tête et leva les yeux au ciel. « Tu devrais arrêter de faire ça, un jour tu vas rester bloquer. » Se moqua t-il en l’imitant, elle lui lança le pin de savon posé sur le rebord de l’évier au visage, le petit cube glissa sur le sol de la douche à l’italienne. « Tu sais si tu veux que je te rappel l’étendue de mes talents pas besoin de me faire le coup du savon ! » Il attrapa au vol la serviette qu’elle lui lança et la drapa autour de ses hanches, le torse encore ruisselant il quitta la douche en sifflotant.
« N’essayes pas de me faire oublier ma question en les noyant sous un flot de paroles inutiles et stupides. Je croyais que le seul gibier que tu chassais signait SG de la pointe de ses cheveux fourchus ! » Asséna t-elle alors qu’il enfilait son jean noir.
« Il n’y a pas qu’un poisson dans l’océan. Il faut le temps que la baleine morde à l’hameçon en attendant rien ne m’empêche de voir si l’océan est plus riche en plancton ailleurs. » Fier de sa petite métaphore marine il repoussa ses cheveux sur son crâne, accentuant involontairement le côté ébouriffé de sa tignasse.
« Jolie métaphore, qu’est ce qu’elle a de particulier cette fille ? » Demanda t-elle en ajustant tendrement les mèches qui retombaient sur les yeux de son meilleur ami. Il la fixa longuement, caressa sa joue du bout des doigts et lâcha avec un accent de mystère dans la voix.
« Elle ne veut pas de moi. » Athéna leva une fois de plus les yeux au ciel lorsqu’il déposa un baiser léger sur sa bouche pour faire taire toutes protestations de la part de sa compagne, pourtant Athéna aurait eut des choses à dire. Elle aurait pu dire à Julian par exemple que son petit jeu était clair pour quiconque avait déjà été blessé par la vie ou un de ses proches. Elle aurait pu lui dire que même s’il prétendait s’en moquer l’abandon de sa mère puis de son père l’avait profondément affecté et affectait encore ses relations avec les autres. Elle aurait pu lui dire que s’il avait diminué sa consommation d’alcool il conservait la même proportion de rapports avec le risque, le sexe était devenu son moyen d’oublier son mal de vivre. Elle aurait pu et surement dû lui dire tout cela mais, elle l’aimait trop pour le confronter à une réalité qu’il n’était pas prêt à accepter, elle saut au bas de levier lui lançant la place pour finir de se préparer. Il ne capta pas l’éclat de compassion qui brilla dans ses yeux une fraction de seconde avant d’être masqué. « Et toi, tu as des projets pour ce soir ? » Demanda t-il en lui montrant deux chemises, elle choisit la bleu roi et un gilet de couleur plus foncé pour aller par-dessus.
« Vu que ta cousine se doute de mon petit secret je me tiens à carreau un temps, je vais donner une leçon de piano à un jeune homme prometteur de mon cours d’avancé. Il manque de vécu, il ne se donne pas assez à sa musique mais il a une maitrise parfaite de la technique des morceaux les plus ardus, il faut que je trouve le moyen de la décoincer, tu n’as pas une idée ? » Les soupçons de Thalie n’étaient pas réellement appuyés sur des preuves mais ils pouvaient compromettre leur couverture, si Julian s’envoyait en l’air cela n’aurait pas de réels conséquences, personne ne s’attendait à ce qu’un italien devienne fidèle avant d’avoir une alliance au doigt, en ce qui la concernait la chose était plus problématique, elle se méfiait des rumeurs et des potentiels retombées dans l’oreille d’une tierce personne proche de sa famille.
« Je suis désolé au sujet de Thalie, elle finira par se calmer. »
« Si tu lui disais la vérité Julian la vie serait plus simple. » Répondit-elle en souriant. Il secoua la tête affronter sa famille lui était encore difficile, ils ne comprendraient pas.
« J’ai bien une solution pour ton virtuose mais elle nécessiterait un plan à trois avec une de tes copines ! » Cette fois il ne manqua pas de se prendre une claque sur la tête. Ah les femmes. « Hey ça a marché pour moi ! »

(…)

Lorsqu’il l’avait embrassé la première fois, c’était plus par curiosité que par réelle envie de la pousser à aller plus loin. Il voulait goûter l’arome de ses lèvres et surtout, voir comment elle réagirait. La seconde fois il ne s'agissait plus de curiosité mais d'un baiser torride, passionné qui frisait le désespoir, un désespoir que seule une jeune femme sensible et pas simplement avide de coucher avec Julian Spinelli aurait pu percevoir. La bouche de Julian était chaude et ferme et il l'embrassait avec l'assurance des hommes qui en ont vu d'autres et Carolina savait pertinemment qu'elle n'était pas la première et qu'elle ne serait pas la dernière. Elle acceptait de lui cet aplomb machiste qui, chez d'autres, la rendait folle de rage car elle avait été émue par l'homme derrière la façade, un homme qu'elle avait découvert au grès de ses questions auxquelles il répondait sans réfléchir tout en la baratinant. Il exigeait, attendait et donnait dans un mélange audacieux de brutalité et de tendresse. Julian s'était attendu à ce que Carolina le remette à sa place et batte en retraite, indignée. Aussi, avait-il été surpris que la jeune femme réponde aussi fougueusement à son baiser, à ses caresses et qu'elle se donne à lui aussi simplement. Leurs deux corps parfaitement imbriqués l'un dans l'autre se mouvaient au même rythme langoureux, se satisfaisant de caresses appuyées, de regards pénétrants, de parfums enivrants. Leurs doigts, leurs bouches, exploraient la moindre parcelle de chair, le moindre recoin de peau inexplorés. Le sexe était une affaire importante pour Julian Spinelli, il consacrait à sa partenaire autant d'attention qu'elle en méritait, rien ne l'excitait plus que le frisson ultime faisant se cambrer une femme contre lui. Il aimait les femmes, toutes les femmes et ce soir ne faisait pas exception à la règle. Il alluma une cigarette qu’il tendit à sa compagne quelques secondes plus tard, partageant un moment de calme après la tempête, savourant la délicieuse tension qui agitait encore ses muscles. C’est alors que Carolina fit ce qu’il avait attendu après leur premier baiser. Elle fit machine arrière.

« Ceci était une erreur, ça ne se reproduira plus jamais.» Il bailla à s’en décrocher la mâchoire et s’étira longuement avant de lui répondre.
« Tu disais donc... » Répondit-il en souriant. Elle avait envie de le frapper. Elle avait envie d'étouffer sous une cascade d’injures cet air suffisant qu'elle détestait et qui l’avait attendrie. Il lisait ses émotions contradictoires dans ses yeux. Julian faisait cet effet là aux gens, soient ils l’aimaient soient ils le détestaient. S’il s'imaginait qu'elle allait se traîner à ses pieds, comme les autres femmes le faisaient probablement, il se trompait lourdement ! Non, elle ne serait pas une victoire facile de plus ! Elles pensaient toutes ce genre de chose puis finissait par se laisser convaincre… Les femmes.
« Cretino ! » Jura t-elle en enfilant sa lingerie. Il rit et l’attira dans ses bras la renversant sur le matelas un sourire amusé flottant sur sa bouche.
« J'adore la simplicité avec laquelle tu t'exprimes pour une universitaire c’est une grande qualité de savoir ce faire comprendre du commun des mortelles. » Carolina le fusilla du regard puis lâcha. « Il me semblait pourtant que tu m’avais dis pas de relation sexuelle entre nous … »



    baby do you understand me now, sometimes i feel a little mad but don't you know that no one alive. can always be an angel when things go wrong i seem to be bad but i'm just a soul whose intentions are good oh lord please don't let me be misunderstood baby sometimes i'm so carefree with a joy that's hard to jude and sometimes it seems that all i have do is worry then you're bound to see my other side but i'm just a soul whose intentions are good. oh lord please don't let me be misunderstood.
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Carolina B. Di Brolese
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MessageSujet: Re: ⃘Rencontre avec le Partito Democratico - JS   Sam 7 Mai - 2:19


“ RÈGLE NUMÉRO 9 „
ne pas confondre un parachute et un char à putes


Une main s’insinue sur mon genou remontant négligemment en direction de ma cuisse alors que je suis entrain d’arroser ma salade de saison d’une bonne dose de cette huile d’olive sans laquelle un italien ne saurait être réellement italien. La musique me vrille la tête, les conversations battent mes tempes. Je décroise les jambes et le recroise dans l’autre sens, obligeant la main inconvenante à s’évader de ma cuisse. Elle pourrait s’y reposer une fois l’opération terminée, mais j’estime que le détenteur de cette main est loin d’être stupide et qu’il a parfaitement comprit mon subtil message. J’engloutis une fourchette de laitue tout en hochant la tête à un énième énoncé des raisons qui devraient pousser toute personne saine de corps et d’esprit à voter pour le parti démocrate. C’est pas que je n’en ai rien à faire, c’est juste que ma salade me semble un tantinet plus intéressante et attrayante que ce simulacre de conversation qui n’est que prétexte à me peloter sous couvert de gestes censés appuyer le débat. «Censés» c’est le bon terme puisque pour ça, il aurait fallut qu’il y ait réellement débat, ce qui est loin d’être le cas. Je n’ai que faire de la politique, je m’y désintéresse en tout point tant qu’elle ne concerne pas un évènement passé susceptible d’interagir sur la vision que j’ai de l’Histoire.
«Il s’agit tout de même du seul mouvement politique à regrouper autant d’esprits écologiques purs. En tant qu’archéologue, ce détail ne devrait pas te laisser de marbre, l’intérêt que nous portons à l’environnement et à sa protection devrait, au contraire, te rassurer. D’ailleurs, mon candidat entend bien inscrire un plan d’action durable lors de sa...» J’interromps son laïus en agitant ma fourchette sous son nez, tout en avalant une gorgée de vin pour faire passer la salade. Dans l’attente de ma future question, le jeune politicien reste silencieux tout en avançant son siège en direction du mien sous le fallacieux prétexte, certainement, de mieux entendre ce que j’avais à dire.
«Tu as toujours voulu faire partie du Partito Democratico ?» Je demande finalement en récupérant la main qui parasitait à nouveau mon genou pour la reposer sur la table.
«A l’évidence, oui.» répond-il sans prendre ombrage d’un énième recadrage de ma part, et s’empresse de récupérer son verre, conscient que je n’en ai pas terminé avec mes questions.
«Comment ça s’est décidé ?» Subtile mais pas trop. Je connais déjà la réponse à ma question, et certainement celles qui vont suivre aussi, mais mon but n’est pas la curiosité, mon objectif est de l’amener doucement aux révélations qu’il ne tarderait pas à me offrir sans même en avoir conscience.
«Ça ne s’est pas décidé...» Annonce-t-il en reposant son verre sur la table ronde et minuscule que l’on occupe, avant de s’emparer de sa fourchette pour enfin goûter au plat commandé depuis un moment et encore vierge de toute dégustation. «Il en a toujours été ainsi. Mon grand-père faisait partie de ce mouvement, son père avant lui, et probablement le père de ce dernier aussi...»
«Une sorte de patrimoine familial en quelques sortes.» Je résume un sourire encourageant aux lèvres. Un sourire auquel il répond sans l’ombre d’un soupçon, simplement satisfait et enchanté que je comprenne si bien.
«Oui, voilà. Ça doit faire partie de mon ADN.»
«T’as jamais essayé de te pencher sur le programme des autres partis ? Peut être qu’ils...»
«Inutile !» Balaye-t-il l’hypothèse informulée d’un geste de la main. «Je sais tout ce qu’il y a savoir. Mon grand-père était un politicien avisé, il savait faire les bons choix, et m’a enseigné les pièges à éviter, les partis à éviter, les gens à éviter...»
«Comme l’Alleanza Nazionale ?» Question qui sonne comme totalement innocente sans l’être le moins du monde.
«Surtout l’Alleanza Nazionale ! Entre nous on les appelle les «Nazi».» Plaisante-t-il en approchant son visage du mien, sans que je ne me recule cette fois, histoire de l’endormir un peu plus. Je laisse même échapper un petit rire.
«Et comment vous appelez son chef de ligue ?» j’insiste avec l’air de celle qui apprécie la blague et en demande plus. Mais loin d’être idiote, j’ai simplement évité de citer Paolo Giolitti par son nom histoire de ne pas mettre la puce à l’oreille de mon interlocuteur.
«Le führer, évidemment.» glisse-t-il sur le ton de la confidence, tout en élargissant son sourire.
«Donc, en gros, c’est la génétique qui te pousse à le détester.»
«Exactement !» Hochant la tête vivement, il s’est reculé afin d’enfourner une nouvelle bouchée.
«C’est pas un choix personnel, mais un choix familial et politique.» Je continue, l’air de rien, m’intéressant à mon plat également.
«Tout à fait.»
«De même pour sa fille.»
«Voil...» Alors qu’une fraction de seconde plus tôt il hochait encore la tête avec vigueur, il s’interrompt, et relève la tête prestement. Oui, je t’ai piégé, et oui, je t’ai fait parler sans réfléchir afin de te sonder en profondeur et d’obtenir des réponses honnêtes et franches. «Où veux-tu en venir ?» Tente-t-il de se rattraper, mais trop tard.
«Nulle part.» je m’amende en levant ma fourchette en signe de rédition. «Je m’interroge, simplement. Est-ce que ton ADN t’a servi de prétexte avant ou après ta décision de la quitter ?» L’air de rien, je l’observe en biais, et ne rate pas son mouvement de tête tandis qu’il la baisse vers son plat, fuyant mon regard. «Après... C’est bien ce que je pensais. C’est quand même bien pratique de se retrouver dans le parti adversaire de son ex, ça fournit l’alibi parfait pour prétendre à un erreur de jeunesse, l’énième et dernier affront d’un gamin indiscipliné envers une famille et un grand-père un peu trop intrusif et dictatorial. C’était juste parfait. «J’ai fait ça pour faire chier papy», c’est l’excuse idéale, vraiment, et c’est très astucieux je dois bien l’avouer. Ensuite, il suffit de mettre la dérive des mois suivants sur le compte d’un deuil dont on ne se remet pas, et ni vu, ni connu, voilà comment Julian Spinelli compte endormir Rome et ses électeurs. Et comme une histoire d’amour est toujours plus vendeuse que celle d’un alcoolique repentit pervertis au sexe, hop, des fiançailles et la promesse d’un mariage dans la foulée.» Je parle sans discontinuer, calmement, entre deux bouchées, sans même me trouver interrompue par mon interlocuteur qui garde le nez dans son assiette, soucieux, certainement, de ne rien laisser filtrer qui pourrait valider mes affirmations. «Voilà pourquoi je ne voterais pas pour ton candidat.» Là, il relève le nez vers moi, surprit de cette conclusion pour le moins hors-propos, m’interrogeant du regard. «Simplement parce que si tu le conseilles aussi mal que tu gères ta vie personnelle et publique alors, l’Italie va devenir un merdier sans nom.» Et hop, une nouvelle gorgée de vin. Un vin un peu fort d’ailleurs, dont j’étudie la couleur en plaçant le verre devant une des lampes tamisées.
«Tu crois tout savoir, c’est ça ?» Demande-t-il en retrouvant son sourire de prédateur, sa main revenant à l’ascension de ma cuisse.
«Non, pas tout. Je sais juste que pour ceux qui te connaissent un tant soit peu, ton comportement prends des allures de connerie infantile, et que ton entêtement à leur mentir, ainsi qu’à toi-même les blessent plus que de nécessaire. Il est de notoriété publique que la politique est un monde de requins dans lequel on ne peut compter sur rien ni personne. Alors quand on a la chance d’avoir, autour de soi, des gens qui nous aime sincèrement, les repousser et leur manquer de respect n’est peut être pas l’idée du siècle...» J’ôte sa main une nouvelle fois, et en allant pour la reposer sur sa cuisse à lui, je m’approche dangereusement de son visage. «Oui, je te parle de Thalie, là.» Un sourire provocateur plus tard, je réintègre ma place, éloignée de lui en tout point. «Il m’a fallut...» je jette un coup d’oeil à ma montre «... Hum... Une heure et demi, à moi, une parfaite inconnue, pour comprendre que toute cette histoire de fiançailles avec cette fille n’est qu’une immense arnaque, alors imagine ce qu’il en est pour ta cousine, probablement la femme qui te connait le mieux sur Terre.»
«La deuxième...» Rectifie-t-il pour lui-même avant de se noyer dans son verre de vin.
«Pas sûr, vu qu’elle est tombée dans le panneau et s’est exilée à l’autre bout de la planète pour ne pas avoir à souffrir du battage médiatique autour de ton arnaque.»
«Je parlais d’Athéna.» M’informe-t-il en fronçant les sourcils.
«Évidemment.» je lui réponds comme un enfant soutenant croire au Père Noël pour ne pas décevoir ses parents. «La fiancée... Une fiancée qui te connaît tellement bien qu’elle a accepté de te suivre dans cette arnaque qui ne fera que te porter un peu plus à la dérive, une arnaque qui te sépare de ta famille et des gens qui comptent, parce que... Personne n’aime être pris pour un con. C’est quoi ton but, en fait ? Parce que j’avoue ne pas vraiment saisir l’objectif dissimulé derrière ton acte.»
«Il n’y a rien de dissimulé, je suis amoureux d’Athéna et je compte l’épouser.» Bien sûr.
«Et ta main sur ma cuisse, c’est pourquoi ?» Je finis par attaquer en coulant un regard vers cette main masculine qui n’en finit pas de marquer son territoire sur ma cuisse. Il relève un regard d’enfant contrit vers moi, dont le sourire dément tout sentiment de culpabilité.
«Qui a dit que les italiens étaient fidèles ?» me lance-t-il armé de son sourire carnassier.
«Bonne question.» Je réponds en lui accordant mentalement un point. «J’en ai une autre... Combien de fois as-tu été infidèle à Sara ?» Un point pour moi. Non, Spinelli, tu ne feras pas ce que tu veux de moi, ce soir.


Et merde ! Pourquoi faut-il que je sois si faible quand à mes décisions supposées fermes et définitives ? Je n’ai pas le sentiment d’avoir fait preuve de luxure, mais plutôt de faiblesse devant sa vulnérabilité à lui. Je ne me fais pas l’effet d’une femme frivole finissant pas subir les assauts d’un inconnu quelques heures plus tôt, juste d’une pauvre fille incapable de s’en tenir au strict nécessaire. Car ce n’était pas nécessaire, vraiment pas. Sur le coup, la culpabilité d’avoir remué trop de choses en lui m’a poussé à lui offrir un anesthésiant. L’alcool m’a passablement aidé à obtenir ce genre d’idée lumineuse, mais maintenant que j’ai dessaoulé, j’ai parfaitement conscience d’avoir fait une belle et grosse boulette. Déjà parce que l'anesthésiant n’est que temporaire et n’a aucun pouvoir guérisseur sur le cœur du patient, et parce qu’en plus il se méprend totalement sur mes intentions, me reléguant certainement dans la même case que toutes celles qui sont passées par ici avant moi, et j’avoue que je ne souhaite pas en connaître le nombre de peur de chopper le tournis. J’ai bien essayé de lui faire comprendre que tout ceci n’était qu’une erreur et que cela ne se reproduirait plus, mais il ne semble pas l’entendre de cette oreille. Car pour moi la traduction à faire était simple : «oublie ce qu’il vient de se passer, et retrouvons des rapports strictement amicaux, voir même ceux de simples connaissances, je te prie.». Pourtant, loin de me laisser retrouver un semblant de dignité, il m’attire à lui pour je ne sais quelle obscure raison, et me provoque de sa voix rauque.
«Il ne s’agissait pas de relations sexuelles.» Je l’informe en le repoussant de son côté du lit afin de tenter de m’en extirper une nouvelle fois. «Disons qu’il s’agissait d’un moment de faiblesse visant à m’excuser de t’avoir fait du mal, et de soigner un tant soit peu le traumatisme infligé.» Je me suis relevée, et je tente de remettre mes sous-vêtements en lui en montrant le moins possible. Certes il m’a vu complètement nue, mais puisqu’il s’agissait d’un moment que j’ai décidé de rayer de ma vie et de ma mémoire, je ne vois aucune raison valable pour lui offrir ce genre de spectacle maintenant.
«Je trouve que les excuses ne sont pas à la hauteur de la peine infligée.» Me lance avec provocation, toute virilité dehors.
«Je suis sérieuse, Julian !» Je m’énerve en me retournant vers lui, jean sur les fesses, boutons entre mes doigts. «Ceci était réellement une erreur, et je ne dis pas ça pour me la jouer vierge effarouchée et que tu me rattrapes, je le dis parce que je le pense vraiment. T’es un pauvre type paumé, amoureux de son ex, embourbé dans des fiançailles factices, qui crois que la rédemption passe par le sexe. Quelle fille saine de corps et d’esprit pourrait avoir envie de s’installer dans une relation pareille ? Même s’il s’agit d’une relation purement sexuelle. Parce que tu veux que je t’apprenne un truc ? Il n’y a jamais de relation purement sexuelle, soit on espère plus en se disant que l’autre finira par se rendre compte qu’il est absolument dingue de nous et qu’on est la femme de sa vie - ce qui doit être le cas de pas mal de nanas que tu ramènes ici, soit on tente de s’oublier dans le corps d’un ou d’une autre, on tente de s’effacer, ou d’effacer le souvenir de quelqu’un. Moi j’ai personne a effacer, pas même moi. Alors dis-moi quelles raisons j’aurais pour accepter d’être un substitut de Sara Giolitti ?»
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MessageSujet: Re: ⃘Rencontre avec le Partito Democratico - JS   Ven 27 Mai - 9:50


I was tired of pretending that I was someone else just to get along with people, just for the sake of having friendships.


Le problème lorsque l’on couche avec une fille sexy avec de la conversation c’est que justement, elle est bien trop intelligente pour s’en tenir à la discussion coïtale basique du genre « c’était génial, dommage que je doive me rendre au Sénat, je te rappelle », bien entendu Julian ne prenait jamais un numéro et ne rappelait jamais personne. La seule fois où il avait fait l’amour avec une femme de manière suivit il s’en était tiré avec le cœur brisé et avait provoqué l’explosion de sa famille. Il avait fait assez de conneries pour toute une vie, et devait à présent protéger un héritage qu’il avait dû quémander, supplié, marchandé pour obtenir. Il s’était prosterné devant le Sénat en suppliant qu’on le reprenne. Il avait argué avoir mûrir, avoir dépassé les bornes et avoir complètement déraillé lors de la mort de son grand-père puis en affichant sa liaison bruyamment avec Sara Giolitti. Il s’était renié, il avait renié tout ce pourquoi il s’était battu durant un an pour obtenir ce poste. Il avait accepté leurs conditions, accepté d’effectuer des dépistages réguliers et impromptus de drogue et d’alcool. Accepté aussi qu’ils nomment un inspecteur chargé de contrôler sa rigueur. Lui le titulaire d’une double licence de droit et de science politique, lui le doctorant multiples fois récompensés par des prix universitaires. Lui le grand Julian Spinelli, l’héritier unique de Giovanni Spinelli avait accepté que l’Italie toute entière le juge et le condamne. Il avait sacrifié sa liberté pour ce poste. Il ne maitrisait plus que cet élément dans sa vie. Le sexe. Il avait l’impression d’être un autre, il ne se reconnaissait plus. Il avait fait des choix, des choix qui l’avaient conduit à s’éloigner de lui-même. Et à présent il était perdu. Voila pourquoi il ne supportait pas cette discussion avec Carolina, car elle le mettait face à ses contradictions. Elle soufflait le chaud pour ensuite jeter un froid. Il ne pouvait pas jouer avec elle le même jeu qu’avec les autres. Elle n’était pas malléable, en attente de quelque chose de lui. Elle n’était pas comme les autres. Peut être était ce pour cela qu’il avait finalement décidé de coucher avec elle, malgré ses inquiétudes la concernant, car son subconscient désirait redevenir tel qu’il était avec le Julian d’avant. Le Julian d’avant la mort de Giovanni, le Julian d’avant le départ pour le tour du monde des lieux de débauches, le Julian … Le Julian d’avant la rupture avec Sara. Il jeta sur ses hanches le drap qui jusque là était resté largement ouvert, et ses yeux bleus se voilèrent subitement. Il n’aimait pas le court que prenaient ses pensées, d’habitude c’était à ce moment qu’il cherchait de quoi oublier. Une erreur, elle avait raison, tout ceci n’était qu’une erreur. Tout ce qu’il avait fait depuis sa naissance était une erreur. Né du mauvais couple de parents. Enfant bâtard qui avait dû faire chaque jour plus d’efforts pour être accepté comme un véritable Spinelli et non pas comme le fils de la « catin ». Il avait ensuite fait une erreur en voulant rencontrer cette mère qui ne voulait pas de lui. Il avait fait une grande erreur en tombant dans la drogue. Une autre en s’entichant d’une junkie. Puis son autre erreur avait été de tomber amoureux de Sara Giolitti. La plus grande mais aussi la plus belle erreur de sa vie. Il s’était mit toute sa famille à dos, sauf Thalie et ses parents exilés à Paris, avait dû supporter les journalistes, les indiscrétions dans la presse, la menace de tout perdre de son héritage mais paradoxalement s’il cherchait à oublier ces souvenirs qui correspondaient à la période la plus heureuse de sa vie, ce n’était pas parce qu’il regrettait, mais parce qu’au contraire, il n’avait aucun regret, si ce n’était avoir fuit. Plus le temps passait plus il se rendait compte de ses erreurs, et plus il avait conscience de faire fausse route plus il essayait de se convaincre qu’il n’avait besoin de rien ni de personnes. Il s’était mit Thalie à dos, Sara s’était marié et avait filé en Inde, Stella refusait de se rendre à sa soirée de fiançailles quant à Carolina… elle lui avait exposé très clairement son point de vue. Elle avait eut pitié de lui, elle n’avait couché avec lui que pour se donner bonne conscience. Il s’était fait à nouveau berner par une femme et ses intentions. Il enfila son boxer et se remit sur pieds, décidés à quitter cet appartement avant de replonger dans une analyse de lui-même qu’il avait fuit depuis près d’un an. Il avait aussi désespérément besoin d’un verre ou d’une cigarette. Ou mieux des deux.

« Tu sais quoi. Je ne veux pas de ta pitié, ni de ta psychanalyse, c’était marrant le temps que ça a durer, tu en avais envie aussi, on va en rester là. Tu ne me connais pas. Tu ne sais de moi que ce que tu as envie de voir, j’en ai ras le bol que tout le monde ait un avis sur moi. » Marmonna t-il en enfilant sa chemise et son jean. Il n’avait qu’une envie fuir mais avant … « Tu veux que je te dise moi ce que je voyais quand je te regardais ? Je voyais une amie… peut être une femme qui me résisterais… De toute évidence l’un de nous s’est au moins trompé sur l’autre ce soir. »



    baby do you understand me now, sometimes i feel a little mad but don't you know that no one alive. can always be an angel when things go wrong i seem to be bad but i'm just a soul whose intentions are good oh lord please don't let me be misunderstood baby sometimes i'm so carefree with a joy that's hard to jude and sometimes it seems that all i have do is worry then you're bound to see my other side but i'm just a soul whose intentions are good. oh lord please don't let me be misunderstood.
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MessageSujet: Re: ⃘Rencontre avec le Partito Democratico - JS   Lun 6 Juin - 5:21


“ RÈGLE NUMÉRO 1 „
te foutres de ma tronche, tu éviteras

Je foutais quoi là ? C’était quoi mon putain de problème ? Pourquoi j’étais juste incapable de me foutre de tout, de tourner les talons et le dos, et retourner à ma vie en auto-focus sur mon propre nombril que j’avais de très joli, faut bien dire ce qui est ? Mais non, non, moi la petite orpheline élevée dans un couvent à l’autoritarisme proche du stalinisme, moi et mon enfance pourrie, moi la gamine en manque de repère et en manque de tendresse, moi la sale miette sans parent, sans famille, sans nom, sans histoire, sans racine, moi le prénom simple, moi et mon identité volée, moi et mes papiers falsifiés, moi et mes organes atrophiés, moi fallait que je ramasse tous les animaux blessés, qu’ils aient la gale, la peste, la petite, moyenne ou grosse variole, fallait que je les prenne entre mes doigts, dans mes mains en coupe, et que je leur promette un avenir sans nuage, un avenir dans lequel je voulais croire pour moi, et que je leur vendais à coup de belles paroles et des caresses qui vont avec. J’étais le cliché même de la fille à l’âme d’infirmière, celle qui s’amourache toujours des salauds pour peu qu’ils laissent apparaître une faille, aussi petite soit-elle. Oh oui chéri, trompe-moi ! Mais oui, mon amour, meurtris-moi l’échine sous tes coups ! Mais non, mon coeur, jamais je ne te quitterais, jamais ! Porter plainte ? Mais pourquoi ? Ce ne sont que quelques bleus, mon bébé, juste quelques bleus, les marques visibles sur ma peau, du mal qui te ronge, toi, de l’intérieur. Je sais que tu as mal, mon amour, et la douleur physique n’est rien comparée à ce que tu ressens en dedans, bien sûr que je le sais. Oh oui, frappe-moi encore ! Oh oui, trompe-moi encore ! Dès que tu as mal, j’oublie tout. Et moi, moi j’étais comme ça aussi. Ok, à une moindre mesure, mais si j’arrivais à me comporter de cette manière avec un illustre inconnu rencontré sur facebook et en vrai seulement quelques heures plus tôt, alors quoi ? Qu’est-ce qui m’arriverait le jour où je serais amoureuse d’un salaud ? Pourquoi fallait-il que j’éprouve de l’empathie pour ce mec, cet écorché vif dont la plaie suinte jusque sur sa moquette hors de prix, et dont la détresse dégouline des murs de cet appartement de standing dans un quartier chic de Rome ? Il était quoi pour moi ? Rien. Un crétin vomissant du fric comme d’autres vomissent leurs tripes, un enfant de la bourgeoisie élevé dans le luxe et l’opulence, un pauvre type pleurant sa rupture d’avec une meuf qui serait prête à s’entailler les veines du coude jusqu’au poignet avant de ramper jusqu’à lui dans un dernier soubresaut de vie pour crever les bras enroulés autour de sa cuisse. Rupture qu’il a voulu et orchestré lui-même. Rupture qu’il est trop fier pour renier, poussant le vice jusqu’à se fiancer avec une amie d’enfance qui a autant de crédibilité dans ce rôle que DSK dans celui d’abstinent prude et chaste. Un abrutit qui a tout pour être heureux mais qui semble déterminé à retourner sa vie afin d’y foutre un bordel dans lequel il se sentira bien, mort mais bien. Parce qu’il est juste inapte au bonheur, inapte à l’amour, parce qu’il s’y refuse, comme s’il ne le méritait pas. Et non, il ne le mérite pas ! Parce que bousiller tout ce que ces conasses de fées lui ont donné à la naissance, c’est juste tellement rageant que je viens à me dire qu’il mérite d’y rester dans ce merdier savamment organisé, la tête dans la gueule du serpent, ses crocs venimeux à quelques centimètres de sa gorge puissante. Gorge qui porte encore les marques de mes dents et de mes lèvres. Putain, mais qu’est-ce qui m’a prit ? Je suis une victime collatérale de mon cerveau ankylosé, mon cerveau intoxiqué à ces conneries catholiques dont m’ont gavé les soeurs, comme on gave une oie. Aime ton prochain, tend l’autre joue, ne fais pas ce que tu n’aimerais qu’on te fasse. C’est ça ouai, bande de soumis ! Tout un troupeau de mouton qui donnent, donnent, sans jamais rien recevoir, à part des coups, et là encore, ils en redemandent parce qu’il faut tendre l’autre joue. Moi tout ce que j’ai retenu de tout ça, c’est que Jésus est mort pour nos pêchés. Alors, je pêche afin qu’il ne soit pas mort pour rien. C’est une façon de voir les choses, c’est la mienne. Celle de Julian aussi, visiblement, puisqu’il cherche l’oubli dans le sexe, l’oubli du monde et de lui-même dans une débauche de luxure. Il s’en fout d’être prédestiné pour l’Enfer, puisque l’Enfer, il y est déjà, l’Enfer il baigne dedans, l’Enfer c’est cette vie sur Terre, cette vie dans laquelle on l’a expédié contre sa volonté. Pauvre martyr. Il tire une tronche de dépressif, ne souris que lorsqu’il baise, et encore c’est pas une réussite tant le rictus qu’il affiche s’apparente plus à une forme de sadisme qu’à une preuve de satisfaction. Sadisme ou masochisme ? C’est pas très clair. Rien n’est jamais clair avec lui. Encore moins ce qu’on lui dit, qu’il entend sans écouter, et qu’il déforme dans son cerveau jusqu’à obtenir quelque chose à des années lumières de ce que vous avez dit à la base, mais qui sera suffisamment dégueulasse à son égard qu’il pourra s’y prélasser, se délecter de son masochisme, s’autoflageller avec des mots déformés, des maux réels.

Ainsi je me retrouve à avoir couché avec lui par pitié, je me retrouve à lui prendre la tête avec des conneries qu’il ne veut pas entendre parce qu’infondées et profondément injustes envers son impériale petite personne. Je me retrouve dans le rôle de la méchante chieuse, pendant que lui revêt celui d’un martyr croisé vierge effarouchée. Il me gueule dessus, pète un câble sans raison, se drape dans sa fierté, me renvoie à la tronche que je suis une mauvaise amie. Amie ?! Il s’est levé, et très théâtral à craché sa diatribe tout en se rhabillant. Bah oui, ça aurait eu moins d’impact lâché par un mec à poil, avec sa virilité bringuebalant de gauche à droite, hein. Je le laisse faire, je le laisse dire. Il ne souffrira pas d’être interrompu, alors je le laisse cracher son venin, un peu surprise parce que vraiment, celle-là je ne m’y attendais pas. Mais passé la surprise, puis le sentiment de culpabilité qui, vicelard, à tenté de glisser jusqu’à moi, c’est la colère de l’injustice qui prend le pas sur tout. Je me lève à mon tour, le débardeur m’arrivant à mi-cuisse, les cheveux en vrac, les traits fatigués. Mais je sais que malgré ça je reste canon. J’y peux rien, c’est la nature qui a voulu ça. Une nature qui m’a doté d’une beauté dont je me contrefous, peut être pour compenser tout le reste, allez savoir.
«Une amie, Julian ? Vraiment, une amie ?» Je demande en filant droit sur lui pour le forcer à me voir, et à m’écouter au lieu de se contenter de m’entendre. «Désolée, mais moi j’ai besoin d’un peu plus de quelques heures avant de me considérer comme l’ami de quelqu’un. A vrai dire il me faut même plusieurs années, et un parcours du combattant jonché de tests et d’épreuves en tout genre pour l’apprenti ami. Alors non, Julian, non, on est pas amis, on est même pas amants parce que j’ai décidé d'éjecter toutes traces de ce qu’on vient de faire de mon esprit et de ma mémoire. Donc en gros, on est quoi ? On est absolument rien. Je ne suis rien, je ne suis personne. Alors puisque tu te sens obligé de mentir à tout le monde pour protéger ta petite souffrance personnelle que tu cultives et adores, pourquoi est-ce que pour une fois dans ta vie tu ne dirais pas la vérité à personne ?» Je ramasse mon jean et l’enfile sans plus me préoccuper de lui. Il ne partira pas, je le sais. Comment je le sais ? Simplement parce qu’on est dans SON appart et qu’à un moment il finira bien par s’en souvenir et évitera de claquer la porte de chez lui en laissant «personne» à l’intérieur. «Quelqu’un qui te résisterait ?» Je marmonne, vexée par cette remarque. «Mais désolée d’être une Marie couche-toi là, monsieur le politicien. Sachez que je vous emmerde, monsieur le politicien, et que c’est la dernière fois que vous verrez mon corps, sale politicien à la con.» Je relève la tête tout en enfilant mes escarpins, une main sur la commode pour prendre appui. «T’es un beau salaud quand même. T’es un livre ouvert, alors viens pas me faire chier sous prétexte que je me suis pas contentée de la couverture et que j’ai survolé quelques pages. Fallait te taper tes habituelles blondes monosyllabiques si tu voulais qu’on focalise sur ce que t’as entre les jambes et pas ce que tu as entre les oreilles. J’t’envie pas, tu sais ? T’as vraiment une vie de merde. Mais bon, puisque c’est toi qui l’a créé cette vie et que tu aimes tant y rester, loin de moi l’idée de t’en déloger.» Ma veste sur le dos, je lui tapote l’épaule avec provocation, j’en ai conscience. «Allez, salut mon pote. Je te souhaite une longue, très très longue vie commune avec ton adorable fiancée si aimante, si satisfaisante au lit que t’as même pas besoin d’aller voir ailleurs, et surtout qui fait l’unanimité auprès de toute ta famille puisque ce qui les importe c’est ton bonheur, et clairement ton bonheur saute à la tronche. D’ailleurs t’es tellement éblouissant de bonheur que je préfère me casser avant d’être aveuglée.» Je jette mon sac sur mon épaule, et je trace vite en direction de la porte d’entrée que j’ouvre à la volée. «Ha, et au fait !» je beugle un pied dans le couloir. «Je voterais pas pour ton candidat. Y a rien à faire, j’aime vraiment pas qu’on me prenne pour une conne.» J’hausse les épaules dans une petite moue, puis j’ébauche un sourire, avant de refermer derrière moi. Thalie avait raison, son cas est désespéré.
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