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 SARA&JULIAN || Et la case départ, c'est un endroit où l'on se sent très seul.

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MessageSujet: SARA&JULIAN || Et la case départ, c'est un endroit où l'on se sent très seul.   Dim 8 Aoû - 2:27





© CANDIESWORLD

« J’aimerais pouvoir lui dire que ça va s’arranger mais je ne veux pas lui mentir. »
[ American Beauty ]





« Mais c'est Julian là-bas nan ? » Lança au loin une jeune fille à la voix terriblement aiguë, frappant à plusieurs reprises et de façon régulière le bras d'une autre demoiselle que l'on pouvait facilement identifier comme étant une amie à elle. « Il est revenue! » Finit enfin par murmurer la jeune demoiselle tout en enlevant son bras de l'emprise qu'avait prit la roussette pour lui indiquer où se trouvait le Julian en question. Il était 15h30 lorsque l'avion se posa sur la piste et 15h45 lorsque Julian sortit enfin du long couloir blanc qui menait les passagers de l'avion à l'aéroport, revenant directement de France, le vol ne fut certes pas d'une extrême longueur mais juste assez pour que le jeune Spinelli se permette de fermer les yeux quelques minutes afin de se reposer. Il faut dire que depuis quelques mois à présent, les heures de sommeil du futur homme politique ne se calculaient que sur les doigts d'une seule et même main, il était donc bienvenue pour lui de pouvoir fermer les yeux lorsqu'un moment le lui permettait. « Mesdames et Messieurs, vous pouvez dés à présent détacher vos ceintures et vous dirigez jusqu'à la sortie de l'avion se situant au devant de l'appareil.» Annonça alors la voix quasiment mécanique de l'hôtesse de l'air qui ne manqua d'ailleurs pas de réveiller un Julian paisiblement endormi et très certainement entrain de se remémorer un passé qu'il avait décidé d'oublier.

Lunettes posées sur le nez, capuche vulgairement mise sur sa chevelure qu'il n'avait pas coiffé une fois de plus et qu'il n'avait même pas prit la peine de couper durant son séjour dans l'un des quatre coins du globe, le jeune homme, vêtue d'un jean noir troué au niveau du genoux gauche, de converse auparavant rouge mais visiblement ternit par l'usage et d'un t-shirt noir à l'effigie de la compagnie d'avion qu'il s'était permit de prendre durant deux longs et interminables mois, pénétra enfin dans la salle des bagages, bombée, comme à chaque fois qu'un vol venait d'arriver, le jeune homme regarda à travers toute la pièce, caché derrière ses immenses lunettes noires signées de chez Ray-Ban et fraîchement achetées dans un magasin situé quelque part dans une rue d'Amsterdam, Julian était donc bien de retour à Rome à en juger par le nombre de regards en coeur qu'affichaient les jeunes demoiselles lorsqu'elles passaient à côté d'un des héritiers de la famille Spinelli, autrement dit une famille ô combien connue de l'Italie toute entière. Il faut dire que cela faisait bientôt deux voir même trois bon mois que Julian avait comme qui dirait décidé de s'éloigner de la vie romaine et de tout ce qui impliquait celle-ci, ce qui explique donc que son départ précipité après la fameuse soirée de « Madame », soirée qui fut marquée par la plus grosse dispute que la communauté mondaine n'ait jamais connu.
« Monsieur Spinelli, vous devriez peut-être prendre quelques jours de repos. » Lui avait alors conseillé le chauffeur de la limousine lorsqu'il ramena le dit Julian à la demeure des Spinelli après avoir déposé sa cavalière devant son immeuble et bien évidemment, ce qui s'avéra être quelques jours se transforma en deux ou trois longs et interminables mois. Sans bien même prévenir qui que se soit, Julian s'envola dans le premier avion de nuit en direction d'une destination qui fut, l'espace de cinq jours complètement inconnue de toute l'Italie, du moins, jusqu'à ce qu'on entende parler de lui par le dit « Obsservatore ».
Et le voilà de retour aujourd'hui, les traits plus tirés que jamais, des cernes tombant quasiment en bas de ses joues, un air ô combien non chalant dans sa démarche et une tenue vestimentaire qui elle, n'avait absolument pas changée, toujours fidèle à lui même, cependant, quelque chose semblait avoir changé, Julian avait changé, son allure était différente, le fin sourire qu'il affichait sur le coin gauche ses lèvres avait également changé, qu'avait-il bien pu se passer durant ces quelques mois pour qu'il revienne si... différent ?

La salle se comblait de plus en plus ce qui força le jeune homme à s'approcher un peu plus du tapis où les bagages ne tarderaient pas à arriver. Essayant ainsi de se frayer un chemin parmi les personnes, Julian ôta finalement ses lunettes de Soleil laissant ainsi à la vue de tous ses horribles cernes de couleur quasiment violette, plissant légèrement les yeux à cause de l'attaque de la lumière dans la pièce sur ses rétines, c'est après se les être frottés avec l'aide de sa paume qu'il releva la tête avant de...
« Sa... » Non, impossible, entièrement impossible, inconcevable même! Ses yeux s'écarquillant de plus belle, il ne fallut pas longtemps pour qu'on vienne à le bousculer et qu'il perde ainsi cette silhouette qui lui semblait ô combien familière. Hallucination ? Très certainement ou du moins, tenta-t-il de se convaincre malgré le fait qu'il ne puisse s'empêcher de se poser sur la pointe de ses pieds tout en continuant à s'approcher du dit tapis espérant ainsi, peut-être, sans convictions aucunes, recroiser ce visage qu'il avait perdu depuis son départ précipité à l'autre bout du monde ou du moins, dans l'un des quatre coins du monde. « Faites attention! » Grogna alors une femme d'âge plutôt avancée lorsque le jeune homme vint à la bousculer sans véritablement le vouloir, se tournant alors vers elle, il posa son regard dans le sien, celui-ci traduisant alors suffisamment ce qu'il pensait de sa remarque, ne manquant pas de murmurer quelques insultes à l'égard de ce jeune homme mal poli, la quinquagénaire s'en retourna également à l'attente de sa valise, d'ailleurs, peut-être qu'en s'approchant un peu plus du tapis il pourrait mieux voir les personnes présentes et ainsi confirmer la présence de la silhouette qu'il venait de voir. Mais pourquoi ? Pourquoi donc la chercher ? Pour faire quoi ? Lui hurler qu'il était parti en vacance et qu'il ne lui avait pas envoyé de cartes postales ? Lui dire qu'il avait définitivement tiré un trait dessus tout en faisant la danse de la victoire devant elle, des lumières clignotantes au dessus de sa tête comme le désignant comme étant le tout nouveau héros de l'année ? Honnêtement, à quoi bon chercher un visage qu'il avait oublié, un visage pour lequel il avait décidé de quitter la vie romaine et de ne revenir que lorsqu'il serait prêt. Aujourd'hui il l'était, différent, changé, sûr de lui, certes une mine quasiment affreuse mais Julian semblait avoir prit du poil de la bête, du moins, pensait-il, pour certains. Là-bas, tout semblait si simple, aucunes responsabilités, aucuns regards pour le juger sur ce qu'il faisait, Julian était libre de faire ce qu'il désirait, dans chacune des villes dans lesquelles il s'était rendu lors de son voyage il n'avait jamais eu à devoir justifier son comportement lorsque celui-ci se trouvait être plus ou moins intolérable et pourtant, malgré cette liberté nouvellement acquise, l'appelle de la maison sembla être plus forte. Tout comme lors de son départ, c'est sur le même coup de tête qui le poussa à quitter Rome qu'il embarqua dans le premier avion en direction de cette ville qu'il affectionnait malgré tout.

« Quelque chose ne va pas ? » S'inquiéta alors une voix relativement douce, posant sa main sur l'épaule de Julian, celui-ci secoua la tête avant de lâcher un « Tout va bien ! », tout en reposant ses immenses lunettes noires sur son nez « J'ai cru voir unemarquant une pause, Julian tourna son regard de nouveau dans la pièce, cherchant une dernière fois la présence de celle qu'il aurait peut-être aimé revoir, mais rien, le détournant une fois de plus c'est sur la présence à ses côtés qu'il plongea ses yeux puis, il reprit finalement d'un ton plus ou moins moqueur et convaincuconnaissance, mais je me suis trompé. » Affichant un très fin sourire sur ses lèvres, le jeune homme entreprit une dernière fois de regarder à travers l'immense salle de repérer cette dite « connaissance » comme il l'avait si bien qualifier sur un ton plus ou moins détaché pendant que la présence féminine à ses côtés lui annonçait qu'elle partait un peu plus loin pour la réception des valises si jamais il ne parvenait pas à toutes les prendre et, une fois de plus, sans prendre la peine de lui répondre, Julian se résigna à abandonner tout espoirs ou quoi que se soit de la « revoir » peut-être avait-il imaginé sa présence ici comme il se l'était imaginé les premiers jours de son départ lorsqu'il fut surpris entrain de courir derrière une russe pensant ainsi qu'il pourrait s'agir de Sara.
Soudain, un bruit mécanique et presque désagréable pour les oreilles se fit entendre, prenant une profonde inspiration, le jeune homme détourna une bonne fois pour toute son regard de la pièce pour finir parle figer sur le tapis qui commençait tout juste à tourner. Julian était de retour... définitivement de retour.
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Sara T. Giolitti
V.O.X P.O.P.U.L.I

AGE : 24 ans
MESSAGES : 1913
ARRIVÉE LE : 01/03/2009
EMPLOI : Pour l'instant je me consacre à ne rien faire. C'est bien aussi.
ADRESSE : 25 via s. maria sopra minerva - Parione, Palatin.
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