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 Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]

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MessageSujet: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Mer 5 Aoû - 15:59



« Mais l'athéisme qui évince Dieu, évince-t-il les questions sur Dieu ? »
[Christian Chabanis]

    Le Vatican, quoi de mieux que le plus petit État du monde pour vivre de nouvelles aventures?

    C’était donc dans ces 43 hectares de murs blancs que le jeune Fransceci venait passer son après-midi en compagnie d’une jeune femme qu’il avait connu deux jours auparavant. Nouvelle proie, il l‘avait attiré dans son piège alors qu‘il se produisait dans un petit bar au fond d‘une ruelle de Rome.
    « Théo, mon ange, viens avec moi s’il te plait. » Lui avait-elle quand il refusa d’aller avec elle dans le plus petit État du monde. Allongée sur le lit, à moitié nue, venant de finir ses ébats sexuels avec le diabolique jeune homme, elle le regardait avec une certaine mine de chien battu, ce dont il avait horreur et ce dont, il ne pouvait s‘empêcher de se moquer, croire pouvoir l‘amadouer avec des moues affreuses ce n’était que trop mal le connaître. Bien qu’elle avait beau ne pas être la plus charmante qu‘il ait rencontré dans sa vie de collectionneur, elle était tout de même mignonne, ses lèvres pulpeuses qui lorsqu’elle les pinçait la rendait terriblement sexy, il ne pouvait passer devant une femme à la plastique aussi parfaite que la sienne. « Tu sais quand un athée rentre dans un monde catholique, c‘est comme-ci le Diable s‘invitait chez Dieu. » En parlant de Diable, il se posta immédiatement à sa place, en effet, Théo ne croyait en rien au catholicisme et tout ce qui l’entourait, bien que ses connaissances en la matière soit des plus grandes, - petit il aimait lire les ouvrages concernant cette croyance - il n’avait pas pour autant décidé d’entrer dans cette religion contrairement au reste de sa famille. Anticonformiste, il ne se pliait qu’à sa seule et unique envie, sa propre religion, sa propre foi.
    Mine boudeuse, elle s’approcha dangereusement de lui, à quatre pattes, elle le regarda dans les yeux - cherchant à le déstabiliser, en vain - avant de venir plonger sa tête dans son cou, le parsemant de baisers fougueux appelant à l’envie de goûter de nouveau à son corps elle avait fini par lui répondre entre deux murmures de plaisir qu’elle seule éprouvait.
    « Mais tu sais, si jamais tu viens avec moi… je m’engage à faire tous ce que tu veux! » Souriant à ces propos, Théo posa ses mains sur ses épaules dénudées avant de la reculer légèrement afin de voir ses yeux bleus comme l‘océan. « Tout ce que jeux? » La questionna-t-il alors en tête un nombre incalculable d’idées.
    « Absolument tout! »
    « Même mes pensées les plus… profondes? »
    « Et bien plus que tu ne le penses Théodoric Rosario Fransceci. »

    Voilà comment en l’espace d’une journée Théo se retrouva emprisonné entre quatre murs alors que certainement d’autres choses beaucoup plus jouissantes l’attendaient ailleurs. Gentillesse quand tu nous tient! Ou serait-ce plutôt désir sexuel quand tu nous tiens? Mais que ne ferait-il pas pour assouvir ses pulsions? Quand il avait une idée en tête, nombreux pouvaient être les arguments que vous aviez pour l’en dissuader, il ne changeait pas d’avis! Ca promesse devait être tenue! Cette jeune femme était en l’occurrence la parfaite petite courgette qui allait assouvir la moindre de ses envies, prête à tous pour rester avec lui, il faut dire qu’une fille de bonne famille en rébellion contre son père était une attraction des plus amusantes pour lui, il n’allait pas la laisser filer si facilement tant qu‘il pouvait en tirer une entière satisfaction, ou peut-être bien que si, si encore elle osait le trimballer dans une église ou un monastère, le jeune homme n’hésiterait pas à se faire voir en compagnie d’une bonne sœur à la tunique relevée histoire qu’elle comprenne qu’on ne faisait pas ce que l’on voulait de Théodoric Rosario Fransceci.

    « Théo arrêtes! » Murmura-t-elle alors qu’ils entamaient, en groupe d’une quinzaine de personne, l’ascension du Vatican, cet havre de chrétienté. Le jeune homme, très peu concentré sur les explications que donnait la guide, préférait de loin profiter du corps de la jeune femme avec ses mains hautement baladeuses plutôt que d’écouter tout un ramassé d’histoire qui ne l’intéressait que trop peu et dont il connaissait déjà l’entière contenance - intelligence quand tu es présente! -. C’est amusé qu’il passait ses mains sur son fessiers ou encore, sous sa magnifique jupe qu’elle avait mis à l’occasion de cette sortie, elle qui pensait être concentrée dans la visite de l’établissement se trouva fort dépourvu lorsqu’elle sentit les mains de son « tendre » se balader entre ses deux magnifiques jambes, fermes et musclées! « Théo! » Finit-elle par ordonner de façon un peu plus forte au point que toutes les personnes les entourant aient entendu ce qu’elle avait dit, souriant, il enleva sa main avant de la monter jusqu’à son cou qu’il se mit à caresser, tandis qu’elle, aussi rouge qu’une écrevisse baissa rapidement la tête, comme-ci elle ne voulait pas qu’on la reconnaisse, à la grande moquerie de Théo. « Laisses toi faire riche héritière! Tu avais dit que je pourrai te faire tout ce que je désirai. » Murmure au bout de ses lèvres, il embrassa son cou avec une telle douceur que s’en fut presque… anormal, même pour la jeune femme qui connaissait Théo comme un homme plutôt secret qui n’affichait en rien son attachement envers une fille. Mais que croyait cette pauvre quiche? Qu’il était tombé amoureux d’elle? Nan impossible, jamais il ne voudrait tomber amoureux, il se l’interdisait et de toute façon, elle n’était absolument pas son style de filles! Chacun des gestes du jeune Fransceci étaient calculés à l’avance, chacun de ses mots étaient mûrement pesés et réfléchis, ne cherchant que sa satisfaction personnelle, il se fichait royalement du mal qu’il pouvait faire aux autres, et justement, il lui arrivait même d’en jouir!

    Sacrifier une après midi pour elle? Il allait le lui faire regretter et cela avait commencé dans la longue queue qu’elle avait voulu faire pour entrer dans cet État, fumant cigarette sur cigarette - ce qu’elle détestait - il l’avait abandonné pour aller se chercher un tout nouveau paquet, en profitant pour s’installer à un café en face, il avait tranquillement prit son petit déjeuner alors que la pauvre petite héritière avait du patiemment faire la queue pendant une bonne demi-heure le temps qu’il revienne, innocemment il lui annonça simplement que la queue était bien longue pour se prendre des cigarettes. Stupidité quand tu nous tiens! Demoiselle naïve qu’elle est, la jeune femme ne put s’empêcher de croire en ses douteuses paroles, réclamant même des excuses de sa part, il se contenta simplement d’un regard de coin avant d’allumer une nouvelle cigarette. Pensait-elle qu’elle aurait le droit à un baiser? C’était bien mal connaître Théodoric Rosario Fransceci.

    Depuis maintenant plus de dix minutes, le groupe, principalement composé de personne d’âge mûrs, pour ne pas dire retraités, marchaient dans le « temple » du Vatican, à la grande impatience de Théo, certes le jeune homme était normalement d’une patience folle mais là, une fois que la riche héritière en s’excusant mille fois auprès de lui était parti à l’avant du groupe - pour, je cite, se concentrer - le jeune homme se retrouvait face à un ennui mortel. S’arrêtant sur certaines sculptures, il ne suivait pas le groupe, faisant sa propre visite des lieux, il n’hésite d’ailleurs pas à laisser quelques traces de sa venue, entre bout de papiers jetés sur le sol et mains cette fois-ci baladeuses sur les fresques, Théo se faisait lui même guide. Mais jusqu’à quand?
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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Jeu 6 Aoû - 14:41


    "Tout à fait..." Allongé sur le lit, le nez dans un énorme bouquin lui donnant l'air d'une poule venant de tomber sur un oeuf, Leandro lança sa réponse de façon lointaine, comme s'il n'avait pas écouté un traitre mot de ce que la blonde venait d'expliquer. D'ailleurs, fronçant les sourcils, elle se redressa sur le lit et le toisa du regard. "T'as pas écouté ce que je viens de dire, pas vrai ?" Le pire, c'est qu'en ressortant le nez du livre, il lui offrit un sourire amusé ! Nan mais amusé, quoi ! Le type il lit un bouquin en français alors qu'il ne parle qu'italien, et il ose se moquer d'elle en plus ? "Si ! Biensûr que si, je t'écoute ! Tu me parlais du Acta Apostropho Sévices..." Si ça c'était pas la preuve qu'il n'avait absolument rien écouté ! Cela faisait plus d'une demi heure qu'elle lui expliquait son problème, un problème des plus sérieux en plus, et lui n'écoutait que d'une oreille distraite. "Acta Apostolicae Sedis ! Les consignes des lois vaticannes, si tu préfères..." lâcha-t-elle en levant les yeux au ciel, presque désespérée devant tant d'ignorance. "Presque" seulement, car bien évidemment, elle avait conscience que son savoir très ciblé, ne parlait pas à tout le monde. Justement, dans le cadre de son "savoir" si particulier, elle avait été appelée en tant que conférencière à l'Université de la Sapienza. Le sujet a traiter était "Le Vatican et ses secrets". Oui, il y avait un paquet de secrets planqués derrière ces murs épais, mais elle doutait que Benoît XVI lui tape la bise à l'heure du thé, avant de lui ouvrir la porte des secrets les mieux conservés au Monde. Elle allait devoir meubler, et pour ça, il fallait qu'elle glâne tout un tas d'informations dont elle en avait oublié la plus part. Se rendre sur place ? Excellente idée ! Rien que traverser la Place Saint-Pierre lui filait les chocottes, alors le Vatican en pleine periode touristique ? Autant se faire harakiri de suite ! C'est pour cette raison qu'elle venait de soumettre l'idée à Leandro, d'envoyer Pietro, le vieil homme à tout faire de 82 ans, sur place, une mini caméra fixée à la casquette, et un dictaphone à la main, afin qu'il suive une visite, et qu'il ramène les informations à Thalie, qui se chargerait de taper son "cours" bien à l'abris dans sa chambre. Dans la continuité, elle venait même de demander à Leandro, s'il ne souhaitait pas faire cette conférence à sa place. Une oreillette subtilement glissée dans sa si charmante oreille et il n'aurait plus qu'à répéter ce qu'elle lui dirait... Non ? Ha bah non, il n'avait pas vraiment l'air emballé par son idée. "Attends, je t'assure ! Avec une perruque blonde, ça passe !" Non, ça ne passait pas. Il la connaissait bien, et savait que derrière ses pointes d'humour se planquait une vraie trouille de la foule. Elle n'y pouvait rien, elle était terrifiée depuis le bal. Voir son grand-père se faire abattre sous ses yeux a de quoi en effrayer plus d'un, mais de savoir que le meurtrier court toujours, avait fini par engendrer une certaine paranoïa chez Thalie. "Pas de Pietro, pas de dictaphone, ni d'oreillette, ni de perruque blonde. On va aller faire cette visite ensemble, d'accord ? Et je ne te lâcherais pas d'une semelle." Il s'était redressé, et s'était rapproché d'elle avant de s'emparer de ses mains. "Promis ?" avait-elle demandé, résignée mais pleine d'appréhension. "Promis !" annonça-t-il solennellement avant de lui voler un baiser.

    Voilà comment elle s'était retrouvée ici, à poireauter en plein soleil devant l'entrée de la Basilique Saint-Pierre. La foule des grands jours s'était agglutinée sur la piazza, et Thalie restait en retrait, trop occupée à maudire Leandro dans toutes les langues qu'elle connaissait pour se rappeler qu'elle était censée être terrifiée par la foule. Finalement, on lui foutait la paix. Ses lunettes de soleil sur le bout du nez, son portable dans une main, son talon matraquant le sol avec énervement, les passants devaient bien sentir qu'il ne valait mieux pas s'approcher de trop près de la blonde incendiaire. Il était 14h25, la visite commençait à la demie, et elle n'avait toujours pas de nouvelles de Monsieur Fransceci ! Cretino ! Elle fulminait, se sentait oppressée, alors qu'elle voyait, à quelques mètres d'elle, le groupe se former autour d'une guide aussi vieille que les lieux. Elle envisagea la quinzaine de personnes, puis sa voiture, stationnée non loin de là... Faire la visite seule ? Non, elle préférait encore rentrer chez elle ! Mais alors qu'elle amorçait un pas dans la direction opposée au groupe, son portable vibra contre sa paume. "Un peu en retard. Désolé. Je te rejoins à l'intérieur." Pardon ? Il ne s'imaginait quand même pas qu'elle allait faire le début de la visite toute seule ? Ha bah si, puisqu'il ne lui laissait pas d'autre choix possibles.D'un pas furieux elle rejoignit le groupe qui, visiblement, n'attendait plus qu'elle, et ce fut sous une nouvelle volée d'insultes en allemand cette fois, qu'elle se fondit dans le groupe. "Se fondre" était un bien grand mot, puisqu'elle restait en retrait, marchant après tout le monde, ne souhaitant pas se sentir oppressée par tout ces petits vieux fort attentif... "La langue véhiculaire du Vatican est l'italien, même si le latin reste la langue juridique de l'état. Le français en est la langue diplomatique, d'ailleurs le Vatican se déclare comme faisant partie des états francophones. Quand à "l'armée Pontificale", autrement dit les gardes suisses, ils parlent allemand... Le plus petit état du monde est donc aussi le plus polyglotte !" annonça la guide dans un gloussement. Oh ? Il fallait rire ? Thalie était bien trop remontée pour apprécier les commentaires de la vieille femme. De toutes manières elle connaissait déjà ces "détails" qui n'avaient rien d'intéressant. La guide ne pouvait-elle pas évoquer plutôt, ces différentes statues qui ornaient le couloir qu'ils traversaient, et qui avaient été émasculée sur ordre du Pape Pie IX en 1857. Un vrai carnage pour quiconque appréciait l'Art, un acte "normal" pour le Clergé qui trouvait qu'affiché ainsi la virilité des hommes était une incitation au pêché de luxure. Quand Thalie repensait aux "massacres" engendrée par cette Eglise, il y avait de quoi devenir athée ou tout du moins agnostique.

    Elle n'écoutait plus ce que disait la guide, de toutes manières, la pauvre femme ne fournissait que le stricte minimum, et cela en devenait frustrant. La blonde ne cessait de consulter son portable, se retourner afin de guetter une éventuelle arrivée impromptue, ou alors elle s'interessait à ce drôle de couple devant elle. Etait-ce un "couple" ? Ils ne donnaient pas vraiment cette impression. La jeune femme était incontestablement attachée au jeune homme, mais lui... Lui, il lui faisait l'impression de ne chercher qu'à la provoquer, à la mettre mal à l'aise. Sans savoir pour quelle raison, un sourire s'étendit sur les lèvres de la blonde. Cette fille ne lui plaisait pas. Trop maniérée, trop aguicheuse aussi.C'était le genre de filles qui pensaient pouvoir conquérir le Monde armée d'une paire de jambes et de la visa gold de Papa. Tout ce que Thalie détestait le plus au monde. Bientôt la jeune femme disparue pour rejoindre l'avant du groupe, privant, ainsi, Thalie, de sa distraction favorite. Alors elle reporta son attention sur la décoration surchargée des lieux. Le groupe avançait à deux à l'heure, ce qui agaçait Thalie, et les explications de la guide étaient réellement sans intéret. Elle se contentait de faire l'apologie de la religion catholique et du Clergé, sans même s'attarder sur les réels trésors exposés sous leurs yeux. La blonde était entrain de se retenir d'aller assomer la vieille femme à coup de crucifix afin de prendre de sa place, et d'expliquer réellement les lieux au groupe, lorsqu'elle entendit un bruit de crissement agaçant.Reportant son regard sur la source de la nuisance, elle remarquant le jeune homme de tout à l'heure, enfournant un bonbon dans sa bouche, avant de jeter le papier à même le sol. Heu... Foutage de gueule, là, ou bien ? Il y avait une poubelle à 3 mètres ! Alors que le groupe repartait, Thalie s'empressa de ramasser le papier, pour le jeter elle-même. Mais alors qu'elle s'apprêtait à passer un savon au jeune homme, elle le vit promener ses mains sur une fresque du XVIème siècle. Ce type était d'un sans gêne ! Elle pressa le pas, ses talons claquant sur le sol marbré, et une fois à sa haute, lui claqua la main.
    "Ca va pas la tête ? Il te manque des neurones ? Tu t'es cru chez papy et mamie ou quoi ?" Glissa-t-elle à voix basse, mais néanmoins déterminée. Elle attendit qu'il retire sa main, avant de s'éloigner, et de reprendre, malgré tout, le sens de la visite. Toutefois, méfiante, elle l'observait du coin de l'oeil. Y avait quelque chose chez ce type, qui lui disait qu'il n'allait pas se montrer très obéissant... Et puis cette impression de déjà-vu étrange... Fallait pas qu'il la cherche, déjà qu'elle avait les nerfs envers un certain Fransceci... Si elle avait su !


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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Sam 15 Aoû - 22:19

    Désespérément seul depuis que sa « petite-amie » du moment avait décidé de jouer les élèves sérieuses en l‘abandonnant pour aller écouter les longs monologues de cette guide, Théo se retrouva bien vite à s’ennuyer, regardant de gauche à droite, cherchant peut-être une potentiel nouvelle proie pour combler ses désirs quand enfin il décidera d’avouer à la pauvre « première de la classe » qu’elle n’était en rien son style de fille, bien qu’il n’ai pas de style de demoiselle, Théo saurait trouver les mots pour la faire fondre en larmes, augmentant ainsi la douleur qu’elle éprouverait lorsqu’il la laissera lâchement dans une chambre d’hôtel. Malsain? Il était bien pire que ça, Théo était un être dépourvu de toute gentillesse ou du moins, celle-ci était cachée au fond de cette immense carapace de méchanceté qu’il s’était créé au fur et à mesure des années.
    Son regard se posa une dernière fois sur la parfaite petite naïve qu’il avait prit dans ses filets, lui lançant un sourire rempli d’amour, il se contenta pour sa part d’un simple regard rempli de fantasmes tous aussi profonds les uns que les autres ainsi que de moquerie à son égard. Non elle n‘était décidément pas celle qui ferait de lui un homme bon. Elle ne savait absolument pas dans quoi elle était tombée, elle ne savait absolument pas qu’elle était tombée sous le charme d’un véritable diable. Le fils lui-même de Lucifer!

    Écoutant d’une oreille non attentive les explications de la pauvre guide à l’âge visiblement déjà bien dépassé de la retraite, Théo ne pouvait s’empêcher de sentir le temps lui peser, regrettant presque jusqu’à sa venue dans cet État, où jamais il n’aurait mit les pieds auparavant! En effet, Théo ne croyait pas en Dieu et toutes ses bienfaisances, les forces spirituelles? Balivernes pour lui, si Dieu existait vraiment, comme toutes personnes présentes ici le pensaient, alors pourquoi ne le punissait-il pas de tout les malheurs qu’il faisait autour de lui, pourquoi ne punissait-il pas toutes ses « discriminations » à travers le monde? Non, l’existence même de Dieu il n’y croyait en rien, bien qu’il en connaisse un bout là dessus, comme tout le monde il faut dire que ce ne sont pas les nombreux ouvrages qu’il avait lu à ce sujet qui l’avait fait changer d’avis, Dieu, son fils, sa femme, la résurrection? Improbable!
    C’est alors que le jeune homme dénigra enfin la guide ainsi que toutes personnes l’entourant. Pauvre femme qu’elle était, même pas elle venait s’attarder sur les « objets » et autres fresques qu’elle présentait, racontant simplement l’histoire de l’État, elle en oubliait presque la moitié. Quel dommage! Soupirant donc, las de marcher derrière un groupe de futurs retraités, d‘écouter la voix stridente d‘une guide qui visiblement avait elle aussi succombé à son charme, Théo finit par tourner les talons, s’arrêtant devant une fresques du XVIème siècle, il posa son regard sur celle-ci.

    Rempli de couleur à présent pâlit par l’âge, elle ne semblait pas à proprement parler intéressante et pourtant, elle attira l’attention du jeune homme, la position des personnages, les couleurs utilisées, le paysage à l’arrière, un fin sourire s’afficha sur son regard quand il vint alors à se souvenir d’un cours qu’il avait prit en dehors de la faculté de droit dans laquelle il avait essayé d’aller avant de tout abandonner. Regrettait-il son geste? Aucunement, quitter la faculté avait été l’une des meilleures actions qu’il n’ai jamais fait sur Terre, en effet, jamais il ne s’était vu assit derrière une table à écouter un professeur lui parler durant de longues heures sans jamais prêter une grande attention à ses élèves, Théo était un être libre, vivant sa vie, sa route, n’écoutant que son instinct, il avait tout arrêté pour se consacrer uniquement à sa passion, la musique! Passion que son père n’avait jamais accepté et qui souvent les avaient contraint à utiliser des mots qui dépassaient grandement leurs pensées, comprenez donc que pour fuir un quelconque rapport de force, le jeune homme n’avait toujours pas annoncer à sa famille qu’il avait abandonné ses études pour vivre de sa musique.

    Alors que lentement le groupe disparaissait de sa vue, Théo restait devant cette fresque, le regard plongé dessus, il ne put s’empêcher d’utiliser sa main en guise de vue. Son professeur d’art - avec qui il avait eu une relation également - lui avait toujours appris à ne voir une peinture que des mains de son créateur. Chose promit chose dut, c’est de sa main gauche qu’il vint toucher cette œuvre, mesurant bien évidemment l’impact qu’auraient ses doigts sur celle-ci, mais, à peine venait-il de poser délicatement sa main sur le rebord de la peinture qu’il sentit une infime douleur, un picotement léger sur le dessus de sa main, retirant violemment celle-ci de la fresque, ses sourcils vinrent se froncer, sentant une forme de colère lui monter dans son être, il tourna la tête en direction de la personne qui venait de lui faire comprendre qu’il ne faut jamais toucher avec les mains.
    « Je te retourne la même question! Ca va pas dans ta tête ou quoi? » Lâcha-t-il alors dans un murmure ferme et rempli d‘une certaine colère qu‘il contenait à l‘intérieur de lui-même.
    Ses yeux rencontrèrent alors ceux de la fautive qui venait de lui donner une tape sur sa main légèrement rougie, Théo n’y prêta pas attention, son regard bien trop préoccupé à tenir tête à la jeune femme qui lui faisait face, il ne put cependant pas s’empêcher d’avoir cette impression de « déjà-vu », cette scène qu’il semble-t-il, avait déjà vécu dans un autre contexte.


    « On ne t’a jamais appris à regarder des œuvres de la main du créateur? » Pour une fois que les cours qu’il avait suivit lui servaient, Théo n’allait pas se laisser marcher sur les pieds par une blondinette qui visiblement se sentait tout permis. Utilisant tout comme elle le ton de la désinvolture et du manque de respect. Si seulement il avait sût que la jeune femme n’était autre que celle avec qui il jouait étant petit et la petite amie de son « frère », si seulement…


    [Désolée pour la longue attente... Embarassed ]
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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Dim 16 Aoû - 4:31


    Seule, Thalie l'était également, désespérément, depuis que son homme avait décidé de s'ériger en psychologue-psychothérapiste-psychiatre, en un mot : Crétin ! Depuis qu'il avait lu "Malaise dans la Culture" il se prenait pour le fils spirituel de Freud... S'il en avait l'obsession du sexe -et ça, Thalie n'allait pas s'en plaindre- il avait décrété qu'il savait mieux qu'elle même ce dont elle avait besoin. Ok, c'était vrai la plus part du temps, mais pas là ! Désolée, là c'était juste pas possible ! Elle faisait l'effort de sortir, de se rendre dans un lieu peuplé de tarés en puissance -les japonais et chinois avec leurs "Photo ! Photo ! Photo !" n'allez pas me dire que ce ne sont pas de puissants espions venu pour conquérir le monde à coup de "Made in China". C'était vicieux ces bêtes là, ça se faisait passer pour innoffensif avec leurs grands sourire niais, mais en vrai, ils étaient très très intelligent, et Thalie n'était pas dupe- souhaitant faire plaisir à Leandro, lui accordant une confiance sans limite. Et lui ? Il faisait quoi ? Il décidait qu'un électrochoc serait plus utile. Elle n'était pas complétement ignare non plus, elle savait bien que son texto n'était qu'un alibi. Il ne devait pas être loin, attendant la fin de la visite pour lui annoncer, un sourire triomphant aux lèvres, "Tu l'as fait ! Je savais que tu en étais capable !". Ouai, ouai, elle en était capable ! Elle était aussi capable de le priver de gros câlin pendant une semaine, aussi... Ça n'allait pas se passer comme ça. Elle voulait bien prendre sur elle, faire preuve de maturité en tentant de combattre ses démons, ses craintes et ses phobies, mais pas de cette manière. Elle aurait été mille fois plus à l'aise si elle avait sentit sa présence à ses côtés, alors que là, elle restait en queue de peloton, ne souhaitant pas se sentir oppressée par cette masse de moutons suivants bêtement la guide sexagénaire. Elle restait seule, au fond, les bras croisés sous sa poitrine, s'écartant dès que quelqu'un passait à proximité d'elle, s'énervant contre elle-même devant la stupidité de ses réactions. A cran, elle l'était, contre elle-même, contre Leandro, contre l'ordure qui avait buté papy, contre ces chinois qui lui mettaient leurs flash en pleine tête ! Oh Seigneur une italienne blonde ! Du jamais vu ! Bande crétins ! Contre cette guide débile qui était incapable de parler de la vraie beauté des lieux, du véritable intérêt artistique et historique de la chose. Qu'est-ce qu'on avait à faire que les Gardes Suisses parlent en allemand ? Elle comptait pas leur adresser la parole de toutes manières... Et à cran contre cet idiot qu'elle observait depuis un moment, et qui se comportait comme un abrutit fini avec cette gourdasse qui n'y voyait que du feu !

    Pourtant, il lui avait offert une super distraction pendant un temps. Elle avait adoré l'observer se payer la tronche de la pauvre fille qui se la jouait petite fille sage. Thalie connaissait bien ce genre de fille, elle aurait pu être l'une d'elles. Seulement, contrairement aux autres, la blonde n'avait jamais caché ce qu'elle était réellement. Elle aimait s'amuser, peut être un peu trop aux yeux des médias qui lui prêtaient des relations avec la moitié des hommes de Rome, mais tant pis, elle n'était pas de ces jupes plissées sous le genoux qui vont s'envoyer le vin de messe dans le confessionnal en toute discrétion. Le vin de messe, elle n'y avait jamais touché, n'allant pas à l'église, ses jupes avaient toujours été mini, et le confessionnal avait abrité ses ébats sexuels plus que ses confessions et ses "je vous salue Marie.". Elle avait toujours fait les choses sans se cacher, sans se faire hypocritement passer pour une jeune fille de bonne famille. A quoi bon ? Pour devenir aussi naïve que cette brunette, persuadée que son dernier toy boy lui était dévoué corps et âme ? Pauvre bichette, ne voyait-elle pas qu'il y avait baleine sous gravillon, qu'il se lassait déjà d'elle, que c'était elle le sex toy ? La chute allait être douloureuse, et Thalie, un peu sadique, se lamentait de ne pouvoir être présente à ce moment-là... Quoique, vu le tour que prenait les choses, peut être que... Non, elle aurait tué ce type avant qu'il n'ait eu l'occasion de larguer le clône brun de Paris Hilton. S'il y avait bien une chose qu'elle ne tolérait pas, c'était le manque de savoir-vivre, et ce type était d'un sans gêne sans nom ! Voilà que Thalie se devait de passer derrière lui pour ramasser les papiers de bonbons qu'il semait sur sa route. Et non content de la prendre pour sa femme de ménage, voilà qu'il décidait d'enfoncer un peu plus le couteau en se mettant à tripoter les fresques avec ses mains pleines de doigts ! Ca avait été plus fort qu'elle, elle s'était empressée de le rattraper, avant de faire claquer sa main sur la sienne, comme elle l'aurait fait avec un petit gamin surprit à se curer le nez. Son discours fut plus imagé qu'elle ne l'aurait fait avec un enfant, certes, mais elle ne s'attendait pas à une réponse de la part du jeune homme.

    Normalement lorsqu'on se fait réprimander de la sorte, on ferme sa bouche, on baisse les yeux, et on avance la queue entre les jambes. Lui, il venait de relever les yeux vers elle tout en lui demandant avec colère si ça allait dans sa tête. Non, mais culotté le type ! Il touche une fresque vieille de plusieurs siècle, et c'est elle qui a un problème. Elle s'apprêtait à en remettre une couche lorsque son regard croisa le sien. Alors, elle eut un moment de flottement. Il y avait cette impression de déjà vu, avec ce quelque chose de familier... Ses yeux peut être ? Ou alors ses traits fins ? Son nez droit ? L'ovale de son visage ? De loin elle n'y avait pas prêté attention, mais maintenant qu'elle l'avait sous le nez, c'était comme une évidence. Pourtant c'était frustrant, énervant, agaçant de ne pas trouver à qui il lui faisait penser. Un acteur peut être ? Elle ne lui répondit donc pas, trop occupée à pencher légèrement la tête sur le côté, comme si ça allait l'aider à voir qui se cachait derrière ce visage si familier sans l'être. Peut être le présentateur de la Roue de la Fortune, non ? Raaaah, agaçant de ne pas trouver !
    "On ne t'a jamais appris à regarder des œuvres de la main du créateur ?" Pardon ? Il lui tenait tête en plus ? Ça eut l'avantage de la tirer de son étude contemplative, et de rétablir cette lueur de colère dans son regard. "T'as quel âge ? 497 ans ? Non, je ne crois pas ! Cette fresque datant de 1512, tu ne peux donc pas en être le créateur ! Ta main non plus, alors tu la ranges dans ta poche !" Lui asséna-t-elle sévèrement, avant de s'éloigner de lui en marmonnant de façon à peine intelligible. "Non, mais je rêve ! "La main du créateur" ! Mais il sort d'où ce type avec ses doigts tout sales ? "La main du créateur" ! Il va se prendre la main de la créatrice en pleine tronche, ouai..." Ses pas l'avait éloigné, mais à peine, elle était à moins d'un mètre de lui, et se retourna vivement pour voir ce qu'il faisait, s'il avait décidé de toucher autre chose afin de voir a travers la "main du créateur"... Non, mais c'était le truc le plus débile qu'elle n'eut jamais entendu ! S'il voulait voir à travers la main du créateur, pourquoi ne pas porter un béret et un pinceau ? Voilà pourquoi elle ne voulait plus sortir de chez elle, parce que les rues de Rome, et celles du Vatican étaient peuplées de fou-furieux. Immobile, elle le regardait, claquant de la pointe de sa chaussure sur le sol avec impatience. "Bon, Leonardo Da Vinci, tu te bouges ou faut que je vienne te chercher ?" Quoi ? Il avait cru qu'elle allait le laisser tranquille derrière elle ? Elle avait vu son regard de sale môme, celui qui dit "j'vais te pourrir la vie, ma jolie !", alors hors de question qu'elle le laisse seul une seule seconde ! Elle n'allait pas le lâcher d'une semelle, jusqu'à ce que cette fichue visite soit terminée ! Au moins ça lui fournissait une occupation, et elle arrêterait de penser aux milles et une façon de tuer Leandro sans se faire inculper pour meurtre avec préméditation. Elle avait un nouveau punching ball à disposition, un autre homme à dépecer avant de planquer le corps dans la chapelle Sixtine... Un autre Fransceci, mais ça elle ne le savait pas encore, persuadée qu'il était de la famille du présentateur de la Roue de la Fortune... Son fils peut être... En tous cas, une chose était sûre, il lui tapait sur le système avec cette impression de déjà vu, déjà vécu, comme si elle avait fait ça toute sa vie. M'enfin, faut dire que le présentateur l'énervait aussi ! C'était peut être de famille...


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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Mar 18 Aoû - 15:19

    Bien que Théo est complètement arrêté les cours pour se consacrer à la musique il ne restait pas moins adorateur d’art. Certes son geste semblait totalement déplacé vis à vis de cette somptueuse fresque mais, tel un enfant en adoration devant un cadeau qu’il ne peut toucher lui, à son contraire avait l’occasion de pouvoir toucher à cette fascination alors ne pensez pas qu’il allait s’en priver. Geste déplacé et incorrecte? Il en était parfaitement conscient mais cela ne l’empêcherait absolument pas de faire ce qu’il désirait faire, ses cours prit en dehors de la fac - quand encore il y mettait les pieds - lui avait servis que pour comprendre l’auteur ou le créateur d’une œuvre il fallait se mettre à sa place, bon, c’est certain, je vous l’accorde qu’il n’avait pas choisit la meilleure des façons pour se mettre à sa place mais, mise à par retourner à des siècles en arrière il n’avait aucune autres possibilités en vue!
    Coup d’éclat? Certaines personnes auraient parfaitement pu penser à ce genre de sottises, et… sans grands mensonges, Théo ne se cachait pas que cette idée lui avait traversé l’esprit, aussi profond soit-elle à présent, elle était tout de même passée devant ses yeux comme une illumination avant qu’il ne vienne ou presque vienne toucher cette fresque du bout de ses doigts fins et ô combien grandement écorchés à cause des heures qu’il passait à gratter des morceaux sur sa guitare. Musique quand tu nous tiens!

    L’arrivée de cette furie à la tête blonde résonna dans sa tête comme un défi, la surprise laissa malheureusement place à une certaine forme de colère en lui quand elle vint lui taper la main, sérieusement, pour qui se prenait-elle? Aussi respectueux que l’était Théo, jamais il ne se serait permis de « donner » une frappe à une femme, les bagarres? Ce n’était pas les mêmes choses! Quand Théo frappait les gens c’était pour de bonnes raisons mais aussi et surtout à cause de taux d’alcool qui se baladait à l’intérieur de son corps.
    Fronçant ses sourcils de plus belles, il ne répondit cependant pas à sa nouvelle remarque, amusé surtout par cette situation, le jeune homme se contenta de lui lancer l’un de ses éternels sourires des plus faux et ô combien hypocrites de sa part comme-ci, affirmant ce qu‘elle venait de dire, il se considérait comme le « créateur » -modestie quand tu nous tiens! -, parfois, les gestes et autres expressions valaient mieux que de longs discours, Théo l’avait bien compris et ne s’en privait absolument pas!

    En revanche, chose qu’il ne comprit absolument pas et qui surtout lui fit penser qu’elle avait sérieusement un grain à l’intérieur de sa magnifique tignasse blonde fut quand elle le regarda avec une certaine… intensité. Ce genre de regards qui vous mettes grandement mal à l’aise, ces regards dans lesquelles vous avez envie d’aller vous cacher parce que vous savez qu’ils vous sont dirigés. Certes Théo aimait les regards posés sur lui malheureusement, dans ce cas-ci, le jeune homme ne pouvait s’empêcher de froncer encore une fois ses sourcils, cherchant indéfiniment ce qu’elle cherchait à prouver en le regardant ainsi.
    Abandon? Aucune idée, la jeune femme tourna les talons, et se mit à marcher. Sans bien même bouger, Théo la regarda s’en aller, ses talons claquants sur le sol, c’est vraiment étrange combien ses scènes lui rappelaient un passé déjà bien loin derrière lui. Cette même tignasse blonde s’en allant comme une « furie » et lui, hilare de la situation ne bougeant pas, ô oui il avait cette impression de déjà vécut, certes dans un autre contexte mais ces scènes ne lui étaient absolument pas étrangères, loin de là, à la différence également qu’un certain Léandro, le frère aussi bien jalousé qu’admiré, était présent avec Théo et tous les deux riaient à en mourir. Dur à croire vous dites? Pourtant c’est vrai, il fut un temps où les deux jeunes hommes étaient soudés comme les deux doigts de la main, ce temps où Théo voyait en son aîné comme LE modèle à suivre est à présent bien loin dans sa tête, aujourd’hui, Théo nourrissait une jalousie quasi constante face à son aîné, face à ce jeune homme qui se montrait ô combien aimé dans sa famille alors que lui, il n’était plus que le petit jeune homme mit de côté, celui « méprisé » par son père et qui, malgré tous les efforts possibles qu’il ferait, n’arriverait jamais à égaler la « fierté de la famille Fransceci »!

    Finalement, après s’être éloignée de lui, elle se tourna une dernière fois en sa direction, non pas pour le réprimander d’une « bêtise » qu’il allait futurement faire,- il faut dire qu’entre un emballage de papier jeté sur le sol et une fresque presque touchée, Théo enchaînait les mauvais coups -, mais pour l’appeler à ses côtés, certainement avec dans la tête une idée pour qu’il arrête de toucher aux fresques et autres objets présents dans la pièce - qui, il faut l’avouer étaient beaucoup plus intéressants que les déblatérassions de la guide qui précisait aussi souvent que possible que le Vatican comportait un mélange incommensurable de langues diverses -.
    C’est donc en affichant un fin sourire d’incompréhension sur ses lèvres que Théo la regarda avant de marcher en sa direction, dans un certain silence et ne la lâchant absolument pas du regard jusqu’à arriver à sa « hauteur ».


    « C’est moi où tu ne peux plus te passer du « créateur »? » Lui lança-t-il alors, sourcil gauche arqué, c’est dans un sourire malicieux qu’il vint lui répondre avec ce mélange de moquerie à son égard. Tel il était, Théo n’allait pas changer de comportement face à un lionne sauvage au caractère visiblement bien trempé. Commençant alors à marcher en l’entraînant avec lui, c’est après quelques pas fait dans le silence que Théo - sans prendre la peine de la regarder - vint de nouveau prendre la parole. « Alors Blondie - se permit-il de l'appeler - qu’est ce qui t’amènes dans ce groupe? » Intéressé par elle? Non, quand même pas, simple envie de pouvoir se moquer de nouveau de cette femme qui malheureusement pour elle, avait tous les profils mais aucunement celui de « femme visitant le Vatican. » « Je ne pense pas que les histoires de CETTE - montrant du doigt la sexagénaire de guide - femme t’intéresse. » Marquant une pause, il laissa son regard posé sur la guide avant de voir que juste à ses côtés se tenait sa… petite amie du moment, souriant et buvant chaque parole sortant de sa bouche, elle avait vraiment l’air d’une énorme potiche sur pattes! « Et tu n’as pas non plus le profil pour t’instruire de ses histoires, à moins que savoir que les gardes Suisses parlent Allemand, je ne vois absolument pas ce qui pourrait t’intéresser dans son récit! » Termina-t-il par lui dire sans toujours lui lancer le moindre regard, ses yeux perdus dans l’immensité de la salle, Théo cherchait surtout une toute autre occupation que celle de rester dans le fond, loin du groupe dans lequel il avait été traîné de force. En espérant que la folle furieuse veuille bien le suivre dans ses plans qui, à cet instant se formaient à l’intérieur de son cerveau.
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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Mer 19 Aoû - 4:23


    Comme toute historienne qui se respecte –car oui, après une thèse d’Histoire et une autre d’Histoire de l’Art on devient officiellement une historienne- Thalie ne supportait absolument pas le manque de respect envers ces témoignages du Passé. Oui, elle était de ces fatigantes personnes qui passent des heures devant les ruines d’un vieux temple à observer sans un mot, pendant que son accompagnateur se contente de bailler en se demandant combien de temps ce supplice va encore durer. Une fois, un de ses « ex » -si l’on peut appeler ainsi un type n’ayant même pas tenu 3 jours avant de se faire éjecter de sa vie- avait eu le malheur de l’accompagner lors d’un de ses road-trip historiques. Il avait patienté tant qu’il avait pu, avant de finalement lui demander quel intérêt elle pouvait trouver à la contemplation d’un vieux tas de pierres avec plein de japonais autour. Là, le type, déjà, il venait de signer son aller simple pour Bye-bye Land ! Ce n’était pas qu’un tas de pierres ! Si l’on prenait la peine de laisser son imagination agir, on pouvait, rien qu’avec la force de l’esprit, reconstruire le temple, et y voir les peuples de l’époque. Devant l’ancienne agora romaine, elle ne voyait pas juste un dallage et trois colonnes, elle voyait le témoignage d’une vie passée. Elle ouvrait grands les yeux et pouvait apercevoir cette femme en toge blanche, ses cheveux ramenés au sommet de son crâne par un habile croisement de liens, tenant par la main un petit garçon qui dirigeait un cerceau du bout de son bâton. Plus loin une armée de centurions matraquait le pavé de leurs pas rythmé. Les plumes de leurs casques ondulant dans la légère brise, tandis que leurs chausses scintillantes reflétaient la lumière éblouissante de cette fin de journée ensoleillée. C’était tout cela qu’elle voyait dans ce tas de pierres, et si elle fermait les yeux, elle pouvait même entendre les éclats de voix, tout droit venu de 376 après J.C, de cette marchande vantant les mérites et la fraîcheur de son poisson pêché à Ostia Antica, à l’embouchure du Tibre… Thalie était une passionnée, et si les autres ne la comprenaient pas, elle, elle ne comprenait pas plus les autres. Etait-elle la seule à voir toutes ces choses ? Toutes ces scènes ? Etait-elle la seule à se sentir irrémédiablement attirée par toutes ces œuvres qui s’étalaient sur les murs du Vatican ?

    Visiblement pas, puisqu’un autre qu’elle semblait attiré. Sauf qu’il l’était un peu trop aux yeux de la blonde qui savait combien ces fresques étaient fragiles, et combien la restauration était difficile. Ce n’était pas pour embêter les touristes qu’on leur demandait de ne pas toucher, c’était dans une optique de préservation. Toucher une fresque équivalait à un acte de vandalisme à ses yeux, et au Maroc on coupait la main des vandales ! Que ce jeune homme se réjouisse qu’elle ne se soit contentée que d’une petite tape sur la main, comme l’aurait fait sa propre mère si elle avait été présente. Et il avait de la chance aussi de ressembler au présentateur de la roue de la fortune, parce que sinon elle aurait pu faire bien pire ! Comme quoi ? Lui tordre le bras jusque dans son dos, et le faire hurler de douleur jusqu’à ce qu’il demande pardon à la fresque ! Ouai, ouai, rien que ça ! Comme toutes les passionnées, Thalie avait tendance à dénigrer l’Humain au profit de l’Art, ce qui représentait parfois un des ses plus gros défauts. Ce simple geste de sa part l’avait mis hors d’elle, et son sourire hypocrite alors qu’elle lui expliquait dans un langage… heu… très… heu… imagé, qu’il ne pouvait pas se réclamer être le créateur de cette œuvre, lui donnait envie de lui en coller une. Sauf que non, elle allait se retenir ! Elle connaissait ce genre de type, elle en avait fréquenté plus d’un, et surtout elle avait été élevée avec trois d’entre eux ! Elle ne cèderait pas à cette torture psychologique ! Elle avait été à bonne école, entourée de son cousin et des deux fils de la gouvernante. Jusqu’à ses 10 ans elle avait été obligée de subir leurs attaques en règle, leurs commandos éclairs organisés dans sa chambre avec pour nom de code « trouvons le journal intime d’Athalia » ou « de quelle couleur est sa culotte aujourd’hui ? ». Des sales mômes ! Et quand elle songeait au fait qu’elle avait pleuré toutes les larmes de son corps quand elle avait dû fuir pour Paris en laissant derrière elle les deux Fransceci. Elle se souvenait encore de cette matinée, où elle les avait vu devenir tout petits depuis la fenêtre arrière de la berline qui s’éloignait en direction de l’aéroport alors que la Gouvernante et ses deux fils leurs faisaient de grands signes d’au revoir. Et quand elle songeait que maintenant, pour Leandro, c’était tous les jours la mission « de quelle couleur est sa culotte aujourd’hui ? ». Thalie esquissa un sourire à cette pensée. Sourire qui s’effaça immédiatement lorsqu’elle se tourna vers le jeune homme resté immobile à côté de la fresque. Elle soupira fortement avant de lui demander, fort poliment, de se bouger l’arrière train. Hors de question de le laisser derrière elle ! Pour qu’il foute le feu à une tapisserie en proclamant qu’il avait raté son œuvre et qu’il fallait qu’il la recommence ? Ouai, c’est ça, ouai ! Le jeune homme sembla surprit, mais s’exécuta, avec sur le visage, cet air provocateur qui ne le lâchait pas. C’est dingue ce qu’il pouvait ressembler à… P’tain, mais à qui il ressemblait, bordel ?
    « C’est moi ou tu ne peux plus te passer du « créateur » ? » lui lança-t-il avec amusement, tandis qu’elle roulait des yeux, las devant tant de modestie. « Tout dépend ce que tu entends par « créateur » ? Si tu parles de toi, alors si, je peux très très bien me passer de toi ! D’ailleurs si tu pouvais disparaître là, d’un seul coup, alors je n’aurais plus à me soucier de toi et de la prochaine connerie que tu feras. Par contre, si tu parles du Créateur… » dans un geste très théâtral, elle se signa, avant de joindre les mains tout en levant son visage vers les cieux, ou du moins vers la voûte du bâtiment. « Bah lui aussi j’m’en passe très bien ! » acheva-t-elle dans un haussement d’épaule des plus insolents et probablement blasphématoire. Si Dieu existe, alors Thalie venait de signer son ticket d’entrée pour l’Enfer !

    Le jeune homme se mit alors à avancer, sans plus se soucier d’elle, mais suffisamment lentement pour que Thalie comprenne qu’il s’attendait à ce qu’elle le suive. Elle le fit, machinalement, tout en sifflotant la mélodie de « Highway to Hell ». Une fois à son niveau, elle calqua son pas sur le sien, laissant échapper dans un murmure, sans s’en rendre compte, le refrain de la chanson, puis reprenant son sifflotage. Pas vraiment à-propos lorsqu’on se trouvait dans le Vatican ? Soit, elle n’avait jamais été très à-propos, ce n’est pas aujourd’hui que ça allait changer. Toutefois elle fut coupée avant de pouvoir entamer un deuxième couplet par Leonardo qui reprit la parole.
    « Alors Blondie… » Elle haussa un sourcil en posant son regard sur lui. « Qu’est-ce qui t’amène dans ce groupe ? Je ne pense pas que les histoires de CETTE… » Il marqua une pause afin de désigner la vieille guide du doigt, puis poursuivit. « …femme t’intéressent. » Il marqua une nouvelle pause, et Thalie surprit son regard dégouté se poser sur la jeune femme lui servant d’accompagnatrice et de sujet de torture. « Et tu n’as pas non plus le profil pour t’instruire de ses histoires, à moins que savoir que les gardes Suisses parlent Allemand, je ne vois absolument pas ce qui pourrait t’intéresser dans son récit ! » La blonde marqua une pause à son tour, gardant le silence, prenant un air outré, blessé et contrit sur ses traits. Elle garda le silence a un point tel, qu’il finit par poser son regard sur elle. Alors, et alors seulement elle se décida a répondre. « Cette… femme, comme tu dis, c’est ma grand-mère ! » lâcha-t-elle brusquement avec amertume, sans le regarder. « Elle est atteinte de sclérose en plaque, demain elle se fait opérer. Elle sera surement condamnée à finir ses jours dans un fauteuil roulant, alors il s’agit de son dernier jour en tant que guide… Un métier qu’elle fait depuis plus de 45 ans… » Wahou, elle en avait même le chevrotement dans la voix, la larmichette au coin de l’œil, et la lèvre inférieure prise de tremblements incontrôlés. Elle resta un moment ainsi, fixant cette pauvre femme, puis reporta son regard empreint de tristesse vers Leonardo da Vinci. « C’est triste, hein ? » Lui demanda-t-elle en surprenant son regard. « Ouai, je trouve aussi ! Sauf que c’est complètement faux ! Ou pas ! Peut être ai-je raison… La seule certitude que j’ai sur cette femme c’est qu’elle est parfaitement incompétente ! » La blonde pencha le visage sur le côté, observant cette femme entrain de commenter une fresque, en se plantant de fresque ! C’était l’autre, le Jésus crucifié ! Elle voyait pas qu’il n’y avait ni croix, ni Christ sur celle-ci ? Ouh mazette, si elle en venait à tout confondre, elle était mal barrée ! Et le groupe qui hochait de la tête, passionné par ce qu’elle disait. Mais ils étaient aveugle ou quoi ? « J’avoue que je me demande aussi ce que je suis venue faire ici. » répondit-elle finalement. « Et toi, Léo ? Je peux t’appeler Léo ? » Demanda-t-elle sans savoir a quel point elle était proche de son vrai prénom. « Qu’est-ce que tu es venu faire ici, à part te faire faucher l’attention de ton coup d’un soir au profit de ma fausse grand-mère sclérosée ? » Elle ne quittait pas le groupe des yeux, surement dans l’espoir d’en voir un lever le doigt pour prévenir la madame que c’était Marie Madeleine sur la fresque, et non pas le Christ en croix… Mais malgré son semblant d’inattention, elle attendait tout de même une réponse de la part de son vandale. Une réponse qui ne vint pas… Elle fronça les sourcils, et tourna son visage au ralentit vers l’endroit où était censé se trouver le jeune homme… Sauf que… « Léo ? » Personne ! Il était passé où ? Elle pivota totalement sur ses talons, faisant un tour complet à 180° dans l’espoir de le voir quelque part, mais rien de rien… « Léo ? C’est pas drôle ! » Les poings contre ses hanches, elle matraquait le sol de la pointe de sa chaussure. Il allait sortir de derrière une statue en criant « Bouh », c’est ça ? Une nouvelle fois elle laissa son regard trainer un peu partout, avant de se décider à revenir sur ses pas… « Léo, bon sang ! Où t’es ? Tu crois pas que t’es un peu grand pour jouer à cache-cache ? » A chaque pas supplémentaire, elle scrutait chaque coin sombre pouvant abriter un adulte de taille moyenne, mais il n’était nulle part. Punaise elle avait imaginé ce type ? C’était une hallucination ? Une apparition en plein Vatican ! Vite, fallait qu’elle se fasse canoniser là ! Elle s’approcha de la fameuse fresque qui avait tant fasciné le « créateur » et l’appela une nouvelle fois… « Léo, tu… Haaaaa ! Mais t’es malade ? » Ha bah nan, tout compte fait il ne s’agissait pas d’une apparition. Et elle en venait presque à le regretter, parce que là, il allait leur attirer des ennuis… De gros, très gros ennuis ! Oups !


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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Sam 22 Aoû - 16:14

    Peu de personnes arrivaient à s’attirer la « sympathie » de Théodoric, surtout lorsque, tout comme cette lionne à la tignasse blonde vous veniez à répondre à ses remarques toutes aussi désagréables à entendre les unes que les autres. Mais une chose est sûre, quand Théo appréciait quelqu’un c’était dés le début, non pas qu’il se soit enticher d’elle, il ne manquait plus que ça ! Une rebelle comme elle ? Autant signer son arrêt de mort ! Même pas ne pourrait-il lui faire le coup de la panne que déjà la dépanneuse arriverait derrière eux ! Mais il semblait « l’apprécier », certes c’est un bien grand mot apprécier, mais sa compagnie n’était pas déplaisante, beaucoup plus plaisante que celle de l’autre pseudo historienne qui affirmait que Jésus avait été crucifié sur ses paumes et non sur ses poignets, à son grand désespoir, Théo ne put s’empêcher de rouler des yeux devant cette remarques, certes elle était historienne mais tout le monde savait et même un être comme Théo qui, rappelons le ne croit absolument pas en l’arrivée d’un « messie » sur Terre, savait que si l’on venait à crucifier une personne dans les paumes celles-ci venaient à se « déchirer », il fallait donc les os du poignet pour le faire tenir sur sa croix ! Enfin, aucune importance, de toute façon elle n’en valait absolument pas la peine et la jeune blondinette avait attiré son attention, ne se mêlant plus qu’à elle, la sexagénaire passait à présent comme objet de « décoration » à ses yeux comme depuis le début en réalité.

    Attentif aux moindres paroles de cette… Blondie comme-ci gentiment il l’avait surnommé, il sourit à ces phrases. Ne pouvant s’empêcher de se moquer d’elle, son sourire mélangé d’amusement et de moquerie en coin, ne trahissait en rien sa personne.
    « Ne t’as-t-on jamais dit qu’en chaque personne sommeillait une forme de Dieu créateur ? » L’interrogea-t-il sur un ton assez philosophé et beaucoup moins sur joué que sa prestation théâtrale qui, il faut l’avouer avait conforté Théo dans son idée qu’avec elle, il ne perdrait certainement pas son temps comme il le perdait en compagnie de son autre petite courge de bonne élève qui à présent d’ailleurs, ne prêtait que peu attention à son dit « petit ami ». « Certaines personnes sont en somme créatrices d’œuvre, aussi infime soient-elles ! » Qui avait dit que Théo était un être idiot de la nature ? Devons nous le rappeler ou seul les mots qui sortaient de sa bouche vous conforte dans l’idée qu’il était doté d’un parlé relativement soutenu ? De quoi en exaspéré plus d’un malheureusement, ou plutôt, heureusement pour lui ?

    Amusé de la situation, il lança un dernier regard à la jeune femme avant qu’elle ne vienne lui parler de cette… femme, grand-mère pour elle. Etonnement, Théodoric sembla ne pas en croire un traître mot ! Pourquoi ? Parce que si elle avait été sa grand-mère et pour peu qu’il en sache concernant les relations grands-parents/petits enfants, elle serait très certainement restée à son crochet pour aider cette pauvre femme à la sclérose en plaque. Arquant alors ses sourcils, il scruta cette vieille femme de haut en bas, cherchant une once de points communs entre elles deux mais rien, il n’en était rien, elle ne lui ressemblait pas et son récit, bien que très réaliste sonnait très légèrement faux dans sa bouche. Pourquoi ? Parce qu’elle semblait d’une toute autre catégorie sociale qu’elle et que lui-même. La blondinette, bien que ses allures ne le montrent peut-être pas, semblait différente des filles qu’il côtoyait. Un bon point pour elle ? Certainement, au moins elle n’était pas une « potentielle » proie pour lui, ou peut-être bien que oui. La question resterait quand même en suspend pour l’instant.

    Au risque de se faire passer pour un être muet, Théo ne répondit pas à sa « description » de la raison de sa présence ici. Préférant arquer un sourcil et lui lancer un regard dans lequel elle pouvait parfaitement lire qu’il ne la croirait pas même devant les portes de l’entrée du Paradis. Elle finit néanmoins pas tourner à la conversation en direction du jeune homme.

    Aïe ! Etrangement, ce « diminutif » bien proche de son prénom résonnait presque comme celui de son frère. Son frère ? Léandro ? Non, impossible, elle ne pouvait pas être une espionne envoyée par lui, Théo n’avait pas adressé la parole à son frère depuis plusieurs mois, depuis qu’il avait arrêté la faculté de droit pour se concentrer exclusivement sur sa musique, passion qu’il avait depuis son plus jeune âge. Son cœur s’emballa cependant quand elle vint prononcer ce diminutif bien proche de son prénom. Déviant son regard de la jeune femme qui semblait à présent concentrée sur une toute autre histoire, Théo jugea qu’il était bon pour lui et surtout parce qu’il venait de trouver une autre occupation, de ne pas répondre à sa remarque. De toute façon elle avait raison, que faisait-il ici ? Rien, mise à part s’ennuyer fermement pendant que sa « demoiselle » était entrain d’améliorer en mal sa connaissance historienne.

    Finalement, son regard se posa sur un endroit bien plus intéressant. Oubliant jusqu’à la présence de son « acolyte » du moment, Théo l’abandonna, seule avec sa question en suspend. Marchant droit jusqu’à l’ancienne fresque qui avait eut le « privilège » d’attirer son attention. Il remarqua sur le côté une espèce de porte entrouverte, certes, celle-ci était strictement interdite au public et réservée au personnel d’entretien mais si elle était entrouverte elle ne pouvait qu’attirer un peu plus son attention.

    Il fut même prêt à s’approcher de cette porte jusqu’à ce qu’il entende la voix presque glaçante et grinçante de sa partenaire, tournant alors la tête dans sa direction, il afficha de nouveau un sourire, celui-ci se voulait défiant, comme-ci, il remettait en cause son goût pour le risque, d’ailleurs, suite à ce sourire qui vous contraint à affronter vos plus grandes peurs, le jeune homme prit la parole.
    « Allez Goûdurisques ! Je suis sûr que tu te poses autant de questions que moi sur l’endroit où mène cette porte ! » Certes, elle ne les emmènerait pas très loin mais au moins ils auraient une petite attraction pendant quelques minutes, au risque d’avoir de très gros ennuis malheureusement. N’attendant même pas sa réponse, Théo revint vers elle, se posant juste dans son dos, il posa ses deux mains viriles et écorchées de cicatrices et autres balafres à cause de la guitare et des nombreuses bagarres qu’il faisait, sur ses épaules. Théo la poussa alors par derrière, afin qu’elle atteigne rapidement la porte sans qu’ils ne se fassent voir.

    Toujours derrière elle, il poussa à l’aide de sa main la porte la laissant alors entrer la première à l’intérieur. Sans vous cacher l’envie de la coincer à l’intérieur seul, il finit néanmoins par entrer à son tour à l’intérieur qui, affichait un espèce de couloir débarras qui les mènerait certainement dans les « vestiaires » mais au moins, ils ne pourraient cacher une visite personnelle de l’Etat et de « l’établissement ».
    « Tu pourras enfin dire que tu as visité le Vatican à ta grand-mère qui… au passage te ressemble beaucoup. » Pour finir sur une pointe de moquerie.
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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Dim 23 Aoû - 6:33


    "Le Créateur", ce type n'avait que ce mot là à la bouche ! Est-ce qu'il faisait partie de ces zinzins du ciboulot qui se prenaient pour le nouveau Messie et décidaient de prêcher la bonne parole, sans néanmoins, se priver dans petit gonflement des chevilles au passage ? Non, mais ne rigolez pas ! Y en a plein les tiroirs de ses messiaques ! Il y a même une branche de recherches au Vatican, spécialisée sur l'étude du messianisme ! Sans blague ! Et Rome pululait de ces nouveaux fils de Dieu, qui semblaient, étrangement, attirés par Rome. Alors c'était ça ? Le fils du présentateur de la Roue de la Fortune avait reçu la parole divine, et les petites voix dans sa tête lui dictaient de faire sauter le Vatican ?! Ouh Pinaize ! Mais c'est que c'était pas du tout rassurant ça ! Du coin de l'oeil, la blonde le dévisagea avec anxiété, essayant de déceler en lui un penchant pour la psychopathie. Malheureusement, le gouvernement n'obligeait pas, encore, les malades mentaux de porter une pancarte autour du cou, où ils auraient préalablement inscrit "Attention, j'vais tous vous buter bande de creuvards !". Ce qui était bien dommage dans un sens. Sauf que si tel était le cas, Esprits Criminels n'existerait pas, et ça, Thalie n'était pas sûre de pouvoir s'en remettre. C'était un peu son activité favorite de la fin de semaine, et personne n'avait son mot à dire là-dessus ! Qu'elle soit chez elle ou chez Leandro, c'était Esprits Criminels au programme ! Si l'italien qui lui faisait office d'homme se plaignait un peu au début, il avait finit par comprendre qu'au final, c'était tout bénef pour lui, vu que Thalie, à peine le générique de fin entamé, lui sautait au cou, et ne se déscotchait pas de lui de toute la soirée, voir toute la nuit tellement elle était flippée... Bref, tout ça pour dire quoi ? Ha oui, que le créateur ne portait pas sa schizophrénie sur lui, et que Thalie était bien capable de dire s'il était malade du cerveau, ou s'il était juste chiant. " Certaines personnes sont en sommes, créatrices d'œuvres, aussi infimes soient-elles ! " Ok ! Il était juste chiant ! Mais le chiant gentil ! Le chiant qu'on a quand même envie de décalquer dans le mur, mais à qui on tend la main pour l'aider à sortir de ce mur, justement. " Gnagnagnaaaaa ! " Wahouuu ! Mais quelle répartie ! Allez savoir pourquoi, mais en la présence de ce type, Thalie avait 8 ans 1/2, et n'avait plus qu'une envie : Lui balancer un grand coup de pied dans le tibia avant de partir en courant tout en hurlant "Maaaaaaaaaaaamaaaaaaaaaaaaaan ! Il m'embêêêêêêêêêêteeeeeeeeeuh !!!" Étrange, non ?

    Et ça n'en finissait pas ! Ils se cherchaient, se provoquaient. Sans arrières pensées, enfin Thalie ne le sentait pas du tout comme ça. Même s'il était vrai qu'en règle générale la provocation pouvait être assimilée à une forme de drague, là, elle avait plus l'impression de se coltiner son petit cousin qui avait décidé de lui pourrir la vie, de la tester pour voir jusqu'où il pouvait aller avant qu'elle ne craque. Manque de bol pour lui, elle avait été à bonne école, et ne se laissait pas vraiment marcher sur les pieds. Il allait lui en falloir beaucoup, en tout cas mieux que ça, pour la faire sortir de ses gonds. Elle aussi elle jouait, elle venait même de lui fabriquer une charmante petite histoire autour de cette pauvre guide qui visiblement avait mal choisi son orientation... Malheureusement c'était trop tard pour qu'elle se rende au forum des métiers, hein. Elle lui parlait avec une certaine décontraction, comme s'il n'y avait rien de plus normal que de raconter n'importe quoi à un illustre inconnu qui dix minutes plus tôt s'éclatait à tripoter sa nénette en public. Le jeune homme ne croyait pas un mot de ce qu'elle venait de dire. Ça se voyait dans le regard, sourcil arqué, qu'il venait de lui jeter. Bah il était vachement perspicace le mec, parce que d'ordinaire tout le monde gobait ses histoires cousues de fil blanc... sauf sa mère... et sa soeur... son frère aussi... Leandro non plus... Mais le reste du Monde si ! Non pas qu'elle ait rencontré tout le monde sur la Terre, mais bref... Un peu déconcertée, elle tenta de ramener la conversation à son point d'origine. Ce qu'elle faisait ici ? Elle commençait à se poser la question, également. Et lui ? Qu'est-ce qu'il faisait là ? Il n'avait pas non plus la tête de l'emploi. A moins qu'il soit réellement venu ici dans le but de faire sauter le Vatican ! A cette idée, un frisson lui parcouru le dos, et elle tourna son regard vers... rien ! L'insolent petit psychopathe s'était envolé, évaporé ! Merde ! Il allait vraiment tout faire péter ce con ? L'appelant par le seul prénom qu'elle lui connaissait "Léo", elle rebroussa chemin, précautionneusement d'abord, pour finalement presser quelque peu le pas en ne le voyant nul part. Elle était entrain de se dire qu'elle l'avait peut être imaginé, lorsqu'elle aperçu sa tignasse dépasser de derrière une statue, à quelques centimètres d'elle. Elle poussa un cri de surprise, qu'elle étouffa rapidement de sa propre main, avant de le contempler sans comprendre, ou plutôt en ayant peur de comprendre. " Qu'est-ce que tu fais ? Non ! Tu... Tu peux pas ! " Il se tenait près d'une porte entrouverte, et son air de conspirateur prouvait bien que sa main sur la poignée n'était pas là pour toucher l'œuvre de serrurerie du point de vue du créateur ! " Allez, Goûdurisques ! Je suis sûr que tu te poses autant de questions que moi sur l'endroit où mène cette porte ! " Lui affirma-t-il dans un sourire. Un sourire des plus agaçant ! Elle avait qu'une envie : lui faire ravaler ses dents blanches. " Absolument pas, Idéfix ! J'm'en tamponne royalement ! " Répondit-elle en croisant les bras sous sa poitrine, tout en hochant la tête de gauche et de droite, espérant donner plus de valeur à son refus, alors qu'elle mourait, en effet, d'envie de voir ce qu'il se cachait derrière cette porte, comme derrière toutes les portes du Vatican d'ailleurs...

    Malheureusement, il ne l'écouta pas, puisqu'à peine eut-elle achevé sa phrase, qu'il avait disparu dans son dos, et posait ses deux grosses pattes sur ses épaules. Non, mais... Il la touchait, là ?! Le fou ! Si elle avait eu le temps, elle lui aurait attrapé le poignet et l'aurait tiré de toutes se forces au-dessus d'elle, afin qu'il vole, comme dans une prise de Judo... Si elle avait eu le temps, et si elle y avait connu quelque chose au Judo, aussi... En attendant, la seule chose qu'elle fut capable de faire, c'est d'avoir le réflexe de lui attraper le poignet. Non pas pour une prise quelconque, mais juste pour s'assurer qu'il suivait bien, et qu'il n'allait pas s'éclater à l'enfermer dans une pièce toute sombre. En y réfléchissant un peu, peut être valait-il mieux qu'elle y soit seule dans cette pièce, plutôt qu'avec un inconnu dont elle ne connaissait que les différents surnoms qu'elle lui donnait. Faudrait peut être qu'elle songe à lui demander son vrai prénom, parce que Léo... Non ! Ça n'avait rien à voir avec Leandro ! Ok, c'est vrai qu'il y avait pas mal de monde qui le surnommait Léo, mais pas elle ! Pour elle ça resterait Leandro ! Si maman Fransceci avait voulu qu'on l'appelle Léo, elle ne se serait pas fait chié à lui trouver un prénom original. Et ça, Maman Fransceci, elle avait un don pour les prénoms originaux... Comme Théodoric... Roooh, la vache ! Qu'est-ce qu'elle avait pu se payer la tronche du petit frère quand elle était petite, surtout à cause de Rosario. Thalie, à ce souvenir brutal, explosa de rire ! Un rire franc alors que le jeune homme était entrain de refermer la porte derrière eux. Elle croisa son regard surprit, et se colla une main devant la bouche afin d'atténuer quelque peu son rire.
    " Désolée... J'repensais à un truc ! " Elle se calma rapidement, tout en jetant un regard à la ronde, tandis que monsieur rebondissait sur son histoire de grand-mère. " Tu pourras enfin dire que tu as visité le Vatican à ta grand-mère qui... au passage te ressemble beaucoup. " Pfff, crétin ! Elle était brune, petite, grosse, et Thalie était blonde, grande et loin d'être grosse. " Ouai, je sais, si elle avait 50 ans de moins, on nous prendrait pour des jumelles... " annonça-t-elle, l'air de rien, d'un ton monocorde. " Dis donc ! Super ta visite du Vatican ! C'est quoi la prochaine étape ? Les toilettes publiques ? " Non, mais sérieux, quoi ! Ils prenaient tout un tas de risques pour... ça ?! Un débarras ?! Roooh, le boulet, ce type ! Néanmoins, elle releva ses cheveux, et les attacha en une queue de cheval approximative, comme lorsqu'elle s'apprêtait à descendre dans les fouilles d'un site archéologique... Raaah, ça lui manquait, ça ! Elle ramassa quelques mèches qui lui tombaient devant les yeux, et les fit passer derrière ses oreilles, avant de s'avancer dans le couloir. " Je te préviens, si on se fait choper, je parle pas un mot d'allemand. " Ça, c'était entièrement faux. Mais bon, pas besoin de lui avouer ce petit fait, sinon il allait se sentir en confiance, et penser qu'elle pourrait s'entretenir avec les gardes suisses. Même pas en rêve, Coco ! " Bon... Puisqu'on est là... Voyons voir ce qu'il y a par là, non ? " Elle se parlait plus à elle-même qu'à Léo. Elle avança avec prudence, balayant son regard autour d'elle, soulevant parfois un drap, une bâche, voir si un trésor ne se trouvait pas planqué dessous. Mais non, rien. " Ha, et au fait, si c'est une vaine tentative pour me coincer dans un coin, c'est... vain... J'l'ai déjà dit non ? Deux fois "vain" dans une phrase, c'est un peu redondant. Disons "c'est mort, Igor !", ça fait moins de répétition. " Thalie ? Bavarde ? C'est un doux euphémisme. Encore plus lorsqu'elle est stressée ou pas vraiment à son aise. Et lorsqu'on est enfermée avec un inconnu dans une pièce interdite au public, cernée par des gardes tendance S.S, armés jusqu'aux narines, c'est pas vraiment l'ambiance décontract' de "La croisière s'amuse" ! Est-ce que les tortures physiques étaient toujours d'actualité dans cet État ? " ... Pour ton information, même si ça doit être le dernier de tes soucis, je suis tout ce qu'il y a de moins célibataire ! Et très heureuse de l'être... " Annonça-t-elle avant d'ajouter entre ses dents. "... Même si ça ne va pas durer, vu que dès que je sors d'ici, je lui arrache les yeux... " Ouai, elle avait encore les nerfs contre Fransceci premier du nom, et ça n'allait pas lui passer aussi facilement... Quoique... Un sourire et elle était capable de tout oublier. Qu'est-ce qu'elle pouvait être faible ! " ... Et sur votre droite, un magnifique balais datant du XVI siècle ! Manche en bois, et poils en... poils !... Sur votre gauche, une... C'est quoi ça ?! " Elle venait de reposer le balais, et avait soulever une nouvelle bâche, ne révélant pas à l'inconnu ce qui se cachait dessous. Elle s'était positionnée dos à lui, dans l'unique but de lui boucher la vue. Elle se pencha en avant, ramassant quelque chose sur le sol, tout en étouffant une "Jésus, Marie, Joseph ! Mon Dieeeeeu !". Alors, seulement elle pivota rapidement, tout en se redressant pour être bien face à lui, un seau entre les mains. " Ce seau est une pure merveille ! Regarde-moi cette hanse ! Et ce plastique résistant à l'eau !! Je dirais... fin XXème, début XXIème, mais une datation au carbone 14 nous apportera plus de précisions ! " Elle avait gardé un air sérieux, mimant l'excitation de l'historien devant une découverte incroyable. Mais sitôt son monologue achevé, elle reposa le seau, tout en roulant des yeux avec lassitude. Quitte a risquer sa peau, et a finir dans une oubliette au fin fond du Vatican, autant que cela soit pour autre chose qu'un seau et un balais... Il devait bien y avoir quelques trésors bien planqués, non ?


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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Mer 26 Aoû - 21:20

    Visiter les endroits cachés du Vatican ? Bien évidement qu’il en avait eu envie, depuis qu’il avait lu de nombreux articles concernant les secrets cachés de cet Etat, Théo avait toujours eu en tête cette envie de visiter les entrailles du plus petit Etat du monde, ainsi pouvoir connaître tous ses mystères, connaître les innombrables corruptions dont étaient victimes les religieux, oh oui il aurait aimé par-dessus tout révéler au monde entier ce qu’il se cachait réellement dans le Vatican, hélas, il le savait bien, toutes personnes tentant de percer ainsi les secrets les plus profondément cachés du Vatican se retrouvaient bien vite disparues de la surface de la planète Terre, du moins, d’après les ouvrages qu’il avait lu, chaque personne ayant tenter une approche dans le monde caché du Vatican c’était bien vite retrouvé au fin fond d’un lac, les jambes et les bras détachés du tronc qu’était le reste de son corps. De quoi donner de la chair de poule mais également de quoi alimenter vos rêves les plus fous. Et des rêves, Théo en avait pleins les yeux, en commençant par celui de retrouver un jour cette complicité avec son frère, en passant par l’envie de devenir une dites « rock star » vivant de sa musique acoustique et de son style marginalement envoûtant, afin d’arriver à, la découverte des secrets les plus inavouables des temps anciens qui changeraient certainement la face du monde ! De biens grands rêves tournaient dans sa tête malgré qu’il sache parfaitement que rarement ceux-ci se réalisaient, à moins d’avoir été bon tout au long de sa vie… et là-dessus, Théo en était bien loin, surtout à présent !

    Sa visite plutôt « banale » du Vatican avait fini par l’ennuyer et surtout le répudier de cet endroit dans lequel, rappelons le nous, il avait été tiré de force par une jeune fille qui n’était absolument pas intéressante au point de vue sociable, mais qui, dans l’intimité d’une chambre d’hôtel ou dans sa chambre se trouvait fort convaincante avec ses « petits tours » appris dans les pays dans lesquels elle avait voyagé en compagnie de son tendre père aimé qui pensait encore sa petite princesse était un modèle de chasteté. Il devait sincèrement ouvrir les yeux sur sa fille, elle qui se montrait sage avait pourtant le visage ainsi que les manières des jeunes demoiselles dites « faciles » et prêtent à satisfaire chacune des attentes des hommes, Théo était l’un d’eux, l’un de ses hommes qui cherchaient à avoir ce qu’il désirait en se plaçant aux crochets d’une jeune fille riche, pourrie, gâtée et qui… ô combien aimait le corps de ses amants. Bien évidement, à la différence de tous ces hommes qu’elle avait côtoyé tout au long de sa dite carrière, Théo ne lui montrait aucun attachement qu’il soit vrai ou non, certes il savait parfaitement lui montrer qu’elle était unique en son genre, mais n’allez pas penser qu’il allait au-delà, elle était unique certes, comme l’était toutes les femmes qui peuplaient notre planète Terre mais cela s’arrêtait là, elle n’allait absolument pas changer la face du monde comme le disent des milliers d’hommes éperdument amoureux de leurs dindes de copines. Méchant ? Non, Théo restait un homme terre à terre, pas besoin de vivre dans ses rêves si ceux-ci n’existaient pas donc, en conclusion, aucune envie de faire penser aux autres qu’ils pourraient réaliser les leurs ! Telle était la vie, si dure et si douce à la fois.

    Il ne fallut que peu de temps pour que les deux protagonistes finissent par s’extirper du groupe de futurs retraités guidé par une future également. Sous les enfantillages de Théo, cette blonde à la crinière digne d’un lion lui suivit, certainement à contre cœur et surtout pour conserver un œil sur celui qui, quelques secondes auparavant s’était presque autoproclamé Créateur du même niveau que Michel-Ange ou encore Salvador Dali. Oui, Théo avait par moment, pour ne pas dire tout le temps, un ego que l’on peut qualifier de surdimensionner. Etant au fur et à mesure des années devenu quelqu’un de très… solitaire, il en avait prit le caractère, insupportable et irritant, il s’était forgé un caractère digne de lui. Un caractère malsain, mesquin et ô combien égoïste ! Son bien-être devait passer avant celui des autres, d’ailleurs, si pour celui-ci il devait « détruire » quelqu’un, je vous garanti qu’il ne se privera absolument pas ! Le dégoût des autres à son égard ? Il en avait l’habitude alors une personne de plus ou de moins ça n’allait absolument rien changer pour lui.

    « De toutes façons ne comptes pas sur mon aide pour te tirer de là. » Lâcha-t-il dans un sourire des plus mesquins qu’il ne pouvait afficher. Hum… beaucoup plus digne d’un amusement que d’un pique assassin dirigé vers la blondinette surnommée Blondie ou Goûdurisk étant donné l’ignorance complète qu’il avait pour son prénom et, avouons le, s’il apprenait à le connaître il ne réagirait certainement pas de la même façon qu’il agissait en ce moment. La jolie blondinette ne serait certainement plus de si bonne compagnie et deviendrait bien vite sujette aux remarques assassines de Théodoric vis-à-vis de son aîné. Nan, Blondie et Goûdurisk allait parfaitement bien en ce moment, aucunes raisons de changer ça ! Son prénom ? A vrai dire il s’en fichait presque étant donné qu’il était quasiment sûr de ne jamais la revoir à la sortie du Vatican, si toutefois ils en sortaient un jour.
    Improvisant une visite des lieux, ceux-ci étaient plus dignes d’un débarras de couloir pour le personnel chargé de l’entretien plutôt que des entrailles du Vatican menant à la découverte des anciens livres sacrés sur l’Existence de Dieu. Non pas qu’il soit déçut, certes un peu mais, au moins, une fois à l’extérieur, ils pourraient fièrement dire qu’ils avaient visité le Vatican de FOND en COMBLES ! Marchant silencieusement dans le couloir blanc, Théo ne prêta pas vraiment attention à ce qui l’entourait, Blondie s’accaparait tout le spectacle, autant la regarder s’improviser guide des couloirs ménagers comme il venait mentalement de les baptiser.

    Sourcils froncés, il ne put s’empêcher de rouler des yeux à sa première trouvaille. Déjà qu’il la considérait comme folle à liée depuis qu’elle lui avait rit devant le visage sans aucunes excuses valables, le jeune homme en fut même surpris, entre des regards perçants qui semblaient vouloir chercher une réponse et maintenant ce rire sortit d’on ne sait où pour on ne sait quelle raison, comprenez ses sourcils froncés et son « Ca va pas bien, mais alors pas bien du tout ! » Non, visiblement elle n’allait pas bien Titeuf féminine ! Riant pour X raison, allant même jusqu’à traiter la sexagénaire de sa presque sœur – horrifiant ! Même si aucune pensée salasse ne viennent dans l’esprit du jeune homme, ce qui était une première, il réussissait tout de même à considérer cette fille comme plus jolie que sa petite amie et grandement mieux que l’autre folle qui n’arrêtait pas avec ses Suisses Allemands ! – Théo alla jusqu’à se demander si les antécédents psychologiques de sa partenaire n’étaient pas… dangereux pour elle-même ! Des tendances changements d’identités ? Oh mon Dieu ! En espérant qu’elle ne vienne pas lui faire une crise de démence dans les couloirs, déjà qu’il voyait l’espace se restreindre si en plus la blondinette changeait d’identité il serait fort embêté ! C’est du droit qu’il a fait et non psychologie !

    « Tu penses sincèrement que j’ai envie de toi ici ? Je ne cache pas que tu sembles attirante mais, j’en ai fini des coins reclus pour tenter quoi que ce soit ! Visiblement tu ne sais pas qui est Th… Léo ! » Il s’était rattrapé de peu le pauvre jeune homme. Ne pas dévoiler son identité ? Il serait certainement mieux pour lui de ne pas lui dire son prénom, simple histoire de ne pas se faire retrouver par on ne sait qui si jamais elle appelait Interpol pour lui remettre les griffes dessus. Le mystère, c’est ce qu’il cultivait, ne voulant pas dévoiler son identité ni même connaître celle de la jeune femme, il préféra et eut certainement raison de se rattraper.

    Enfin, sa remarque ne manqua pas de le faire rire. Ou du moins, de lui faire afficher un sourire amusé sur ses lèvres. Longtemps il avait entendu ces phrases sortant de la bouche de nombreuses femmes, mais malheureusement pour elles, aucunes n’avaient réussit à se retenir, succombant à ce côté méchant garçon de Théo. Se ne fut quand dans un dernier sourire qu’il arqua son sourcil allant lui répondre un simple « Je ne suis pas un petit joueur. » Défiance ? Challenge ? Il la cherchait là ! Et visiblement son répondant avait raison de sa « sympathie » grandissante pour elle. Enfin une femme qui le remettait à sa place sans chercher autre chose que la paix, c’est presque un soulagement qu’il eut dans le cœur. De toute façon, coriace comme elle est, il lui serait très difficile de pouvoir la séduire mais, Théo ne se laissait jamais abattre !

    Continuant à marcher le long du couloir, Théo écoutait d’une oreille très peu attentive les remarques de sa partenaire, bien que ses descriptions soient grandement mieux argumentées que celles de la guide, le jeune homme ne pouvait s’empêcher de rouler des yeux à chacune de ses paroles, non pas qu’il en avait marre de ce qu’elle disait, loin de là, la raison était autre, ses paroles étaient des plus insensées. Elle prenait visiblement un plaisir à lui faire comprendre ô combien sa visite improvisée était… très mal tombée, il est vrai qu’arriver dans un couloir considéré comme un débarras ça n’avait rien de bien attrayant et les différentes œuvres présentées n’étaient certainement pas celles à laquelle ils avaient aspiré. Enfin, prenons notre calme en patience, peut-être que dans peu de temps le Vatican offrirait une meilleure chose qu’un balai et un seau, en parlant de seau, c’est lorsqu’elle retira enfin son attention de celui-ci que Théo put enfin lui faire comprendre le fond de sa pensée. « Je crois que ton adoration pour les œuvres d’art, si toutefois tu considères ceci comme étant une œuvre d’art, doit se faire soigner. Tu n’as jamais pensé à en parler à quelqu’un ? » Demanda-t-il alors d’une façon des plus normales, c’est vrai qu’aller traiter quelqu’un de fou c’est extrêmement normal ! Ne lui laissant pas le temps de la répartie, il reprit alors la parole de sa voix masculine et grave « A moins qu’une espèce de claustrophobie te fasses complètement perdre la tête. » Conclu-t-il sur un ton calme et presque attribué aux psychologue. Humour toujours, ou plutôt, moquerie incessante ! Et oui, cette pauvre demoiselle, en s’accueillant la sympathie du benjamin des Fransceci c’était également attiré son humour légendaire, plus digne de moquerie qu’autre chose.

    Trêve de bavardage, cette improvisation de poursuivit, Théo marchant derrière sa partenaire, il semblerait qu’elle ai prit en main la visite des lieux. Connaissait-elle déjà cet endroit ? Impossible ! Mais puisque cela semblait lui faire plaisir, autant la laisser aller à sa guise. Le silence rôdant autour d’eux, Théo ne se surpris pas moins à entendre derrière lui des voix, fronçant les sourcils, il posa une main sur l’épaule de sa partenaire – décidément, le tactile lui plaisait énormément – la stoppant dans sa folle aventure il tendit son oreille en arrière avant d’entendre des « Ja! Ein Mädchen und ein Junge! Ja drinnen! » Bien que son allemand ne soit absolument pas correct et qu’il n’est même, absolument rien comprit à ce qu’il venait d’entendre, il n’était pas pour autant idiot au point de ne pas comprendre que cette phrase était tournée vers eux. C’est donc dans un élan qu’il « aida » la blonde à se tourner vers lui, sa main toujours posée sur son épaule, il la bascula en sa direction avant de lui lancer l’un de ses regards qui, autant se désire être moqueur que méfiant. « A moins que tu ai mué en l’espace de deux minutes, je pense qu’on vient d’être repéré Blondie ! » Alarmant ? Non, il n’y avait pas de quoi s’alarmer, du moins, espérons le ! Sa main descendant jusqu’à celle de la jeune femme, c’est dans un certain signe d’aide, ce qui est bien étrange chez Théo, qu’il se saisit de celle-ci avant de prendre les devants, sans savoir où le mènerait ce chemin, il marchait droit devant lui, esquivant tant bien que mal les obstacles sur sa route comme seau, balai ou encore javel, jusqu’à ce que cette nouvelle porte s’offre devant eux. Un nouvel endroit ? Tant mieux, ci cela pouvait les aider à ne pas se faire attraper ils la prendraient !
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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Jeu 27 Aoû - 7:36


    Enfermée dans un cagibi, tout aussi chrétien soit-il, avec un inconnu répondant au doux surnom d'Idéfix, j'en connais un qui ne serait pas vraiment enchanté de l'apprendre. Et il ne s'agissait pas du Pape. Quoique, le Pape non plus ne se serait pas vraiment réjouit de trouver deux brebis égarées dans un couloir sombre de son État-maison, mais bref. Que pouvait-elle y faire, après tout ? Elle ne faisait que subir ! Oui, depuis le début de cette visite, elle ne faisait que subir. Subir l'arrogance de ce petit mec pédant, subir son esprit tordu et ses idées débiles ! Non, mais vraiment, il avait fumé un truc louche pour d'un seul coup, décider de faire une visite inédite des bâtiments ? Une visite interdite ? Si elle le suivait, c'était uniquement pour éviter qu'il ne fasse sauter tout le Vatican dans une pulsion meurtrière mégalomaniaque ! Et aussi, notons-le, je vous prie, parce qu'elle n'avait pas réellement eut le choix ! Il l'avait attrapé par les épaules, et l'avait poussé à l'intérieur. Ok, c'est vrai, elle était tout aussi intriguée que lui, fascinée par ce que pouvait cacher la papauté depuis des siècles et des siècles ! Le trésor des Templiers ? Le corps de Marie Madeleine ? Celui du Christ, peut-être ? Le Graal ? L'explication rationnelle de la Création ? Thalie ne croyait pas vraiment à l'explication biblique de la vie sur Terre. A ses yeux tout n'était qu'un tissu de conneries élaborées par l'Homme pour faire flipper d'autres hommes. L'avancée de la Science le prouvait, celle de l'Histoire aussi. Une preuve ? Déjà, pourquoi on parle pas des dinosaures dans l'ancien et le nouveau Testament ? Hein ? Il est passé où Denver ? Il était pas sur l'arche de Noé en tout cas, trop gros visiblement ! Rien que ça, ça aurait dû mettre la puce à l'oreille de tous les éclopés qui se rendaient chaque année à Lourdes en espérant un miracle ! Non, mais réveillez-vous, les gars, ça arrivera pas ! Toute la Chrétienté n'est basée que sur une énorme supercherie ! Les jours saints ? Ce ne sont que les anciennes dates de rites païens ! Le poisson le vendredi ? Nos ancêtres bouffaient trop de viandes, fallait relancer le commerce de la poiscaille ! Le purgatoire ? Fallait que les Hommes arrêtent de s'entretuer, on a donc décidé de leur faire peur avec un monde imaginaire qui n'avait rien à voir avec celui de l'autre crétin qui veut pas grandir ! Et tout n'était qu'une succession de canulars, tous plus énormes les uns que les autres. Oh, ça partait d'un bon sentiment à la base, l'Église avait réellement essayé de créer un monde meilleur, jouant sur la crédulité et l'esprit facilement impressionnable d'une poignée d'Hommes barbares et sans cerveau. Mais maintenant, au XXIème siècle, comment est-ce que l'on pouvait encore y croire un seul instant ? Non, mais steuplé, la madame elle est vierge, elle te pond un marmot et tout le monde crie au miracle ? Allô Houston, on a un problème ! Le Monde doute que l'Homme a réellement marché sur la Lune, on va disséquer les photos sous tous les angles pour y trouver une anomalie qui prouvera qu'Amstrong était un gros mytho, mais à côté de ça, on continue à idôlatrer une bonne femme qui se la jouait pure et chaste après son accouchement ? "J'ai vu un Ange, il m'a dit que j'enfanterais le fils de Dieu." Mais biensûr, ma grande ! Lucia et son ventre rond comme un ballon, aussi elle avait tenté le coup auprès de ses parents, bah rien a faire, ils l'ont pas cru ! Surtout que la Marie, là, elle était mariée avec son Joseph, donc évidemment qu'elle avait fait Crac Boom Hue dans la paille, la p'tite mère ! Bande de naïfs, sérieux...

    Donc, tout ça pour dire que non, Thalie ne croyait pas à tout ce charabia biblique, et qu'elle soupçonnait la Papauté de se refiler le vrai secret de la Création de Pape en Pape. Est-ce qu'il y avait un Dieu ? Oui, peut être, mais pas celui créé par les Hommes, ni par les Papes. Peut être avaient-ils planqué le corps du Christ, pour ne pas qu'on se rende compte qu'il n'était pas monté au Ciel ? Peut être y avait-il d'autres évangiles planqués quelque part, racontant la véritable histoire de celui qu'on appelait Jésus de Nazareth ? Oui, derrière l'une de ses portes, le Vatican cachait un fait important, un truc énorme susceptible de modifier la face du monde. Ouai, sauf que c'était pas derrière cette porte ! A moins que ce balais soit celui de Judas, y avait peu de chance que la blonde trouve des réponses à ses questions dans cet endroit. Par contre, la provocation, elle, elle était bien présente, en la personne de cet idiot qui n'avait de cesse de lui répondre. Franche et honnête, elle avait préféré l'avertir, de suite, de sa situation amoureuse. Mieux vaut prévenir que guérir, elle préférait lui éviter de se manger une gifle s'il tentait quoique ce soit envers elle. Toutefois, comme elle le soupçonnait, il n'était pas le genre de type à s'encombrer avec des détails sans importance à ses yeux, tels que l'amour, la fidélité et tout le reste.
    " Je ne suis pas un petit joueur. " Bingo ! En voulant bien faire, elle avait réussi a obtenir l'effet inverse. Sa réplique sonnait comme un défi, un challenge. Peut être que le fait de lui avouer être en couple, venait justement de provoquer son esprit de contradiction et de compétition. " L'amour n'est pas un jeu. La séduction en est un, Thléo. " commença-t-elle, très calme, -reprenant le surnom écorché qui lui avait échappé plus tôt- tout en soulevant une bâche pour jeter un oeil dessous. " Je suis amoureuse, et tu ne me séduis pas. Tu vas donc devoir jouer tout seul. " Termina-t-elle en relâchant la bâche dans une grimace. Beurk ! Y avait une grosse araignée là-dessous ! Objectivement, ce type était séduisant, peut être même très séduisant. Malheureusement, cela faisait un moment que Thalie n'était plus vraiment capable d'objectivité lorsqu'il s'agissait du physique d'un homme, autre que le sien. Quoique... même avec Leandro elle n'était pas très objective, décrétant qu'il était beau comme un mélange entre un David de Michelangelo, un Christ de Raffaello et une allégorie de la Force et du Courage de Donatello... Bref, il était beau, certes, le plus beau à ses yeux, mais c'était pas non plus les Tortues Ninja au grand complet ! Toutefois, ne vous avisez pas de la contredire, elle vous traiterait de "jalouse". Son homme était le plus beau, et tout les autres sur Terre ne lui arrivait pas à la cheville. Pas même ce provocant petit mec avec son faux air de David de Michelangelo, Christ de Raffaello et allégorie de la Force et du Courage de Donatello... Ah, mais ?! Elle venait d'avoir un flash là, c'est vrai qu'il ressemblait étrangement à... Ha bah non. C'était partit. Lui tournant le dos, elle entreprit alors une visite très... atypique... de ce Vatican là ! Un magnifique balais du XVIIème siècle, et un seau du XXème siècle plus tard, la voilà se retrouvant à se faire traiter de folle furieuse par un type qui, 10 minutes plus tôt, voulait tout faire péter sur son passage. Hum... Il y a comme une certaine ironie à cette situation. L'ironie étant qu'il ne semblait pas avoir perçu sa propre ironie et son sarcasme lors de cette splendide découverte d'un seau ! Il n'avait pas d'humour ou bien était-il tout simplement niais ? " Hum... Je vois. " Commença-t-elle, impassible devant lui, ses doigts caressant doucement son menton dans une attitude de profonde reflexion. " Vois-tu, Simplet, il existe un truc qui s'appelle l'humour. Tu devrais essayer ! Je t'assure Grincheux, ça te décoincerait tes coins de lèvres. Bref... Il y a une forme d'expression que l'on appelle "ironie". Cela consiste à dire l'exact contraire de ce que l'on pense, de manière si peu crédible que l'interlocuteur ne peut qu'y déceler l'ironie. Tu saisis ? " Foutage de gueule ? Mais alors là, elle plaide coupable, votre honneur, mais légitime défense, tout de même !

    Elle avait tourné les talons, lui offrant de nouveau son dos en guise d'interlocuteur, tandis qu'elle projetait son regard à la ronde, à la recherche de quelques trésors qui auraient été oubliés au milieu du matériel d'entretien. Peu crédible ? On ne sait jamais ! Elle était sur le point de soulever une nouvelle bâche, lorsqu'elle sentit sa main se poser sur son épaule. Il avait pas comprit le message ou quoi ? Non c'est non ! Niet, Nada, Nein, No, Ochi ! Y avait pas moyen de moyenner ! Une lueur sauvage vrillant ses pupilles, elle retourna lentement son visage vers lui, prête à mordre. Sauf que la colère fit place à la surprise lorsqu'elle le vit attentif, tendant l'oreille derrière eux. Sans bouger, elle l'imita et entendit à son tour des bribes de conversation. Son allemand à elle n'était pas parfait, mais elle n'eut aucun mal à faire la traduction simultanée. Ils s'étaient fait repérer. Alors, la main sur son épaule l'obligea a se retourner complètement, et elle surprit dans son regard, moins de moquerie et pour la première fois une pointe d'appréhension. Il tenta tout de même une plaisanterie, mais Thalie n'était pas d'humeur. Si elle se faisait chopper c'était le nom Spinelli qui y passait. Les journaux ne manqueraient d'exploiter le scoop de la jeune héritière virée du Vatican pour s'être enfermée dans un cagibi avec un inconnu. Sa famille n'avait pas besoin de cela, pas en ce moment, pas après tout le tapage autour de l'enterrement de Giovanni. Leandro n'avait pas non plus besoin de cette mauvaise publicité. Car depuis qu'il avait été officiellement reconnu comme l'amant de l'ainée Spinelli par l'Osservatore, il ne manquerait pas d'être cité dans l'article qui ferait de lui un cocu sans même l'avoir été... Alors non, elle n'avait pas le cœur à la blague, là ! Si elle sentit sa main glisser jusqu'à la sienne, elle n'y opposa aucune résistance. Comme quoi, on dit que les épreuves rapprochent, et bien ce dicton n'avait jamais été aussi vrai. Tous les deux dans la même bouse de bovin, ils en avaient terminé de leurs chamailleries de sales mômes, et c'est main dans la main qu'ils tentaient de sauver leurs peaux. La blonde se laissait guider par lui, et pour sa part, se contentait de jeter de fréquent coups d'oeil vers l'arrière, s'assurant qu'ils n'étaient pas rattrapé. Malheureusement, ils n'étaient pas des plus discrets, renversant seaux et autres sur leur passage, provoquant un vacarme impressionnant dans ce couloir où régnait le silence habituellement. Leurs poursuivants n'eurent plus aucun doute et se lancèrent à leur poursuite. Elle entendait les pas se rapprocher alors que son partenaire de cavale ralentissait. De l'adrénaline plein les veines, Thalie se retourna vers lui, s'apprêtant presque à l'engueuler lorsqu'elle remarqua qu'il s'évertuait à ouvrir une autre porte. Pas le temps de réfléchir, elle fut embarquée à l'intérieur de cette nouvelle pièce. Il ne lui accorda que le temps de refermer la porte avant de se mettre à courir de nouveau. Ils se trouvait dans un autre couloir plus sombre, encore, que le précédent, semblant s'enfoncer dans les méandres de la bâtisse. L'écho de leurs pas fut bientôt reprit par d'autres derrière eux. La porte avait été ouverte, et on les poursuivait encore. Dommage, parce que Thalie se serait bien arrêtée sur l'une de ces grosses portes en bois massifs qui jalonnaient leur chemin. Mais visiblement, Idéfix avait pour objectif d'atteindre la porte tout au bout, et la blonde ne trouvait rien à y redire, se contentant de se laisser guider, tout en économisant son souffle. Ils allaient tellement vite qu'en un clin d'oeil, Thléo se retrouva a pousser la porte de toutes ses forces, avant qu'un éclair de lumière ne les aveugle temporairement. La blonde plissa plusieurs fois des paupières afin de s'habituer à cette luminosité nouvelle. C'est elle qui se chargea de reprendre les opérations en main, tirant son psychopathe attitré par la main, pour le faire passer cette porte qu'elle referma derrière eux. Ils se trouvaient dans le Musei del Vaticano, les couloirs emprunté ne faisant que couper le parcours de la visite originale de manière radicale. Là où les autres allaient mettre 1h30, ils venaient de mettre 5 minutes.


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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Jeu 27 Aoû - 7:37


    Dans un sens, ils étaient hors de danger à présent, en se trouvant dans une zone ouverte au public, mais dans un sens seulement, car ils avaient tout de même enfreint plusieurs règles, et s'ils se faisaient rattraper, ils ne manqueraient pas de se retrouver interrogé dans une cellule lugubre et ancestrale, afin de déterminer s'ils étaient de dangereux terroristes, ou juste des crétins de touristes. Se remettre à courir c'était comme de se balader avec un "Je suis le coupable" en néon clignotant au-dessus de la tête. Il fallait être plus intelligent que ça, plus calme aussi. Répérant une toile de maître juste à côté de la porte, Thalie eu juste le temps d'attraper son inconnu par la taille, de poser sa tête contre son épaule, tout en lui désignant la palette d'incroyables teintes utilisées par l'artiste, du doigt, avant qu'une poignée de Gardes Suisses ne déboulent en trombe du couloir. " Tu touches pas ! " Glissa-t-elle entre ses dents serrées, à Idéfix, le mettant de ce fait, en garde contre une éventuelle main baladeuse sur la toile ou sur elle-même. Essoufflée, elle tentait de camoufler sa respiration maladroite derrière le revers de main de Simplet, dont elle s'était emparée pour mimer un baiser contre sa paume, donnant ainsi l'illusion d'un couple d'amoureux passionnés d'art. " Excusez-moi... " commença un garde avec un accent allemand à couper au couteau. " Guttentag ! " répondit Thalie dans un sourire angélique, tout en reposant la main de Thléo sur sa propre épaule. " Oh ! Sprechen Sie Deutch ? " Demanda le garde, surprit et heureux de tomber sur ce qu'il pensait être une compatriote. " Ja ! " répondit-elle dans un sourire de plus en plus innocent. " Was wollen Sie, Herr Leibwächter ? " Insistant bien sur le grade, pour le brosser dans le sens du poil, elle eut le plaisir de le voir s'empourprer, flatter par la jeune femme. " Wir suchen zwei Personen. Ein junge Mann und eine Frauleïn. Hätten Sie sie gehen sehen ? " Demanda-t-il en bombant le torse, se donnant plus d'importance qu'il n'en avait. Thalie dû prendre sur elle pour retenir un rire, mais parvint à se contrôler à temps. " Nein. Verzweifelt. Mein Liebe und ich Summen, durch die Kunst so gefesselt, wie ein Weltkrieg neben uns verlaufen könnte, wären wir nicht uns seiner nicht bewußt. " Elle commença par mimer l'embarras, avant de sourire comme une niaise de l'amour. " Ihr Liebe ? " Insista le garde tout en dardant Thléo du regard. Thalie se contenta du "Ja." murmuré, tout en resserrant un peu plus l'étreinte de son bras autour de l'inconnu. Ah non, hein, c'était pas le moment d'avoir un garde suisse amouraché aux basques. " Ach so... Guter Besuch von der Vatikanstadt, Frauleïn, mein Herr... " Après avoir incliné de la tête pour les saluer et l'un, et l'autre, il fit un mouvement de bras silencieux en direction de ses acolytes, qui le suivirent sans un mot. Thalie attendit quelques instants, les suivant du regard, puis lorsqu'ils eurent disparu à l'angle, lâcha un profond soupir avant de s'immobiliser d'un coup. " C'est ta main que je sens sur mes fesses, Joyeux ? " Loin d'être amicale, sa question résonnait plutôt de l'écho de la menace. Il allait falloir qu'il se calme l'érotomane ! C'est pas parce qu'elle avait fait semblant pendant 10 minutes pour leur sauver les miches, qu'il fallait qu'il la croit consentante. Plus que 4 noms de nains, et elle lui cassait la gueule... Sans blague.

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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Lun 31 Aoû - 17:08

    Certes la situation était des plus amusantes, voyez combien le monde était petit ! La petite amie de Léandro Fransceci se retrouvait « coincée » dans un espèce de couloir ménager du Vatican avec un autre Fransceci, le jeune frère, ce même frère qui ne pouvait s’empêcher de jalouser son aîné, non pas pour la conquête qu’il avait, quoi que, là-dessus il en avait l’entière permission, regarder cette blondeur, ce regard ô combien coriace et ce grain de beauté, il y avait de quoi jalouser l’aîné de la famille ! Mais il n’en était rien. Je disais donc, le deuxième Fransceci jalousait le premier pour des raisons relativement proche de ce comportement enfantin qu’il avait eu dés le début de son entrée dans le Vatican, le premier Fransceci sortait avec Calamity Jane, la même qui en ce moment même se retrouvait à explorer les couloirs remplis de seaux et autres balais. Si seulement ils avaient pu savoir avec qui ils étaient, croyez-moi, jamais Théo n’aurait réagit de la sorte. Il l’aurait volontiers laissé toute seule à se morfondre dans les méandres du Vatican, faisant lui-même sa propre visite des lieux ! Que voulez-vous ? Tous ce qui, normalement, se rapprochait à son aîné, il le fuyait comme la peste ! Ne voulant pas lui adresser la parole au risque de déclancher la troisième guerre mondiale froide qui, rappelons le d’après les perles du bac, la guerre froide se traduit par un froid entre deux pays qui continuent à se faire la guerre pendant l’hiver. Enfin, ne nous éloignons pas du sujet. Théo fuyait tous ce qui entouraient de prés ou de loin son frère aîné, ne cherchant pas à reprendre contact avec lui au risque de creuser encore un peu plus le fossé déjà bien profond il faut l’avouer, si il avait sût que Blondie était LA petite amie de l’autre italien, je vous jure, mais alors jusqu’à mettre ma main à couper au feu et à donner au crocodile qui a mangé la même main du Capitaine Crochet qu’elle n’aurait absolument pas eu le droit à sa sympathie, chose qu’elle avait réussi à avoir, maintenant, la question qui nous trotte à tous en tête c’est bien : Que se passera-t-il quand la vérité éclatera au grand jour ? La Terre changera telle d’axe ? Un tsunami viendra-t-il balayer Rome ? Ou Thalie de son prénom qu’il ne connaissait pas, viendra à réussir à les réunir comme ils l’étaient étant petits quand, en compagnie du Spinelli dit, jumeau de celle-ci, ils venaient à farfouiller sous ses jupes cherchant désespéramment la couleur de sa petite culotte ? Seulement le temps nous le dira, le temps qui, en ce moment s’était arrêté sur eux deux.

    Thléo ? Elle venait de l’appeler comme ça n’est-ce pas ? Elle était donc bien plus proche de son prénom qu’elle ne l’avait imaginé, mais ça, jamais il ne viendrait à lui dire. Son identité presque démasquée, il n’allait pas lui faire ce plaisir de la laisser trouver qui il était alors que lui-même ignorait qui elle était ! – Bah quoi ? Vous avez oubliez qu’il ne lit pas l’Obsservatore ? – Cependant, son cœur s’accéléra, comme par peur qu’elle ne découvre enfin qu’il n’était pas le fils du présentateur de la Roue de la Fortune mais bel et bien le frère de son petit ami. Non ! Jamais elle ne trouverait qui il était, il ne valait mieux pas, qu’ils découvrent qui ils étaient l’un pour l’autre, au risque de voir deux arrêts cardiaques se produire dans le Vatican, dans ce couloir ! Puis, conserver un certain anonymat ne faisait qu’augmenter ce jeu. Ecarquillant ses yeux marron, le jeune homme se contenta de ne pas montrer sa « frustration » quand à cette similitude entre son prénom et l’un des incalculables surnoms qu’elle lui donnait. De toute façon, elle ne le regardait pas, trop préoccupée à poser son nez ailleurs que sur lui, elle s’amusait à lever les bâches protectrices sans bien même lancer un regard sur le visage étonné du jeune homme qui, à cet instant pu parfaitement essayer de se reprendre. Passant nerveusement une main dans ses cheveux, il finit par la rabaisser aussitôt qu’elle se tourna vers lui. Hochant alors la tête, sa moue faussement en accord avec ses dires, elle avait peut-être raison mais, pour Théo, l’amour était devenu un jeu ! Amoureux une seule et unique fois dans sa vie, cette blessure avait fini par se refermer et changer sa vision des choses concernant l’amour. Celui-ci n’était pas pour lui ! Beaucoup trop fier, il préférait jouer de l’amour des jeunes femmes, les laisser s’amouracher de lui avant de finir par leurs tirer sa révérence, partir et les laissant seulement avec les draps de la chambre d’hôtel pour pleurer. Pour aimer il fallait être séduite ! Pour séduire, il fallait aimer ! L’un va forcément de pair avec l’autre, telle était la vision de Théo sur la chose mais, préoccupé à l’écouter parler, il ne lui fit pas part de sa façon de penser, de toute façon il n’avait pas à le faire, il suivait ses propres idées et tant pis si les autres n’aimaient pas ! Il ne vivait pas pour les autres, il vivait pour lui et uniquement lui !

    Ecoutant de nouveau sa seconde remarque, il ne put que constater que les surnoms en tout genre fuselaient chez elle. Plutôt amusant il faut l’avouer, il ne put que rouler des yeux lorsqu’elle vint par l’appeler Simplet et Grincheux. Et pourquoi pas Prof pendant qu’elle y était ? Ah non, celui-là il lui était tout droit réservé ! Sa moue changea enfin d’expression, passant de faussement en accord à septique, il vint approcher sa main de son menton, le tâtant comme-ci il réfléchissait, ses yeux se dirigèrent en direction du plafond avant qu’il ne finisse par installer un silence entre eux. Silence qu’il finit néanmoins par briser.
    « Donc, si j’ai bien compris, lorsque tu te disais être tout ce qu’il y a de moins célibataire c’était de l’ironie ? » Lâcha-t-il alors dans un sourire vainqueur. Fier d’avoir fait le pitre allant même jusqu’à se tourner au ridicule en devenant le pire des idiots, il devait avouer que l’ironie il connaissait comme sa poche.

    Trêve de plaisanterie, même si, avouons le, pour Théo, le moment était évidement à la plaisanterie, comment garder son sérieux alors qu’ironiquement parlant, le moment était plutôt drôle ? D’ailleurs, la remarque de Théo n’arriva pas dans l’oreille d’une sourde, elle, visiblement elle ne riait pas, l’ironie n’était pas de partie ? Quoi qu’il en soit après un soupire sortant de la gorge du dit créateur suivit d’un
    « Tu n’es absolument pas drôle ! Connais-tu l’humour ? » En référence à sa remarque précédente, se fut Théo qui prit l’initiative de les faire partir d’ici au plus vite au risque de se faire arrêter par des gardes Suisses qui parlaient allemands – comme quoi, il avait beau ne pas écouter un mot de la sexagénaire que cette histoire de Gardes l’avait marqué -. La prenant par la main, il n’allait tout de même pas l’abandonner ici avec des fous furieux qui certainement lui aurait fait une fouille au corps très… corporel afin de savoir si, oui ou non, elle était une potentielle terroriste ! Ca non, bien qu’il se serait fortement amusé à voir son visage écoeuré par de tels actes, Théo restait parfois un humain prêt à aider les personnes qu’il appréciait ! Jour de chance pour la jeune femme, il l’aimait bien !
    Après s’être enfoncés dans une porte puis une autre, Couette-couette décida de prendre à son tour l’initiative de le sortir de là. Passant une nouvelle porte, les pas des gardes ou plutôt les espèces de vigiles, se faisaient plus rapides, aussi rapides que ceux des jeunes protagonistes. Suivant aveuglement sa « guide », le jeune homme n’avait de toute façon pas d’autres solutions, soit ils se faisaient prendre ensemble, soit ils sortaient d’ici ensemble. La deuxième solution sembla la plus propice ! En effet, la dernière porte qu’elle eut ouverte donna sur le Musée en lui-même. WOUAOU ! Elle était vraiment trop forte ! Au lieu de s’arrêter devant la porte en bois massif fortement tentante, elle avait continué sa course jusqu’ici et les voilà, tout les deux dans le musée. Son cœur se calmant lentement, Théo ne tarda pas à se sentir de nouveau tiré, prit par la taille, s’est en manquant de s’étaler sur le sol qu’il arriva devant une peinture. Sourcils froncés, il faut dire qu’il ne comprit pas exactement ce qu’il se passait étant donné la rapidité des gestes de sa partenaire, il sentit la tête de celle-ci venir se poser sur son épaule. Ok, soit il avait oublié son cerveau dans les couloirs soit elle commençait à lui faire une mauvaise technique de drague. Ni l’une, ni l’autre puisqu’à peine venait-il d’ouvrir la bouche qu’il entendit la voix ô combien grave d’un homme. Sa tête tournant en cette direction, il se contenta d’un simple sourire alors qu’elle commençait à parler une langue qui lui était complètement étrangère. Ok, elle était martienne, elle venait de la planète « Blondie » et lui, il était son garde du corps étant donné que sur sa planète elle était une pop star, nan ? Non.

    Mais que disaient-ils bon sang à la fin ? Les seules choses que comprenait Théo étaient… rien du tout ! Il ne faisait qu’écouter les dires des deux nouveaux amis et sentait les pressions qu’elle mettait en venant lui « enlacer » le bras. Malgré qu’il ne soit qu’un inculte en allemand, le jeune homme compris bien vite qu’elle « jouait » un jeu histoire de leurs épargnés réellement cette fouille au corps tant attendue.
    Dernier sourire à l’égard du garde avant qu’il ne parte et les voilà de nouveau seuls, l’un avec l’autre, du moins, jusqu’à ce que dans un regard des plus… tueurs, elle ne vienne lui parler. Son regard se détourna à son tour sur la blondinette avant qu’il ne lui réponde dans un sourire plutôt moqueur.
    « A défaut de pouvoir toucher cette œuvre il fallait bien que je mette mes mains quelques part. » Lâcha-t-il alors dans un haussement d’épaules avant de théâtraliser grandement la chose, un air innocent sur son visage, il leva sa main libre comme pour lui montrer qu’il n’avait rien fait. Puis, après l’avoir poussé avec lui par justement sa « fesse » afin qu’ils bougent de cette œuvre et en finissent par marcher, Théo finit par reprendre. « Ce n’est pas ce que font les dit couples qui essayent de ne pas se faire prendre pour avoir écourter une visite par les couloirs ? » Et bien quoi ? Théo avait beau ne pas comprendre un traître mot à l’allemand, il avait tout de même compris la comédie qu’elle était venue lui jouer ! C’est donc, en poursuivant sur cette voie qu’il ne put s’empêcher de lui faire remarquer, le tout, bien évidement dans le plus grand plaisir et le plus grand des amusements.
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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Dim 6 Sep - 4:06


    La grande et sculpturale blonde avait bien du mal a s'attirer la sympathie des gens. Son nom y était pour beaucoup, les Spinelli étant autant respectés et admirés qu'ils étaient craint. Mais pas seulement... Elle se plaisait à instaurer une certaine distance entre les autres et elle, ne souhaitant pas qu'on l'approche de trop près. Ses amis proches, elle les comptait sur les doigts d'une main, et c'était aussi bien comme ça. La sincérité n'était pas vraiment le fort de la jeunesse romaine, et Thalie exécrait l'hypocrisie de certains. Elle s'était forgée une carapace qui la faisait passer pour une jeune femme hautaine, froide et cassante. En général, cela suffisait à éloigner les importun. Mais lui, non ? Pourquoi semblait-il tant tenir à l'entrainer avec elle dans ses conneries ? Il fallait bien avouer qu'en se laissant faire, elle témoignant de sa sympathie à l'égard du jeune homme. Il avait quelque chose d'attirant, d'attractif. Mais ce n'était pas de l'ordre du physique, c'était plus émotionnel, comme un vieux souvenir entêtant qui revient sans qu'on puisse mettre la main dessus. Un sentiment d'authenticité, de familiarité. Ce déjà-vu rassurant qui lui rappelait la maison. Pourquoi ce type lui rappelait-il son chez elle ? Peut être était-ce dû au fait qu'il lui répondait, qu'il se montrait sarcastique face à son propre sarcasme, lui renvoyant sans cesse la balle comme l'aurait fait Julian ou Leandro. Il ne se laissait pas faire, répondant, provocant, comme le faisaient tous les hommes de sa vie. Est-ce qu'elle devait s'inquiéter ? " Donc, si j'ai bien compris, lorsque tu disais être tout ce qu'il y a de moins célibataire, c'était de l'ironie ? " Voilà le parfait exemple de provocation, de répondant, qui lui donnait envie de serrer la mâchoire et de grincer des dents avant de lui enfoncer la tête dans une bâche, et de serrer très fort jusqu'à suffocation complète du sujet. " Nan, pas là, nan ! " Lâcha-t-elle en roulant des yeux, sur un ton sec, comme blasée devant son attitude d'imbécile heureux... Simplet ! Vraiment Simplet ! Mais un simplet qu'elle aimait bien, et auquel elle s'attachait, finalement... étrangement rapidement d'ailleurs. Ce fut dans un sourire qu'elle accueillit sa réplique suivante : " Tu n'es absolument pas drôle ! Connais-tu l'humour ? " Elle lâcha un petit éclat de rire spontanée, avant de se reprendre, et d'afficher de nouveau son air blasé, histoire de dire que non, elle appréciait pas du tout le Créateur. Elle allait lui répliquer une phrase de son cru, mais elle le sentit se figer, et c'est à partir de là que commença leur course-poursuite dans les couloirs du Vatican. D'abord lui, mena la danse, puis elle. Elle se sentait l'âme d'une Sophie truc bidule, et il aurait été un Robert Langdon poursuivis par le Prieuré de Sion version allemande, et garde. Ouai, donc rien à voir avec le Prieuré de Sion, mais pas grave ! Dans la tête de la blonde ils étaient sur la trace d'un méchant secret de ouf pouvant compromettre la Religion toute entière, et les vilains messieurs de l'Est, ils voulaient les empêcher de le révéler à la face du monde ! Elle sentait l'adrénaline lui saturer les veines, la poussant à aller toujours plus vite, l'excitation cavalant en elle, alors qu'elle ne pouvait s'empêcher de sourire, se sentant vivante pour la première fois depuis longtemps, pour la première fois en dehors des bras de Leandro. Cool, elle venait de trouver une alternative au marathon du sexe... Mais pas sûr que Leandro soit d'accord pour violer 38 lois internationales pour que sa chérie se sente vibrer, alors qu'il avait un autre moyen tout aussi efficace et beaucoup moins risqué niveau "crime contre l'humanité".

    Finalement après une course effrénée avec les SS aux trousses, ils aboutirent dans une immense galerie, qui n'était autre que le Musée du Vatican, deuxième étape de la visite guidée qu'ils auraient été censé suivre, mais qu'ils avaient lâchement abandonné, lassés des conneries sans nom de la guide qui avait dû lire la bible à l'envers, et obtenir son diplôme de guide par correspondance dans une pochette surprise, un truc dans le genre. Ou alors elle avait bu ? Elle était ivre ou shootée, c'est pour ça qu'elle racontait une version très "Hollywood" de la bible ? Même Mel Gibson il avait pas fait aussi bien qu'elle, c'est pour dire ! Toujours est-il, que dans cette galerie, Thalie se retrouva face à un choix : Frites ou Potatoes ? Non, pas ça, non ! Courir ou feinter ? S'ils se mettait à piquer un sprint au milieu de ses pieux touristes, tout calmes, ils allaient se faire griller en beauté, et Thalie avec ses talons, n'avait pas l'endurance d'un Suisse élevé au grain ! S'ils feintaient, ils avaient peut être une chance de s'en sortir. Le vieux coup du couple d'amoureux marchait bien dans les films, alors avec un peu de chance... Mais la chance n'y fut pour rien. C'était le charme de Thalie, le charme arien de Thalie, qui avait fini par écarter tout les soupçons des gardes. C'était l'avantage d'être blonde comme les blés, et d'avoir apprit très jeune à se servir de son sourire angélique. Sérieux, elle avait presque l'auréole et tout, et tout ! Elle ? Défier les lois ? Trainer dans les couloirs sombres ? Jamais de la vie ! Regardez-la, voyons ! Ça se voyait que c'était l'exemple même de la citoyenne modèle, non ? En effet ! Et heureusement que le garde semblait avoir une fascination absolue pour la blondinette, parce que cela l'empêchait de poser son regard sur le terroriste du dimanche qui lui servait d'amoureux temporaire, et qui ne l'aidait pas vraiment en souriant bêtement. Ha non, il ne faisait pas que ça, pardon, autant pour moi ! Il s'éclatait aussi à poser une main conquérante sur une de ses fesses, comme si de rien était ! Il avait craqué son slip, ou quoi ? A peine le garde eut-il tourné les talons, que Thalie s'empressa de lui demander si c'était bien sa main qu'elle sentait sur ses fesses. Elle préférait demander, vérifier, afin de ne pas commettre l'impair de lui péter un bras, alors que c'était une statue qui s'amusait à semer le trouble. " A défaut de pouvoir toucher cette œuvre, il fallait bien que je mette mes mains quelque part. " Ha bah nan, c'était pas une statue ! C'était lui, et puis il en était fier ! Le regard de la blonde se fit plus noir encore, alors qu'elle l'observait faire son petit cinéma avec son air innocent et sa main levé, genre "j'ai rien fait, c'est pas moi qui ait arraché la tête de la poupée de Thalie, même si j'ai encore des cheveux synthétiques blonds coincés entre les dents" (ouai, des sauvages, les mômes !). " Ce n'est pas ce que font les dit couples qui essayent de ne pas se faire prendre pour avoir écourté une visite par les couloirs ? " Elle rêvait, là, ou bien il venait réellement de lui donner une tape sur les fesses ? " Non, je crois pas, non ! Pas dans le Vatican, non plus ! Les couples sont pas obligés de copuler devant les gardes Suisses pour bien leur faire voir qu'ils sont de vrais couples ! Tu t'es cru dans un Marc Dorcel, ou quoi ? " Passablement sèche, elle s'empara de sa main perverse, et lui tordit le bras rapidement. " Et ne t'avise plus de toucher un fessier qui est l'entière propriété de la Fransce... " C'était peut être pas une bonne idée de balancer la "Francesci compagnie". Elle n'avait pas vraiment envie de dévoiler son identité, d'ailleurs, il n'avait rien fait pour la connaitre, alors c'était aussi bien qu'elle taise le nom de son homme, ouai, on est jamais trop prudent. " ... de la France ! " Punaise, dans 30 secondes elle allait chanter la Marseillaise ! Faut dire qu'elle avait rien trouvé de mieux pour se rattraper aux branche ! Son cul était patrimoine nationale Français ! Il allait la prendre pour une dingue !

    Elle était toujours entrain de lui tordre le bras, pas forcément très violemment, puisqu'elle ne souhaitait pas réellement lui faire mal, mais tout de même, lorsque les gardes repassèrent en sens inverse. Alors elle remit son bras droit, et prit soin d'emmêler ses doigts aux siens, en tapotant doucement leurs mains jointes avec son autre main, offrant un grand sourire au Garde qui ne les lâchait pas du regard. Punaise, mais il voulait pas faire demi tour là, et regarder où il allait, au lieu de les mâter comme ça ? Non, mais il allait... attention !! Trop tard ! Il avait pas vu la grand-mère qui était entrain de lui taper sur le casque en l'insultant en... Portugais ?! Un peuple pacifiste d'ordinaire... Thalie ne pu retenir un éclat de rire, qu'elle camoufla dans une quinte de tout quand le regard noir du garde se braqua sur elle, ou plutôt eux... Elle finit par lui tourner le dos, se retournant vers son inconnu, sans lui lâcher la main, prouvant, de ce fait, qu'ils étaient ensemble au garde, et empêchant son pervers de popotin de récidiver sur son derrière.
    " Il va pas nous lâcher. " Elle émit un grognement en jetant un coup d'œil par-dessus son épaule, avant de sourire au garde, puis, perdant ce sourire sitôt qu'elle refaisait face à Thléo. " Comment on va faire pour retourner à la grosse porte en chêne, s'il nous file l'arrière-train ? " Quoi ? Il croyait quand même pas qu'elle allait partir comme ça, tranquillement, et faire le tour du musée, alors qu'il lui avait laissé entrevoir cette porte immense qui devait cacher un truc louche, elle en était sûre ? " Il nous faut un plan et un... plan ! " Lâcha-t-elle façon Brad Pitt dans Ocean eleven, twelve, et tout les autres... Son regard fit un tour circulaire autour de la pièce, s'arrêtant une nouvelle fois sur le garde qui simulait un lacet défait sur sa botte pour gagner du temps. Il avait pas l'air d'apprécier le Thléo, lui. " Bah dis donc, t'as pas la côte avec les forces de l'ordre, toi ! " S'empressa-t-elle de murmurer avant de le tirer par la main, avec elle, dans la grande galerie. Avançant d'un pas plus ou moins rapide, elle prit la direction de la cafétéria du Musée, et en passant à proximité d'un jeune père de famille, lui arracha son plan des mains, lui offrant un " Dieu vous le rendra ! " dans un grand sourire, avant de presser le pas définitivement. Lorsqu'elle entra dans la vaste pièce servant de salle de restauration pour les visiteurs, elle étouffa à peine un juron ! Y avait de quoi nourrir tout un camp de réfugiés rien qu'avec une des vitrines exposées ! Et après le Pape allait faire un beau discours, invitant ses brebis à faire des dons alimentaires pour aider les plus démunis ? Mais c'était du foutage de gueule, là ! QUOI ?! 10€ le muffins ? Il était en plaqué or, ou quoi ? Et la fève de la galette des rois, c'était quoi ? Un diamant 347 carats ? Elle secoua la tête, et entraina son fiancé de fortune jusqu'à une table libre, avant d'étaler le plan sous leurs yeux. Alors qu'elle suivait le dédale de galerie du bout de son index, une jeune femme s'approcha pour leur demander ce qu'ils voulaient. Thalie commanda un caffè latte, avec un de ces muffins en or massif, puis laissa la parole à son inconnu pervers et terroriste, mais qu'elle aimait bien quand même. Et quand la serveuse se fut éclipsée, elle releva le nez de sa carte, braquant son regard sur celui du fils de la roue de la fortune. " Bon... On fait quoi, Indiana ? On retente notre chance, et on monte un plan en béton armé ? Ou bien t'as trop les chocottes, et tu préfères vivre toute ta vie avec le regret de ne pas avoir été jusqu'au bout de l'aventure ? " Les rôles s'inversaient. Et dire que c'était elle qui n'avait pas voulu entrer dans ce couloir, tout à l'heure. Voilà que maintenant elle se la jouait "vas-y, croque dans la pomme, Adam !" enfin sans la version sexuelle de l'histoire, évidemment. La serveuse revint avec un plateau chargé de leur commande, et machinalement, Thalie lui tendit son Amex sans même lui accorder un regard -Bah non, elle faisait un combat de z'yeux avec Thléo, là-, alors elle ne la vit pas jeter un coup d'oeil au nom sur la carte, ni même étouffer une exclamation de surprise, avant de lâcher dans la précipitation un " Merci, mademoiselle Spi... " Détournant le regard du Créateur, elle le braqua brusquement sur la serveuse " AH LALALALALALALA ! " beugla-t-elle pour couvrir son nom de famille, avant de reprendre plus doucement " Mais de rien ! ". La pauvre Serveuse l'observa avec surprise en lui rendant sa carte, puis s'éclipsa, en pensant surement que ces riches avaient tous un grain ! Dans un sens, elle n'avait pas tort ! Thalie avait vraiment un grain, et ce n'était pas le Léo-Thléo-Idéfix-Simplet-Grincheux-Joyeux-Indiana qui allait dire le contraire, pas vrai ?


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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Lun 14 Sep - 23:11

    Fraîchement sortis de ce couloir, Théo et sa partenaire au nom encore inconnu ne tardèrent pas à se faire « repérer » par ce garde, ce même garde qu’ils avaient essayer de semer quand ils étaient dans ce couloir ménager qui n’avait pas à proprement parler répondu aux attentes des deux jeunes gens. En effet, espérant découvrir les mille et un mystères du Vatican, c’est des « rêves » de scandales qui partirent bien vite en fumée lorsqu’ils s’aperçurent qu’il ne s’agissait au final que d’un espèce de débarras. Mais, débarras certes qui avait tout de même caché cette porte en bois massif, ne manquant pas d’éveiller la curiosité de Théo et certainement de sa partenaire, ils n’avaient cependant pas pu s’y arrêter au risque de se retrouver avec deux énormes gardes Suisses au langage allemand sur le dos. Enfin passons outre cette porte qu’ils ne verraient probablement jamais étant donné le regard interrogateur que leur lançait l’un des gardes de la sécurité. Malgré leur petit jeu, où la blondinette à la crinière de fauve avait été l’entière créatrice, cet homme grand et plutôt rondouillard ne pouvait s’empêcher de garder un œil sur eux, autant ses yeux rivés sur Couette Couette cachait une envie de la connaître plus intimement, quel pervers ! Autant quand ses yeux arrivaient sur la personne de Théo, celui-ci se transformait en une certaine menace, une indication qui laissait parfaitement à présager un « Toi je t’ai à l’œil ! » Voyons, Théo n’avait pas la tête d’un terroriste, et encore moins d’une personne s’introduisant dans les couloirs du Vatican dans l’espoir de trouver les mystères qu’il cache au monde, qu’il soit catholique ou non. La remarque de Thalie ne manqua d’ailleurs pas de la faire sourire. Alors qu’il venait de la tirer par son derrière sur laquelle l’une de ses mains était gentiment posée comme pour montrer l’authenticité de ce faux couple, elle avait, juste avant, prit quelques mesures de protection, s’emparant de sa main, c’est d’une légère pression qu’elle le prévint de ne jamais recommencer un geste comme celui-ci étant donné que son derrière appartenait exclusivement au Fransc… à la France ! Non, non, elle allait bien dire Fransceci c’est ça ? C’est d’ailleurs sur cette remarque que Théo fronça ses sourcils, Fransc ? Allait-elle dire son nom de famille ? Non, il n’avait pas réellement comprit, la connaissait-il ? Il y a fort à parier que oui, mais qui était-elle ? Cette blonde aux cheveux dignes d’une crinière de lion, une conquête ? Non, il serait impossible qu’elle le soit étant donné cette « distance » et ses remarques qu’elle imposait, de toute manière il s’en souviendrait ! Non pas qu’il se souvienne de toutes ses conquêtes, Théo a beau avoir une excellente mémoire – enfin, on peut quand même en douter en ce moment – il n’était pas non plus l’un de ses malades qui s’amuse à collectionner les filles, - peut-être bien que si mais là c’est une autre histoire – mais quoi qu’il en soit, si jamais il avait eu une quelconque chose avec cette fille croyez moi qu’il s’en serait souvenu. Mais où Diable l’avait-il déjà vu ? Comment avait-elle pu avoir la langue qui fourche aussi facilement ? Excusez moi mais, les Fransceci n’était si connu que ça si ? A moins qu’elle soit une connaissance de son frère, peut-être était-ce… Non, impossible ! Non ! Quelle idée ! Même si Théo savait que son frère avait une copine, penser qu’il s’agissait de… Non ! Autant ne pas y penser puisque ce n’est pas le cas !

    Donc ! Nous disions ! C’est après avoir considérer son bras comme un mannequin pour l’autodéfense, que le jeune homme ne put s’empêcher de lui répondre un
    « Dans ce cas, laissons le appartenir à Monsieur le Président Sarkozy ! » Oh ! Il est épatant lui ! Bon en même temps qui ne connaît pas le président de la France ? Même Théo savait de qui il s’agissait ! En même temps, le seul ouvrage qu’il ne prenait pas la peine de lire était l’Obsservatore, ce ramassé de bêtises qui se base sur des photos, c’est peut-être à cause de ça qu’il n’avait aucune idée de la personne avec qui il était entrain de passer du temps ? Certes elle lui rappelait étrangement quelqu’un mais malheureusement il n’avait aucune idée de qui cela pouvait bien être ! C’est parfois frustrant ça ! De quoi agacer à un point, incommensurable !
    Continuant à marcher, la main libre de Théo revient rapidement à son endroit initial, l’intérieur de sa poche. Non pas qu’elle lui ait fait mal, disons simplement que pour éviter une quelconque prise de judo en publique et pourquoi pas une humiliation, Théo préférait rester sur ses gardes. Ecoutant les paroles de sa partenaire, il ne put cependant pas vraiment placer une remarque ci ce n’est « Parce que tu comptes y retourner ? » à peine murmurer avant qu’elle ne prenne de nouveau la parole. Excitée comme une puce, elle essayait tant bien que mal de les faire passer pour un magnifique couple, s’emparant de l’unique main qu’il n’avait pas dans la poche, elle la posa sur son épaule, entremêlant ses doigts aux siens, ce n’est non sans la surveillance du « garde » que Théo vint lui murmurer sa remarque à l’oreille avant qu’elle ne s’acharne sur le pauvre Suisse qui, malgré l’attaque portugaise qu’il recevait ne pouvait s’empêcher de conserver un œil sur Théo. Mais qu’est ce qu’il avait fait à la fin ? Lui aussi était le protecteur du fessier de Calamity Jane ? En plus d’être Suisse et Allemand il était Français aussi ? Grrr ! Son regard « menaçant » posé dans celui de Théo, même la remarque de Thalie ne le déconcentra pas, du moins, elle eut juste pour effet de le faire grandement sourire. Et c’est dans un
    « On peut dire ça oui ! » Qu’il répondit assez sèchement à sa partenaire. Les forces de l’ordre ? Il ne pouvait même pas se les voir en peinture ! C’est pour dire ! Ayant passé plusieurs nuits au poste de police pour bagarres, Théo avait cette amer sensation dans la bouche lorsqu’il voyait un bienfaiteur de l’ordre ! Non il ne les aimait pas ! Il les détestait même ! Encore plus qu’il n’aimait pas ou du moins qu’il admirait son frère, c’est pour dire ! Son ton sec eut raison de sa « colère » à l’égard du garde puisque celui-ci s’apprêtait à les approcher une nouvelle fois, - enfin débarrasser de son attaque portugaise – quand Thalie – de son prénom inconnu au bataillon – l’attira de nouveau, cette fois-ci à l’extérieur de la galerie pour l’emmener dans un endroit des plus… plaisants ! La cafétéria du Musée ! Le seul endroit qui méritait vraiment d’être vu de tout le monde ! Bon certes les prix sont exorbitants et bien évidement un beignet ruinerait Théo pour les cinquante prochaines années à venir mais peu importe ! La lionne voulait se poser ici alors ils se poseraient ici, au moins le garde ne viendrait pas les déranger étant donné qu’ils étaient en dehors des galeries et donc loin des objets en exposition facilement volable !

    Rapidement assis, la blondinette commanda, suivit de Théo, et bien quoi ? Ce n’est pas parce qu’il n’a pas d’argent qu’il ne peut pas se payer un truc à boire ! Et puis après tout, même si Théo ignorait encore sa véritable identité elle n’avait pas l’air d’être une demoiselle en manque d’argent, tout comme sa copine… heu… elle est où celle-là ? Merde ! Bon tant pis, au moins leur relation aura été brève et rapidement consommée ! Passons à autre chose ! Commandant un simple café bien corsé comme il les aimait, la serveuse s’en alla, les laissant tout les deux seuls. Un léger silence s’empara de la situation, non pas qu’il soit déplaisant mais Couette Couette semblait ne pas vouloir qu’il s’installe. La parole prise, c’est dans un roulement de ses yeux que Théo secoua la tête de gauche à droite.
    « Parce que tu comptes vraiment retourner dedans ? » Elle était sérieuse ? Pour de vrai ? Retourner dans le couloir ménager ? Affronter l’attaque des balais ? Des bâches et des araignées ? Nan, quand même pas ! Enfin, avec elle tout est presque pensable mais quand même ! Souriant alors, Théo passa une main devant sa bouche avant de finir par se pencher sur la table. « A moins que tu ne sois Ethan Hunt et que tu ais un plan qui pourrait nous amener directement à cette porte tant convoitée. » Marquant une pause, les yeux du jeune homme ne tardèrent pas à se diriger vers le plan posé sur la table, pointant son index sur n’importe quel endroit, il releva les yeux en direction de la jeune femme avant de reprendre « Je ne retournerai pas dans le couloir ! L’épisode du Garde ne t’a-t-il pas suffit pour savoir à quel point les forces de l’ordre et moi ce n’est pas une romance ? » Trouillard ? Nan, pas exactement ! Disons juste qu’il ne voulait pas passer une nouvelle nuit ou journée derrière les barreaux pour tentative d’explosion du Vatican ! Et la fouille au corps ! Il ne faut pas l’oublier ! Elle allait faire parti de la blagounette si jamais ils se faisaient prendre !

    Haussant les sourcils, c’est dans une moue qu’il attendit sa réponse. Du moins, jusqu’à ce que la serveuse refasse son apparition. Sauvé par la gong ? Peut-être bien ! Enfin, pour Théo ! En revanche, sa comparse ce ne fut pas la même histoire ! En effet, la petite serveuse venait à peine d’ouvrir la bouche que la folle furieuse se mit à… chanter ? Elle est complètement déjantée cette fille ! Elle a un grain même ! Sous le regard interrogateur de Théo et surtout sous le regard surpris de la jeune fille qui ne tarda d’ailleurs pas à partir, lançant un regard compatissant au jeune homme, elle préférait visiblement s’éclipser plutôt que de l’entendre de nouveau chanter.
    « Tu sais que la musique de Mission Impossible n’a pas cet air ? » Se moqua-t-il alors avant de s’emparer de sa tasse de café dans laquelle il but une nouvelle gorgée.

    Son sérieux reprit, la tasse posée sur la table, sur le plan même. Théo vint passer sa langue dans sa joue avant de prendre la parole.
    « Par simple curiosité, quel est ton plan pour retourner dans le couloir sans se faire avoir par les… Gardes ? » Curieux, oui c’est vrai. Mais cela ne voulait pas dire qu’il allait accepter, du moins, peut-être… enfin… il restait encore à connaître son plan à la Ethan Hunt !
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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Mar 22 Sep - 2:29


    Au début, elle avait cru qu'une force supérieure lui avait envoyé ce type pour la mettre à l'épreuve en lui faisant vivre la pire journée de son existence. Mais avec du recul, elle se rendait compte que les forces supérieures ça n'existaient pas. Et le karma non plus. Après tout, que pouvait-elle avoir fait de si moche dans sa vie, ou même dans une vie antérieure, pour hériter d'un gugus aussi déglingué du mononeurone ? Un type qu'elle ne connait pas, qui ne la connait pas, et qui la pousse hors des sentiers battus afin de lui faire vivre une aventure ? Ou alors il s'agissait d'un coup monté ! Ce mec avait été employé par Leandro pour prouver à Thalie que la vie a l'extérieur n'avait rien d'angoissant, mais pouvait s'avérer exhaltante. Car force était de constater qu'elle avait beau se plaindre, tirer la tronche, et assommer ce pauvre bougre de sarcasmes en tout genre, elle s'amusait beaucoup ! Ouai, même la découverte des différents types de balais et autre seaux lui avait plu ! Il faut avouer que pour seule distraction, ces derniers temps, elle avait eu le droit à la télé, l'ordinateur, les commérages entre Maria et Pietro, et la bibliothèque de son grand père. En une semaine elle avait terminé de lire -ou de relire- l'impressionnante collection de feu son papy, en deux jours elle avait eu le temps de se lasser des aventures de Pauletta (69 ans) qui trompait son époux en souriant à Luigi le boucher (56 ans) sur la place du marché lorsque Maria y avait été acheter ses légumes. Elle n'avait mit que 3h à faire le toilettage complet de Pep's (petit noeud-noeuds roses dans son pelage inclus), et elle avait constaté avec effroi, qu'en journée, on ne passait que des rediff à la téloche, ou alors des séries pour grand-mères ! Imaginez donc la distraction que pouvait représenter, à ses yeux, un placard à balais papale ?! AMEN ! Alors comment ne pas imaginer qu'il s'agissait qu'un coup monté par son adorable et fantastique, inimaginablement parfait homme de sa vie ? Évidemment, sa manie de toujours savoir mieux qu'elle ce qui lui ferait du bien, avait tendance à lui taper prodigieusement sur les nerfs, mais elle ne pouvait que constater qu'il avait souvent, voir tout le temps, raison ! Donc en plus d'être adorable, fantastique et parfait, il était aussi passablement agaçant. Un peu comme le drôle de type qui se trouvait en face d'elle en cet instant. Un type dont elle ne connaissait rien et pourtant qu'elle avait l'impression de connaitre depuis toujours. Elle d'ordinaire si sauvage s'était laisser apprivoiser un peu trop rapidement à son goût ! Raison de plus pour imaginer qu'il faisait partie de la machination visant à vaincre son agoraphobie. Il était juste parfait pour elle. Enfin parfait dans le sens où il avait tous les défauts qu'il fallait pour qu'elle soit intriguée et qu'elle le laisse abattre, une à une toutes ses défenses. Il était arrogant, prétentieux, hautain, empli de sarcasme, il était hérétique, provocateur, et comme désabusé par la vie. Et tout ça faisait de lui le partenaire idéal pour Thalie, presque sa nouvelle meilleure coupine ! C'est pour dire le niveau du level là ! Il était blindé d'humour, n'hésitait jamais à la remettre en place, et possédait l'art rare de l'auto-dérision. Il l'entrainait dans les couloirs sombres du Vatican, comme s'il savait à l'avance qu'elle ne pourrait résister à une invitation à découvrir les mystères du Vatican. Et puis il y avait eu cette course folle, cette montée d'adrénaline, et cette main aux fesses... Heu, non, ça, Leandro n'avait pas dû le demander ! Ça devait être un extra que s'autorisait le fils du présentateur ! Oui, elle commençait à avoir de sérieux doute concernant le caractère spontané de toute cette aventure ! Ça sentait le coup-monté à plein nez là, et Thalie reniflait que ça n'allait pas s'arrêter là !

    Elle était déterminée a y retourner, à découvrir ce qui se cachait derrière cette grosse porte en bois massif qu'ils avaient entraperçu durant leur fuite. Pour ce faire, elle avait volé un plan, puis elle avait entrainé son acolyte dans la cafétéria du Vatican pour s'offrir le temps de la réflexion.
    " Parce que tu comptes vraiment retourner dedans ? " Le plan étalé sur la table, la commande passée auprès de la serveuse, Thalie venait d'avoir l'audace d'avancer qu'il leur fallait un plan afin de pouvoir atteindre leur but, à moins qu'il n'ait trop les chocottes pour ça. Est-ce qu'elle comptait vraiment y retourner ? Évidemment ! Elle n'avait pas pour habitude de faire les choses à moitié, et cette petite course poursuite lui avait laissé, en plus du sentiment d'adrénaline incomparable, celui de frustration de n'avoir rien trouvé d'autre qu'un balais, un seau et une bâche ! A quoi servait cette prise de risque si c'était pour rentrer bredouille ? " Pourquoi ? T'avais autre chose de prévu pour cet aprem ? Un atelier tricot, peut être ? " Lui lança t-elle de son air le plus angélique, celui qui aurait fait passer un chérubin pour Satan en plein concert de Marilyn Manson ! La provocation, encore et toujours. Elle avait bien compris que c'était la seule chose qui marchait avec lui. Pas la peine de le brosser dans le sens du poil, il n'en avait rien à carrer ! Les yeux doux ? Pfff, il avait une pierre à la place de cœur, alors c'était au marteau piqueur qu'il fallait l'attaquer, lui, pour le faire fondre ! Pourtant, cette fois-ci, la provoc' sembla sans effet sur lui. Il resta de marbre, ou presque. Il reprit la parole, la comparant à l'autre scientologue au cerveau ramoli, avant de pointer un index sur la carte. " Je ne retournerais pas dans le couloir ! L'épisode du garde ne t'a-t-il pas suffit pour savoir à quel point les forces de l'ordre et moi ce n'est pas une romance ? " Le sourire que lui lança Thalie lui montrait très exactement le fond de sa pensée : Trouillard ! " Libre à toi de ne pas vouloir retourner... " Elle marqua une pause, s'empara de sa main pour soulever l'index qu'il pointait sur le plan, et prendre connaissance du lieu qu'il désignait avec tant de fougue. " ... aux toilettes, ce n'est pas ce que je te demande. Et qui te parle de romance ? " Elle baissa la voix, alors que la serveuse approchait, et se pencha vers son idiot laissant sa voix ne devenir plus qu'un chuchotement. " Je te demande pas d'épouser le Führer, justement, on va essayer de l'éviter, si possible... En plus, je voudrais pas te décevoir, mais je ne pense pas que tu sois son genre. " Dans une moue craquante, elle lui tapota la main, comme si elle cherchait à le réconforter après cette révélation quand à son pouvoir de séduction sur les petits suisses. La serveuse, s'occupant de leur servir leur commande, et de les délester de quelques euros, les coupa dans leur complotage. Thalie avait reculé sur son siège, s'adossant comme il se doit à son dossier, tout en se passant une main dans les cheveux dans un geste qu'elle voulait naturel, genre "non, non, nous n'avons rien a cacher, nous sommes vraiment un couple en visite au Vatican, et nous n'avons absolument pas cacher des explosifs dans nos rectums !", mais, pour autant, elle ne lâchait pas son complice des yeux, sondant son regard pour savoir s'il allait se défiler ou non. Pour l'instant elle semblait l'avoir piqué au vif, en tous cas, c'était l'impression qu'il lui donnait avant qu'elle ne doive pousser la chansonnette pour couvrir la voix de la serveuse qui allait faire une boulette en énonçant son nom de famille. Pourquoi fallait-il toujours que les gens s'imaginent qu'elle aimait être reconnue ? Comme si c'était un "honneur" auquel elle se devait d'avoir le droit. Alors, déjà en temps normal elle n'aimait pas ça, cette impression qu'elle était un personnage publique que tout le monde connaissait et dont tout le monde connaissait la vie dans les moindres détails, mais aujourd'hui c'était encore pire ! Elle ne souhaitait pas que "trouillard" (il aurait fallut un 8ème nain ! "Timide" ça colle pas !) apprenne qui elle était en vrai. Ce qui était assez paradoxal, puisque d'un côté elle imaginait qu'il lui avait été envoyé par Leandro... Enfin bref !

    Thalie jeta un coup d'oeil à la serveuse qui s'en allait, non sans lui avoir offert un regard qui voulait dire "comment tu peux faire ça à ta bombe de mec ?". Voilà ce qu'elle détestait par-dessus tout ! En plus de cet étalage de sa vie privée dans les journaux à scandales, elle avait aussi droit aux jugements des lecteurs férus de cette Presse à caca ! Naturellement, la serveuse avait pensé qu'elle fricottait avec le 8ème nain, évidemment elle pensait qu'elle faisait ça dans le dos du petit-ami parfait -d'ailleurs, cet article avait fait sourire Thalie- et incontestablement elle passait pour la méchante, le vilaine héritière avec le derrière en éruption volcanique qui mangeait a tous les râteliers ! Mais en même temps, comment aurait-elle pu deviner que son petit-ami si parfait, avait été engager le fils du présentateur de la Roue de la Fortune, pour qu'il la retrouve "par hasard" dans le Vatican, et l'entraine dans une aventure ésotérique visant à démanteler un complot d'ordre international, avant que des mini-SS en tenue de clown moyen-âgeux, ne les prennent en chasse ? Bah ouai, elle pouvait pas ! Ce fut son clown personnel qui la ramena à la réalité, en lui demandant si elle était consciente du fait que cet air n'était pas celui de Mission Impossible. Et il se croyait drôle ? Pour toute réponse elle lui offrit une grimace ponctuée d'un
    " Gnagnagnagnaaaa ! " très mâture ! Elle s'empara à son tour de sa tasse de café, et s'en enfila une gorgée avant de grimacer en sentant la brûlure irradiant son gosier. C'est alors que Mister Mystère reprit la parole. " Par simple curiosité, quel est ton plan pour retourner dans le couloir sans te faire avoir par les... gardes ? " Un plan ? Si elle avait eu un plan, pensait-il qu'elle serait encore là à papoter devant une tasse de café ? Tout à l'heure, ils s'étaient fait repérer en moins de dix minutes, et elle ne comprenait pas encore comment. Le couloir avait été désert lors de leur détour par cette porte, et elle voyait mal la vieille guide compter ses visiteurs avant d'avertir les gardes suisses de la disparition de deux d'entre eux. Des caméras peut être ? Discrètement elle jeta un coup d'oeil au plafond, et remarqua deux de ces petites boules noires qui camouflait des caméras de vidéo-surveillance à angle panoramique. Deux, rien qu'autour de leur table ?! Vacherie, elle n'osait imaginer combien de ces petits espions avaient filmé leur entrée dans le fameux couloirs. Merde, et si Benoît décidait de balancer ça sur Youtube ? Nooon, c'était pas son style, pas vrai ? Il avait d'autres chats à fouetter entre deux "notre Père", hein ? Youtube ?! Mais oui mais c'est biensûr ! Elle venait d'avoir comme un flash ! Y avait une seule personne au monde capable de les aider dans leur mission d'infiltration vaticane ! Enfin, mis à part Robert et Sophie, évidemment ! Thalie fouilla rapidement dans son sac à main, qu'elle avait accrochée à un des coins du dossier de sa chaise. Elle sortit son Iphone, qu'elle posa sur la table, avant de retourner mener des fouilles pire que le Tombeau d'Alexandre le Grand, dans son sac... Ce fut avec un sourire de triomphe qu'elle en sortit ses écouteurs, avant de faire grincer sa chaise sur le sol pour venir se placer juste à côté de son boulet personnel. " Il va nous falloir un peu de documentation si on veut pas se faire choper cette fois ! " Lui annonça-t-elle tout en lui introduisant un écouteur dans l'oreille. Équipée du deuxième, elle brancha le tout à son Iphone, avant de se mettre a farfouiller dans les dossiers téléchargés. Elle positionna le téléphone à la verticale, contre la tasse de l'inconnu du mois, et lança la vidéo, tout en étendant le bras pour récupérer son muffin.
    Spoiler:
     
    Surprenant le regard que lui lançait son acolyte, elle se contenta d'hausser les épaules, avant d'avaler un petit morceau de muffin, qu'elle avait préalable sectionné avec ses doigts.
    " Quoi ? Des fois je m'ennuie quand mon homme a du retard. " Ce fut sa seule explication concernant la présence de films entiers dans son téléphone portable. Elle pencha sa tête sur le côté, allant jusqu'à la poser sur son épaule, donnant toujours l'illusion d'un couple, mais surtout, s'offrant une vue correcte sur le tout petit écran, absolument pas prévu pour deux spectateurs. Ponctuellement, elle offrait un bout de son muffin à Simplet, qu'elle lui tendait sans quitter l'écran des yeux, comme au ciné ! Puis, soudain, après un moment de visionnage, elle se redressa, et braqua son regard sur lui. " Je me demande comment tu portes la soutane ? Je suis sûre que ça t'irait suuuuper bien ! " Est-ce qu'elle était sérieuse ? A moitié ! Certes elle avait tendance à se laisser emporter par toute cette histoire, et par l'excitation peu ordinaire que lui apportait cette aventure atypique après de longues semaines recluse dans l'univers ouaté de sa chambre à coucher, mais elle n'était pas totalement demeurée, en tout cas, pas au point de ne pas se rendre compte qu'une soutane ne les aiderait pas a s'introduire dans le couloir, ni le fait que cette fameuse soutane ne poussait au pied des candélabres de la chapelle Sixtine. C'était pas comme s'ils allaient trouver une corde à linge au milieu du Parc, avec des soutanes et les calbutes de sa Sainteté Benny entrain de sécher au soleil ! Bah non, il avait un sèche-linge, quand même ! A 10€ le muffin, il avait les moyens, le Coco ! Au pire il leur restait l'option "JRM" : Tu cours !!


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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Mer 11 Nov - 23:49

    Nan sérieusement, mais qui c'était cette fille? Grande, blonde, sauvage, presque identique à une lionne? Des yeux perçants, une moue de petite fille, un caractère comparable à celui d'un cochon, des mimiques dignes des plus grands films comiques qu'il n'ait jamais vu de sa vie, une impression de la connaître depuis de longues années, cette même impression de croire qu'elle semblait plus proche de lui qu'il ne le pensait déjà. Mais qui était-elle donc bien? Une ancienne conquête? Impossible, il s'en sera certainement et même sans aucuns doutes souvenu, comment oublier une jeune femme comme elle? Elle qui ne se laissait absolument pas faire, elle qui prenait un malin plaisir à le défier alors que toutes les autres tombaient comme de véritables mouches dans ses bras, sérieusement, quel était le lien qui le faisait se sentir proche d'elle et qui le faisait apprécier sa compagnie? Lui demander son nom? Bien évidement qu'il le lui aurait demandé avec plaisir même, mais non, l'envie ne semblait pas au rendez-vous, peut-être état-ce dût à cette attraction de mystère, ce danger qui l'entourait du fait qu'il ne connaissait absolument rien d'elle, si ce n'est qu'il semblait l'avoir déjà croisé dans un passé. Si seulement il savait! Si seulement il était au courant et surtout si seulement il lui arrivait de lire ne serait-ce qu'une seule et unique fois l'Obsservatore il saurait alors de qui il s'agissait, il saurait également qu'elle n'était autre que la « parfaite » petite amie de son frère, cette jeune femme dont sa mère elle-même n'hésitait pas à faire des éloges alors qu'elle ne la connaissait pas plus que Théodoric en somme. Enfin, nous ne sommes pas là pour parler de la mère du charmant et ô combien énervant Théodoric Rosario Fransceci mais plutôt sur cette blonde, digne d'une lionne qui n'avait hélas pas de prénom attitré mais simplement une dose incommensurable de surnom en tout genre!

    Objectif de l'après-midi? Visiter, encore et toujours le Vatican, et bien! Eux qui disent que les jeunes ne s'intéressent plus du tout aux monuments historiques, il y a de quoi se mettre un doigt jusqu'au coude dans l'oeil là! Regardez, deux jeunes personnes, âgées d'une vingtaine d'années qui ne pensent qu'à une seule et unique chose, retourner voir cette espèce de porte en bois massif, sérieusement, c'est pas beau la jeunesse de nos jours? Certes, rares étaient les personnes de leurs âges qui visitaient encore les monuments comme le Vatican seuls, mais au moins, cela donnait un peu d'espoir quand à la préservation de la culture chrétienne sur Terre nan? Baliverne ouais! Théo avait été traîné de force ici par une jeune femme qu'il avait abandonné pour passer un peu de temps avec cette tempête blonde, qui elle, et bah... en fait on ignore encore les raisons de sa présence ici et de toute façon, ce n'est pas Théo qui viendrait s'en occuper, il semblait avoir d'autres chats à fouetter et en ce moment, ce n'était pas son envie de retourner vers cette porte mais plutôt le moyen de ne pas y retourner! Et bien quoi? La justice, les policiers – ici gardes Suisses – n'étaient absolument pas une partie de plaisir pour Théo qui, il y a encore quelques mois en arrière passait une soirée en garde à vue pour avoir causer une bagarre dans un bar dans lequel il se produisait pour l'unique raison qu'il s'était permis de draguer la copine d'un des spectateurs. Nan mais les gens de nos jours, si vous ne voulez pas que la demoiselle se fasse draguer vous n'avez qu'à les attacher avec du scotch dans vos appartements! Si une fille sortait dans la rue ou dans un bar ce n'était pas pour faire figuration mais plutôt pour se faire remarquer, d'autant plus que cette jeune fille, vue la façon dont elle était habillée, jean d'une t'aille immensément basse, débardeur avec un décolleté ô combien plongeant, appelait forcément à l'appel de la séduction du jeune Théodoric qui, ce soir là, payait une partie des réparations du bar avec l'argent qu'il s'était fait en chantant ses créations. Dure, dure la vie d'artiste! Soupirant, c'est après avoir roulé des yeux vers le plafond que le jeune homme, visiblement excédé par les réponses de sa partenaire vint à lui sortir
    « Le tricot est une activité comme une autre, et crois moi, les rencontres sont fortement intéressantes. » Lâcha-t-il dans un sourire provocateur, comme à chaque fois qu'elle trouvait une chose pour l'attaquer, il renchérissait de nouveau, d'un sourire s'affichant sur ses lèvres, Théo vint alors à reprendre la parole « C'est étonnant combien les femmes aiment manier les longues aiguilles. » Aïe, sous-entendu? A regarder son regard placé à présent dans une certaine perversité, il n'y avait pas fort à parier que le jeune homme savait de quoi il parlait. Enfin, espérons que ses remarques allaient la dissuader une bonne fois pour toute de vouloir retourner dans le couloir, après tout, la cafétéria du Vatican était toute aussi intéressante à visiter vous ne trouver pas?

    Et bien visiblement elle non puisqu'elle ne put s'empêcher d'insister sur son envie de retourner là-bas, alors que Théo lui affirmait ne pas vouloir remettre les pieds dans le couloir. Se faire arrêter? Fouiller au corps? Passer une nouvelle nuit en prison? Entendre une fois de plus
    « Théo qu'est ce qu'on va bien pouvoir faire de toi? » Sortir de la bouche de sa pauvre mère qui, dans un regard désabusé et lasse de devoir constamment sortir son fils de toutes les misères viendrait à laisser son père lui rétorquer une nouvelle fois qu'il aurait très bien pu suivre les traces de son frère. Aaah! Nan, arrêtez un peu de le comparer à Léandro Bordel de Mierda! Trouvez-vous ne serait-ce qu'un point commun entre les deux – mise à part Thalie!- ? Nan aucun, tous les différenciaient, ils n'étaient absolument pas faits pour suivre les mêmes traces! L'un vivait d'amour et d'eau fraîche et l'autre vivait de sexe, drogue et rock'n roll, vie décadente, vie qui lui plaisait énormément d'ailleurs, bien plus que cette stupide envie d'être aimer d'une seule et même femme! Non, Non, Non! Rock Star de bas étages lui allait parfaitement bien alors n'essayez pas de le changer ou de le comparer à son frère! « C'est peut-être parce que je ne suis pas son genre que je n'ai aucune envie de me retrouver face à lui! » C'est vrai quoi! A voir les regards qu'il lui avait lancé quand il s'était lui même lancé dans une tentative de drague en direction de la jeune folle lionne, il y avait de quoi ne pas vouloir avoir à faire à lui, et puis de toute façon c'était déjà conclu d'avance, il ne retournerait pas dedans, il ne voulait pas y aller et il n'irait pas! « Et je n'ai pas besoin de ta compassion. » Vint-il alors à conclure lorsqu'il baissa son regard en direction de la main de sa partenaire alors qu'elle tapotait gentiment la sienne, le tout accentué d'un sourire faux comme il savait si bien les faire, c'est finalement en haussant les sourcils et en lâchant un espèce de soupir qu'il remarqua l'arrivée de la serveuse.

    Alors elle, à en juger par le regard de la demoiselle à ses côtés, si elle avait pu lui mettre un coup de boule en plein visage elle ne se serait absolument pas privée. Mais pourquoi tant de violence? Qu'avait-elle fait? Pauvre serveuse, ou pauvre Thalie? Puisque visiblement, même la serveuse lui lançait l'un de ses nombreux regards noirs, mais elles se connaissaient ou quoi? Elles avaient fait l'école ensemble? Elles avaient un petit ami en commun? Le serveuse semblait, rien qu'avec son regard, - elle est trop forte - , vouloir reprocher à Thalie d'être en compagnie de Théo, mais qu'est ce qu'il a fait encore? Pour une fois qu'il est réglo! Elle est jalouse de la présence de Thalie? Elle voudrait avoir Théo? Et bien ma p'tite dame, prends un ticket mais saches que t'es pas prête d'y arriver, t'es petite, rondouillarde, t'as les cheveux un peu gras et tu t'habilles comme une tortue! Difficile? Mais nan! Attends, il y a pas photo, elle est pas BELLE c'est tout! Même un geek pourrait ne pas la vouloir c'est pour dire! Bon allez cocotte, ziou bouges!

    Chose pensée et chose faite, la jeune femme ne prit pas longtemps, après avoir une dernière fois lancer un regard noir à Thalie, à partir de devant leurs yeux sous le regard amusé et moqueur de Théo qui ne put s'empêcher de renchérir un
    « C'est dingue ce qu'elle semble agréable cette femme! » Tout en haussant de nouveau les sourcils avant de regarder une dernière fois la blondinette qui elle, semblait en avoir par dessus la tête de situation dans ce genre. QUOI? Parce qu'elle avait l'habitude que toutes les femmes la regardent comme ça? Mais qu'est ce qu'elle avait pour qu'on la dévisage ainsi? Son petit ami c'était Bill Gates ou quoi? Genre elle sortait avec LE type le plus beau de la planète et elle passait du temps avec un jeune homme inconnu ce qui attirait tout les regards noirs sur elle, la bonne blague sérieusement! Finalement c'est un retour de « Gnagnagna! » accentué d'une grimace qui lui fit conclure sa phrase alors qu'elle n'arrivait même pas à aligner une bonne note de la musique de Mission Impossible allez c'est pourtant simple – Tintin tintintintin tintintintin tintintintin tintintin lalala lalala lala, lalala lalala lala! -

    Un homme? Du retard? Sérieux? Elle était vraiment une chasse gardée? D'un simple arquement de sourcil, Théo se contenta d'un
    « Ton homme ne doit visiblement pas être agréable à regarder si tu te permets de tels films ( référence à la splendeur de JRM). » Simple provocation supplémentaire avant de continuer à regarder le film qui passait sur le TOUT petit rikiki minuscule écran placé devant ses yeux.

    Un regard noir! C'est ce qu'il lui fit alors qu'elle lui parlait de soutane et de port de vêtement, genre il allait devenir Tom Cruise pour faire ça. Nan mais on parlait de Mission Impossible comme référence pas comme plan à utiliser! Sourcil levé, il lança un regard dans sa direction avant d'abandonner l'écouteur placé dans son oreille et de finir par lui répondre un
    « T'es au courant que t'as un grain? » Se moquer? Nan pas cette fois, c'était une affirmation, elle avait un sérieux grain à la place du cerveau cette fille! Refaire Mission Impossible, t'as raison! « Et pourquoi tu ne porterais pas sa robe aussi? Le rouge ferait ressortir la blondeur de cette crinière! » Tout en prenant une mèche de ses cheveux entre ses doigts qu'il entortilla entre son index et son majeur, il lui lança de nouveau un dernier sourire. Hors de question, il était absolument hors de question que Théo retourne là bas et encore plus dans une tenue de soutane! Elle est dingue elle!

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EMPLOI : Glandeuse professionnelle ! Tout un art ! Même s'il m'arrive de m'occuper d'instruire les autres, même contre leur volonté !
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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Mer 2 Déc - 5:39


    Non, mais sérieusement, c'était possible un truc pareil ? Elle avait l'impression qu'on lui avait versé du LSD, discrètement, dans son jus d'orange ce matin, et que depuis elle vivait un trip à la "Las Vegas Parano" ! Il faut dire que tout ceci était assez surréaliste, comme dans un mauvais film écrit par des scénaristes totalement défoncés au crack. Qui était ce mec ? Que foutait-il là ? Et elle ? Comment pouvait-elle tranquillement prendre un café avec un illustre inconnu alors qu'elle était censé être une agoraphobe terrorisée par la foule ? Si Thalie avait eu l'intelligence de prendre un peu de recul, elle aurait certainement trouvé tout cela pour le moins étrange, peut être même aurait-elle prit ses jambes à son cou en lui hurlant de ne plus s'approcher d'elle à moins de 30 mètres. Sauf qu'elle n'avait pas le recul nécessaire, et que depuis le début de l'aventure, elle n'avait de cesse de trouver tout plein d'explications rationnelles au fait de rester avec lui ! Bah oui, s'il était envoyé par Leandro pour qu'elle passe outre sa phobie, alors elle se devait de faire plaisir à Chéri en acceptant de jouer le jeu. S'il s'agissait du fils du présentateur de la roue de la fortune, alors elle comprenait qu'il soit un chouille à l'Ouest, et se devait de lui venir en aide. Et s'il s'agissait d'un dangereux psychopathe accroc au sexe, bah... même pas peur ! Elle avait vécu avec un de ces malades, alors elle savait comment les prendre. On dit merci qui ? Merci Julian ! Bref ! Elle n'avait pas peur, elle n'avait plus peur, comme s'il n'y avait rien de plus naturel que d'être ici avec lui, comme s'il n'y avait rien de plus naturel que d'être avec lui. Elle sentait une sorte de familiarité entre eux, comme une habitude ou une routine. C'était idiot, comment pourrait-il y avoir une routine entre eux ? Elle ne connaissait même pas son prénom. Pourtant il avait réellement quelque chose d'incroyablement familier. Peut être parce qu'il lui faisait penser à Leandro. Oui, par certains aspects, il était comme Jules. Cet esprit de reparties, ce don de l'agacer en la poussant à bout, ce sourire fier quand il y parvenait, cette insolence toute en douceur... Oui, il était comme Leandro et Julian. Il était l'un des rares à parvenir à la rembarrer sans mal, et ça en devenait troublant. Pourtant Thalie ne se posait pas la question. Il était si frais, si divertissant, à des années lumières des différentes rencontres qu'elle avait pu faire depuis son retour à Rome. Elle en avait ras la banane des courbettes et du léchage de Jimmy Choo dont elle avait l'habitude dès que sa tignasse dorée apparaissait quelque part, ou que son nom de famille venait à être cité. Après tout, elle était quoi elle ? Une simple conférencière passionnée d'Histoire, gaffeuse, soupe au lait et grande gueule... Rien d'autre ! Si ce n'est qu'elle avait eu un grand-père très influent, et que son compte en banque regorgeait de zéros alignés... Trois fois rien, en gros ! C'était d'ailleurs pour cette raison qu'elle avait tu son nom jusqu'à présent. Elle ne voulait pas prendre le risque de le voir changer de comportement vis à vis d'elle, dès qu'il pourrait mettre un prénom sur ce joli minois qui lui tirait la langue en grimaçant !

    Elle ne faisait que répondre à sa propre grimace, celle-là même qu'il lui offrit après son magnifique "Gnagnagnaaaa" très adulte. Pourquoi se sentait-elle l'âme d'une enfant de 6 ans lorsqu'elle était avec lui ? Elle avait presque envie de lui foutre son pied dans le tibia avant de se mettre à hurler "Mamaaaaaaaaaaaaaaaaan ! Il m'embête !". D'ailleurs,
    " J'vais l'dire à ma mère... " Glissa-t-elle tout bas, sur le ton de la menace, alors qu'elle faisait grincer sa chaise pour se rapprocher de lui, et qu'il puissent regarder ensemble une séquence de "Mission Impossible" sur son Iphone. L'espace d'un instant elle eut comme un sentiment de "déjà vu", et fixa le néant en tentant de se souvenir quand et avec qui elle avait déjà vécu cette scène. Rien ne lui revenant, elle secoua la tête, avant de lancer la vidéo, et de se concentrer dessus. Elle était tranquillement à base de tranquillade entrain de s'installer contre son épaule, profitant -très légèrement- de la situation, car oui la blonde est une espèce très affectueuse et tactile, quand il se permis l'irréparable ! Un crime Lès Majesté ! L'erreur suprême ! Un crime méritant la peine capitale par arrachage de cheveux un à un à la pince à épiler jusqu'à ce que mort s'ensuive ! Le truc, mais le truc qu'il ne fallait surtout pas faire en présence d'une Spinelli, et d'une Thalie en particulier : Il critiqua le physique de Chéri. Bon, ok ce mec ne l'avait jamais vu et ne savait donc pas de quoi il parlait, mais même ! C'est un truc qu'il ne faut ABSOLUMENT jamais faire, en n'importe quelle circonstance ! Même si t'as un fusil S.S braqué sur la tempe et qu'on exige que tu dises "Leandro est moche", tu ne le fais pas ! Pourquoi ? Simplement parce que Thalie c'est pire qu'une armée de mitraillettes nazis ! Elle peut te torturer d'une dizaine de milliards de façons ! Et dans une dizaine de langues différentes, aussi. Aussi, se redressa-t-elle lentement, presque au ralentit, les yeux ronds, le visage crispé, prête à l'attaque. Elle braqua son regard sur lui, et décortiqua chaque syllabe pour lui dire : " Tu viens de dire quoi là ? " Elle cligna des paupières à plusieurs reprises, comme pour s'assurer qu'elle ne rêvait pas, et qu'il était bien entrain de l'énerver avec son sourire satisfait. " Mais biensûr ! C'est évident que je sors avec un moche ! T'imagines même pas à quel point il est moche ! Toi, à côté, tu passerais presque pour un mec potable, tellement il est laid ! C'est bien simple, les gens hurlent sur son passage, les parents éloignent leurs enfants, les cul bénit se signent en le voyant, les petits vieux le suivent en imaginant que c'est la Grande Faucheuse qui vient les chercher. On lui jète des cailloux, et les chiens lui pissent dessus en le prenant pour un lampadaire ! C'est abominable ! " Poursuivit-elle sur le ton de la conversation, avant de marquer une pause pour hocher la tête, affligée, avec une once de théâtralité. Puis, d'un coup, le coup partit tout seul. Baaam, pichnette derrière le crâne de M. Crétin ! " Ça va bien dans ta tête ? " Beugla-t-elle avant de se pencher vers lui, le nez quasiment dans son oreille, alors que son index tapotait sa tempe. " Allô ? Allô ? Y a quelqu'un ? Monsieur mono-neurone ? Vous m'entendez ? Y a quelqu'un dans ce crâne vide ? Peut être faut-il que je m'adresse plus bas ? Le mono-neurone aurait-il glissé dans ton pantalon ? " Cette fois son regard sondait sa braguette, un air désolé se peignant sur le traits de la blonde. " Sérieusement, faut que t'arrête de sniffer ton tube de colle, Willy Wonka ! C'est pas bon pour ton cerveau, ça laisse des traces. Pas agréable à regarder ? Non, mais sérieusement, ça marche avec les filles, ce genre de combine ? Tu critiques leur mec, et elles te tombent dans les bras ? Bah désolée, mais Monsieur mon Chéri est beau. Et ce n'est pas la horde de nénettes en chaleur qui le satellitent tous les soirs qui diront le contraire ! Parfois, je préférerais même qu'il soit moins beau, ou quelconque, j'aurais moins de soucis à me faire. " Ajouta-t-elle en tambourinant de ses doigts sur le plastique de la table. Elle laissa un court silence s'installer, avant de se remettre en position afin de regarder le film. " Sérieusement, ne sors plus de conneries pareilles. T'as de la chance que je t'aime bien, tu n'as eu qu'un simple avertissement, mais la prochaine fois, j'te jure que je t'attache à une chaise pour te vernir les ongles de pieds pendant des heeeeeeures ! " Souffla-t-elle dans un murmure avant de redémarrer la vidéo.

    Plus elle observait les images défiler et plus l'excitation grimpait en elle. Cette musique entrainante, ce compte a rebour, ce JRM... Hum ! L'aventure, l'adrénaline ! Elle jubilait ! Elle voulait vivre ça ! Tout comme eux ! Tout pareil ! Fallait faire quoi comme études pour devenir espionne ? Ok, ok, elle était consciente que ce n'était pas possible. Enfin tout du moins, quelque part dans son cerveau, une petite voix lui disait "Tu délires, ma grande nouille !", mais c'était Thalie et son imagination cavalante ! Et puis, dans un sens c'était toujours mieux que la fois où elle avait été voir Twilight au cinéma, et qu'elle avait recherché sur internet un moyen de devenir vampire. C'était impossible, elle le savait, mais cette âme d'enfant voulait toujours y croire. Après tout, on ne connait qu'un dixième des capacités de notre cerveau, alors pourquoi ne pas imaginer que notre corps et notre esprit sont capables de choses qui nous dépassent ? Bon, pour les vampires c'était mort -sans mauvais jeu de mot- mais d'autres choses devaient être possible... Comme étrangler quelqu'un rien que par la force de la pensée, comme c'était le cas en cet instant. Thalie se concentrait sur la gorge de Mister Gugus, et plissait les yeux avec force. Mais cela restait sans effet. Elle ne devait pas bien maitriser le truc. Il avait osé prétendre qu'elle avait un grain, et elle venait de tenter de le tuer par la pensée... Ok, elle avait vraiment un grain. " Oui, je sais. Mais les gens qui n'ont pas de grain sont d'un ennui mortel ! " Répondit-elle en se redressant, tout en passant une main dans ses cheveux pour les rabattre en arrière et dégager son visage. Elle venait d'émettre la possibilité qu'ils revêtent une soutane afin de passer inaperçu et de pouvoir accéder à la grosse porte, mais il ne semblait pas vraiment chaud pour ça. " Et pourquoi tu ne porterais pas sa robe aussi ? Le rouge ferait ressortir la blondeur de cette crinière ! " Annonça-t-il en tripotant une mèche de ses cheveux avant qu'elle ne lui tape sur la main. " Pas toucher ! " Il parlait de la robe de l'actrice, rouge criard, échancrée jusqu'à la foufoune ! " C'est une Dolce&Gabbana de l'été 2007. Tu n'oserais quand même pas me faire porter un modèle vieux de quatre saisons, n'est-ce pas ? " Demanda-t-elle avec le plus grand des sérieux. " Et puis le but est de rester discret ! Comment veux-tu que je sois discrète là-dedans ? C'est bon pour une diversion, mais je ne suis pas une diversion ! Je suis un agent infiltré à qui on aurait refourguer un boulet pour l'assister. Où est passé ton goût de l'aventure, Tête d'endive ? Où ? " Elle avait posé ses deux mains sur chacune de ses épaules, et le secouait comme un prunier. Elle allait en remettre une couche, lorsque son téléphone se mit à sonner. L'oreillette toujours coincée dans sa si charmante oreille, amplifia le son au point de lui faire frôler l'arrêt cardiaque. Elle sursauta et éjecta l'appareil de son oreille, avant de se plaquer une main contre la poitrine. Elle mit 30 bonnes secondes avant de reprendre ses esprits, et s'autoriser à regarder le nom de l'appellant. L'Iphone, toujours sur la table, annonçait "Leandro", en vibrant et sonnant contre le plastique, rompant la feinte tranquilité de la cafétariat.
    Spoiler:
     
    Click pour la sonnerie
    Il tombait bien, lui ! C'était maintenant qu'il se manifestait alors qu'elle avait eu six fois le temps de se faire violer par Simplet ? Cette fois, elle retrouva ses réflexes, et se jeta sur le téléphone alors que le monde la fusillait du regard. Quoi ? Ils avaient jamais entendu un portable sonner ou quoi ? " Non, mais ça va pas ? J'ai faillit mourir du tympan !! " Hurla-t-elle en décrochant. " Parce que j'avais le kit main libre dans l'oreille ! - Petite pause - Biensûr que si tu peux deviner ! C'est le genre de chose qu'on devine dans un couple. - Nouvelle pause - Attends, c'est bien toi qui sait mieux que moi ce dont j'ai besoin, non ? - Pause - Bah oui, donc tu aurais dû savoir que j'avais besoin de mon oreillette, et donc par conséquent ne pas me détruire le tympan en appelant juste à ce moment-là. Cherche pas, j'ai raison. T'es où ? " Elle s'était levée de son siège et malgré cette joute verbale, arborait le sourire qu'elle portait en permanence lorsqu'il s'agissait de lui. Un sourire tendre que Caly qualifiait de "niais". " QUOI ?! " Hurla-t-elle brusquement. " Non, mais non ! On devait faire cette visite ensemble, et je me retrouve à boire un café avec les 7 nains ! - Pause - Non, ce serait trop long a expliquer. Non, je ne crains rien ! Et puis quoi ? Si je te dis que je suis en compagnie d'un serial Killer collectionneur de petites culottes, tu fais quoi ? Tu lâches ton boss et tu viens me récupérer ? - Pause - Sérieux ? Ok, dans ce cas, Chéri, je suis en compagnie d'un type louche, il porte un masque à l'effigie de Bill Clinton, des gants, un imper sans rien dessous, et il me demande si j'aime les cigares. Tu peux venir, mon héro ? - Pause - Comment ça "fais pas l'enfant" ? " Elle parlait fort, si bien que la serveuse vint à lui couper la parole en se pointant devant elle. " Signorina Spinelli, s'il vous plait, nous sommes dans la maison de Dieu. " L'implora-t-elle. " Ha bon ? Je me croyais dans une cafétéria... Mais puisque vous le dites... " Elle se tourna totalement vers elle, et posa une main sur son épaule. " Pardonnez-moi, mon Père, car j'ai pêché. Pouvez-vous m'entendre en confession ? " La serveuse, piquée au vif, tourna les talons en marmonnant dans sa barbe, et Thalie reprit sa conversation téléphonique. " Bon, on en était où, nous ? Ha oui ! Vas-y, c'est pas grave, va bosser... - Pause - Non, je boude pas - Pause - Non, je ne te prépare pas une vengeance sanglante - Pause - Non, je ne suis pas en colère - Pause - Non, je comprends, t'as ton boulot, tu n'y peux rien, c'est comme ça. Je ne vais pas faire ma capricieuse et exiger que tu me fasses passer avant tout le reste. Je t'assure que je comprends. Allez, retourne bosser. On se voit ce soir. J't'embrasse, ciao... " Son ton avait été plus doux, presque tendre, mais une fois qu'elle eu raccroché, sa colère remonta à la surface. " J'vais le tuer ! " Annonça-t-elle en se laissant tomber sur sa chaise. " Tu m'entends ? " Voilà qu'elle parlait à son portable éteint. " J'vais te tuer Fransceci ! J'vais te tuer ! " Elle envoya valser son Iphone sur la table, et s'empara de son café afin de se détendre. Ce ne fut qu'une fois le breuvage agissant dans son organisme, qu'elle releva le nez vers un Simplet qui la fixait avec une drôle d'expression sur le visage. " Quoi ? J'ai dit une connerie ? " Lui demanda-t-elle avec surprise. Si tu savais, ma pauvre... Si tu savais...


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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Mar 29 Déc - 18:25

    Aussi étonnant que cela puisse être, la présence de cette folle furieuse commençait à lui peser de moins en moins. Sa compagnie en devenait presque agréable, après tout, elle faisait partie des rares femmes qui l'entouraient sans espérer avoir autre chose de lui que sa sympathie, quoi que, on pouvait réellement se demander si elle aimait ou pas sa compagnie étant donné les remarques incessantes qu'elle lui faisait ainsi que les réponses qu'elle ne pouvait s'empêcher d'argumenter lorsqu'il venait à la rétorquer ou au contraire, la critiquer. Enfin, elle était tout de même de bonne compagnie, en plus de ne pas être désagréable à regarder – et bien quoi? Auriez-vous déjà oublié que le jeune Théodoric était un homme qui aimait les femmes? - elle était un brin capricieuse et aventureuse, ses qualités qu'il ne pouvait s'empêcher d'aimer chez une femme. Thalie, encore inconnue de son prénom, aurait parfaitement pu être une femme qu'il se serait permis de séduire si elle n'était pas si... si le coup de fil qu'elle venait de recevoir ne venait pas de son propre frère. Hein? Son frère? Léandro? Attendons, nous venons de louper un épisode là!

    Alors qu'ils étaient tout les deux assis à une table dans la cafétéria, à boire un café tranquillement ou du moins pour tenter de passer inaperçu au regard des gardes qui certainement devaient encore chercher les « intrus » ayant eu la fabuleuse – ironiquement parlant – idée de faire une visite des plus improvisées dans les couloirs même du Vatican. La blondinette surnommée Blondie à l'occasion, avait comme eu de nouveau une subite envie de faire ENCORE un tour dans ce couloir afin de savoir ce qu'il y avait derrière la porte en bois massif, porte qui ne manqua pas de marquer le jeune homme mais dont l'envie d'y retourner n'était pas aussi grande que celle de sa partenaire d'une après midi. Après tout, que voulez-vous? Théo n'avait aucunement l'envie de retourner une fois de plus dans une prison alors qu'il y avait déjà passé de nombreux jours, revoir le visage de ses parents presque déçu de la route qu'il empruntait, d'ailleurs, personne dans sa famille n'était encore au courant qu'il avait arrêté les études de droit pour se consacrer à son unique désir: celui d'être musicien. Gagnant sa vie à l'aide de ses musiques, dure serait le jour où il viendra à l'annoncer, et particulièrement lorsque son aîné viendra à le savoir car, bien que ne supportant presque pas sa présence pour une sordide histoire de jalousie vis à vis du regard parental, Théo admirait son frère et ce qu'il était devenu, certes, tout comme celui-ci il ne poursuivait pas des études, mais Léandro semblait parfaitement heureux de la vie qu'il menait à présent, fou amoureux, d'après les dires de madame Fransceci, Théo n'avait cependant jamais vu ou même entendu le prénom de sa petite amie, mais une chose nous dit qu'il ne tarderait absolument pas à l'apprendre.

    Pour en revenir à Thalie, alors que Théo ignorait encore le doux et gentil prénom de l'homme qui la faisait rêver, il se permit néanmoins de porter un jugement, comme toujours négatif, c'est sur un ton presque similaire qu'elle vient à lui répondre, ne manquant pas de l'amuser par la même occasion, Théo l'écouta attentivement, secouant la tête à certaines de ses paroles, comme pour lui avouer qu'il était tout ouïe à ce qu'elle lui disait, ne manquant pas de sourire à ses dires, il finit néanmoins par rouler les yeux au ciel. Ce qu'elle pouvait être exaspérante quand elle s'y mettait elle aussi. Croisant alors ses bras, il s'apprêtait soudainement à répondre mais une légère douleur s'empara de l'arrière de son crâne, fronçant les sourcils, il ne manqua pas de lui lancer un regard noir, comment pouvait-elle se permettre une chose pareille? Venait-elle à se venger de la main qu'il lui avait porté à son postérieur quelques minutes auparavant? Quoi qu'il en soit, la voix de sa partenaire ne manqua pas de reprendre possession des lieux, Théo l'écoutant de nouveau, se reculant même légèrement, essayant d'échapper à l'index « tapeur de tempes » alors qu'elle défendait son dit petit ami. Chose relativement peut importante pour un jeune homme comme Théo qui n'en avait absolument que faire des petits amis de ses partenaires, mais puisque cela semblait lui tenir à coeur, il ne put que l'écouter avant de finir par lâcher un fin sourire lorsque le regard de Blondie la Lionne sauvage et Folle Furieuse descendit jusqu'à son entre-jambe. Fronçant de nouveau les sourcils, il réussit néanmoins, alors qu'elle fixait son jean, à lui lancer dans un simple murmure un
    « Arrêtes. » sous entendu d'excitation. Déstabiliser sa partenaire? Bien évidement qu'il aimait le faire, autrement, pourquoi lui aurait-il murmurer ses paroles tout en se moquant de la situation dans laquelle ils étaient, elle regardant et insultant son cerveau placé à l'intérieur de jean et lui, la regardant fixement, le visage faussement excité par la situation. Il joue bien la comédie hein?

    « Parce que tu oserais mettre tes menaces à exécution? » Ajouta-t-il alors tout en lui lançant un regard de défi. Le challenge, pousser les gens à bout était une occupation qu'il affectionnait tout particulièrement, d'autant plus lorsque la personne n'était autre qu'une femme qui lui résistait. « Excuses moi mais, d'après ce que j'ai pu constater de toi, ton Monsieur ton Chéri ne semble pas combler ton goût pour le risque. » Approchant ses lèvres du creux de son oreille, Théo huma son odeur avant de finir, de nouveau, dans un murmure par lâcher un simple « Avoues que tu aimes le danger. » Terminant par un sourire, il se recula d'elle, la regardant avec une certaine fierté, il ne porta même pas attention aux personnes les entourant qui, à cet instant ne manquaient pas de les fixer. Qu'avaient-ils tous? C'est pas comme-ci Théo essayait de la déstabiliser en se montrant très proche d'elle devant le regard d'une dizaine de personne qui certainement à cet instant devaient la jalouser ou le jalouser.

    S'en suivit une profonde discussion concernant le passage du film qu'elle lui montrait. Une scène de Mission Impossible troisième édition – attention on tape dans la dernière trouvaille là, le must de la technologie les enfants - qui étrangement se déroulait exactement dans l'endroit dans lequel ils étaient. De quoi donner un bon nombre d'idées à une jeune femme comme elle, mais, malheureusement, aucune conviction pour Théo, il avait prit sa décision, jamais il ne retournerait dans le couloir de son plein grès. Manquer de se faire arrêter et fouiller au corps, non merci! Elle pourrait le faire elle, tant mieux pour elle! Mais ne compter par sur lui pour lui tenir compagnie, elle avait un copain après tout, qu'elle l'utilise son shtroumpf au lieu de lui prendre la tête avec Tom Cruise!
    « Ce que les femmes peuvent-être exaspérantes! » Lâcha-t-il alors dans un soupir avant de reprendre et de finir dans sa barbe – qu'il avait de trois jours - « Je sais pourquoi je les préfère la nuit. » Parole strictement personnelle et portée uniquement pour lui. Théo semblait enfin avoir prit conscience sur le pourquoi il ne voulait absolument pas entrer dans une relation sérieuse, la raison? Les prises de tête avec les femmes, rien que cette mauvaise histoire de robe qu'il regretta presque. Roulant de nouveau les yeux au plafond, c'est à l'instant où il tourna son regard de nouveau vers elle qu'il ne l'a vit plus et sentit deux mains s'emparer de ses épaules. Hein? Mais elle faisait quoioioioioioioioioioioi! - C'est quand elle le secoue là xD -.
    FOLLE FURIEUSE! Nan mais elle est complètement barge et détraquée là! Le pauvre Théo, mais attention! Ses cheveux, son neurone Bordel! Arrêtes! Thalie Arrêtes! Mais Arrê... A bah voilà! Hein? C'est pas pour ça?

    Fronçant de nouveau les sourcils quand elle se retira brusquement de lui. Théo ayant eu l'avantage de ne plus avoir le truc destructeur d'oreille grâce ou à cause des allées retours d'avant en arrière qu'il fit à cause d'elle, ne remarqua pas ou du moins, n'entendit pas le bruit strident du téléphone. Heureusement autrement il aurait hurlé! Mais croyez moi, il va hurler, pour autre chose évidemment!

    Nous voilà donc au présent. Thalie qui décroche alors que le regard du jeune homme est toujours bloqué. Le nom qui venait d'apparaître sur le téléphone portable de la jeune femme était étrangement similaire à celui d'un homme qu'il semblait connaître, normal, il s'agissait de son frère! Léandro également. Sentant son coeur brutalement s'accélérer, Théo détourna brutalement son regard de la table avant de le poser sur la jeune femme qui, au téléphone avait comme oublier définitivement la présence de Théo. Nan, il devait y en avoir des milliers de Léandro n'est ce pas? Rome ne contenait pas uniquement un seul et unique Léandro, non, la preuve, Théo en avait croisé un il y a deux jours, bon, il était petit et gros, un cigare à la bouche, il se disait être un producteur qui cherchait de nouveaux talents, malheureusement, au lieu de saisir sa chance, Théo avait préféré copuler avec une jeune femme dans les coulisses et ainsi en plus de manquer une prestation devant un futur producteur, il devait également payer la somme de 500 magnifiques euros pour une soirée perdue par le propriétaire des lieux. Et comme on le dit, en amour, le physique ne compte pas, la jeune femme pouvait parfaitement le trouver divinement beau avec sa calvitie précoce... non?
    Tentant de se rassurer, et bien que ça ne marche pas, son coeur s'arrêta de battre lorsqu'elle annonça le mot de trop.
    « Fransceci. » Ses yeux s'écarquillant de plus belle, Théo avala lentement et difficilement sa salive, son regard tourné vers Thalie, il en était presque choqué. Lui qui espérait désespérément de s'éloigner de son frère se trouvait avoir passer l'après-midi entière avec sa petite amie. Manquant presque la totalité de la discussion les seuls choses qui résonnaient dans sa tête étaient: petite amie, Spinelli, Léandro et Fransceci. Se levant légèrement de sa chaise, le jeune homme passa une main, nerveusement dans sa tête avant de finir lui lancer un nouveau regard. « Tout dépend si dans connerie tu entends Léandro Fransceci. » Finit-il par dire d'une façon relativement... déstabilisé. L'arroseur arrosé!
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EMPLOI : Glandeuse professionnelle ! Tout un art ! Même s'il m'arrive de m'occuper d'instruire les autres, même contre leur volonté !
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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Ven 1 Jan - 7:46


    " Et dire que tu vas devoir te contenter de moi le jour... Pauvre toi ! " C'est qu'elle l'aimait bien, l'hurluberlu ! Ok, il était plus qu'agaçant sur les bords, mais en même temps, c'était ainsi qu'elle choisissait ses proches : Agaçants. Il n'y avait qu'à voir le peu de mecs avec lesquels elle s'entendait. Julian ? Agaçant ! Leandro ? Super agaçant ! Kenzo ? Méga Agaçant ! Oui, oui, vous avez bien lu, Kenzo. Parce qu'au final, elle l'aimait bien le neuneu brun de sa soeur cadette. Pourquoi ? Parce qu'il avait du répondant. Il n'y avait que comme ça que l'on attirait l'attention de la blonde, qu'on sortait du lot, pour au final, s'attirer sa sympathie. Et c'était exactement ce qui était entrain de sa passer avec Simplet. Il prétendait que les femmes étaient exaspérantes et qu'il les préférait la nuit ? Loin de se sentir insultée, il la faisait sourire. Oui, les femmes sont exaspérantes, oui elles sont moins bavardes et pourtant plus expressives la nuit, il avait raison. Toutefois, elle en avait autant pour les hommes, qui étaient mono-expressif le jour, muets sur leurs sentiments et ressentit, et indéchiffrable autre part que dans lit, lorsque leurs lèvres venaient chercher sa peau, et que leurs mains témoignaient de leur affection pour la blonde. Bon, ok, je parle au pluriel, mais parce que je parle en général. Il est évident que depuis quelques temps, il n'y avait qu'une paire de mains et qu'une paire de lèvres qui avaient l'autorisation de se poser sur elle. Jamais de la vie elle n'avait dans l'intention de laisser à cet inconnu du Vatican, une ouverture quelconque. Elle plaisantait, lui répondait, mais ne lui laissait guère d'espoir. Il en était conscient, pas vrai ? Si elle lui résistait, ce n'était pas par jeu, c'était parce que c'était réel, il n'avait absolument aucune chance avec elle. Thalie n'était pas aveugle, elle savait le jeune-homme attirant, elle avait conscience de ces regards que les femmes portaient sur lui, alors même si elle n'était pas très objectifs, tout ces indices lui laissait croire que Simplet avait du succès, et qu'il ne devait pas avoir l'habitude d'essuyer un "non". Pas grave, il y a une première fois à tout. Toutefois, elle ne le sentait pas vraiment "à fond", sinon jamais elle n'aurait accepté de jouer le jeu du "couple" pépère avec lui. Au contraire, elle aurait prit ses distances et au premier signe de rapprochement, baaaaam, un piano à queue dans sa tronche. Oui, oui, pas évident à trouver, me direz-vous, mais on se débrouille. Disons qu'elle se sentait relativement en sécurité, comme si elle n'avait rien à craindre de lui, et ce sentiment était pour le moins... étrange. Surtout pour une névrosée comme Athalia Spinelli. Biensûr, de temps en temps, elle se posait la question, comme lorsqu'elle s'était adressé à son cerveau du bas, et qu'il avait fait mine d'être excité. Pendant une fraction de seconde, elle avait douté, au point de reculer, avant de comprendre qu'il se payait sa tronche, et de lui offrir une grimace digne d'une enfant de 7 ans. Non, non, elle n'avait rien à craindre de lui, il n'était absolument pas intéressé... Elle était tranquille de ce côté là. Si bien qu'elle avait finit par poser sa tête contre son épaule pour achever le visionnage du film, tout en donnant l'illusion du moment de tendresse entre des amants. Enfin, ça c'était avant qu'il ne critique Leandro ! Parce que là, Bye Bye Tendresse, Bonjour Tigresse ! Non, mais quelle idée aussi ! Il ne savait pas qu'il ne fallait en aucun cas critiquer le chéri d'une dame ? C'est le genre de conneries qui finit en émasculation, ça ! Comme disait les irlandais "If I ever see him round near my house I will take his eyes out with a spoon" ! Ouai, fallait pas déconner avec Thalie ! Jamais ! Surtout pas sur ça ! Heureusement, il apprenait vite, et évitait de refaire les mêmes erreurs. Enfin disons que cela ne découlait pas forcément de l'autorité naturelle de la blonde, ni de son désir à lui de ne pas lui déplaire, mais plus du fait qu'à chaque fois qu'elle pétait un boulon, elle ameutait toute la cafétéria, et que, peut être, il en avait un peu marre des humiliations publiques.

    Pourtant, il n'était pas encore arrivé au bout de ses peines, puisque, désespérée de ne plus trouver en lui le partenaire d'aventure idéal, elle se mit à le secouer comme un poirier, ou prunier, ou n'importe quel autre arbre à fruit, en lui gueulant dessus. Mais, encore une fois, son frère vint à sa rescousse. Ok, elle ne savait pas qu'il s'agissait de son frère, et ok, Leandro ne faisait que passer un coup de fil, sans savoir qu'elle était sur le point de torturer physiquement son cadet, mais qu'importe, dans l'absolu le résultat était le même : Leandro venait de sauver la vie de son frère. Biensûr, si Thalie avait su, alors, elle aurait agit différemment, mais puisqu'elle ne se doutait pas un instant des liens qui unissaient Prof et Simplet, elle ne changea rien à ses habitudes, et répondit de manière naturelle, sans faire attention à ce qu'elle disait, à ce que Schtroumpf grincheux pouvait entendre ou autre. A vrai dire, elle avait même un peu oublié la présence du beau-gosse, et n'avait d'yeux (ou d'oreilles) que pour Leandro qui était entrain de lui poser le lapin du siècle, que dis-je, le lapin du millénaire ! Oui, elle avait caché son identité jusque là, mais elle ne pensait pas que le simple fait de prononcer le prénom "Leandro" allait lui niquer sa couverture. Ok, le prénom n'était pas courant, mais il existait, il y en avait d'autres que lui dans Rome, c'était évident ! Combien y avait-il de chance pour que Trou d'uc tilte sur sa propre identité en l'entendant appeler "Leandro" ? Zéro ! Par contre, l'autre conn*sse de serveuse, elle, elle était particulièrement crétine sur les bords. "Vous êtes dans la maison du Seigneur", ouai, ouai, et ta soeur ? Bon, encore, ça aurait pu être assez amusant de la rembarrer, si elle ne l'avait pas nommé "Mademoiselle Spinelli" devant l'énergumène... Mais, allez, on va être optimiste, et prétendre qu'il n'a rien entendu du tout ! Il n'a rien entendu, hein ? De toutes manières, la blonde avait d'autres chats à fouetter, comme se remettre de la déception que venait de lui infliger Leandro. Évidemment, il y avait des choses plus graves dans la vie, qu'une annulation de dernières minutes, mais quand on avait un Jules avec l'emploi du temps d'un ministre (Ministre du Cocktail multicolore), on avait tendance à ne cracher sur aucun moment passé avec lui. Et là, c'était un de ces moments qui s'envolait. La blonde ravala son amertume, et tenta de faire bonne figure, avant de se lâcher sur le pauvre téléphone après, biensûr, s'être assurée qu'il avait raccroché et qu'il n'était plus en ligne. Ses envies meurtrières se matérialisèrent par des cris et des menaces de mort envers un certain "Fransceci"... Quoi ? Elle avait gaffé ? Mais non, y a plein de Fransceci à Rome, aucun risque qu'il ne fasse un lien quelconque, pas vrai ? De toutes manières elle ne s'en souciait pas pour le moment, elle était trop sur les nerfs pour se rappeler qu'elle n'était pas seule, et pour remarquer Simplet avec sa bouche en cul de poule. Il fallait qu'elle se calme d'abord, et c'est ce qu'elle entreprit de faire en s'emparant de son café. L'excitant avait un effet relaxant sur elle. Faut pas chercher, elle est pas constituée comme tout le monde. Aussi, dès qu'elle sentit le liquide chaud s'emparer de son corps, ses nerfs se détendirent, et elle put reprendre une vie sociale presque normal, en commençant par se souvenir de la présence de l'autre tâche à ses côtés. C'est alors qu'elle remarqua son expression de surprise. Non, expression de choc. Non, c'était pire que ça, il était ahuri ! Comme si le toit du Vatican venait de s'ouvrir pour laisser passer un semi-remorque qui lui serait tombé sur le crâne, avant de redisparaitre par le toit. C'est ça ! Il était mort de l'intérieur, ne restait plus que son enveloppe corporelle bloquée dans l'expression de stupeur, surement dû à la surprise de voir un semi-remorque tomber du ciel. C'est vrai que c'est pas commun, pour sa défense. Il ne bougeait pas, ni ne parlait, et Thalie commençait à sérieusement s'inquiéter. Si bien, qu'elle finit par lui demander si elle avait dit une connerie, parce que, oui, ça arrive, même aux meilleurs.

    Mais il ne répondit pas, se contentant de se lever légèrement de son siège, conservant cette expression de surprise, tout en se passant une main sur sa nuque. Il était nerveux ? Pourquoi il ne parlait pas ? C'était sa conversation téléphonique qui l'avait mit dans cet état ? Mais pourquoi il la fixait de la sorte ? Elle avait un truc sur le visage ? Oh ! Peut être une moustache de lait à cause de son café mousse ? Instantanément elle s'empara de sa petite cuillère, et tenta de capter son propre reflet dans le revers. Pas facile. Ses doigts se posèrent sur sa lèvre supérieure, sans, toutefois, trouver la moindre trace de lait. Bon, bah c'était pas ça, alors... Elle releva le museau vers lui, de plus en plus inquiète. Il faisait peut être une crise de quelque chose ? Ou alors c'était le coup du "Spinelli" de la serveuse. Il balisait à cause de son nom de famille ? Oh, non, par pitié, pas un nouveau détraqué qui allait lui demander de lui faire visiter le Sénat, ou de lui refiler un caleçon de Julian !! Oui, ça peut paraître étrange, mais cette requête arrivait dans le Top 5, des choses qu'on lui demandait après avoir apprit qui elle était, et bizarrement, elle venait plus des garçons que des filles. Les filles se contentaient du numéro de téléphone, les mecs se montraient un tantinet plus fétichistes et... flippants ! Oui, sans aucun doute, il devait s'agir de ça. Il réagissait à son identité, comme tout le monde à Rome... Zut, il allait perdre tout son côté raffraîchissant, et allait devenir aussi chiant que tous les autres... La fête est finie, Thalie...
    " Écoute... Faut pas... " Commença-t-elle, s'apprêtant à lui expliquer que son nom de famille n'était absolument rien, qu'elle n'était pas différente de la fille avec un grain d'il y a quelques minutes, mais il lui coupa la parole rapidement... " Tout dépend si dans connerie tu entends Leandro Fransceci. " Hein ? Leandro ? Une connerie ? Mais il allait pas bien, lui ? Il avait pas retenu la leçon ou quoi ? Fallait pas critiquer Leandro ! Jamais ! En tous cas pas devant Thalie ! " Mais c'est quoi ton problème, à la fin ? Arrête de m'asticoter avec mon mec ! Il t'a rien fait, bordel ! Et puis t'obtiendras absolument rien de moi, comme ça ! Au contraire, tu vas finir par me foutre hors de moi ! " Commença-t-elle, le rouge lui montant au joue, et la moutarde au nez. " Et puis tu sais rien de lui, donc... " Elle releva le nez, rapidement en stoppant sa phrase en vol. Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'elle comprenait le sens de la phrase du jeune homme... Il connaissait Leandro ? " Attends ! Tu le connais ? " Allez, tout le monde applaudie Thalie Einstein, qui n'aura mit qu'une minute 30 pour comprendre ce que tout le monde avait comprit depuis des lustres ! " Tu le connais d'où ? Et pourquoi cette grimace ? Et c'est quoi ton prénom ? Qui es-tu ? " Voilà qu'elle posait enfin les bonnes questions ! Bravo ! Il ne lui aura fallut que deux heures avant de se dire qu'il serait peut être utile d'avoir l'identité de son compagnon de conneries. C'est alors qu'elle eut un éclair de génie (oui, ça arrive) et qu'elle se remémora ces différents sentiments de déjà-vu, cette sensation de le connaître depuis des années... Et si ce n'était pas au présentateur de la Roue de la Fortune qu'il lui faisait penser ? Et s'il ne faisait pas que connaître Leandro ? Et si... Non ? Elle plaqua une main devant sa bouche sans parvenir à retenir une expression d'intense surprise. Sans déconner ? Non ?! Lui ?! Sa main libre s'éleva, et s'empara de la manche du futur-ex-inconnu, sur laquelle elle tira pour le ramener le cul sur la chaise. Une fois qu'il fut installé, elle rapprocha son visage du sien, les yeux plissés, comme si elle faisait une analyse des traits de son visage. Non, pas comme si, puisque c'était exactement ce qu'elle faisait, et que rapidement ses mains vinrent en renfort, tirant doucement sa peau, soulevant ses cheveux, comme une aveugle tentant de se familiariser avec un visage. Sauf qu'elle n'était pas aveugle, et qu'au contraire ses yeux fouillaient ce visage afin d'y retrouver le petit garçon de 7 ans qu'il avait été. Avait-elle réellement besoin de ça ? Maintenant que toutes les pièces du puzzle se mettaient en place, non. Elle comprenait tout. Tout s'expliquait. Absolument tout. Même ce sentiment d'agacement, cette impression de retomber en enfance, ses traits familiers, cette sensation de familiarité et de sécurité, comme entre membres d'une même famille. Restait plus qu'à savoir s'il était de mèche avec son frère. Parce qu'honnêtement, Leandro qui l'abandonne seule dans le Vatican malgré son agoraphobie, et son frère, qui comme de par hasard l'escorte durant toute la visite, c'est juste un peu trop gros pour être vrai. Sauf qu'elle se souvenait très clairement de la seule et unique discussion qu'elle avait eu avec Leandro au sujet de Théo, et qu'il semblait que la relation fusionnelle d'antan ne soit plus qu'un lointain souvenir, au grand damne de l'aîné. Elle les voyait mal préparer un coup ensemble, et puis la surprise de Théo avait semblé si réelle... Baaaaam, le coup partit tout seul ! Droit, fort, franc, dans l'épaule ! " T'aurais pas pu le dire avant, crétin ? " Et voilà, ça allait être de sa faute, maintenant ! " J'y crois pas ! Non, mais sérieux, ça vous arrive de vous présenter normalement, en donnant votre prénom ? Vous avez un sérieux problème avec votre identité ! C'est une tradition familiale de me laisser dans l'ignorance, avant de balancer un "coucou, on a grandit ensemble !", ou quoi ? " Bah oui, elle avait un peu l'impression de revivre sa rencontre avec Leandro, lorsqu'il avait passé une matinée sans savoir qui ils étaient, ni l'un, ni l'autre. Ok, Thalie faisait pareille, mais elle, elle avait une excuse, elle avait pas vraiment envie que tout le monde sâche son nom, sinon ils perdaient tous leur naturel. Mais les Fransceci, c'était quoi leur problème ? " Vous êtes pas frères pour rien, tiens ! " Outch ! Les pieds dans le plat ! Pourtant, même si cela sonnait comme un reproche, c'était un véritable compliment dans la bouche de la blonde raide dingue de l'aîné. Si, si, je vous assure. D'ailleurs, si depuis 3 minutes, elle tirait la tronche, et semblait très en colère, au point de ramasser ses affaires pour les ranger dans son sac, comme si elle s'apprêtait à partir en courant, elle hasarda un petit sourire espiègle, en le scrutant de son regard en coin. " Ça fait quand même plaisir de te voir... " Souffla-t-elle, avant de reprendre sa mine furieuse... " Crétin ! " acheva-t-elle en balaçant son Iphone dans son sac, qu'elle rangea sur son épaule avant de se lever de table. Pourquoi faire ? Aucune idée. Mais elle ne pouvait pas rester sagement assise à table avec cet inconnu qui ne l'était plus. A changement d'identité, changement de lieu. Cherchez pas, y a pas de logique, c'est du Thalisme...


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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Ven 12 Mar - 0:00

    Cette balade qui semblait au départ réjouir le jeune homme, notamment par le fait qu'il était en compagnie d'une femme, en plus d'être, ne le cachons pas, ravissante, était complètement folle et dépourvu de tout sens de la vie sociable, semblait finalement se transformer en un véritable cauchemar, oui oui, cauchemar, il n'y avait pas d'autres mots que celui-là. Pourquoi? Et bien la réponse était simple et ne suffisait qu'en un seul mot, ou du moins prénom: Léandro! Son frère, celui qu'il essayait en vain de fuir, et même ses connaissances! Théodoric refusait tout contact avec son frère depuis un long moment, au grand damne de l'aîné et au grand « je m'en foutisme » du dernier – qui cachait plutôt bien son jeu parce que malgré tout, il l'aimait son grand-frère et si justement il ne voulait pas le voir en peinture pour par une quelconque personne c'était simplement pour ne pas le décevoir sur le fait qu'il avait décidé d'arrêter ses études pour sa seule et unique passion – après les femmes – je parle bien de la musique! - alors la présence de Thalie qui, au départ était très sympathique parce que n'empêche Goût du risque était vraiment agréable comme compagne et potentielle proie à mettre dans son lit, si toutefois elle n'était pas aussi sauvage que ça et si Théo ne l'avait pas assimilé bien rapidement à une lionne, le simple fait qu'il découvre son identité et surtout sa relation avec celui qu'on lui avait servit comme frère aîné avait finalement réussi à tout faire voler en éclats! Thalie, Léandro et Théo, même sans la présence de l'un, ils arrivaient à revenir à lui. Pourquoi? Pourquoi Léandro était toujours là même sans être là? Pourquoi devait-on systématiquement par la force de A + B remettre son prénom sur le tapie? Après tout, ils étaient bien avant, avec cette complicité naissante entre eux deux, pourquoi justement alors qu'il commençait à vraiment l'apprécier il l'avait appelé? Pourquoi elle avait répondu et surtout, pourquoi elle sortait avec lui? C'était définitif, même en essayant de le fuir par tout les moyens en sa possession Théo n'arriverait jamais à se débarrasser de son frère! Des signes? La bonne blague, déjà qu'il ne croyait en aucun Dieu il allait s'amuser à croire que toute ses coïncidences signifiaient quelque chose qu'il devait faire? Autant s'enfoncer le coude dans l'oeil!

    Enfin, après que la jeune femme eut raccrocher d'avec la principale raison de ses problèmes du moment, Théo sembla enfin comprendre qui elle était réellement! Non elle n'était pas une lionne sauvage descendue de sa cambrousse natale, non elle n'était pas non plus une espèce de Théo au féminin et en plus sage mais elle était sa... rien que le mot lui écorchait la gorge, elle n'était autre que sa belle-soeur! Thalie Spinelli, la soeur de Julian, la copine de Léandro, la fille avec qui il avait passé une partie de son enfance, Thalie! Elle était sa belle-soeur et vu comment sa relation avec Léandro tournait, il deviendrait furturement un oncle! Hein? Oncle? Des enfants de Léandro? Rien que cette image finie par lui faire tourner la tête!
    Et elle? Et bien en attendant, alors que le jeune homme commençait à reprendre des couleurs un peu plus « humaine » par rapport au teint blanchâtre qu'il venait d'afficher en l'espace d'un dixième de seconde, mais que voulez-vous, c'est de la faute à l'autre idiot d'avoir appeler alors qu'il commençait tout juste à se faire un espoir sur une potentielle amitié naissante alors qu'il ne connaissait absolument rien d'elle, ou du moins si, qu'elle devait avoir un compte en banque très bien rempli, qu'elle était complètement folle et qu'elle était une femme complètement différente de sa godiche de copine qui... et ben elle était où elle d'ailleurs? C'est elle qui l'avait amené de force ici dans le Vatican, la faute lui retomberait donc inévitablement dessus, et ouais, comme on le dit si bien dans notre jargon professionnel, « les absents ont toujours tord! » et bien elle avait tord de ne pas être là parce que ça allait faire mal pour elle, il la tenait à présent comme responsable de cette découverte à laquelle il se serait bien passé. Mais revenons quelques instants sur Thalie, au nom maintenant découvert, alors que Théo affichait une mine des plus surprise, elle, elle n'en faisait pas mieux, tout comme lui, elle semblait enfin remettre un nom sur cette petite bouille qu'elle avait connu par le passé. D'ailleurs à sentir ses mains se poser sur son visage, le jeune homme ne put s'empêcher de grimacer de nouveau, lui tirer la peau, lui toucher les cheveux, le regarder comme un énergumène avec ses yeux plissés qui le scrutait dans les moindres détails, il n'y avait absolument rien à dire, elle venait de découvrir le sombre secret qui entourait Théodoric Rosario Fransceci, il était bel et bien le frère de son petit ami.
    « Quelle merde! » Vint alors murmurer le jeune homme à lui-même. Car oui, pour lui il ne s'agissait absolument pas d'une bonne nouvelle!

    Son regard encore et toujours posé sur celui de la jeune femme, il la scrutait à son tour comme elle le faisait, se rappelant son enfance martyriser par les moqueries qu'il avait subit à cause de son physique frêle et elle, elle n'avait fait que contribuer à cette espèce de moquerie, en compagnie de Julian, ah Julian, son pseudo agent! Ah... il devrait peut-être songer à l'appeler pour savoir s'il lui avait trouvé une scène où se produire car, chose des plus amusantes, le jeune homme n'avait quasiment plus un seul sous pour vivre ou du moins, pour s'acheter un paquet de cigarette, c'est bien de faire le fournisseur auprès de la Bella du quartier, de la chatte la plus demandée de tout les O'Malet de la Terre, mais une fois qu'il n'avait plus une seule cigarette, elle semblait ne plus le désirer, ou du moins, ne plus prêter une once d'attention envers lui. Fournisseur, voilà ce qu'il était à ses yeux et rien de plus, un simple fournisseur... Pff! Tant pis, elle sait pas ce qu'elle loupe celle-là aussi! Et puis laissons là sur son toit pour le moment, la question n'était pas Sara mais plutôt Thalie, cette lionne belle-soeur!
    « Parce que c'est de ma faute si mon f... aîné t'as posé un lapin? » Bon c'est vrai, la remarque n'était absolument pas prévue pour se défendre mais sur le coup, c'est l'unique phrase qui lui vint en tête du moins, avant de lâcher un « Et excuse moi de ne pas donner mon identité à n'importe qui mais... on ne sait jamais sur qui tomber! » Alors là, c'était pleinement pour sa poire à elle! Ouais, parce qu'elle osait lui jeter la faute, lui avait trouvé le coupable, à savoir sa pseudo petite amie mais là, c'était Thalie qui en prenait pour son grade pour la simple et unique raison qu'elle était sa belle-soeur et qu'il n'avait pas trouvé mieux dans le Vatican que sa belle-soeur, comme-ci Rome n'était pas assez grande, il fallait qu'il la trouve dans le Vatican! Le Vatican! Vous vous rendez compte! Le Vatican, le temple de Dieu! Le Vatican, mais MERDE quoi, le VATICAN! Et BAM! Le coup partit tout seul, le ramenant à la dure réalité qui lui faisait face à présent, Théo sentit une légère douleur s'emparer de son épaule, posant une main dessus, il fronça les sourcils et lui lança un regard digne d'un « Mais t'as un sérieux problème! Mais vas te faire soigner bordel! »

    Le silence prenant place entre eux deux, la jeune femme finit enfin par faire une « véritable » rapprochement entre les deux annonçant qu'ils n'étaient pas frères pour rien, bon, pour elle cela semblait sonner comme un compliment, mais pour le jeune homme, cela sonnait tout autre, le comparer à son frère était certainement une belle insulte, du moins, de ce qu'il montrait aux autres puisqu'il proclamait haut et fort le fait qu'il n'avait absolument rien à voir avec son aîné, qu'ils étaient différents en de très nombreux points, d'ailleurs, à un moment, le jeune homme soupçonna ses parents d'en avoir adopté un mais sa mère le remit rapidement dans le droit chemin lorsqu'elle lui proposa de regarder les vidéos de ses deux accouchements, hum... non merci, sans façon aucune! Déjà rien que l'idée de savoir que petit sa mère l'avait vu nu le gênait atrocement, voir l'accouchement de sa mère, c'était l'épreuve de trop! « Je n'ai absolument rien à voir avec lui! » Cracha presque Théo tout en regardant la jeune femme d'un regarde des plus noirs du monde. C'est drôle la tournure des évènements, eux qui étaient si proches étant petits, venaient aujourd'hui à se détester, ou du moins, le plus jeune venait à détester son frère aîné pour une raison qui lui resterait bien propre, en d'autre terme, la jalousie.
    Enfin, telle une nouvelle furie, la jeune femme balança son téléphone à l'intérieur de son sac avant de se lever, et, bien qu'il aurait volontiers faire le contraire, Théo se leva à son tour, reprenant de nouveau son air des plus provocateurs, il arriva bien vite à la hauteur de Thalie Spinelli-Fransceci avant de lui lancer un
    « Et je suppose que tu vas t'empresser d'annoncer à Léandro que tu m'as vu dans le Vatican! » Conclut-il sur un ton légèrement agressif, après tout, c'est peut-être le cas étant donné qu'ils ne formaient plus qu'un... au secours, qu'on vienne l'assommer le jour où il ne formera qu'un avec une fille!
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MessageSujet: Re: Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]   Ven 12 Mar - 3:21


    Elle ne comprenait rien à ce qu'il venait de se passer. En l'espace d'une seconde, le gentil camarade de connerie venait de se transformer en véritable mufle agressif. C'était quoi son problème, nom d'un chien ? Pourquoi se faisait-il meurtrier dans son regard, dans ses mots, dans ses gestes ? Avait-il gardé rancune de quelques farces d'enfant ? Parce qu'honnêtement, elle ne voyait pas ce qu'il pouvait bien avoir contre elle pour la haïr de cette manière-là ! Parce que oui, il la haïssait ! Ce n'était pas un simple tirage de tronche comme elle y avait droit assez souvent. Non, il la détestait elle. Et vu qu'il agissait de la sorte depuis qu'il connaissait son identité, elle se disait que c'était son nom qu'il devait haïr. Son grand-père avait-il malmené la mère de Théo et Leandro ? Non, sinon Leandro lui en aurait parlé, et puis il ne se montrerait pas avec une Spinelli s'il y avait une histoire de malaise entre leurs deux familles. Alors pourquoi ? Pourquoi Théo réagissait de manière aussi brutale ? Elle en restait muette ! Elle d'ordinaire si bavarde ne pouvait rien lui répondre. Non pas qu'elle eut été privée de toute réparties cinglantes, mais simplement elle ne pouvait lui répondre, elle était bien trop surprise. Surprise de découvrir qu'il s'agissait de lui, et surprise de sa réaction. Il ne se contentait pas de l'envoyer balader, il l'agressait verbalement, la traitant comme une moins que rien en sous-entendant qu'il avait bien fait de ne pas donner son identité vu qu'on ne savait pas sur qui on pouvait tomber. Dans un sens, il avait raison de se réjouir, parce qu'en effet, heureusement qu'elle n'avait pas donné son identité directement si c'était pour se faire traiter de la sorte. Elle ne méritait pas ça, elle n'avait absolument rien fait pour mériter ça. Elle n'avait pas été hautaine, ni méchante ou injuste avec lui, au contraire, ils s'étaient bien amusés, elle l'avait apprécié, et en découvrant qui il était réellement, elle en avait même été heureuse. Ça lui avait fait plaisir que ce soit lui, elle avait été heureuse de découvrir ce lien entre eux. Ils n'étaient pas des inconnus, ils étaient liés, ils avaient une histoire en commun, et Thalie avait adoré ça. Ainsi pendant une fraction de seconde elle s'était dit qu'ils allaient se revoir, que cette après-midi ne serait pas sans suite... Pendant une fraction de seconde elle avait entraperçu une amitié qu'il ne souhaitait apparement pas, et ce pour une raison inconnue. Qu'avait-elle fait, nom de Dieu, pour mériter pareil traitement ? Il ne voulait pas la gifler aussi, pendant qu'il y était, parce que son comportement valait au moins ça. Chaque mot s'échappant des lèvres masculines étaient comme un coup pour elle. Il alla même jusqu'à lui dire qu'elle devait aller se faire soigner. Mais il lui arrivait quoi ? C'était Docteur Jekyll et Mister Hyde ? C'est ça ? Il avait pas prit sa dose de médoc alors il devenait agressif et méchant ? Pauvre con !

    Cette injustice la touchait de plein fouet. Elle d'ordinaire si sûre d'elle et imperméable à toute réflexion ou injure, se retrouvait exposée à la violence de CE regard-là. Peut être parce que c'était lui, lui qui aurait dû être un allié et non un ennemi, peut être parce qu'elle se trouvait en plein milieu du Vatican, et que maintenant son agoraphobie revenait de plein fouet ? Pendant cet après-midi, il avait été là, sans le savoir, pour la soutenir et lui faire oublier son trouble, lui prouvant, sans le savoir, que le monde extérieur ne lui voulait pas de mal, que personne n'avait dessiné une cible sur son front. Mais sa réaction et son comportement agressif venait de raviver ses peurs inconscientes et irrationnelles. Elle avait besoin de protection, pas de conflits. Surtout pas d'un conflit auquel elle pigeait que dalle. Ce ne fut que lorsqu'elle évoqua la ressemblance entre les deux frères, qu'elle commença a comprendre les raisons de ce changement de comportement soudain. Alors c'était ça ? Il détestait son frère ? C'est ce qu'elle comprit lorsqu'il éructa un "Je n'ai absolument rien à voir avec lui !" si violent qu'elle en recula de plusieurs pas. Leandro lui avait bien parlé d'une distance entre son frère et lui, mais elle était loin d'imaginer que c'était au-delà de la simple petite chicanerie fraternelle. Qu'avait-il bien pu se passer ? Elle se souvenait parfaitement du regard admiratif que le petit Théo lançait à son frère étant enfant. Biensûr les gens évoluaient et les choses changeaient, mais à ce point-là ? Thalie devait être blême, alors qu'elle rangeait avec une rapidité déconcertante, toutes ses affaires dans son sac. Il fallait qu'elle se barre d'ici au plus vite ! Elle n'avait qu'une envie, rejoindre sa chambre et y finir ses jours ! Elle pensait avoir fait un grand pas grâce à son inconnu, elle venait de reculer plus encore à cause de Théo. Comme quoi, un nom pouvait réellement tout changer. Elle voulait fuir ce monde extérieur hostile, et fuir ce violent conflit fraternel ! Elle avait déjà tout ce qu'il fallait chez elle ! Si elle voulait se mêler d'embrouilles familiales, elle avait de quoi faire avec Caly et Julian. Et même de ça, elle ne s'en mêlait pas, elle le fuyait comme la peste, alors Théo et Leandro... C'était la goutte d'eau. Elle n'encaissait plus. Et elle ne souhaitait pas encaisser. Elle ne voulait pas être mêlée à ça, et ne souhaitait pas qu'on l'y mêle. L'amalgame que Théo faisait était de plus insultant.

    Ne songeant qu'à fuir, elle balança son sac sur son épaule, et s'empressa de se lever pour gagner la sortie. Théo ? Elle n'y prêtait plus attention. Elle était à deux doigts de se mettre à hurler tant elle se sentait oppressée, et n'avait aucune envie de se donner en spectacle de la sorte. Elle voulait être chez elle, le reste importait peu. Mais alors qu'elle était entrain de slalomer entre les tables, elle se sentie suivit de près. Elle était tellement sur la défensive, qu'elle aurait très bien pu s'emparer d'une fourchette pour l'enfoncer dans le corps de son poursuivant -il ne faut pas sous-estimer les réactions d'une jeune femme traumatisée par la mort de son grand-père, abattu sous ses yeux-, mais ça, Théo ne devait pas le savoir. Il était bien trop enlisé dans son conflit personnel pour se soucier de ce qui pouvait l'entourer et de ce qui se passait à Rome, comme l'assassinat d'un sénateur qu'il avait personnellement connu, et son meurtrier en vadrouille. Alors elle accéléra le pas, ne s'intéressant et ne visualisant plus que la sortie de cette cafétéria. Sauf qu'on la retint, par le bras, juste une main, des doigts qui s'enroulèrent à son poignet, et l'obligèrent à s'immobiliser en opérant une volte-face. Sauf que le regard qu'elle posa sur Théo, à présent, n'était plus dérouté ou craintif, il était hostile et noir. Ne comprenait-il pas l'urgence du moment ? Ne saisissait-il pas qu'il fallait qu'elle sorte avant de faire une crise ? Non, il fallait qu'il vienne la faire chier encore une fois avec cette histoire à la con ! Il s'inquiétait de quoi ? Qu'elle parle de leur rencontre à Leandro ? Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre, bordel ? Et Leandro, qu'est-ce qu'il en avait à secouer ? Au pire il hausserait les épaules, au mieux il lui demanderait s'ils s'étaient bien amusés. Il s'imaginait quoi, l'autre ? Que son frère le haïssait autant que lui semblait le haïr ?
    " C'est marrant que tu parles de ça ! " Balança-t-elle avec rage. " Parce que justement je suis en conversation télépathique avec lui, en ce moment même ! " Elle ferma les yeux, comme pour joindre le geste à la parole, et posa deux doigts contre sa tempe. " Il dit qu'il en a absolument rien à faire ! " Venait-elle de cracher avant de rouvrir les paupières sur ses prunelles azur rendues sombres par la colère et une pointe de détresse. " C'est dingue ce qu'un couple peut créer comme lien ! Il est évident que je raconte absolument tout à Leandro à la seconde où je le vois ! C'est bien simple j'écris tout sur un petit calepin, et le soir on s'échange nos notes afin d'être sûrs de ne manquer absolument rien ! " Elle avait presque parlé calmement, mais une sorte de trémolo trahissait son malaise, trahissait la trouille qui tentait de remonter à la surface. " Je ne sais pas ce qui se passe entre Leandro et toi, et je ne veux pas le savoir ! Ça ne me regarde pas ! Si je veux des conflits, j'en ai déjà suffisamment dans ma propre famille, mais sache un truc, le fait que je couche avec ton frère ne t'autorise pas à te comporter de manière aussi injuste et injustifiée avec moi ! Je ne suis pas lui, et je ne le serais jamais ! Je suis Thalie Spinelli, et je suis bien désolée que cette identité ne te convienne pas... " Le noir et la colère avaient déserté ses yeux, ne subsistait qu'une immense détresse qu'elle tenta de lui dissimuler en détournant le regard. " On s'amusait bien... J't'aimais bien... " Poursuivit-elle en sentant le trop plein de ces dernières minutes lui monter à la gorge, s'y nouer, avant de déborder dans ses yeux. " Le fait que tu sois Théo ne changeait rien pour moi avant de m'apercevoir que t'étais un véritable crétin ! " Cette fois ce n'était plus une menace, les larmes étaient vraiment à la bordure de ses cils, et lui brouillait la vue, alors qu'elle fixait le cou de son interlocuteur pour, surtout, éviter ses yeux. Alors, sans perdre une seconde, elle s'échappa. Ses talons claquaient sur le sol en marbre du Vatican, alors que ses yeux gorgés de larmes cherchaient frénétiquement un panneau "sortie". Il fallait vraiment qu'elle se barre d'ici, ensuite elle pourrait se mettre à réfléchir et essayer de comprendre pourquoi elle pleurait. La déception ? La frousse ? L'injustice ? Elle n'était pas une pleurnicheuse, mais là, c'était pourtant bien des larmes qu'elle essuyait d'un revers de main, contre ses joues.


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Les goûts et les couleurs se mélangent-ils? [Thalie]

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